Savoir pour pouvoir – guide des galères d’allaitement

C’est un très long article, je n’ai pas pu faire plus court. Il est accompagné de photos de mamans qui ont elles-mêmes traversées des difficultés, et soulignent à quel point allaiter est merveilleux, mais pas toujours simple.

Je les remercie du fond du cœur pour leur participation. Il sera publié sous peu un album photo regroupant les photos et un article avec leur superbes témoignages.

I Perte de la culture d’allaitement, causes et conséquences

II Les cinq catégories d’obstacles rencontrés

III Le démarrage de l’allaitement : une épreuve de force

IV Savoir pour pouvoir : Les problèmes mécaniques

V Les mythes

VI Où, comment chercher de l’aide

Glossaire

 

 

 

I Perte de la culture d’allaitement, causes et conséquences

Dans nos sociétés d’aujourd’hui, l’allaitement, la norme biologique, est beaucoup moins pratiqué qu’il l’a été. Peu de bébés sont allaités jusqu’au sevrage naturel, peu de femmes décident d’allaiter à la naissance de leurs enfants et continuent à le faire.

Mais il y a des femmes qui désirent allaiter, et le font. Et qui sont souvent découragées dans leur projet d’allaitement et rencontrent de nombreux obstacles sans obtenir l’aide nécessaire. Pourquoi ?

Il y a une perte flagrante de la culture d’allaitement.

On connaît peu de femmes voire aucune qui n’ont allaité.

On ne reçoit pas de soutien des professionnels de la santé, ou très rarement.

Lorsqu’ on a un problème d’allaitement, on n’a personne vers qui se tourner.

Personne ou presque ne sait nous aider, on ne sait pas où aller chercher de l’aide.

On se sent seule. Face à une montagne insurmontable.

J’ai déjà vu une femme qui pensait que la leche league était un mythe et n’existait pas vraiment. Pour de vrai.

Mais aujourd’hui, il y a des femmes qui n’ont jamais vu un bébé qui tête.

ELLES NE SAVENT PAS CE QUE C’EST.

On en est rendu à ce point-là.

On ne connaît plus la norme biologique.

Pourtant, allaiter en général ce n’est pas si simple, à quelques exceptions près. ET on a besoin d’aide et d’être rassurée.

Allaiter c’est un véritable parcours qui peut être semé d’embûches.

Et allaiter, pouvoir allaiter dans de bonnes conditions est important.

Beaucoup de mamans, contrairement à ce que l’on pense, sont prêtes à le faire malgré les difficultés éventuelles. Il faut les aider au lieu de leur dire qu’elles n’ont qu’à renoncer et donner un biberon de lait artificiel. Il faut leur dire que oui, il y a des solutions. Que oui qu’elles peuvent continuer. Que oui, on va les aider. Que oui, elles ne sont pas seules, d’autres sont passées par là et s’en sont sorties.

Pourquoi la perte de cette culture de l’allaitement ?

C’est le long et efficace travail des lobbies, qui ont un seul objectif. Vendre. Pour cela il faut convaincre les populations des cinq continents que leur poudre vaut le lait maternel, voire le surpasse. C’est tout simplement scientifiquement faux.

Mais aussi convaincre les mamans que l’allaitement fait d’elles des esclaves de leurs bébés. Qu’allaiter c’est trop d’efforts pour pas grand chose.

Et détruire peu à peu les ressources et l’aide dont elles ont besoin, dont elles devraient pouvoir bénéficier, au même titre qu’une consultation chez un docteur.

Que plus personne ne soit formé correctement dans les hôpitaux.

Rendre difficile et coûteux l’accès à un professionnel qui a de réelles qualifications en allaitement.

Pire. Que plus personne ne s’intéresse vraiment à l’allaitement.

De faire croire qu’allaiter est obsolète. Du luxe. Une lubie passagère. Un truc pour les hippies.

Ils y parviennent très bien.

Et vendent. Leur poudre et les accessoires qui vont avec, biberons, tétine.

Allaiter n’est pas gratuit. Cela demande un investissement considérable et du temps de la part de la mère. Mais ce n’est pas profitable pour eux.

On ne sait plus aider les mamans. On pense que les accompagner dans leur projet est une perte de temps. On pense qu’elles sont capricieuses et s’acharnent.  On ne veut plus les aider. On les laisse seules face aux interrogations et aux difficultés. Et pourtant.

Allaiter est important. Crucial.

Pour la santé de la mère et de l’enfant,

Pour l’équilibre psychique et émotionnel des deux,

Pour le développement cérébral,

Pour le lien d’attachement,

Pour le développement du lien de ce nouveau noyau familial comprenant le papa et la fratrie,

Pour la société.

Un bébé demande à être allaité, c’est un besoin.

Cela l’aide à devenir un citoyen de ce monde.

 

Pourquoi parler des difficultés ? parce que les connaître, être informée ne décourage pas les mamans qui ont à cœur d’allaiter. Cela les arme et les prépare aux différentes éventualités. Les rassure et leur permettent de savoir où chercher de l’aide. D’être patientes. De s’en sortir. De continuer à allaiter, et cela dans de bonnes/meilleures conditions.

Pourquoi avoir peur d’informer ? C’est le manque de connaissances qui fait échouer. Lorsque l’on sait, on peut s’accrocher davantage. Les femmes et les mères ne sont pas des personnes faibles, mais elles sont dotées de courage et d’une incroyable résilience. 

La perte de la culture de l’allaitement signifie :

  1. Ne pas savoir quels sont les difficultés techniques de l’allaitement, et comment y remédier, donc une difficulté supplémentaire pour la maman.
  2. Un manque de soutien et de l’incompréhension
  3. Un manque d’aide de qualité de la part des professionnels, lors du démarrage et de problèmes
  4. Des représentation complètement déformées de ce qu’est allaiter dans la société en général.

Rappel : comment est fabriqué le lait maternel  http://kidiscience.cafe-sciences.org/articles/comment-le-lait-arrive-dans-les-seins-des-mamans/

 

II Les cinq catégories d’obstacles rencontrées

Ces catégories s’entremêlent et se peuvent se cumuler

  1. Les problèmes mécaniques qui gênent le transfert ou la production de lait
  2. Les représentations qu’à la mère de l’allaitement et sa confiance en elle
  3. Le cercle proche : amis, famille, collègues qui entretiennent les mythes, se permettent des réflexions
  4. Le cercle médical : tous les professionnels accompagnant mamans et bébés non formés, qui ne savent pas comment apporter de l’aide et/ou s’opposent à l’allaitement et/ou entretiennent les mythes.
  5. L’inconscient collectif présent dans la société : où se trouve la norme, ce qui est accepté/toléré en public ou non (exemple : donner le sein est choquant, donner un biberon ne fait réagir personne)

Donc vous avez les problèmes ‘mécaniques’ de la maman louve et du louveteau (malformation, blocage physiques, gueule pas assez ouverte), ce qu’il se passe dans la tête de la louve (j’ai assez de lait, etc), l’idéologie de la meute, et le soutien ou non des loups-médecine censés apporter de l’aide médicale, amener la guérison et qui sont considérés avec respect par le reste de la meute. Et la culture de la meute. Ce qui est considéré comme pratique normale ou non à l’intérieur de celle-ci.

J’ai choisi les loups car ce sont des mammifères, et ils vivent en meute, comme nous.

C’est une erreur de penser que l’on peut survivre sans les autres. Ce qu’ils font (ou pas), ce qu’ils pensent ou non, leur idéologie a un impact sur notre vie, petit ou grand, mais un impact. Une mère qui allaite a besoin de soutien. Elle a besoin de l’aide de la meute pour le faire sereinement, en particulier en cas de problème.

 

A partir de maintenant, je ne vais parler que du pire qu’il puisse arriver.

Il est possible que la mère soit ‘bien’ entourée, c’est à dire qu’elle ait un entourage qui la soutienne et de bons conseils au sujet de l’allaitement, qu’à la maternité on l’encourage et l’aide à mettre en place l’allaitement, qu’elle rencontre des professionnels favorables à celui-ci et formés, qu’elle ne rencontre aucun. Cela arrive, mais croyez-moi, c’est plutôt rare.

C’est le pourquoi de cet article.

C’en est assez de la mise en miettes de ces mamans qui veulent allaiter.

III Le démarrage de l’allaitement : une épreuve de force

Avant l’allaitement

Avant même d’avoir commencé à allaiter, la maman peut avoir des

  • Des causes ‘mécaniques’ qui l’empêcheraient d’allaiter sur le long terme : dépression, problème de thyroïde non traité, hypoplasie mammaire – mais ces cas sont rares.
  • Des craintes par rapport à ses capacités et le regard des autres : souvent la mère craint de ne pas réussir et ses craintes se basent sur des mythes : de trop petits seins, les douleurs, de ne pas avoir de lait, allaiter est fatigant, la difficulté d’allaiter en public, la peur du regard des autres et les commentaires. Elle fait donc le choix de ne pas allaiter alors qu’elle le souhaite.
  • Des réflexions de la part du cercle proche, qui peuvent renforcer ses craintes et le manque de confiance : tu n’y arriveras pas, t’as pas assez de poitrine, j’avais pas de lait, toi aussi tu n’en auras pas, ça abîme la poitrine
  • Un père qui s’oppose à l’allaitement car il ne souhaite pas que sa femme se serve de ses seins dans leur fonction biologique, et estime qu’ils lui appartiennent. Ou bien parce qu’il est inquiet et pense que cela va le priver de son rôle de père. Ou encore il espère secrètement que l’allaitement échouera, et que sa femme se résoudra à sevrer, pour pouvoir donner des biberons ou bien ne pas partager le corps de sa femme avec bébé.

Une attitude fort curieuse car les seins appartiennent à la maman, à personne d’autre et que c’est à elle de décider ce qu’elle souhaite faire de son corps, et se servir des seins pour allaiter est la fonction biologique de ceux-ci, ni plus ni moins. Cela nous renvoie  à cette absence de culture d’allaitement et à la manière dont le corps de la femme est perçu comme un objet, qui n’appartient plus à celle-ci mais est la propriété des autres, et complètement dénaturé.

Un texte pour les papas : http://mamanlune.com/index.php/2016/09/19/et-le-pere-dans-tout-ca-2/

La meilleure chose qu’elle puisse faire pour pouvoir allaiter c’est prendre soin d’elle, se reposer, se renseigner sur l’allaitement pour savoir reconnaître les mythes et prendre confiance en elle. Elle peut également s’entourer de personnes compétentes qui pourront l’épauler en cas de difficultés, une consultante ibclc, des réunions de la leche league, des organisations de soutien à l’allaitement avec des mamans expérimentées, les groupes d’aide à l’allaitement sur les réseaux sociaux.

On comprend donc qu’une maman peut, avant même d’avoir donné naissance à son enfant, se décourager et renoncer à l’allaitement. Ou partir avec beaucoup de doutes et incertitudes.

 

A la maternité

C’est souvent un moment crucial de l’allaitement et là où malheureusement beaucoup de mamans vont perdre le plus de confiance en elles, et passer à de l’allaitement mixte, ou tirer exclusivement voire sevrer leur bébé. Pourtant, même si ces quelques jours se passent très mal, l’allaitement est rattrapable.

Que peut-il se passer de si terrible donc ? C’est simple. Il est très rare que les équipes de professionnels (sages-femmes, puéricultrices, gynécologue, auxiliaire de puériculture, infirmières, conseillères en lactation) soient formées en allaitement, et il arrive de se retrouver face à une équipe qui n’est pas favorable à l’allaitement en plus de ne rien y connaître. Ils opèrent donc à contre-courant du projet de naissance pour que la mère renonce à l’allaitement, en donnant des conseils menant au sevrage. Et dans cette ambiance anxiogène la maman est facilement découragée.

Les premiers jours post partum sont une période très particulière pour la mère, du fait des changements hormonaux,  et qui peuvent la plonger dans un état d’hyper –émotivité, de fragilité voire de dépression. Tous les changements, la fatigue et les hormones la font se sentir ‘vulnérable ‘ et elle a du mal à s’affirmer face au personnel.

Concrètement comment cela se passe-t-il ?

  •  Des conditions compliquées / mécaniques qui retardent la mise en place de l’allaitement : comme un accouchement qui ne se passe pas comme prévu, une séparation de la mère et de l’enfant, une hypotonie du bébé, des problèmes de succion, une naissance prématurée….Dans ces cas là, comme les autres, il est important d’être entourée et soutenue, et si possible suivie par une consultante ibclc.
  • Les représentations de la mère et le cercle proche : Une maman qui découvre tout ce qu’est l’allaitement et qui reçoit des visites alors qu’elle a besoin de calme et de s’installer avec son bébé pour pouvoir diriger son énergie vers celui-ci. Avec beaucoup de visites, un bébé qui va dormir plus pour se protéger des stimulations ou téter moins, ou être très agité et refuser de téter. De plus la maman ne se sent pas forcément à l’aise d’allaiter lors des visites.
  • Le cercle médical : Une équipe peu favorable à l’allaitement ou pas formée qui pense bien faire mais dont les interventions interfèrent avec l’allaitement. Des conseils contradictoires vont pleuvoir, ils déstabilisent la maman qui essaie d’écouter les besoins de son bébé, nuisent à l’allaitement. Et des pratiques complètement inefficaces seront utilisées pour évaluer l’allaitement.

 

L’équipe va

–  dire restreindre les tétées pour ne pas ‘gaver’ le bébé,

– dire  de limiter la durée des tétées

– dire de donner une tétine pour combler le besoin de succion, alors que le besoin de succion est ce qui va permettre à la montée de lait de se faire justement,

– appuyer sur le sein pour vérifier s’il y a du lait ( ?!?)

– dire de tirer pour vérifier qu’il y a du lait ( ?!?)

– dire que bébé pleure de faim alors qu’il y a du colostrum et q’un bébé peut pleurer pour beaucoup de raisons différentes

– dire que s’il y a des douleurs c’est normal

– donner des bouts de sein pour aider bébé à prendre le sein au lieu de corriger la position

– dire que si les seins sont plats ou petits la mère ne va pas pouvoir allaiter

– pousser la tête de bébé sur le sein, causant un blocage psychologique pour celui-ci

–  proposer un biberon pour ‘soulager’ la mère

– imposer un biberon

– culpabiliser la mère et le père et leur forcer la main pour donner du lait

– parler de sevrage

 

L’équipe ne va pas

– regarder comment bébé ouvre la bouche et les freins,

– dire qu’il faut garder bébé contre soi, faire du peau à peau et le laisser téter

– que s’installer confortablement est important

– que caresser la lèvre supérieure de bébé avec le téton lui fait ouvrir la bouche

– qu’il faut anticiper la faim et proposer le sein sans attendre de l’agitation et des pleurs

– qu’un bébé qui n’a pas faim ne tète pas, s’il tète c’est qu’il a faim

– il n’y a aucun risque de gaver un bébé

– qu’il a un besoin intense de sa maman et de succion, et que c’est parfaitement normal. Ces réflexes l’apaisent et assurent sa survie physique et affective

– dire que bébé pleure aussi pour d’autres raisons que la faim

– expliquer que la montée de lait peut mettre du temps à arriver

– expliquer comment soulager l’engorgement

– aider la maman à positionner bébé pour soulager les crevasses

– dire qu’une tétine et des biberons interfèrent avec le réflexe de succion et l’arrivée de la montée de lait

– dire que la perte de poids est physiologique

– rassurer la maman et l’encourager

– expliquer que seulement dans de rares cas, il est réellement nécessaire de donner des compléments et que ceux-ci peuvent être donner autrement qu’au biberons, et que la maman peut donner son lait si elle arrive à l’exprimer.

La maman est alors livrée à elle-même, voire pire, induite en erreur quant à la conduite de l’allaitement, et dépossédée de sa relation avec son bébé, de sa confiance en elle.

Pourtant il est très rare qu’elle manque de lait.

Il suffit de la rassurer et de lui expliquer que c’est un processus, que bébé risque de beaucoup dormir ou d’être très agité, qu’il va pleurer parce qu’il a besoin de contact, de calme et d’extérioriser l’expérience qu’il vient de vivre. Qu’il faut le laisser au sein autant qu’il le souhaite, faire du peau à peau, qu’il y a des techniques pour positionner bébé et calmer les douleurs de crevasses ou d’engorgement, que d’être perdue est normal, qu’un tire lait ou appuyer sur le sein n’est pas un outil de mesure, que bébé va perdre du poids puis en reprendre à son rythme, qu’un frein gênant se coupe. Que ce n’est que dans de très rares situations qu’il peut être nécessaire de complémenter mais cela après avoir évalué avec attention l’allaitement, et en proposant des systèmes qui évitent la confusion, et permettent à la maman de donner son lait.

Que voir un chiropracteur ou ostéopathe très rapidement peut permettre à bébé de retrouver un équilibre physique important pour pouvoir téter.

Il est rare d’avoir la chance d’être entourée par du personnel formé. Pour savoir si c’est le cas, ce n’est guère compliqué. La mère n’entendra pas de remarques désobligeantes, mais quelqu’un viendra venir s’asseoir à côté d’elle, regarder comment bébé tète, parler, donner des astuces pour repositionner, regarder la bouche du bébé. Aider ne signifie pas proposer une alternative avant même d’avoir évalué comment se passe l’allaitement et d’avoir essayé d’en améliorer les conditions, notamment en rassurant la maman.

Si personne ne s’assure que bébé peut téter correctement, c’est que personne n’est compétent en la matière.

Ils sont parfois convaincus de bien faire mais c’est parce qu’ils n’ont aucune idée de l’étendue de leur ignorance. C’est le cas avec toutes les personnes qui, lorsqu’il y a un problème d’allaitement proposent les bouts de sein, biberons et tétine. Ils ne savent pas quelles sont les conséquences de ceux-ci sur l’allaitement, ou cela ne les intéresse en aucune manière.

Pourquoi ne sont-ils pas formés ? A qui cela profite-t-il ? Pas aux mères c’est sûr.

Les lobbies. Ceux qui vendent et ne profitent pas de l’allaitement.

Ceux qui ont déconstruit jour par jour, la culture de l’allaitement et veulent faire croire à tous que ne pas allaiter n’est pas un problème, car leur poudre vaut le lait maternel. Ils ne veulent pas de personnels qui sachent aider les mamans. Plus d’allaitements, moins de vente, moins de profits.  Convaincre de manière insidieuse la société de l’inutilité de l’allaitement. Que tous voient l’allaitement comme contraignant, restreignant les libertés de la femme, et inutile pour bébé.

Quelques liens utiles pour démarrer

partir du bon pied https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-du-dr-newman/946-feuillet-1-newman-debuts-allaitement

perte de poids de plus de 10% http://mamanlune.com/index.php/2017/05/07/la-perte-de-poids-de-10-a-la-maternite-et-lallaitement-dr-jack-newman/

difficultés de début d’allaitement http://mamanlune.com/index.php/2017/03/23/les-difficultes-des-debuts-de-lallaitement-dr-jack-newman/

prendre assez de lait https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/videos/1253-quatre-videos-reconnaitre-assez-lait

prise du sein asymétrique http://mamanlune.com/index.php/2017/09/01/teter-efficacement-la-prise-asymetrique/

mise au sein https://www.youtube.com/watch?v=2X668Oeg5GE / https://www.youtube.com/watch?v=2X668Oeg5GE

la position biological nurturing

Une fois l’épreuve de la maternité passée, ce n’est pas terminé.

Néanmoins, il y a des maternités où il y a un accompagnement de l’allaitement. Un vrai.

Et je tiens à saluer les merveilleuses équipes qui ont à cœur d’accompagner les mamans dans leur projet, les soutiennent, les encouragent, les informent.

Les premiers mois

La mère rentre à la maison avec son bébé et pleine d’interrogations et possiblement d’angoisses elle va se retrouver à gérer de nombreuses situations ‘seule’

On ne lui aura pas forcément fourni les informations nécessaires pour évaluer si son allaitement se passe bien, rassurer sur ses compétences et elle peut à la fois rencontrer des problèmes techniques, douter d’elle, et recevoir de son entourage des réflexions et remarques qui peuvent conduire au sevrage, ainsi que des professionnels de santé.

  • Problèmes ‘mécaniques’ : son bébé peut avoir des freins, du reflux, des difficultés à ouvrir la bouche, pincer, causer des crevasses, pleurer beaucoup, s’énerver au sein, s’endormir trop vite, avoir mal au ventre, ne pas réussir à prendre le lait gras, espacer de plus en plus les tétées, être allergique… et avoir besoin de juste un petit peu d’aide pour que ça aille mieux. La maman peut avoir un réflexe déjection fort qui peut énerver le bébé, des difficultés à le mettre au sein, mal au dos, rater les signes d’éveil, des engorgements, une candidose, des mastites… qui sont toutes soignables à condition de savoir comment le faire.
  • Les doutes : avec le manque de sommeil et le peu d’informations, la mère va se demander si elle fait bien. Et pourtant elle fait de son mieux. Mais cela lui pèse car elle se sent responsable de tout ce qui lui semble ne pas aller, alors que ce n’est pas le cas. Elle peut penser alors que donner un biberon règlerait ses problèmes et lui enlèverait ce poids. Mais elle est en train d’initier la danse de l’allaitement, dans laquelle elle va trouver petit à petit des marques avec son bébé, de l’aide si elle sait où aller en chercher, et partager de plus en plus de moments de complicité avec son bébé
  • Le cercle proche : le père, la famille peut devenir insistant et réclamer à donner des biberons, introduire une tétine pour ‘calmer’ les pleurs, essayer de convaincre la maman de se séparer de son bébé quelques heures, de se reposer, ou dire que si bébé pleure c’est forcément qu’il a faim, que s’il tète souvent c’est que le lait n’est pas assez nourrissant. Et cela au lieu, de l’aider réellement en la déchargeant des tâches de la maison et d’aller chercher de l’aide et du soutien auprès de quelqu’un de compétent.
  • Le cercle médical : les visites chez le médecin et la pmi (ou tout système semblable) peut être particulièrement éprouvant. On va évaluer si l’allaitement fonctionne. Si c’est le cas, malgré tout, on peut faire des réflexions à la maman en lui disant que son bébé tète trop, qu’il faut espacer. Si l’allaitement ne fonctionne pas bien, on ne lui proposera aucune solution et ne la dirigera pas vers quelqu’un de compétent. On lui dira simplement de donner des biberons de lait artificiel, quitte à en rajouter une couche en la culpabilisant et en lui disant qu’elle affame son bébé.

Allaiter est s’apprivoiser mutuellement avec son bébé, une danse constante, une écoute intense des besoins de ce petit être. Qu’un bébé apaisé au sein est bon signe, que les urines et selles permettent de se rassurer sur la quantité de lait absorbé, qu’un bébé ne pleure pas que de faim mais de peur, d’énervement, de décharge, de besoin de contact. Qu’un sein en libre accès et le remède a bien des mots.

Que souvent la mère a l’impression que cela ne se passe pas bien et que ce n’est pas le cas.

Que lorsque l’allaitement ne fonctionne réellement pas, on il y a de nombreuses choses à passer en revue, notamment si quelque chose interfère avec le transfert de lait et la production de lait, et quelle est la conduite de l’allaitement en place. Que si cela ne va pas il y a de vraies solutions et de vrais professionnels qui seront à l’écoute et de bons conseils.

(un bel exemple de la position ballon de rugby)

IV Savoir pour pouvoir : problèmes mécaniques  

Savoir c’est pouvoir. Pouvoir comprendre ce qu’il se passe, où chercher des solutions et pouvoir remédier aux problèmes. Je ne pense pas que la connaissance doive effrayer. Elle permet au contraire d’agir de manière approprier. Et puisqu’il faudra malheureusement parfois être la personne qui explique ce qu’il se passe au médecin et lui dit quoi prescrire pour que ça aille mieux, autant être informée au maximum.

L’idéal étant de voir une consultante en lactation ibclc compétente. Et toujours de consulter pour avoir un avis médical.

Engorgement : lorsque les seins se remplissent d’une grosse quantité de lait et qu’ils deviennent douloureux ou sensibles. Bébé a du mal à s’accrocher s’il a quelques jours. Dans ce cas appliquer la technique de contre pression pour renvoyer un peu de lait loin de l’aréole. On peut également soulager l’engorgement avec des massages sous l’eau chaude sous la douche, et la technique du verre d’eau qui marche pour certaines femmes. La solution par excellence restant les tétées. Les feuilles de chou dans le soutien-gorge aident à calmer l’inflammation mais peuvent couper le lait donc à utiliser avec modération.

Assouplissement par contre pression https://www.lllfrance.org/1261-assouplissement-par-contre-pression

Technique du verre d’eau https://www.youtube.com/watch?v=OVDx85D5RsI

Feuilles de chou https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-du-dr-newman/980-feuillet-24-chou-herbes-lecithine

Canal lactifère bouché : on s’en rend compte à cause d’une douleur et/ou masse dans le sein. Les tétées ou tirage n’ont pas été efficaces, la position d’allaitement n’est pas idéale et du lait est resté coincé dans le canal et stagne. Il faut masser avec du chaud (sous la douche par exemple), varier les positions d’allaitement. La position ballon de rugby et de la louve permettent un bon drainage. Faire téter bébé en positon de la louve avec le menton en direction de la zone bouchée. Et drainer, drainer pour pas que cela ne se transforme en autre chose. Par la suite pour éviter que cela ne se reproduise pas surveiller la fatigue, éviter les soutiens gorges qui compriment, s’assurer que bébé ouvre assez grand la bouche et tète efficacement. Le maître mot : des tétées efficaces. Et le drainage.

https://www.lllfrance.org/1475-canal-lactifere-bouche-mastite-abces

Mastite : on l’appelle aussi ‘grippe du sein’ ou lymphagite. Il y a deux types de mastites, la première pouvant se transformer en la seconde. La mastite inflammatoire et la mastite infectieuse.  La mastite est l’étape supérieure du canal bouché. Ce canal est resté bouché un peu trop longtemps et s’enflamme, ou bien il est infecté. Généralement la mastite est facilement identifiable à cause de la fièvre, mais elle peut arriver sans fièvre. On se sent soudainement très mal, dans un état grippal, avec ou sans fièvre, mal à la tête, mal au dos, des courbatures, des frissons. Il y a une zone dure et/ou chaude et/ou rouge sur le sein qu’on appelle induration. Il faut se reposer et encore une fois faire téter bébé. Le drainage est ce qui guérit la mastite. Donc tétées en positon de la louve (avec le menton en direction de l’induration) ou ballon de rugby, autant que possible, massage chaud/froid, beaucoup de repos, et consulter si en 48h la situation ne s’est pas améliorée. Il faudra prendre un traitement antibiotique compatible avec et maintenir les tétées.

Pour les éviter, c’est le même principe que le canal engorgé, et le maître mot est : tétées efficaces et très fréquentes. Sans drainage approprié pas de guérison.

Un lien qui explique beaucoup de choses, très bien http://www.allaitement-jumeaux.com/espace-allaitement/seins/mastite.php

Un autre https://www.lllfrance.org/1475-canal-lactifere-bouche-mastite-abces

Abcès : c’est une mastite qui s’aggrave. Au lieu de continuer à faire téter son bébé, la maman met fin à l’allaitement. Le sein n’est pas drainé, l’infection et la douleur augmente. Du pus sort du mamaleon. Malgré le pus, le bébé peut téter. L’abcès est confirmé par une échographie, un prélèvement qui permet d’identifier la bactérie en cause. Il y a différentes manières de le traiter, antibiotiques, drainage chirugical, aspiration.

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-des-referents-medicaux/1486

Ampoule de lait : un petit point blanc extrêmement douloureux qui se forme au bout du téton à cause d’une mauvaise prise du sein, canal lactifère bouché, seins comprimés, candidose, crevasses. Pour s’en débarrasser il est possible de l’assouplir avec des crèmes grasses, et de laisser bébé téter et l’ouvrir, ou d’utiliser des cataplasmes d’argile verte pour qu’elle se résorbe, ou encore de la percer avec une aiguille stérilisée. Une fois qu’elle est percée, bien extraire le lait qui peut avoir la consistance de pate de dentifrice et désinfecter avec de l’extrait de pépin de pamplemousse par exemple.  http://tetoublog.canalblog.com/archives/2010/03/28/17394346.html

Crevasses : elles n’ont rien d’obligatoire et sont causées par une mauvaise position de bébé au sein qui n’ouvre pas assez la bouche à cause de blocages, de freins, ou d’un manque d’habitude. Il faut l’aider à se repositionner et une crevasse qui ne cicatrise pas peut être signe d’une infection.

http://mamanlune.com/index.php/2017/06/24/les-crevasses-allaitement-et-douleurs/

Candidose

C’est un champignon qui peut se développer dans la bouche de bébé et sur le sein, et à l’intérieur du sein. Il est présent sur la peau, mais se multiplie à outrance en cas de lésions, faiblesse immunitaire. On voit parfois des petites tâches blanches apparaître mais pas toujours, et il est parfois simplement présent sous forme de sensations désagréables ou douleurs : bébé a mal à la bouche et refuse de téter, la maman a des démangeaisons, sensations d’aiguilles qui piquent, comme des brûlures. La candidose peut être dans la bouche de bébé, sur le mamelon, dans le sein car elle ’contamine’ le lait et remonte dans les canaux lactifères. Elle peut aussi lorsqu’elle n’est pas traitée atteindre tout le système digestif et causer un érythème fessier. En cas de candidose, on traite la mère et le bébé avec un antifongique, les objets mis en bouche y compris tétine), le linge et les soutiens gorges sont lavés, on lave soigneusement les mains. Les compresses de bicarbonate de soude peuvent soulager les douleurs (c’est par ailleurs un bon test pour vérifier si c’est ça), et permettre de nettoyer la bouche de bébé. Les traitements possibles sont le violet de gentiane, un antifongique classique, et l’extrait de pépins de pamplemousse pour nettoyer et aider le système immunitaire à faire son travail.

La candidose comme le reste ne nécessite absolument pas l’arrêt de l’allaitement mais une fois la candidose terminée, le lait tiré auparavant doit être jeté, comme la tétine qui aura dû être stérilisée au cours du traitement à plusieurs reprises. Il faut toujours suivre le traitement jusqu’au bout et ne pas l’arrêter lorsque les symptômes disparaissent au risque de récidive. A savoir qu’une alimentation trop riche en sucre facilite le développement de la candidose.

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1169-57-candidose

traitement de la candidose https://www.allaitement-toutunart.org/accompagnement/les-feuillets-du-dr-newman/traitement-du-candida/

violet de gentiane https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-du-dr-newman/962-feuillet-6-uttilisation-violet-gentiane

pommade du docteur newman https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/1576-da-82-pommade-tous-usages-et-traitement-de-la-candidose

Autres infections du sein : des crevasses qui ne cicatrisent pas, des douleurs au sein et dans les canaux lactifères peuvent également venir d’autres infections, autres que la candidose, du type staphylocoque ou streptocoque. Dans ces cas là il est nécessaire de faire un prélèvement pour pouvoir donner le traitement qui correspond le mieux à l’infection.

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/dossiers-de-l-allaitement/1790-da-82-candidoses-du-mamelon-questions-et-doutes

Vasospasme : ce sont des douleurs intenses que peuvent ressentir les mamans en cours de tétées et encore après dû à la contraction de vaisseaux sanguins. Le mamaleon change de couleur et est sensible au froid. Il faut corriger la positon, vérifier les freins, appliquer de la chaleur sèche immédiatement après la tétée, faire une cure de magnésium et calcium, réduire la consommation de nicotine et caféine. http://www.jgh.ca/documents/95/Vasospasm%20info%20pour%20patients%202016.pdf

Ref : Réflexe d’éjection fort. Le lait sort en fontaine, et va chatouiller le palais de bébé, ce qui va l’énerver considérablement pendant la tétée. Ce débit élevé peut causer des rots, gaz, difficultés digestives en plus de tétées ‘énervées’, une faible prise du lait gras de fin de tétée. Il y a plusieurs manières d’aider bébé à le gérer tant qu’il n’y arrive pas seul. Eviter les galactogènes (fenugrec, malte, amandes, fenouil etc) la position biological nurturing, exprimer les premiers jets, redonner plusieurs fois le même sein de suite en n’oubliant pas de vider l’autre pour ne pas faire d’engorgement et parfois réduire les produits laitiers. Les méthodes doivent être ajustée à chaque ref, car il y a des intensités différentes

https://www.lllfrance.org/1306-aa-78-trop-de-lait-trop-vite

Tétons plats ou ombiliqués : on va dire aux mamans dans les deux cas qu’allaiter sera difficile voir impossible. Ce n’est pas vrai. Oui le démarrage peut être un peu plus compliqué, mais c’est possible. Dans le cas de tétons plats, à force de téter, ils vont se modifier. Il faut aider bébé à ouvrir grand la bouche pour prendre une partie de l’aréole. Dans le cas de tétons ombiliqués, il y en a toujours un qui l’est souvent moins que l’autre. Le froid, tirer son lait, des niplettes peuvent aider. Ce qui est important c’est de se faire aider par quelqu’un de compétent pour réussir la mise au sein.

Freins : les freins sont des membranes situées dans la bouche de bébé qui peuvent l’empêcher de l’ouvrir suffisamment grand et de téter correctement, donc de bien stimuler le sein. Il y a plusieurs années, les freins étaient systématiquement vérifiés à la maternité et coupés. Aujourd’hui malheureusement ce n’est plus le cas, et souvent la maman s’aperçoit qu’il y a des freins car elle a des crevasses qui ne partent pas, un bébé qui ne prend pas de poids, et qui fatigue  http://mamanlune.com/index.php/2017/09/11/les-freins-et-lallaitement-le-bebe-qui-ne-savait-pas-teter/

Blocage de la mâchoire et cervicales : suite à la grossesse et au condition de la naissance un bébé peut avoir d’importants blocages au niveau de la mâchoire ou des cervicales et cela peut le gêner pour téter, le faire repousser le sein. Voir un chiropracteur pédiatrique, un ostéopathe spécialisé.

Syndrome de kiss : une sorte de torticolis très mportant qui se répercute sur tous les corps et cause des blocages importants, des douleurs et de l’inconfort pour bébé. Les chiropracteurs et ostéopathes formés le traitent.

https://www.lllfrance.org/1828-une-cause-de-souffrances-meconnue-le-syndrome-de-kiss

RGO / reflux interne : un bébé qui a des remontées acides visibles ou non et qui hurle lors des moments de digestion, régurgite en jet et en grosses quantités, ne prend pas correctement du poids. Ce n’est pas lié au lait maternel, mais peut être lié à l’immaturité du système digestif et du clapet (cela s’améliore en grandissant), des malformations, sténose du pylore (opération nécessaire) ou des allergies alimentaires (éviction nécessaire). On le remarque à l’agitation du bébé, et lorsqu’il est interne au fait que bébé ne supporte pas d’être sur le dos, semble encombré, ronfle…

Allergies : les bébés allaités sont sensibilisés aux allergènes au travers du lait maternel, en particulier aux protéines (lait de vache, soja, fruits secs etc). Du reflux, un rgo, une mauvaise prise de poids, des problèmes digestifs, diarrhée, constipation, infections de la sphère orl récurrente, un bébé qui pleure constamment peuvent être les symptômes d’un bébé allergique. Dans ce cas il faut trouver l’aliment en cause et faire une éviction.

Un bébé qui tète peu : et bien non ce n’est pas bon signe, les rares exceptions sont dans le cas de mamans qui ont de grosses capacités de stockage. Un bébé a besoin de téter très souvent, afin de s’assurer la bonne production. Un bébé ne tète que s’il a faim et ne se force jamais car téter demande un réel effort. Donc un bébé trop fatigué, qui n’arrive pas à téter efficacement peut se mettre en veille et réclamer de moins en moins car il n’en a plus la force. Il faut donc être vigilant. Des tétées fréquences sont signe de vitalité ! (avec l’âge, la fréquence évolue cependant). Cela est valable à moins d’avoir une grosse capacité de stockage et un bébé qui prend bien du poids.

Confusion : le seul endroit où le risque de confusion est de zéro est le sein. En donnant des biberons ou tétine, ou en utilisant des bouts de sein, on interfère avec la stimulation du sein, la production de lait et donc l’allaitement.

La confusion : mieux la comprendre et pistes pour y remédier

Biberon : l’introduction de biberon présente une conséquence inévitable et un risque important de confusion. La conséquence immédiate est la baisse de lait. Bébé va automatiquement moins stimulé le sein, moins téter et donc la production ne sera plus la même. Et du fait du mécanisme de succion, plus simple, avec un débit beaucoup plus élevé qu’un sein, un bébé peut se mettre à refuser de téter, car cela lui demande trop d’efforts. La baisse de lait, la fatigue, une période difficile avec la maman, des difficultés de succion favorise la confusion. Le biberon du soir est le premier pas vers le sevrage.

http://mamanlune.com/index.php/2017/05/25/le-biberon-la-tetine-les-bouts-de-sein-et-lallaitement-au-sein/

alternatives au biberon  

Tétine : l’introduction d’une tétine interfère avec le transfert de lait, la stimulation et la production. Bébé tète moins, moins de lait est produit. Toutes les tétées sont utiles. Un bébé peut aussi oublier de réclamer car c’est comme s’il continuait à mâcher un chewing gum. L’utilisation d’une tétine augmente de 2,5 fois le risque de sevrage avant 6 mois et est symptomatique d’un allaitement qui ne fonctionne pas (pas à la demande, reflux, inconfort chez le bébé…). On passe à côté de problème qu’à le bébé en pensant le ‘soigner’ avec la tétine qui ne fait que le rendre ‘silencieux’ mais ne le soulage pas (reflux, besoin de contact, faim…)

http://mamanlune.com/index.php/2017/05/25/le-biberon-la-tetine-les-bouts-de-sein-et-lallaitement-au-sein/

Bouts de sein : ils sont très souvent proposés lorsque la maman rencontre des difficultés, et souvent avec de bonnes intentions, les bouts de sein empêchent au bébé d’apprendre à ouvrir la bouche assez grand pour téter, peuvent causer une confusion, et puisque cela stimule moins bien le sein, des problèmes de prise de poids et un sevrage prématuré avec une production de lait qui diminue. Les bouts de sein favorisent également le développement de champignons comme le candida et en retardent la guérison. Mais aussi des problèmes liés au draine : canal lactifère bouché, mastite et abcès. De plus on passe à côté des problèmes qu’à le bébé (freins, blocage).

L’allaitement et la confusion sein-tétine : causes et alternatives

http://mamanlune.com/index.php/2017/03/23/les-bouts-de-sein-jack-newman

Red : réflexe d’éjection dysphorique. Il se peut que chez certaines mamans, lors de l’éjection de lait, elles aient des sensations désagréables et se sentent mal. C’est hormonal et elles n’y sont pour rien. Savoir qu’elles ne sont pas seules et que cela s’explique peut les aider.

https://www.lllfrance.org/1702-le-reflexe-dejection-dysphorique

Les règles : avoir ses cycles pendant l’allaitement (oui allaiter n’empêche pas toujours d’être réglée) peut causer une baisse de la production comme lors d’une nouvelle grossesse et une sensibilité accrue des mamelons. Mais celle-ci reste momentanée. Il suffit de laisser bébé au sein

 

Quelques pistes pour un bébé qui refuse le sein ou s’énerve/pleure au sein  

– Un blocage physique, au niveau des cervicales (torticolis) ou de la mâchoire par exemple peuvent gêner bébé pour téter. Dans ce cas essayer diverses positions et voir un chiropracteur ou ostéopathe. Un bébé manipulé à la naissance fait souvent les frais de blocage, mais c’est parfois la position qu’il avait in utéro qui en est la source.

– Un blocage psychologique peut causer un refus du sein, quelqu’un lui a appuyé derrière la tête pour le forcer à téter à la maternité, ou quelqu’un de la famille. Ou bien une réaction trop violente de la part de la maman lors d’une tétée. Dans ce cas l’encourager à reprendre le sein en le laissant lui-même gérer la situation en s’allongeant à côté de lui et en faisant du peau à peau.

– Des freins, de langue, de lèvre qui empêchent bébé d’ouvrir la bouche assez grand et rendent la tétée frustrante et fatigante.

– Une infection ou maladie (otite par exemple)  qui le perturbe ou qui cause des douleurs au niveau de la gorge peut causer un refus du sein. Donc le soigner et si possible lui proposer du lait tiré à la tasse.

– Un rot coincé, le faire roter

– un ref (réflexe d’éjection fort) qui l’énerve. Utiliser les méthodes pour atténuer le ref.

– du reflux

– Le dédoublement des gencives et le perçage des dents qui modifient ses sensations au niveau de la bouche également.

– Du muguet qui devient douloureux et douleurs à l’intérieur de la bouche,

– un événement qui l’a perturbé

– la confusion : suite à la prise de biberons, un débit est trop faible au sein et le bébé refuse de faire l’effort de téter.

– la fatigue

– un lait qui a changé de goût : à cause d’un engorgement, mastite le lait peut devenir plus salé et le débit moins important. C’est aussi le cas lors de certains changements hormonaux comme pendant les règles ou lors d’une nouvelle grossesse/

– l’absence de faim

Les difficultés du tirage

Toute maman en est pas une autre, et il n’est pas toujours facile d’arriver à tirer bien que l’on soit capable d’allaiter sans difficultés.

Du côté technique il faut s’assurer avoir un tire lait performant et qui nous convient (les tire laits de la marque kitett sont à éviter, comme ça c’est dit) et il est possible de se procurer via les sites grandir nature et suckle des tire laits performants remboursés intégralement par la sécurité sociale et la mutuelle si on est en France.

Il faut ensuite s’assurer d’avoir la bonne taille de téterelles, et parfois on peut changer de taille en cours de tirage, en fonction de l’état du mamelon. Attention de bien demander un tire lait qui a une puissance de tirage importante, et de s ‘assurer de la taille de téterelle avant de commander un kit au hasard et de devoir en racheter par la suite. En fonction du modèle, ils ont ou non certaines tailles.

Il faut ‘entraîner son corps’ à produire en plus, donc établir une demande fixe et régulière, et avoir de la patience. S’attacher à son tire lait et se détendre compte. L’ocytocine, hormone de l’amour est celle qui permet l’éjection du lait. Tirer en même temps que bébé tète sur l’autre sein, ou devant un film, à chaque maman sa méthode.

Il arrive que le lait de certaines mamans se prédigère. Il reste bon à la consommation mais change d’odeur et bébé peut le refuser. Dans ce cas après tirer il faut le faire chauffer à 60° (l’enlever du feu au moment où les bulles apparaissent), avant de le mettre au frigo ou de le congéler.

Le lait peut changer de couleur sans poser de problème.  https://www.lllfrance.org/1782-les-aspects-du-lait-humain

Lait prédigéré / lipases http://www.lactissima.com/a-tire-d-ailes/lait-predigere/

 

VI Les mythes qui perdurent

Ces réflexions vont venir du papa parfois, de l’entourage, la famille, les amis, les collègues. Mais aussi de manière surprenante du milieu médical !

‘Il ne veut pas téter’, ‘il ne veut plus de ton sein’ (bis)

– Un blocage physique, au niveau des cervicales (torticolis) ou de la mâchoire par exemple peuvent gêner bébé pour téter. Dans ce cas essayer diverses positions et voir un chiropracteur ou ostéopathe. Un bébé manipulé à la naissance fait souvent les frais de blocage, mais c’est parfois la position qu’il avait in utéro qui en est la source.

– Un blocage psychologique peut causer un refus du sein, quelqu’un lui a appuyé derrière la tête pour le forcer à téter à la maternité, ou quelqu’un de la famille. Ou bien une réaction trop violente de la part de la maman lors d’une tétée. Dans ce cas l’encourager à reprendre le sein en le laissant lui-même gérer la situation en s’allongeant à côté de lui et en faisant du peau à peau.

– Des freins, de langue, de lèvre qui empêchent bébé d’ouvrir la bouche assez grand et rendent la tétée frustrante et fatigante.

– Une infection ou maladie (otite par exemple) qui le perturbe ou qui cause des douleurs au niveau de la gorge peut causer un refus du sein. Donc le soigner et si possible lui proposer du lait tiré à la tasse.

– Un rot coincé, le faire roter

– un ref (réflexe d’éjection fort) qui l’énerve. Utiliser les méthodes pour atténuer le ref.

– Le dédoublement des gencives et le perçage des dents qui modifient ses sensations au niveau de la bouche également.

– Du muguet qui devient douloureux et douleurs à l’intérieur de la bouche,

– un événement qui l’a perturbé

– la confusion : suite à la prise de biberons, un débit est trop faible au sein et le bébé refuse de faire l’effort de téter.

– la fatigue

– un lait qui a changé de goût : à cause d’un engorgement, mastite le lait peut devenir plus salé et le débit moins important. C’est aussi le cas lors de certains changements hormonaux comme pendant les règles ou lors d’une nouvelle grossesse/

– l’absence de faim

‘Tu n’as pas assez de lait’

On ne peut pas vraiment manquer de lait, si l’allaitement à la demande est respecté et qu’il n’y a pas d’interférence. On peut s’assurer que bébé obtient assez en contrôlant le nombre de couches mouillées.

Peut-on vraiment manquer de lait quand on allaite : http://www.claude-didierjean-jouveau.fr/2017/02/21/peut-on-manquer-de-lait/

‘S’il ne prend pas assez de poids c’est parce que ton lait n’est pas assez nourrissant’

Le lait maternel est ce qui a été prévu par la biologie pour assurer la survie de l’espèce. S’il n’était pas assez nourrissant, nous ne serions donc pas là. Un lait pas nourrissant n’existe pas. Le corps va chercher dans ses réserves qu’il a fait tout au long de la vie, pour fournir le meilleur au bébé. Il est important pour la santé de la mère et pour qu’elle ne soit pas en carence elle-même de bien s’alimenter, et de manière variée.

‘Il est tout le temps au sein’, ‘Il tète trop souvent’,

Les seins sont des capitalistes. Pour avoir assez de lait, c’est la loi de l’offre et de la demande. Tout au long de l’allaitement.

Un bébé allaité va passer par des jours de pointe, où il va téter sans relâche, s’énerver au sein, avoir besoin d’un contact constant, avoir des difficultés à dormir, malgré qu’il continue d’obtenir suffisamment de lait. Il traverse simplement une période intense de croissance mentale, et peut avoir besoin de calibrer à nouveau la production en fonction de ses besoins. La mère va penser manquer de lait mais il n’en est rien. Ce sont des phases normales de l’allaitement.

Un bébé allaité peut aussi faire des tétées groupées, c’est à dire un moment de la journée où bébé va téter sans cesse, et c’est une phase normale. Il faut lui faire confiance et le laisser faire. Il ajuste la production à ses besoins et se rassure.

Dans des situations inconnues et à d’autres moments bébé a besoin de se rassurer aussi, et le meilleur endroit pour le faire, c’est le sein.

https://www.lllfrance.org/1624-da-80-quand-la-connaissance-des-rythmes-peut-lever-des-obstacles

‘Tu vois comment il pleure, c’est qu’il a faim’

Un bébé n’est pas qu’un tube digestif. Un bébé a besoin de se décharger et lorsqu’il est trop stimulé au cours de la journée comme par des voyages, sorties, visites, évènements, il va extérioriser les tensions après coup, une fois au calme, de retour dans un environnement familier, auprès des personnes qui lui sont familières. Et il va pleurer de manière intense pour pouvoir se libérer de ses angoisses. Le bercer, se promener avec lui, accompagner ses pleurs.

‘Il faut supprimer les tétées câlins’

‘Il prend ton sein pour une tétine’

‘Enlève-le du sein après 10mn’

Il n’y a pas de tétées inutiles, à restreindre ou à couper, elles sont toutes les unes aussi importantes les unes que les autres. C’est bébé que l’on doit écouter et suivre.

http://www.magicmaman.com/,tetee-nutritive-et-tetee-de-confort-comment-savoir-si-bebe-a-besoin-de-teter,3374373.asp

‘Tu ne vas jamais réussir à allaiter des jumeaux’

l’offre s’adapte à la demande. S’il y a deux bébés qui tètent, le corps va produire la quantité nécessaire pour les deux, ni plus, ni moins.

https://www.lllfrance.org/1459-allaiter-des-jumeaux-triples

‘L’endormir au sein c’est une mauvaise habitude’

Un bébé a un besoin de contact et de proximité physique avec sa maman pour se sentir en sécurité. Le besoin de réconfort est aussi important que le besoin de manger. Et au sein, il trouve nourriture et réconfort. De plus dans le lait maternel, et lors de l’éjection du lait est produite une hormone qui facilite l’endormissement pour le bébé et la maman. Biologiquement, un bébé est fait pour s’endormir au sein, et la sécurité affective dont il a pu se remplir aujourd’hui fera de lui un adulte plein d’assurance et autonome demain.

L’endormir au sein, c’est l’évidence et profitable à tous.

https://parents-naturellement.com/mauvaises-habitudes/

http://iamunemaman.blogspot.fr/2014/02/juste-un-peu-damour.html

‘Il n’a plus besoin de téter la nuit’

Les tétées nocturnes sont normales, puisque la nuit est un moment de croissance cérébrale, un temps calme ou bébé n’est pas stimulé et qu’elles permettent de maintenir une bonne production et de sécuriser bébé et cela tout au long de l’allaitement, et ces besoins sont aussi importants les uns que les autres. Non, à partir d’un certain poids bébé a toujours besoin de se nourrir la nuit. C’est un moment de croissance intense. Le cododo sécuritaire (grand lit, parents qui n’ont pas bu, consommé de médicaments ou drogues, pas d’objets dans le lit et ni de couverture et d’oreiller autour de bébé) permet de dormir autant que possible.

http://mamanlune.com/index.php/2017/06/01/nuitdunbebe/

 

‘S’il ne fait pas ses nuits, c’est à cause de l’allaitement’

Les réveils nocturnes, sont une réalité physiologique chez les bébés et ne sont pas liés au mode d’alimentation, ni à la faim mais à la capacité du cerveau à enchaîner les cycles de sommeil. Et supprimer les tétées ne signifie pas que bébé va arrêter de se réveiller, alors qu’elles permettent justement de le rendormir rapidement. Laisser pleurer ne signifie pas rendre bébé autonome mais lui apprendre qu’il ne peut pas compter sur ses parents.

Encore une fois le cododo sécuritaire (grand lit, parents qui n’ont pas bu, consommé de médicaments ou drogues, pas d’objets dans le lit et ni de couverture et d’oreiller autour de bébé) sauve des vies.

Un article à ce sujet : http://mamanlune.com/index.php/2017/06/01/nuitdunbebe/

Laisser pleurer : http://llwynrt.legtux.org/laisserpleurer.pdf

 

‘La confusion est un mythe, un biberon / la tétine ne changera rien’

Tout au long de l’allaitement, le risque de confusion existe. Les tétines (biberons, tétines, bouts de sein, interfèrent avec le réflexe de succion et peuvent amener à un sevrage progressif (diminution de lait, douleurs pour la maman) ou brutal (refus du sein).

Il suffit d’un biberon pour induire un sevrage.

http://mamanlune.com/index.php/2017/05/25/le-biberon-la-tetine-les-bouts-de-sein-et-lallaitement-au-sein/

http://lesptitesmainsdabord.fr/2017/03/la-confusion-seintetine-mythe-ou-realite/

 

‘Ne mange pas ça, ni ça, cela va perturber bébé’

Que la maman peut manger de tout, à moins que son bébé soit allergique et c’est rare.

Elle n’a pas besoin de suivre de ‘régime particulier pour que son bébé pusse bénéficier d’un lait nourrissant

http://lesptitesmainsdabord.fr/2017/09/201709201709les-aliments-interdits-ou-recommandes-quand-on-allaite/

alcool et allaitement https://www.allaitement-toutunart.org/accompagnement/nos-articles/l-alcool-et-l-allaitement/

 

‘Tu es malade tu dois arrêter d’allaiter car ton lait n’est plus bon’

‘Il est malade, ton lait n’est pas bon pour lui, donne-lui du lait artificiel

Que lorsque la mère est malade, ou son bébé, l’allaitement doit être continué.

Le lait maternel s’adapte aux besoins spécifiques du bébé malade et lui apporte des anticorps nécessaires à sa guérison. Il est également une source de réhydratation.

https://www.lllfrance.org/vous-informer/actualites/1803-allaitement-et-gastro

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1110-29-vous-pouvez-allaiter-meme-si

 

‘Tu ne peux pas prendre de médicaments car tu allaites’

‘Tu ne peux pas aller chez le dentiste’

C’est complètement faux. La majorité des traitements sont compatibles. Il suffit de regarder sur le site du crat, compilé par des docteurs de l’hôpital trousseau, ou sur e-lactancia en anglais ou espagnol pour vérifier la compatibilité du médicament avec l’allaitement ou trouver un équivalent.

https://lecrat.fr/

http://www.e-lactancia.org/

huiles essentielles http://www.danielefesty.com/2009/05/huiles-essentielles-et-grossesse—les-listes.html

 

‘Ton bébé est allergique, il faut le sevrer et lui donner du lait pour bébé allergique. ‘

‘Ton bébé a un rgo, il faut arrêter l’allaitement’

C’est l’inverse. Un bébé allergique a encore plus besoin d’être allaité qu’un bébé sans allergie. Le lait maternel lui permet de développer au mieux sa flore intestinale et d’éviter les inflammations. Dans ce cas, il faut mettre ne place une éviction (supprimer l’aliment de son régime alimentaire). L’allergie aux protéines de lait de vache est la plus courante, et est liée à 40% des cas de rgo (reflux gastro oesophagien).

Eviction plv http://allergieetrgo.canalblog.com/archives/2014/02/08/29151481.html

Allaiter un bébé rgo https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/dossiers-de-l-allaitement/1401-da-41-allaiter-un-bebe-souffrant-d-un-reflux-gastro-oesophagien

 

‘Tu n’arrives pas à tirer, tu n’as pas de lait’

Une maman n’en est pas une autre, et le tire lait n’est en aucun cas un bon outil de mesure. Beaucoup de facteurs font qu’une femme capable d’allaiter sans problème aura des difficultés à tirer son lait. Et il faut parfois le temps que le corps s’habitue à la demande pour réussir.

https://jaichoisidallaiter.wordpress.com/2016/11/30/ne-croyez-pas-votre-tire-lait/

 

‘Il faut lui donner de l’eau, il a soif’

Tant qu’un bébé n’est pas diversifier, lui donner de l’eau est inutile et remplit son ventre sans apporter de calories, alors que le lait maternel est très hydratant. Le faire boire de l’eau fait également disparaître des tétées et peut donc faire baisser la production de lait et entraîner une prise de poids insuffisantes. Pas de tisanes pour un bébé allaité.

Dans certains endroits, l’eau pouvant être contaminée, en donner à bébé peut entraîner de graves conséquences et mettre en jeu sa santé.

Recommandations de l’OMS http://www.who.int/features/qa/breastfeeding/fr/

http://mamanlune.com/index.php/2017/06/19/faut-il-donner-de-leau-a-un-bebe-exclusivement-allaite-ou-allaite/

 

‘Il faut le diversifier’ – ‘Il ne prend pas assez de poids il faut le diversifier’

‘tu le prives de nourriture’

Un bébé allaité n’a pas besoin d’être diversifié avant 6 mois. Le lait est un excellent aliment, parfaitement adapté à ses besoins, et qui continue de l’être au delà la diversification. Si on vous dit autrement c’est que l’on souhaite vous vendre quelque chose, et vous rendre consommateur. Que si la prise de poids n’est pas optimale ce n’est pas parce que le lait maternel n’est pas nourrissant mais parce qu’il y a une interférence avec le transfert de lait, la production de celui-ci ou son assimilation. Que la diversification ne fait pas grossir bébé, mais que c’est le moment de voir un professionnel (un vrai) de l’allaitement.

De plus le lait étant fabriqué à partir de ce que la maman consomme, c’est un aliment riche et varié, donc la saveur change.

un article sur la diversification qui reprend les recommandations officielles de l’OMS, l’INPES et l’UNICEF.

http://lesptitesmainsdabord.fr/2017/03/a-quel-age-commencer-la-diversification/

le fer http://allaitement-jumeaux.com/espace-allaitement/allaitement-et-sante/fer-bebe-allaite.php

 

‘Il faut le sevrer à la reprise du travail’

La reprise du travail est souvent un facteur (à tort) de sevrage. Il est possible de tirer son lait, et la loi le prévoit, après la reprise du travail. Cela demande de la discipline et de l’investissement mais cela est possible. Les tire allaitantes à temps plein ou partiel sont de véritables guerrières qui se battent pour continuer de fournir de l’or liquide à leurs bébés.

Reprendre le travail http://lesptitesmainsdabord.fr/2016/06/reprendre-le-travail-en-allaitant/

Choisir un tire lait http://lesptitesmainsdabord.fr/2017/08/quel-tire-lait-choisir/

Quantité de lait  http://www.lactissima.com/a-tire-d-ailes/quantite-de-lait-bue-par-un-bebe/

Sites pour louer un tire lait :  grandir nature et suckle

 

‘Il ne faut pas l’habituer aux bras, à dormir au sein, comment va-t-il faire après ?’

Un bébé s’adapte, et il est insensé de lui refuser d’être sa mère dans le but de l’habituer à l’après ou à l’absence de celle-ci. Cela va à l’encontre du principe de l’attachement et de toute logique.

https://lesprosdelapetiteenfance.fr/bebes-enfants/psycho-pedagogie/fiches-pratiques/il-veut-toujours-les-bras

 

‘Ton lait n’est pas bon, il a une drôle de couleur’

C’est faux. Lorsqu’on tire son lait on s’aperçoit qu’il peut changer de couleur, de texture et d’opacité, même d’odeur ! Il reste très bon.

https://www.lllfrance.org/1782-les-aspects-du-lait-humain

 

Cela ne laisse pas de place au père.

Si le père veut une place, il la trouvera. Pour cela il est nécessaire de s’occuper de son bébé, de passer du temps avec celui-ci, de le câliner, de le bercer, de participer aux tâches. Il est d’un grand soutien pour la maman et l’allaitement exclusif qui n’est qu’une période de 6 mois ne nuit en rien à sa relation avec son bébé.

Groupe les papallaitants https://www.facebook.com/papallaitantsbreastfeedingdads/

http://mamanlune.com/index.php/2016/09/19/et-le-pere-dans-tout-ca-2/

 

Ton bébé va trop s’attacher à toi

C’est ce qu’il est censé faire pour se construire, un lien d’attachement secure est l’un des besoins fondamentaux de croissance. Ainsi bébé développe de la confiance et un équilibre émotionnel qui lui permette de grandir et de s’épanouir. Il se sent en sécurité et s’ouvre à son rythme sur le monde pour devenir un adulte posé et indépendant.

https://parents-naturellement.com/attachement/

 

Tu as des seins trop petits

La taille des seins n’indique en rien leur capacité de production. Les tailles diffèrent en fonction de la proportion de gras. Mais ce n’est pas le gras qui produit le lait mais les glandes mammaires.

 

‘Il faut lui imposer un rythme’

Qu’il n’y a aucune raison de ne pas maintenir les tétées à la demande lorsque la mère et le bébé sont ensemble, un bébé n’a pas les mêmes besoins de croissance et de réconfort qu’un adulte, il se construit à une vitesse fulgurante. La réussite de l’allaitement se fait par le respect de l’allaitement à la demande.

https://www.lllfrance.org/998-allaitement-aux-signes-deveil-allaitement-a-la-demande

 

‘Allaiter devant les autres est malaisant’

Qu’allaiter ‘en public’ ce n’est rien d’autre que nourrir son bébé. Ce n’est pas un spectacle, et allaiter jusqu’au sevrage naturel est la norme physiologique, bien oubliée dans nos société.

 

‘Tu es une tétine’

La tétine a été inventée pour remplacer le sein. Le besoin de succion est un réflexe archaïque qui permet au bébé d’assurer sa survie, en lui permettan d’obtenir une quantité de lait adaptée à ses besoins et de s’assurer de la proximité de sa mère. C’est aussi un moyen physiologique de dénouer des tensions physiques (et mentales ?).

 

‘Allaiter un bambin est malsain’

Que le sevrage naturel est entre 2,5 ans et 7 ans.

Et que c’est la norme biologique. Ce n’est pas malsain.

L’OMS et l’INPES recommandent 6 mois d’allaitement exclusif et au moins 2 ans d’allaitement en parallèle avec la diversification

Plus l’allaitement dure, plus il est bénéfique pour la santé de la mère et du bébé, et le lait maternel est nécessaire au développement de celui-ci en tous points de vue.

Quelques liens sur les bienfaits de l’allaitement ‘non écourté’

http://www.who.int/nutrition/topics/infantfeeding_recommendation/fr/

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-du-dr-newman/978-feuillet-21-allaiter-bambin

http://lemondeetnous.cafe-sciences.org/2012/03/sevrage-naturel-de-quoi-parle-t-on/

http://parents-naturellement.com/allaitement-long/

 

‘Allaiter pendant la grossesse n’est pas possible’

‘Tu dois sevrer ton bébé, ton lait n’est plus bon’

A moins d’avoir un utérus contractile et d’avoir été interdite de rapports sexuels pendant la grossesse, ça l’est. Oui les tétées provoquent des mini-contractions, comme un orgasme.

Mais en dehors de ce cas-là il n’y a pas de contre-indication. Le fœtus ne sera privé de rien, et le bébé qui tète ne risque rien. En revanche, les tétées peuvent devenir désagréables pour la mère, du fait de la sensibilité des mamelons, elle peut ressentir le besoin de repousser son ‘grand’, la production de lait peut se tarir, et au troisième trimestre le lait est remplacé par du colostrum, donc plus salé et en moindre quantité. Pour ces raisons, il est possible que le bébé se sèvre, où que la mère entame un sevrage.

http://www.grandirautrement.com/fr/296-a-lire-et-a-voir-allaiter-enceinte—une-aventure-pleine-d-imprevus.html

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-de-lll-france/1007-co-allaitement-allaitement-pendant-la-grossesse

 

Co-allaiter deux enfants ?

C’est possible. Le lait maternel sera adapté aux besoins du plus petit, et les deux enfants obtiendront suffisamment de lait puisque la production s’adapte à la demande.

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-de-lll-france/1007-co-allaitement-allaitement-pendant-la-grossesse

 

 

VI Où, comment demander de l’aide ?

 

Se renseigner, et s’informer avec des sources différentes.

Se trouver du soutien dans son entourage.

Se trouver des professionnels compétents : un pédiatre ou généraliste, une consultante ibclc, un chiropracteur pédiatrique, un ostéopathe, un orl qui s’y connaît en freins, une sage femme. Attention, ils ne le sont pas tous.

Poser toutes les questions nécessaires, ne pas s’isoler avec les difficultés.

Se former soi-même et se faire confiance pour reconnaître les discours de personnes incompétentes et/ou ignorantes, il y en a parmi les professionnels.

Vous connaissez votre bébé. Ecoutez-le.

 

Qu’est ce que c’est qu’une consultante en lactation ?

Une réponse simple : un professionnel de l’allaitement qui a suivi une formation et reçu un diplôme. Comme dans toutes les professions, il y en a des meilleurs que d’autres, mais l’expert de l’allaitement est une consultante et non une conseillère en lactation.

http://consultants-lactation.org/

Annuaire des consultantes en lactation ibclc  http://consultants-lactation.org/annuaire-des-ibclc/

 

Les associations

La Leche League https://www.lllfrance.org/

ATUA L’allaitement Tout Un Art https://www.allaitement-toutunart.org/

Solidarilait http://www.solidarilait.org/

Information pour l’allaitement maternel http://info-allaitement.org/

La WABA en anglais http://waba.org.my/

Jack Newman – la personne ressource

Le docteur Jack Newman est Canadien. Il a ouvert une clinique dédiée à l’allaitement. Aider, informer, soutenir l’allaitement est sa carrière (sa vie?). Il répond en moins d 24h aux questions qui lui sont posées via ce lien. Le formulaire est en anglais mais on peut y répondre en français, il le comprend. https://ibconline.ca/ask-a-breastfeeding-question/

Les livres

‘The Breastfeeding Guide’ de Jack Newman

‘L’allaitement’ de Marie Thirion

‘L’art de l’allaitement maternel’ de la Leche League

‘Le problème avec l’allaitement’ de James Akre

‘Serre-moi fort’ de Carlos Gonzalez

‘Mon enfant ne mange pas’ de Carlos Gonzalez

 

Les groupes d’aide sur les réseaux sociaux.

 

Glossaire

 

Ibclc : international board of certified lactation consultant (diplôme international après formation et examen)

Diulham : diplôme inter universitaire en lactation et allaitement maternel

Ref : réflexe d’éjection

Red : réflexe d’éjection dysphorique

Aplv : allergie aux protéines de lait de vache (retardée ou immédiate)

Iplv : intolérance aux protéines de lait de vache (allergie retardée souvent)

Plv : protéines de lait de vache

TL : tire lait

TAE : tire allaitement exclusif

RGO : reflux gastro oesophagien

Reflux interne : reflux sans régurgitation apparente

Bds : bouts de sein, téterelles

 

 

This entry was posted in Allaitement. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *