‘Aide moi à faire tout seul’ – les principes montessoriens

Pour Maria Montessori,  l’enfant a une force extraordinaire qui vient de l’intérieur. Cet extérieur doit l’accompagner dans se développement, en l’observant et en l’aidant à franchir les étapes.

  •  La vision bienveillante : on doit aider l’enfant à s’incarner, à naître, à venir au monde, à se développer, le maternage (ne pas se séparer de l’enfant trop tôt, le faire participer aux activités). A l’intérieur de chaque enfant réside le bien, et la capacité de se développer.  L’enfant doit être laissé libre, mais la liberté ne signifie pas l’abandonner.  L’enfant n’est pas un esclave de l’adulte, on ne doit pas dominer l’enfant de l’extérieur mais le conquérir de l’intérieur.
  • L’esprit absorbant : l’apprentissage et le développement se fait au travers de l’expérimentation, les cinq sens, les expériences, le contact avec l’environnement, l’imitation. Il faut donner de la nourriture à l’esprit de l’enfant car il a la soif du savoir. L’enfant absorbe les coutumes, la langue, la manière de penser, la religion du peuple qui l’entoure. Il suit un plan c’est à dire qu’il établit la stabilité et la précision dérivée des abstractions. L’enfant va chercher lui-même à se dépasser, à sortir de son vase clos. C’est inéluctable.
  • L’autonomie : l’apprentissage de l’autonomie est un processus qui s’accompagne et ne s’impose pas.  Le maître doit conduire sans se substituer à l’enfant, à son libre choix. Il faut supprimer les récompenses et les punitions, qui sont contre-productives.  La motivation doit venir de l’intérêt propre à l’enfant pas d’un facteur extérieur qui induit l’enfant vers un comportement ‘faux’, pour plaire aux adultes. “Le développement ne peut pas s’enseigner, la construction du caractère est une conquête.”
  • La maîtresse/ le maître : d’après Maria Montessori l’enseignant doit être humble, avoir le sens de l’observation, rechercher ses propres tendances au mal avant de voir le mal chez l’enfant, mettre de côté sa colère, son orgueil , et renoncer à la tyrannie. Il doit respecter le libre choix de l’enfant, que faire le silence s’apprend et n’est pas un automatisme ou une évidence, instaurer la répétition de l’exercice et veiller au milieu pour qu’il soit favorable au développement de l’enfant (ne pas interrompre la concentration par exemple).
  • Le matériel scientifique : il est important d’avoir des objets à manipuler pour comprendre ce qu’on apprend. Cela permet de visualiser, sentir etc. Le matériel doit coloré, motivant, et présenter une seule difficulté à la fois, pour permettre à l’esprit de se construire. Ce matériel doit aussi proposer un contrôle de l’erreur pour que l’enfant puisse travailler de manière répétitive, en faisant des efforts.et ‘en autonomie’. Exemples :  les bornes rouges et bleues, les chiffres rugueux, les fuseaux, perles pour addition et soustraction, le serpent.
  • L’ambiance/le milieu : il faut respecter les phases sensibles de l’enfant, et limiter les obstacles à l’apprentissage au maximum. L’adulte est le principal obstacle à l’apprentissage de l’enfant.  Il doit le laisser progresser sans s’en attribuer le mérite, renoncer à l’autorité, et laisser un libre accès au matériel d’apprentissage. A savoir que rester immobile pour un enfant est impossible, il faut donc intégrer le mouvement dans l’espace de la classe. Et enseigner aux enfants comment être conscients de leurs corps, comment se déplacer sans heurts.
  • Les obstacles : dans l’incarnation , l’énergie psychique doit s’incarner dans le mouvement et constituer la personnalité agissante. Donc le principal obstacle au développement de l’enfant est la substitution de l’adulte à l’enfant, la répression de l’adulte.Ne pas restreindre la connaissance, la curiosité sous prétexte de règles.  Aider l’enfant à envisager les choses dans leur ensemble, aimer et comprendre l’univers. Culture exacte en en profondeur, semer les sciences, fonction cosmique des éléments, êtres…eau : dissoudre la pierre, coraux : poumons de l’océan, poissons : remuer l’eau. Dire peu que la vérité,mais pas toute la vérité , dire le nécessaire et le suffisant.
  • L’OMBIHUS : Organisation du mal qui prend la forme du bien et qui est imposé par l’envirronement à l’humanité entière par la suggestion. L’ombihus social domine l’enfant. Tout le monde voit l’ombihus au lieu de voir l’enfant sublime. Il signifie l’oppression totale et croissante de l’enfant. L’enfant est emprisonné, condamné à obéir. Il est déformé et souffre pour arranger l’adulte.
  • La concentration:  c’est le concept clé de la pédagogie « il se détache lui-même du monde pour acquérir le pouvoir de s’y unir”.

Bibliographie :

L’enfant

L’esprit absorbant

De l’enfant à l’adolescent

La formation de l’homme

Pédagogie Scientifique 1 : la Maison des Enfants

Pédagogie Scientifique 2: L’Ecole Elémentaire

This entry was posted in bienveillance, montessori, pédagogies. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *