24 témoignages : l’allaitement haut en couleur

Voici 24 témoignages de mamans merveilleuses, qui ont choisi de partager leur expérience avec nous, afin d’encourager et d’informer d’autres mamans, dans la continuité de l’article évoquant la perte de la culture de l’allaitement et les ‘galères’ des mamans allaitantes. (lien ici :http://mamanlune.com/index.php/2017/10/15/savoir-pour-pouvoir-guide-des-galeres-dallaitement/)

Je les remercie pour leur partage,  c’est un véritable cadeau.

#allaiterestimportant #savoirpourpouvoir #culturedelallaitement

– Premier allaitement (durée de 1 mois):  J’ai été très mal informée on m’a dit qu’il fallait espacer les tétées de 3h. Résultat ma fille ne tétait pas assez, au bout d’un mois je n’avais plus de lait.

– Deuxième allaitement (durée de 2 mois):  J’ai été découragée à cause de 3 mastites d’affilée, je ne prenais plus de plaisir à allaiter…

– Troisième allaitement (8 mois actuellement et toujours en cours) :   Ma plus grande difficulté c’est qu’elle ait été pendue à mon sein toute la journée, que je sois une tétine géante, un doudou vivant, et que le rythme des tétées ait été très très très soutenu pendant très longtemps  !

 

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J’ai choisi cette photo car c’est celle du re début de l’allaitement après 3 semaines d’enfer.

Pour arriver a expliquer le bonheur de cette photo il faut comprendre l’historique.

Je m’appelle Erika et j’ai 37 ans. Depuis mes 15 ans à peu près je rêvais d’être un jour maman.

Il était tout naturel pour moi alors de choisir l’allaitement maternel, sans même comprendre pourquoi on me posait la question si j’allais allaiter ou pas.

Les semaines de grossesse passent et on arrive au fameux cours pré natal sur l’allaitement. 10/12 tétées les premiers mois en moyenne (wow!) pas moins de 8, pas laisser plus de 3heures entre chaque tétée, donner à la demande et aux signes d’éveil, bien positionner bébé pour éviter les crevasses et 4/5 positions pour allaiter. En 1 heure c’était bâclé et sincèrement ça avait l’air tellement simple…

ERREUR n°1: ne pas me renseigner plus avant l’accouchement.

Le jour J arrive. 30 h entre pré travail et travail, cuillères, épisio et déchirure. Bébé a eu une arrivée au monde assez sportive.

Dès la salle d’accouchement (hôpital pro allaitement 100%) on positionne bébé mais personne m’explique rien. J’ai un petit être qui tête inlassablement, je sais pas si c’est bien ou pas… mais il est là. Et je commence à avoir mal… coucou 1ere belle crevasse au sein gauche!

ERREUR n°2: positionnement de bébé lors de la première tétée pas vérifié…

Les jours qui se suivent sont un cumul de ratés… sans mauvaise volonté de la part du personnel médical, mais avec tellement de lacunes et de manquements…

Bébé fait 4kilos et il a faim. Il ne dort pas mal la journée mais la nuit ce sont des pleurs incessants. On pense qu’il re vie un peu l’accouchement, on patiente. 48hs plus tard, sans dormir depuis 5 jours, papa essaye de calmer un peu dans les bras bébé à 3 heures du matin et une puéricultrice rentre, alarmée par les cris de mon fils.

Verdict tombe : jaunisse et fièvre, 38,5. Il faut lui donner un complément et heureusement elles m’expliquent ce qu’est le DAL et le font au petit doigt. Bébé se calme et s’endort illico. Mon fils a faim! Je me sens impuissante, ma montée de lait n’est pas là et je suis incapable de nourrir mon fils.

ERREUR n°3: douter de moi et de nous. Si j’avais eu plus confiance en nous, on aurait évité la suite.

Je demande donc un tire lait. Je veux aider cette montée de lait. On me ramène un medela archaïque et des téterelles standard. Ok ça douille. Ok j’ai mal ça doit être ma crevasse de la première tétée…

ERREUR n°4: PERSONNE vérifie la taille des téterelles et moi… je savais même pas qu’il existait des tailles différentes!

Je tire toutes les 2/3 hs max, même la nuit. Bébé prends mon lait au DAL au sein une fois. Et après… catastrophe: il refuse le sein. La seule approche de mon sein le fait hurler. Ok… petit doigt, DAL et attendre que le débit soit plus important. Il acceptera surement après. On est à J+5 et on rentre enfin à la maison, bébé a pris 200grs du jour au lendemain avec mon colostrum et ma montée de lait est bien là. Mon chéri va me louer un tire lait et là surprise, je croise une puer, je lui explique que j’ai mal, que mes seins sont rouges avec des crevasses mais bébé tète pas. Comment c’est possible? Ahhhh mais les téterelles sont pas adaptées madame! Une taille en plus sur l’ordonnance, papa part chercher le saint graal.

Je tire, je commence à regarder sur les sites d’allaitement, quelle crème, comment me soulager, comment faire re téter bébé. Le sein gauche es hs, donc je donne que le droit, il le veut toujours pas.

Ma sage-femme arrive à J+7 et là, panique… oh la la la la vous avez des plaques rouges, vous faites un engorgement, eau chaude, tétées s’il accepte et tirer souvent. Ok… mais je suis épuisée et j’ai mal, tellement mal aux seins. Juste l’effleurage de mes vêtements me fait pleurer.

Le soir arrive, j’essaye de tirer et RIEN sort du sein gauche… bizarre. C’est lui qui produit de plus généralement. Bon pas grave l’engorgement est à droite, on verra demain.

5h du mat je me réveille, je tremble, j’ai de la fièvre et j’ai MAL! Les seins durs comme de la pierre, je suis vraiment pas bien.

ERREUR n°5: ne pas avoir tiré cette nuit-là et avoir pensé que la douleur était normale….

Je contacte sous les conseils de mes amies (merci merci et encore merci) la leche league, une animatrice m’appelle et me soutient au téléphone: Lune de miel avec bébé au lit, peau a peau, tirer du sein abimé et nous faire confiance. Mon fils reprends le sein droit, je saigne du gauche mais rien sors… ah si… c’est quoi ce truc?

Sur le téton je vois apparaitre des cloques… nan c’est pas possible. Des ampoules?!? Sur un téton?!? Sisi…

je suis les conseils de la leche league, je les perce et là… un liquide jaune caillé sors d’entre mes croutes (oui désolée c’est pas très appétissant tout ça). Mais ça soulage… et les plaques rouges commencent à partir.

Je lis encore les causes et là… téterelles pas adaptées. Pas possible j’ai la taille…. quoi?!? Standard?!?

Je veux assassiner mon mec… non non, il a bien présenté la bonne ordonnance, la pharmacienne l’a pas lue.

ERREUR n°6: Avoir fait confiance à la pharmacienne et ne pas avoir vérifié la taille des téterelles. Comment peut-on deviner, mon conjoint et moi, que c’est une taille standard fournie automatiquement et que cette bonne femme a pas lu l’ordonnance??!?!?

Chéri part m’acheter des téterelles, mes deux seins sont abrasés, avec des croutes qui se forment et se cassent toutes les deux heures quand je fais téter bébé (qui n’a pas pris assez donc il faut le complémenter au DAL…) ou quand je tire. Le lait est rose tellement je saigne (candy up fraise selon mon mec….). Je suis au bout du rouleau. Je sens que je vais passer au bib, c’est plus gérable moralement et physiquement.

Et là… le destin! J’apprends qu’il y a une réunion de la Leche League le lendemain! Allez mon dernier espoir… sinon je donne un bibi.

Je suis en pleurs, c’est ma première sortie avec bébé et j’ai tellement mal… je me sens tellement épuisée. Je montre mes seins. L’animatrice me somme d’aller aux urgences. J’ai une candidose en prime de mes croûtes et des canaux bouchés. Allez… quelqu’un veux crier BINGO?!

Je file à  la maternité. Sage femmes et puéricultrices me reconnaissent et me prennent en charge de suite. Aucune d’elles avaient vu un sein dans mon état, que faire? Infection? Candidose? Maxi crevasses? Elles me donnent une préparation pour une candidose et sont formelles: en cas de fièvre urgent antibios.

Bon je vous passe les détails comme que c’était samedi 18h, manquait des crèmes pour la prépa donc on devait attendre lundi mais oh… lundi c’était férié… ok… j’arrête de l’allaiter, j’en peux plus.

Je rentre et je tente le bib medela avec mon lait, ça marche. Mais je suis triste, désemparée, je veux allaiter mon fils! Je continue à tirer, et le nom d’une consultante en lactation apparait lors d’une conversation avec une amie. On est lundi férié, pas grave je lui envoie un sms de 50 pages ( ou presque). Elle répond de suite, j’ai rdv le lendemain matin.

Cette femme incroyable qui fait des consultations a la PMI m’as sauvé mon allaitement. Je l’écris et j’ai encore les larmes aux yeux.

On reprend tout et on re commence et voici le résumé de nos rencontres depuis le début.

1- on se guérit puis on allaite. Avec les seins dans mon état plus possible, on ré apprendra a bébé à téter. J’ai besoin de repos et papa peux aider au DAL au doigt. Plus de seins 1 semaine minimum.

2- 4 jours plus tard: mes seins guérissent vite, mais bébé refuse de téter… catégoriquement. Merci la confusion sein tétine!  On ré essaye tranquillement laissons-lui du temps.

3 et 4 – 3 jours plus tard on tente le bouts de sein: yes!!! Bebe re tète! Mais pesée 5 jours plus tard, il a perdu du poids même au sein 24hs/24hs.

5eme rdv allez on tente… on enlève les bouts de seins: yes! Bébé a besoin d’aide, contention, mais il re tète! Il n’a plus jamais lâché mes seins depuis le 17 mai 2017, 20 jours après sa naissance.

Je ne savais pas que j’avais ça en moi. Vraiment pas. Je voulais le meilleur pour mon fils, l’allaitement était une évidence mais pas si évident que ça.

Mon rayon de soleil a 5 mois et demi, il a pris en moyenne 1kilo par mois (9,300 kg à ce jour) et malgré un REF et un RGO détecté a son premier mois de vie, il est allaité depuis sa naissance. Il y a des hauts et des bas, le premier mois de mise en place a été dur, mais aujourd’hui il refuse tout autre contenant et peut m’attendre 4/5 h sans téter si je m’absente.  Je suis fière de nous, de ce lien unique qui nous uni. Et je suis heureuse d’avoir eu une amie qui a capté ce moment, avant mon 3eme rdv avec ma sauveuse, où il reprend pour la première fois le sein.

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Pour moi l’allaitement était une évidence, j’ai donc pris soin de beaucoup lire et me documenter pendant ma grossesse. Quand ma princesse est venue au monde elle a eu du mal dès le début à prendre le sein, j’ai mis ça sur le compte de l’accouchement et la péridurale. Puis on a détecté un gros ictère qui a nécessité 25h de photothérapie, elle était épuisée et ne prenait que très peu le seins, j’ai demandé à ce qu’on vérifie ses freins, ce à quoi on m’a répondu que tout était ok. Ils me mettaient la pression pour la compléter car elle continuer à perdre du poids, alors j’ai fini par réclamer un tire lait et accepter les compléments à la seringue et avec mon lait uniquement. On a essayé de poser un DAL pour l’aider mais ce ne fut pas une réussite. J’ai fini par craquer et accepter des bouts de seins pour que le personnel me lâche la grappe. Le temps passe à la maternité (10 jours) elle a fini par stabiliser son poids mais a eu du mal à reprendre son poids de naissance.

Nous rentrons enfin à la maison, bébé a une très faible prise de poids alors je demande à la pédiatre de vérifier ses freins qui pour elle sont ok, encore un coup de pression pour donner des compléments à cause de son poids, je ne cède pas et continue l’allaitement exclusif. Puis vient un autre soucis, bébé pleure beaucoup, je suspect un reflux interne mais aucuns médecins ( 5 différents )ne m’écoute, ils me disent que je n’y connais rien parce que c’est mon premier bébé, je tente l’éviction PLV qui n’a pas changer grand choses, puis un médecin fini par nous donner un traitement. Les commentaires des proches « tu n’as pas assez de lait » « ton lait doit pas être assez nourrissant tu devrais le faire analyser » « ta fille à faim » « elle tète trop souvent ce n’est pas normal » et j’en passe, je tiens bon et demande conseille. J’essaie ensuite de me débarrasser de ces fichus BDS mais bébé est incapable de téter sans (magnifique confusion ) alors je prends contact avec une IBCLC et la LLL, on tente de les sortir en cours de tétées, endormie mais rien y fait. Elles me confirment par contre la présence de freins (mais papa refuse qu’on les fasse couper ). Une belle candidose vient se greffer à tout ça mais avec le traitement (violet de gentiane et fungizone) tout rentre très vite dans l’ordre. Petit à petit tout se met en place, bébé prend peu de poids mais mouille bien ses couches et elle est tonique, par contre toujours les BDS. Puis finalement un jour en cours de tétées elle les enlève d’elle-même et n’en a plus jamais voulu, elle avait 5 mois. Le début des crevasses arrivent puisque finalement elle ne sait pas téter sans, on commence une rééducation. Puis on fait couper au laser son frein labial à 8 mois et demi, sa prise est vraiment meilleure.

Nous voilà arriver maintenant à 10 mois et c’est enfin un pur bonheur en dehors des quelques coups de crocs pendant les poussées dentaires.

Merci aux groupes d’allaitement, aux personnes qui les gèrent et aux mamans qui retransmettent ce qu’elles y ont appris, merci aux bénévoles de la LLL pour donner de leurs temps, et aux conseillères IBCLC de prendre la peine de se spécialiser.

 

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Je m’appelle Mira, j’ai 35 ans, après 5 ans de PMA et 12 fausses couche, j’ai donné naissance à ma fille Lily-Rose en Février dernier.

Je ne voulais pas allaiter suite à de nombreux témoignages très négatifs.

J’avais peur de la douleur, peur de déformer ma poitrine et peur de la difficulté.

Pourtant quand j’ai enfin rencontré ma fille et qu’on m’a proposé la tétée de bienvenue, je me suis dit pourquoi pas. Et cet instant est pour moi un des plus magique de ma vie, j’ai tellement aimé ce moment de complicité et de tendresse entre elle et moi que je me suis dis pourquoi pas essayer vraiment.
J’ai eu ma monté de lait à J+5 post accouchement, alors que j’étais toujours hospitalisée pour une éclampsie sévère et une césarienne avec complication. J’étais épuisée et je souffrais le martyre, ma fille avait les freins trop courts du coup, crevasses sur crevasses, engorgements qui s’est transformé en mastite bref tout ce que je redoutais.
Ma fille était complémentée en LA (au biberon) car petit poids à la naissance (prématurée née à 35 SG), elle souffrait aussi d’un torticolis lié à la césarienne. Ce qui provoquait une mauvaise prise du sein, obligée de la prendre en ballon de rugby et en louve…, mais même comme ça les crevasses ne cessaient de revenir. Elle a donc vu un ostéo pour son torticolis mais aussi car elle souffrait d’un RGO, et immédiatement après ça mon allaitement à complétement changé, je ne souffrais plus.

Nous sommes rentrées chez nous et les 2 premiers mois se sont passés sans difficultés à part un canal bouché avec ampoule de lait, J’ai appris à utiliser la technique du verre d’eau pour me soulager, je m’en servais aussi pour diminuer mon REF avant chaque tétée, cette technique m’a sauvé.

Mais à un peu moins de 3 mois,  ma fille est tombée malade, elle n’avait plus la force de se nourrir au sein, elle a dut être hospitalisée en urgence car elle perdait beaucoup de poids (300 gr / jours les 2 premiers jours), à l’hôpital, ils lui ont à nouveau donné des compléments au biberon et mise sous perfusion, avec la fatigue et le stress je n’arrivais plus à tirer de lait, ma fille restait léthargique et du coup pas de stimulation de mes seins et au bout de 5 jours plus une goutte de lait. J’étais effondrée, je pleurais sans cesse, je n’arrivais plus à dormir ou à manger, je ne voulais pas arrêter mon allaitement, je voulais à tout prix reprendre ce rituel avec ma fille, elle était malade elle avait selon moi besoin de nos tétées pour se réconforter et se rassurer. Mais le personnel hospitalier n’a été d’aucun soutien, pour eux j’étais folle de vouloir m’obstiner, ça n’était pas la fin du monde que d’arrêter d’allaiter au bout de 3 mois. Et pareil pour ma famille, mes proches et mon mari. Mon mari était même heureux que j’arrête comme ça il pourrait lui donner le biberon… J’étais résignée en me disant que c’était terminé.

A mon retour chez moi et après le conseil de femmes merveilleuses sur des forums d’allaitement, j’ai essayé de remettre ma fille au sein, elle le refusait, j’ai alors découvert qu’à cause des biberons donnés à l’hôpital elle me faisait une confusion sein/tétine. Merci l’hosto…
Donc j’ai retiré tous les biberons à ma fille, je lui ai donné des compléments au DAL  directement sur le sein ce qui a re-stimuler ma production, puis j’ai pu retirer mon lait pour lui donner le miens et supprimer le LA toujours au DAL pour finalement revenir petit à petit à un allaitement exclusif au sein.

L’allaitement demande de la motivation et du courage, je ne vais pas mentir, ça peut faire mal tant physiquement que psychologiquement, il faut savoir s’entourer correctement pour y parvenir. Mais les regards échangés, les caresses, la tendresse tout ça n’a pas de prix et ça mérite bien les petites difficultés de la mise en route d’un allaitement.

Aujourd’hui je suis devenue Pro-Allaitement, j’allaite ma fille depuis un peu plus de 8 mois, elle vient de commencer la diversification et j’espère maintenant un sevrage naturel. Je n’arrêterais que quand ma fille n’en aura plus besoin que ça soit sur la partie alimentaire que réconfort. Je suis fière de nous, fière d’avoir sur dépasser les difficultés et je suis reconnaissante de l’aide apportée par les mam’allaitantes qui m’ont donné les conseils et le soutien que je ne trouvais pas autour de moi.

Bon allaitement à toutes

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Lucie, 26 ans, maman d’un petit garçon Hamaury de 3 mois et demi.

Accouchement par voies basses déclenché car diabète gestationnel. Mon séjour à la maternité n’a pas été des plus simples. Difficulté pour la mise au sein, bébé qui ouvre mal la bouche, perte de poids importante et hypoglycémie. Les premiers jours de bébé ont été : tétée (douloureuses pour moi) et complètement biberon par les infirmières. J’étais contre, totalement contre. Mais elles ne m’ont pas laissé le choix en me disant que je n’allais quand même pas le laisser s’affamer et que s’il ne prenait pas assez de poids à cause de moi, il serait directement sondé. 5 jours ont passé et j’ai enfin quitté cette maternité qui prône le lait en poudre. Je prends directement rdv avec mon ostéopathe qui m’a suivie tout le long de ma grossesse. Une bonne séance pour mon petit chou, mise au sein et miracle, plus aucune douleur. Bébé ne s’énerve plus et l’allaitement commence enfin (pour de vrai !!!)

1 mois plus tard. Hamaury grossi bien mais dès que je l’allonge, il grogne, racle de la gorge, se tortille. Je me renseigne donc sur plusieurs groupes sur les réseaux sociaux. On me parle de rgo (reflux gastro œsophagien)… Je patiente espérant voir une amélioration. Mais je n’en peux plus. Je suis épuisée. Bébé ne dort que sur moi, dès que je le pose, il se réveille. Je suis épuisée et décide d’aller directement aux urgences pédiatriques. On me parle alors de rgo interne car il ne régurgite pas ou que très peu. On me prescrit donc du gaviscon et du polysilane . 1 semaine plus tard. Me voilà à nouveau dans le même service, bébé ne va pas mieux. Ils font alors une fibroscopie et constatent que petit chou a une œsophagite. C’est parti pour un traitement long de Inexium. Les jours, les semaines passent mais bébé reste agité, grognon et mon cœur de maman sait et sent qu’il y a autre chose. Je prends donc rdv avec une conseillère en lactation IBCLC car Hamaury s’énerve au sein. Il le prend, le recrache et pleure tout en se tortillant. Elle me rassure, me conseille et me redonne confiance en moi. Mais les problèmes ne sont pas résolus… Je suis donc les conseils du groupe d’allaitement sur lequel je suis sur Facebook. L’éviction aux plv (protéines de lait de vache). C’est parti pour 6 semaines d’éviction. Hamaury semble mieux les 3 premières semaines. Puis rebelote, il s’énerve, se tortille. Mince, que ce passe-t-il ? Avec l’aide de mes copines mamallaitantes, je réalise que je consomme des galactogènes qui favorisent mon REF (reflex d’éjection fort). Je dois alors supprimer les céréales aux 4 noix, le lait d’avoine et d’amande ect.

Aujourd’hui, Hamaury est encore gêné par ce rgo interne. Parfois il vomit en quantité et commence à casser légèrement sa courbe. Nous allons rencontrer un pédiatre allergologue pour essayer de trouver ce qui dérange mon petit chou.

Nous avons un parcours difficile et qui n’est pas terminé mais j’aime tellement allaiter mon petit ange. Nous avons créé une relation unique et la tétée est un moment tellement privilégié pour tous les deux. Je voulais allaiter que 3 mois, puis 6 mois, puis 1 an. Aujourd’hui, je parle de sevrage naturel. Battez-vous pour votre allaitement et surtout, entourez-vous des bonnes personnes, c’est important. Et surtout, accrochez-vous car même si c’est parfois dur, ce regard qui vous dit « merci maman pour ce délicieux repas », mon dieu je ne veux jamais le perdre.

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J’ai un petit garçon de 5 mois presque et demi.

Mon fils est allaité exclusivement et n’est pas encore diversifié (je souhaite attendre ses 6 mois).

Je me suis battue pour réussir mon allaitement qui n’était pas gagné au début.

J’ai une petite fille de 3 ans que malheureusement je n’ai allaité que 1 mois et demi exclusivement faute de conseils et de connaissances j’ai cru que je n’avais pas assez de lait et suite aux conseils de ma sage-femme de l’époque, je la faisais patienter deux heures minimum entre chaque tétée donc elle pleurait tout le temps. Bref j’ai intégré deux bibis de LA ce qui a mis fin à mon allaitement au bout de 15 jours.

Aujourd’hui j’ai eu un petit garçon le 30 avril dernier. Bien décidé à réussir cette fois ci mon allaitement!

Tout se passait très bien jusqu’à la visite des 1mois. Il est né a 38s avec un petit poids de 2,630kg et sortie de la mat a 2,4kg. A un mois il n’avait pris que 200g par rapport a son poids de naissance soit 2,840kg. Mon pédiatre m’alerte sur son poids et me dit de donner des compléments. Je ressors dépitée. Perdue j’appelle ma sage-femme qui me conforte dans mon idée de ne pas écouter le pédiatre. Elle me prescrit la location d’un tire lait. Je le fais assidûment mais j’ai fait l’erreur de donner ce que je tirais au bibi donc il accepte beaucoup moins le seins donc petit à petit je ne lui donnais plus le sein mais uniquement le biberon. Seulement impossible de tirer assez… Donc j’ai dû compléter le midi et le soir par un bibi de LA. J’ai fait ça un petit mois. Au rdv des deux mois il avait pris 1,2kg et était donc a 4,050kg! Le pédiatre me félicite.

Mais moi J’en pouvais plus de passer ma journée à tirer et honnêtement ça ne me convenait pas. Je n’avais pas le lien avec mon bébé ce qui me rendait extrêmement malheureuse. D’autant plus que le tire lait était très douloureux pour moi.

J’ai donc pris une décision : soit je réussissais à remettre bébé exclusivement au sein soit je passais au LA.

Mon conjoint et mon entourage étaient septiques et me demandait pourquoi je m’acharnais…. Mais j’ai tenu et après 3 jours de pleurs d’énervement et de mise au sein non stop victoire! Bébé a repris le sein comme un chef! Fini le LA et fini le bibi!

A la visite des 4 mois il faisait 5.7kg.

Fin août j’ai dû reprendre le travail.

Petit à petit cet été j’avais réussi à me constituer un bon stock de LM au congélateur en vue de son entrée en crèche. Oui car à ce moment-là il faisait ses nuits donc chaque nuit j’étais réveillée par la montée de lait et j’arrivais a tirer 200ml.

Aujourd’hui à la crèche il prend un biberon de 200ml le matin, moi je le récupère entre 12h et 14h et il reprend 200ml l’après-midi et moi je le récupère à 17h15.

je dois donc fournir 400ml à la crèche par jour.

Malgré mon acharnement je n’arrive pas à tirer 400ml/jour et je puise donc dans ma réserve qui diminue fortement… Depuis son entrée en crèche, il ne fait plus ses nuits et se réveille entre 2 et 3 fois par nuit. Malgré tout je tire un sein en lui donnant l’autre mais rien à faire.

Je tire aussi le midi à 12h30 et 13h30, le soir quand je rentre, la nuit (au début je m’étais même mon réveil pour tirer avant qu’il se réveille)… bref je m’épuise et malgré cela je n’arrive pas à 400ml/jour.

Je tire environ 250/jrs. Ce qui fait que chaque jour il a un sachet de 200ml de lait frais de la veille et un sachet congelé. Le week end j’arrive à faire environ 3x200ml que je congèle afin de renouveler mon stock mais ce n’est pas suffisant…

Aujourd’hui je suis perdue car plus ça va moins je tire. Je me mets une pression d’enfer pour réussir à continuer mon allaitement exclusif. J’y tiens énormément.

Je bois 1.5L de tisane d’allaitement/jrs, je prends tous les matins un cachet de levure de bière. Mais rien n’y fait…

Du coup à contre-coeur depuis quelques jours il a un biberon de LA par jour donné a la tasse a bec. Mais je suis vraiment fière de notre parcours !!! Et j’espère pouvoir continuer encore !!!

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J’ai toujours souhaité allaiter et pour y arriver en temps voulu je me suis énormément renseignée et ce bien avant ma grossesse. Lorsque l’on a su qu’elles seraient deux ça n’a pas entaché ma motivation.

Mes jumelles sont nées par césarienne programmée à 37+1sa, Callie pesait 2,5kg et Emma 1,790kg.

Nous avions préparé un projet de naissance qui a volé en éclat, pas de tétée de bienvenue, pas de peau à peau pour nous. Pire encore nous avons été séparées.

Je suis remontée en chambre sans mes bébés. Immédiatement j’ai demandé un tire-lait pour pouvoir lancer la lactation. Tout ce que je réussissais à tirer était fourni en priorité à Emma qui en avait vraiment besoin, autrement elle était complémentée par sonde au lait de femme. Callie, elle, a reçu des biberons de préparation commerciale pour nourrissons, chose que je ne souhaitais pas mais nous avons été prises de court par cette séparation inattendue.

16h après leur naissance j’ai pu récupérer Callie en chambre avec moi, et nous avons immédiatement commencé l’allaitement au sein sans encombre majeur si ce n’est qu’elle n’arrivait pas à prendre le sein droit. L’auxiliaire puéricultrice nous a plusieurs fois conseillé l’emploi d’un bout de sein, ce qu’on s’est empressé d’aller acheter. Je n’ai jamais réussi à le mettre et, finalement, en essayant plusieurs positions nous avons réussi à ce qu’elle prenne les deux seins. J’ai continué à tirer mon lait pour Emma en parallèle, Callie tétait et je tirais mon lait ensuite. J’aurais bien aimé que l’on me dise et que l’on me montre que je pouvais tirer un sein pendant que Callie prenait l’autre… j’y aurais gagné en temps de sommeil et sûrement en quantité recueillie.

Montée de lait à J3, après pesée Callie a perdu 10% de son poids, on me somme de la complémenter, chose que je ne veux pas. Mais après des menaces des auxiliaires puéricultrices “vous voulez qu’elle retourne avec sa soeur en neonat?”  je lui donne finalement un peu de complément à la seringue, bien que l’on m’ai dit que “maintenant qu’elle prenait bien le sein je pouvais lui donner au biberon, le risque de confusion étant nul…” Puis on ajoute “vous savez allaiter des jumeaux exclusivement c’est quasiment impossible!” mais je m’y risque pas. 5, 10, 15 ml, déjà trop pour moi. Mais cela n’y changera rien. En fait elle a la jaunisse et cela lui prend énormément d’énergie, surtout cette luminothérapie qui l’énerve. Une fois traitée elle reprend doucement du poids et on commence à me laisser tranquille.

Entre temps Emma est toujours en néonatalogie. Elle y restera 7 jours en couveuse, étant en chaise roulante car dans l’impossibilité de me déplacer jusque là bas de moi-meme, je n’ai pu la voir que 48h après sa naissance, quelques minutes… Le lendemain je peux m’y rendre seule, personne ne me propose de la prendre ni de la mettre au sein, je n’en prend pas non plus l’initiative, je reste choquée devant tout ces équipements qui lui sont reliés.

Maintenant elle boit au biberon, toujours mon lait en mixte avec du lait de femme du lactarium, 50ml/3h, c’est une goulue qui réclame souvent avant l’heure. Une nuit, à J5, une super auxiliaire adepte du maternage et que je ne reverrais malheureusement plus, me propose de la mettre en peau à peau et d’essayer de lui donner le sein, sans succès, elle n’arrive pas à le prendre même avec un bout de sein (dont je ne connaissais pas la nocivité a l’époque!), elle se fatigue vite. Je décide de les laisser gérer son alimentation et on reprendra tout du début lorsque nous pourrons rentrer à la maison.

Une semaine après leur naissance, pour notre plus grand bonheur, nous avons droit à une chambre mère-enfant, en effet elle vient de se libérer et Emma n’a plus besoin ni de couveuse ni de lit chauffant. Mais nous allons vite déchanter. Callie qui est considérée sortante est ré-hospitalisée pour que l’on puisse rester toutes les trois. Emma voit ses rations changer, désormais elle est en mixte de mon lait tiré et de PCN 70ml/4h, elle hurle de faim 1h avant l’heure. Et Callie? Elle peut être allaitée bien sûr! Mais il faut que cela soit chaque 4h également et elle sera pesée avant et après chaque tétée, et prendra la différence de grammes en ml de PCN (si elle prend 20gr après la tétée elle prendra donc 50ml de PCN en complément). Je m’insurge! Elle ne peut pas passer d’un allaitement à la demande à un allaitement toutes les 4h et surtout les compléments et le biberon vont mettre en péril la production de lait. Je pleure, je négocie. On me dit qu’un bébé ne tète pas forcément pour se nourrir et qu’à force elle ne pourra pas digérer. Je leur répond que le lait maternel se digère très rapidement! Je leur demande également comment ils peuvent savoir qu’elle a pris tant de ml si elle a pris 20gr, pour eux cela est évident que c’est équivalent. Pourtant moi quand je mange un plat 250g de pâtes je ne prends pas 250g en sortant de table. On me dit qu’elle doit grossir, je leur répond qu’avec une tétée toutes les 4h c’est certain qu’on y arrivera pas.

Je suis abasourdie de tant de manque de formation dans un service de pédiatrie quand on nous rabâche au quotidien que le lait maternel c’est de l’or et qu’il faut persévérer!

Je reviens en chambre, je suis perdue, j’ai peur. Peur qu’on nous garde en otage indéfiniment si je me braque sur cet allaitement. Je suis le protocole à contre coeur…

Je tire toujours mon lait et il y en a si peu, je ne sais plus quoi faire, je suis en pleurs, pour moi passer à côté de cet allaitement est impossible, j’en ai besoin autant qu’elles. Mes amies me poussent à lui donner le sein en cachette, j’hésite quelques heures, j’ai besoin de parler à une personne compétente en allaitement, j’appelle la maternité pour rester anonyme et demande à parler à une conseillère en allaitement, on me répondra que le personnel soignant a été formé par une conseillère en allaitement et est apte à répondre à mes questions… Si je n’étais pas si mal je rigolerais vraiment. J’appelle une animatrice de la LLL qui essaye de me réconforter et trouver des parades pour au moins arrêter les compléments. J’avais besoin de m’entendre dire que je n’étais pas folle et que je faisais bien. Callie reprend l’allaitement exclusif, sans séquelles heureusement. Lorsqu’on toque à la porte j’arrête immédiatement la tétée et baisse mon t shirt, cela passe pour un câlin… Nous passons en mode “parents modèles”: on ne dit plus rien, on suit le protocole, on maintient toujours la tétée aux 4h avec le complément qui fini dans l’évier une fois qu’on reste seules, Callie prend du poids elle n’en a clairement pas besoin.

Emma reçoit toujours des biberons même si cette solution ne nous plaît pas, surtout elle prend beaucoup de poids un jour puis en perd au lieu d’en prendre le lendemain et ça ne leur plaît pas, ils la gavent comme une oie “on est pas en mode câlin on est en mode…” gavage on a compris… (parole d’auxiliaire puer!)

Les jours passent et je perd un peu plus patience, je veux rentrer et m’occuper de mes bébés tranquillement.

12 jours après leur naissance c’est le cas. Callie pèse 2,5kg et Emma 2,100kg.

Mais nous sommes perdues. Nous passons d’un protocole strict a une liberté totale, nous avons peur qu’elles ne prennent pas assez de poids surtout…

Notre sage-femme libérale passe le lendemain, elles ont bien pris, elle me rassure, on va essayer de lancer l’allaitement pour Emma. On essaye mais elle me regarde de ses grands yeux l’air de dire “Que veux-tu que je fasse avec ça?” La voilà la belle confusion sein-tétine!

Elle m’a ramené un biberon calma et un DAL de medela. On utilise le calma la nuit surtout, il a l’avantage de lui demander plus d’efforts et surtout de la patience puisque le débit est plus lent que ce qu’elle a eu l’habitude d’avoir (cf: le mode gavage) mais je ne le recommande pas pour autant dans un autre cas que le nôtre.

Nous lui donnons le DAL la journée toujours avec mon lait tiré puis complément de PCN, d’abord au doigt pour rééduquer sa succion, puis en alternance doigt/sein. Un jour elle ne veut pas boire à la paille doigt, mais la prend volontiers au sein, chaque étape qui nous rapproche de l’allaitement au sein est une victoire!

Nous resterons ainsi plusieurs semaines, faisant beaucoup de peau à peau et de co-tétées avec sa sœur pour activer le réflexe d’éjection et que cela ne lui demande pas trop d’efforts. Les compléments diminuent doucement, mais psychologiquement j’ai beaucoup de mal à arrêter les compléments tant qu’elle ne fait pas 3kg, puis c’est le cas et maintenant il faut se lancer. Elles ont 9 semaines et ma compagne reprend le boulot, je ne me vois pas gérer un allaitement exclusif au sein et un autre au DAL au sein, je décide de tout arrêter, de nous faire confiance et de lui proposer le sein nu. Mais la réalité nous rattrape, elle se réveille et hurle de faim, n’arrive pas à prendre le sein, j’imagine que cela ne va pas assez vite pour elle. Je lui prépare 60ml de PCN (préparation commerciale pour nourrisson, un autre terme pour lait artificiel) que je lui donne au DAL au sein, elle en prend 30, repousse la sonde et fini au sein le reste de la journée. Idem le lendemain, elle prend 20ml… et n’aura plus jamais de PCN depuis….

C’est tombé sur un pic de croissance et je trouvais cela bien que cela ajuste la production de lait pour deux bébés directement, mais c’est un pic qui a duré 2 longues semaines, avec tout autant de crevasses, mes seins n’ayant pas l’habitude d’une telle sollicitation, et puis j’ai quelques fois eu du mal à bien les positionner seule en ballon de rugby…

Après une pesée nous nous rendons compte qu’Emma n’a pris que 40gr sur les 15 derniers jours, le médecin ne s’en offusque pas, ça me rassure et je me dis que ce pic de croissance a été rude et le fait qu’elle n’ai pas beaucoup pu accéder au lait gras explique cette petite prise de poids. 2 semaines plus tard j’en fais part à ma SF qui la pèse. Elle a repris 500gr.

À partir de cet instant, soit 13 semaines après leur naissance, l’allaitement devient vraiment un plaisir. Je n’ai plus besoin de tirer mon lait, plus besoin de me lever pour donner des compléments, plus besoin de me bagarrer avec le DAL, plus besoin de m’inquiéter pour leur prise de poids. Je n’ai plus qu’à profiter de tout les bienfaits, car cet allaitement a aussi permis de réparer cette longue séparation avec Emma.

Aujourd’hui elles ont 16 mois et sont toujours allaitées! Nous ne nous sommes pas donné de date de fin, j’imagine qu’on est bien parties pour un sevrage naturel.

Je n’ai aucun regret sur le déroulement de cet allaitement malgré ses difficultés je n’en ressort que plus fière de nous, de notre persévérance et avec la preuve que l’amour peut déplacer des montagnes !

Et je ne remercierais jamais assez ma compagne pour son soutien infaillible, la bienveillance et l’accompagnement de ma sage-femme et le soutien de mes amies.

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Après 2 ans d’essais en 2012 miracle grâce à l’induction (premier niveau de la PMA)… Mon corps ne m’appartient plus Mais Elle est là… la seule chose dont je suis certaine : je VEUX la nourrir… lors de ma préparation à l’accouchement je harcèle ma SF De questions. On ne parle qu’allaitement…
1 mois avant Mon accouchement a un rdv elle me dit “Mais on parle d’allaitement mais vous avez les ovaires micropolykystiques! Vous ne pourrez pas allaiter! C’est hormonal!!”
Mon gynéco me dit que c’est faux….
Mon accouchement a été plutôt top 🙂 6 jours à la maternité à attendre la montée de lait… à me faire tripoter comme un animal….
J’ai des crevasses… on teste tout… argile verte en cataplasme… smecta + bepenthen… ma petite Anghjulina a besoin de succion… on lui met une tétine dans la bouche…
au bout de 6 jours on rentre à la maison… je donne le sein++++ j’ai l’impression de ne pas arrêter… Ca fait mal mais ça va passer….
RDV SF 4 jours après le retour… ma boulette d’amour a perdu 300g… Elle est à 35,9 De température…
la SF me Dit que ce n’est pas top… faudrait instaurer un DAL…. Pour aider à reprendre du poids….
Le soir j’avais entendu parler de la LLL j’appelle une consultante en lactation qui me répond je suis désolée Mais au vue de ce que vous me racontez… le seul conseil est d’appeler la maternité et d’y retourner rapidement…
Ce que je fais…. hospitalisation… Madame votre fille est malnutrie et déshydratée… les pires mots pour une Maman… je ne suis pas capable de nourrir mon enfant….
On stoppe de suite l’allaitement!!!
J’arrive à faire accepter le tirage en plus des bibs…
Vous voyez bien!!! Vous ne tirez que 30ml en 45 min!!!
J’ai continué un peu à la maison… Et j’ai fini par arrêter… je ne me suis jamais remise de cet arrêt…..

2eme grossesse SPONTANÉE première chose à laquelle je pense : Pas d’ovaires micropolykystiques!! JE VAIS ALLAITER!!
Cette fois je refuse de faire une préparation à l’accouchement! Je ne veux entendre personne!!
Je prends juste un rdv avec une SF pour discuter allaitement… Elle me donne de supers tuyaux !! Je suis reboostée à fond!!
Accouchement magique, sans péri… bébé au sein de suite… un bonheur…
Puis début des crevasses mais bébé grossi super bien donc on sort en 3 jours…
Retour à la maison les crevasses font mal… je mets de la lansinoh…
3 jours après le retour contrôle SF… prise de poids : 20g!!
Je suis pleine de lait… je coule de partout… c’est pas possible!! Qu’est-ce qu’il se passe!!
Nouveau contrôle 2 jours plus tard +20g!! Elle ne perd pas mais ne prend pas!! 2 jours plus tard… PAREIL!!
Ma SF me dit qu’elle est arrivée à sa limite de compétence… Elle ne comprend pas.. bébé tète bien… j’ai du lait…
Elle me conseille une conseillère…
qui va prendre du temps.. beaucoup de temps pour écouter mes craintes… ma première histoire….
Elle se demande Si je n’ai pas une candidose… on traite… on rectifie la position…
la crevasse à droite me fait de plus en plus mal et mon sein est vraiment moche…
Je prends en TL électrique que j’utilise à fond pour tirer au max… je rouvre ma crevasse encore plus….
Ma consultante décide de faire un prélèvement sur mon sein droit… pendant ce temps j’ai quand même contacté la pédiatre De ma grande qui nous connaît bien…
Elle nous fait confiance quelques jours en espérant que bébé va reprendre parce qu’elle sait que stopper l’allaitement serait une catastrophe pour moi.. Et elle voit que j’ai du lait…Elle fait quand même un prélèvement de selles… Comme Ca…
Et elle me demande de faire une éviction De PLV… pour voir…
Un matin pour un contrôle de poids j’y vais trop fière… Lisandrina a pris du poids je le sais ma balance à la maison me l’a dit!!!
Arrivés à l’hôpital c’est formidable elle a pris!!! Mais on a aussi le retour de la coproculture : rotavirus….
Hospitalisation….

Mais comment c’est possible!!! J’ai déclenché des TOCS après les hospitalisations de la grande (Et ma nouvelle formation d’infirmière) personne ne touche bébé, je me lave les mains 50 fois par jour….
Un rotavirus !!!

En même temps je reçois les résultats de mon prélèvement… staphylocoque doré (Et une entero bactérie dont j’ai oublié le nom)…
Je cours en maternité pour avoir un traitement où les SF me disent que c’est sûrement la fin de l’allaitement (Elles me connaissent bien depuis mon accouchement elles m’ont reçu plusieurs fois pour me conseiller tellement j’avais peur).
Le gynéco me met sous antibio et me dit de ne surtout pas arrêter de donner le sein!!
L’équipe de jour en pédiatrie est géniale.. je dois donner des compléments… Pour le rotavirus… j’accepte mais à la pipette et après la tétée… Elle prend 2ml du coup apres je dis que j’ai donné sans le faire…
L’équipe de nuit arrive et là, catastrophe!!
Mais vous avez mal!! On donne un bib!!
Non je ne veux pas de bib!! Alors Elle me met une tétine de bib Sur le sein pour atténuer la douleur que je refuse aussi!!
“Bien madame si vous voulez pleurer en donnant le sein alors soyons clair ne m’appelez pas je ne viendrais pas vous y aider”…
2 nuits avec cette équipe!!
Le 2e soir elle a tenté de faire donner le bib par papa pendant ma douche!! Heureusement papa est génial Et a refusé en disant que oui bébé pleurait Mais que j’allais arriver pour lui donner le sein pas d’inquiétude!!
Le lendemain la petite ayant repris du poids depuis 2 jours j’ai dit au pédiatre que je rentrais chez moi “oui mais madame vous êtes réticente au biberon et vous savez un rotavirus peut être très dangereux pour un bébé”
(Ah Bon? Ah mais si elle a besoin je vais la laisser sans manger bien sûr… Avec un rota elle prenait 20g quand même!! Dire Comme je ne la nourrissais pas!!)
On est rentré, on a vu 3 fois l’ostéo…
j’ai acheté des coquillages d’allaitement!! La dame a été formidable et m’a trouvé pile ma taille….
On a eu des contrôles de poids… la pédiatre a été formidable… Elle nous a laissé du temps… l’infirmière puer qui était avec Elle lui disait “attends… Ca va marcher… ne lui donne pas de compléments… elles vont y arriver…!”

3 Mois De cicatrisation à droite…. Mais ça y est… on y est!!
5 Mois Et demi d’allaitement!! Exclusif!!! Quelle fierté!!
Oui y a un RGO, oui j’ai un REF, oui on ne peut pas allaiter allongé ça augmente le RGO Mais c’est des détails ça….  quand la pédiatre écrit LM exclusif Sur le dossier ❤️

Mais l’angoisse est toujours là : faire attention, surveiller mes seins, attention à la candidose car si candidose on ne peut pas conserver le lait et donc à la reprise du boulot obligée de donner du LA…
je ne sais pas jusqu’où on va aller… je ne veux pas aller au sevrage naturel… Mais 12mois… 18 Mois…. je ne sais pas…
Si seulement j’avais eu des groupes pour me soutenir en 2012!! J’aurais réussi aussi c’est Sur…en tout cas maintenant je serais capable de conseiller mes copines et jamais je n’entendrais un “j’ai arrêté car je n’avais pas de lait” “Mon lait n’est pas assez nourrissant”….
Alors je ne me sens pas “allaitante”… j’ai été “biberonnante” en 2012 Et Ca me poursuivra toute ma vie Mais je suis “nourrissante” Et Ca c’est ma victoire!!notre victoire!!

Cette petite main qui me caresse… ces petits yeux dans les miens… ce petit corps collé à Moi…je n’ai même pas de mots….

FB a du mauvais mais il a aussi ce bon… d’avoir été un soutien au moment où je me disais j’en peux plus… j’ai trop mal…. j’aurai tellement de gens à remercier….toutes ces mamans qui partagent… soutiennent…

 

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Je suis Céline, 30 ans, maman de Aline 2 mois et demi toujours allaitée. Pour nous, les débuts non pas été compliqués niveau prise au sein et crevasses, car Aline a tout de suite bien pris le sein et elle a su me guider dans les positions où elle était elle-même à l’aise. Notre souci c’était mon REF. Elle le gère beaucoup mieux depuis un moment. Sa technique à elle, c’est de lâcher mon sein dès que les jets apparaissent. Je prépare toujours un bavoir pour vite rattraper ça et ne pas en mettre partout. Ça lui provoquait des coliques et du reflux, je lui fais donc souvent faire des rots pendant la tétée (tétée qui durait au début entre 2 a 3 minutes et maintenant entre 7 à 8 minutes). J’essaye d’éviter les galactogènes et je tire parfois mon lait pour que mes seins soient moins remplis et qu’il y ait moins de pression.

 

 

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J’ai allaite bébé 3 31mois du coup je pensais que tout irait comme sur des roulettes pour bébé 4 mais voilà diabète gestationnel (j’ai 44 ans) et utérus bien dilaté 4 grossesses donc beaucoup de liquide amniotique qui donne une piscine olympique à bébé qui reste en transverse donc césarienne d’urgence mal digérée par maman (je voulais un dernier accouchement naturel comme les autres) du coup tout va bien malgré un biberon pour commencer car bébé en peau a peau avec papa car je  dois rester en salle de réveil mes jambes ne se réveillent pas pffff.

Je remonte enfin et tétée ok pour bébé je souffle mais au bout de deux jours douleurs qui font penser à une candidose donc pas de soucis je fais ce qu’ il faut mais rien n’y fait le mercredi j’en pleure douleur et les sages-femmes ne me comprennent pas quand je veux tout de même continuer (j’ai foiré mon accouchement je veux allaiter) mais bébé ne prend pas de poids ma sage-femme perso je lui envoie des textos et elle me répond et peau a peau bébé reprend du poids ouffff je passe au tire lait car bébé me fait trop mal et je rentre enfin à la maison. Deux jours après les seins sont en sang et comme si je les avais passé à la ponceuse au papier de verre et là obligée de passer au biberon de LA je suis désespérée mais impossible pour moi de tirer et mettre la bouche de mon bébé sur les seins en sang c’est juste pas possible tellement ils sont moches et “dégoûtants” je trouve le tel d’un dermatologue qui me reçoit en urgence et là le verdict eczéma et staphylocoque doré (dû au choc de la césarienne d’urgence) solution sur trois semaines de traitement avec possibilité  de faire tétou bébé un jour sur deux sur la troisième semaine. Bébé était fait pour téter le biberon il s’en mettait de partout lol. Du coup j’en suis a 4semaines sans tetou bébé a 6 semaines plus de lait dans les seins bébé veut pas téter et sur les conseils de ma sage-femme : pas de tire lait car mes seins sont encore trop sensibles. Je mets bébé au sein en peau a peau et quand il a trop faim je fais tout de même un bibi de LA et la nuit aussi en parallèle je prends des galactogènes (amandes, barres ovomaltine, bière sans alcool, homéopathie ricinus, des tisanes weleda) et bébé en peau a peau ++++++ période pleine de doutes et difficile car j’ai deux autres enfants avec nous de 8ans et 3ans. Je suis épuisée mais d’un coup bébé prend de plus en plus de lait il déglutit bien et ne pleure plus de faim en deux semaines mon allaitement est en route bébé prend du poids et mes seins se mettent même à couler seuls car ils débordent si bébé tête pas 4fois par nuit lol Aujourd’hui bébé va avoir 11mois il fait presque 10kg (3,420kg a la naissance) commence à peine la diversification et tête toujours à la demande.

Je suis fière de nous et je dois aussi dire que j’ai un mari qui m’a soutenue et me soutient encore …..

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Le 31 août dernier, j’ai donné naissance à mon premier bébé. Ma petite Érynna. Depuis le début de ma grossesse, il était clair que je voulais allaiter. J’avais si hâte mais je n’étais pas bien préparé. Les femmes de ma famille n’allaitent pas donc je n’avais pas de soutien.

Dès les premières minutes de vie de ma fille, je l’ai mise aux seins. La première tétée ne sait pas passé comme prévu. Mon bébé n’avait pas de réflexes de succion. J’ai commençé à lieu donner le colustrum avec un gobelet et des seringue tout en continuant à la faire tétée pour qu’elle s’améliore.

Au fil des jours, elle tétait super bien. Une énorme amélioration. Mais un autre problème surgit. Érynna avait perdu plus de 10% de son poids de naissance en moins de 2 jours. Le personnel médical voulait absolument que je lui donne des préparations commerciales pour qu’elle prenne du poids. Je lui ai donc donné une seringue de préparation. Je me sentais si mal, je tenais à mon allaitement mais je ne voulais pas que son poid diminue encore plus, par ma faute. Malgré tout, je ne lui ai plus jamais redonner de préparation. Je me suis fait confiance. Je nous ait fait confiance à toutes les deux.

À ce jour, j’allaite toujours exclusivement depuis sa naissance soit depuis 6 semaines déjà. Je suis si fière de nous. Mon objectif actuel est d’allaiter ma fille jusqu’à ses 6 mois minimum. J’adore tout ces petits moments de bonheur lactée!

 

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J’ai 2 filles, une de 7 ans le 20 novembre et la deuxième de 10 mois (11 mois le 24 octobre). Pour ma première fille, j’ai eu un accouchement très traumatisant pour moi et bébé. Le travail n’a duré que 3h à la maternité. Au bout de 3h, bébé s’est retrouvé en détresse respiratoire et moi, l’aide soignante n’arrêtait pas de me crier dessus en me disant que je poussais de travers et que maintenant bébé était coincé. La gynécologue est arrivée en urgence et j’ai eu une anesthésie générale, une grosse épisiotomie et elle a été cherché bébé avec ses mains. Après avoir été recousue, on m’a rendu bébé et le papa et tout le monde est parti. Donc je n’ai eu aucune aide pour une première mise au sein, la fameuse tétée d’accueil. Mais j’ai laissé faire ma fille qui a trouvé le chemin mais sans téter car trop de fatigue. Les 2 jours qui ont suivi, j’ai mis bébé au sein +++ et je n’avais toujours pas de monté de lait. Le 3ème jour, le gynécologue vient me voir et m’explique que je fais une hémorragie et qu’il faut me transfuser et me redescendre au bloc pour me réopérer et suturer la veine. Pendant qu j’étais au bloc, le personnel de la maternité a donné un biberon à ma fille car il fallait qu’elle mange. La nuit qui a suivi, j’avais tellement mal (et cette fois le personnel m’a cru), j’ai eu droit à une poche de morphine même en allaitant. J’ai dû compléter ma fille car je n’avais toujours pas de monté de lait et qu’elle serait longue à venir suite à l’hémorragie. Mais personne ne m’a parlé de confusion et j’ai complété au biberon mais je m’étais imposée une règle: ce n’était pas moi qui donnais le biberon, c’était le papa. Pendant 1 mois, j’ai complété, jusqu’à ce que ma lactation se mette bien en place et que je me remette psychologiquement de cet accouchement. Lors de la visite des 1 mois à la PMI, la pédiatre me dit que je peux arrêter l’allaitement puisque je suis obligée de compléter. Je me suis fâchée et j’ai rencontré la psychologue de la PMI qui a su m’écouter et me conseiller de faire ce qui me semble le mieux pour moi et pour bébé et de changer de pédiatre. A partir de ce moment-là, j’ai eu du lait à profusion, j’ai arrêté les compléments et j’ai voulu faire des dons au lactarium. Et là encore une grande déception, on ne prend pas le lait d’une personne transfusée. Je me suis mise à paniquer puisque j’allaitais toujours ma fille et je ne comprenais pas. La personne du lactarium me répond alors que pour ma fille ce n’est pas grave mais que je ne peux en donner à personne d’autre. J’ai créé une relation forte avec ma fille. Je ne voulais pas la laisser et l’allaitement était un bon prétexte. Même si depuis la sortie de la maternité, elle dormait 10h la nuit et pour éviter les engorgement, je tirais mon lait (bien sûr je n’étais pas informée!). A la reprise du travail, j’ai eu de la chance que ma fille n’ait jamais fait de confusion car n’étant toujours pas plus informée, nous donnions le biberon. Malgré tout ça, j’ai allaité ma fille jusqu’à son anniversaire de 2 ans et là, c’est elle qui m’a dit “maman, je veux plus téter!”, j’ai répondu “d’accord” et ce fut la fin de ma première expérience avec ma fille Mélissa. (je n’ai pas de photos de l’allaitement quand elle est grande)

Pour ma deuxième (Coralie), j’ai eu un accouchement souhaité à toute future maman et pourtant c’était un siège. Elle est sortie en 7 min et aucun soucis particulier. Le personnel m’a aidé pour la tétée d’accueil, m’a bien dit de ne surtout pas donner de sucette et est venu vérifier que me fille ouvrait bien grand la bouche. Personne ne s’est inquiété de la perte de poids de départ et je n’ai eu que des encouragements. Le personnel m’a parlé des tétées groupées du soir, des pics de croissance à 3 semaines et à 3 mois, en me disant de ne pas m’inquiéter et qu’il fallait juste stimuler davantage sur ces moments-là en mettant bébé au sein le plus souvent. A ses 3 jours, on voit à l’échographie qu’elle a une luxation de la hanche et là direction les spécialistes et port du lange-câlin. La spécialiste m’explique que l’allaitement reste le meilleur mais que pour la position cela sera compliqué et que je risque d’avoir mal et elle me conseille aussi le portage intensif en écharpe et en passant les pans entre les jambes. Effectivement, elle demandait toutes les 1h, 1h30 et les positions, enfin LA position n’était pas top, elle devait trouver la tête pour téter. Cela a duré 3 mois et maintenant, ses hanches sont à leur place, nous avons vu un ostéopathe pour éviter les torticolis et tout est rentré dans l’ordre. Puis vient la reprise du travail et n’étant pas informée du risque de confusion, nous avons fait comme pour la première, nous avons donné des biberons. Et là, j’ai eu droit à une confusion, c’était des hurlements tous les soirs et je donnais des biberons puis j’ai connu le groupe “allaiter son bébé” et j’ai compris ce qui se passait. J’ai arrêté les biberons mais la nounou ne voulait pas vraiment s’embêter, elle trouvait que c’était trop compliqué les autres contenants. Je passais donc 2 jours affreux à essayer de contrer les effets de la confusion. Il faut savoir que dans les petits villages de 700 habitants, ce n’est pas facile et nous n’avons pas de choix avec les assistantes maternelles. Heureusement, j’ai un mari en or, qui a expliqué gentiment et doucement à bébé, que la vie n’est pas simple comme un biberon, et qu’il faut fournir beaucoup d’effort pour avoir ce qu’on veut et qu’elle peut y arriver. En surfant sur internet, j’ai trouvé le biberon cuillère et ce fut mon sauveur, la nounou a adhéré et ce fut la fin de la confusion qui avait duré 2 mois. Aujourd’hui, je continue l’allaitement, 6 tétées environs par jours, mais ça reste à la demande et elle est très bien diversifiée et prend beaucoup de plaisir à manger de tout et à téter dans toutes les positions possibles (elle teste toutes les positions qu’on ne pouvait pas faire avant!)

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J’avais vraiment beaucoup de colostrum avant mon accouchement, ça coulait +++.
Accouchement déclenché à 41sa pour pré éclampsie, synto puis RAPE puis péri mais accouchement dans l heure, rapide +++, bébé en postérieur.
Mise au sein 43min après sa naissance TB mais douloureuse. Je remarque une fois remontée dans la chambre qu’il a un frein, il ne déglutit quasiment pas et est au sein non stop sans jamais sembler satisfait. À son J1 je demande au pédiatre de garde à ce qu’il coupe son frein de langue : il dit qu’il n’y en a pas 😡 (il ne sait pas avancer la langue, il tire la langue en cœur, il ne déglutit pas, il me fait vraiment mal, je sens mon sa gencive intérieure qui râpe littéralement mon mamelon). Heureusement, après son passage j’ai ma pédiatre qui passe et elle reconnaît qu’il a un frein, le coupe une 1ère fois en 1seconde, pas de saignement, je le mets au sein l’instant d’après et magie : il fait une belle tétée de 20min en déglutissant non stop, sans décrocher et lâche enfin repu ❤️
Les tétées d’après ont été bien plus efficaces, avec un bébé enfin satisfait, MAIS il claquait toujours un peu sa langue en tétant. Au J4 j’ai demandé à ce qu’on lui recoupe une deuxième fois. Cette fois, ça a saigné un petit peu et ma pédiatre m’a conseillé de le mettre au sein pour arrêter le saignement, ce que j’ai fait 😉

 

 

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Jessica

 

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Le 26/10/2014 j’ai mis au monde une jolie petite puce et j’ai décidé de l’allaiter. Mais dès le début j’ai enchaîné les difficultés. Première difficulté le petit poids de ma puce (2kg230 à 37sa) ensuite les tétons qui ne ressortent pas on me propose d’utiliser le bout de sein. J’ignorais à ce moment-là que ça pouvait réduire la lactation et que c’était très contraignant. J’utilise donc les bouts de sein mais également un tire lait kittet (ben oui bébé petit poids) pour tirer et compléter au gobelet après les tétées.  De retour à la maison je continue de tirer mon lait mais très vite d énorme crevasse (je ne savais pas non plus que c’était des crevasses). Une sage-femme m’aide à les soigner sur les conseils de ma belle soeur. Oui j’avais tellement mal que je craignais les tétées et je donnais mon lait au bib  (j’en pleurais je ne voulais pas de biberons je n’étais pas prête). Mes crevasses se soignent je continue l’allaitement et supprime les bibs et les compléments. Mais voilà début décembre un autre problème mon sein me fait mal une boule se forme sur le haut de mon sein droit je tire elle s’en va puis revient. Je laisse traîner pensant que c’est normal mais non sa empire la zone devient dur rouge et chaude . Je consulte la sage-femme et la gynéco un mardi je crois et résultat se serait une lymphangite donc Antibio di pas de changement en 48h j’essaye aussi le cataplasme d’argile mais rien. Je n’ai pas pris les antibios enfin je crois je n’en suis plus sure. C’est de pire en pire j’ai tellement mal que je n’arrive presque plus à porter ma fille. Le lundi matin c etait le 15 décembre 2014 j appel la sage-femme et lui dit que c’est horrible mon sein devient bleu la zone dur est comme brûlé. Elle me dit d’aller consulter à l hôpital. Je rencontre la conseillère en lactation. Elle regarde mon sein et à un doute elle pense à l’abcès mais n’est pas sûre. Ma puce a faim je sors le bout de sein je lui donne droite puis gauche et me dit on va tirer pour analyser le lait on ne tire que quelques gouttes. Elle m’envoie ensuite faire une écho et on y voit très bien l’abcès. Donc on décide de percer l’abcès. On me pique une aiguille et on y vide une seringue remplie de pue. On me dit que ça ira mieux maintenant mais qu’il faut bien drainer.  Je retourne voir la conseillère je reçois des antibio 3 semaines et un autre tire lait. Elle me dit en partant n’arrêtez pas d’allaiter continuer. Je lui dis que je vise 4-6mois donc je vais continuer. J’ai lu tellement sur Internet que sa pouvais revenir que du coup je reportais l échéance pour stopper l’allaitement. Si je devais Continuer vers 5mois et demi j’ai réussi à me débarrasser des bouts de sein. J’ai perduré mon allaitement malgré qu’ elle ne prenais pas suffisamment de poids, malgré les remarques : tu allaites encore, tu as encore assez de lait, j’ai passé le cap des pics de croissance très difficiles, d’une baisse de lactation (tétine donnée lors du pic de 6semaines) malgré des pleurs et des erreurs j’ai quand même allaitée 27,5mois. Ma seconde grossesse m’a fait stopper. J’étais très mal informé à l’époque je ne connaissais pas la confusion sein-tétine, et autre.

 

Aujourd’hui j’ai une seconde puce de 4 mois qui est allaitée aussi mais a d’autres soucis un reflux et moi un Réf mais ceci est une autre histoire. Je vise un allaitement aussi long que la première je sais qu’on y arrivera.

 

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Le 9 juin 2017, je mettais au monde ma petite merveille. La question de l’allaitement ne se posait pas car avec le papa on a décidé de donner le meilleur pour notre fille. A j+1 Je n’ai pas été assez soutenu par les puéricultrices et j’ai failli craqué à vouloir tout arrêter car la douleur été vraiment horrible, elles m’ont conseillé de tirer mon lait et de lui donner avec du complément de lait maternelle au biberon *chose que j’ai faite en ne sachant pas les risques liés à la confusion. Elles m’avaient parler de bout de sein (Je ne connaissais toujours pas les risques) donc mon conjoint est parti m’en acheter et youpi ma fille a réussi donc je ne m’inquiétais pas plus que ça mais la sage-femme qui est venu me voir ma expliquer les risques et je n’ai toujours pas réussi à la faire tétée sans car mademoiselle est trop habitué… par magie je lis beaucoup votre page et de là je vois à plusieurs reprise le syndrome de kiss, je me renseigne je contacte une conseillère en lactation ibclc qui me dit que ma fille est vraiment bloqué et qu’elle doit voir un chiropracteur car l’ostéopathe n’est pas assez formé. Chose que je fais et effectivement elle est bien bloquée, en 3 séances tout est réglé mais elle n’accepte toujours pas sans dans le bout de sein donc j’essaie encore tous les jours en attendant d’y arriver. En plus de ça ma fille a un rgo qui n’est pas facile à gérer comme mon réf qui persiste malgré toutes les recommandations lues. L’allaitement c’est donné le meilleur de soi-même en étant soutenu que ce soit par la famille même si ce n’est pas facile d’entendre des grandes bêtises mais aussi par des vrais professionnels tout en sachant qu’il y a certaines difficultés mais qu’on oublie vite en voyant le regard de notre enfant

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J’ai accouché le 27 février d’une petite fille prévue pour le 22 mars (2ème enfant). Elle est arrivée comme une fusée en 3h de temps.
Déjà cela commençait mal car j’étais choquée de l’accouchement rapide et sans péridurale, les SF ont posé ma fille sur moi (sur la blouse) et m’ont laissé… j’étais perdue et pas de têtée de bienvenue de suite… j’ai repris mes esprits et j’ai essayé…
Mon séjour à la maternité était absolument stressant et fatiguant.
Pendant ma grossesse j’étais super confiante quant à l’allaitement car mon fils a été allaité 25 mois et sans aide, sans trop de problème (à part quelques crevasses au début et du muguet) mais je ne me prenais aucunement la tête et tout s’est bien passé)
J’étais loin de me douter que pour le 2ème bébé j’aurais eu autant de mal, de doute, de douleur et d’angoisse.
Ma fille est née avec 2,690kg un petit poids comme ils disent à la maternité, elle était faible et dormait beaucoup.
Le 1er jour, les SF sont revenues avec elle après quelques soins et m’ont direct dit “on lui a donné un complément pour la rebooster”
Ça commençait mal, sans mon accord, je l’ai eu mauvaise.
Bébé ne tétait pas bien, pas assez, pas souvent… pleurait beaucoup.
Une SF m’a dit “donnez-lui une tétine ça ira mieux”, avec la fatigue le stress et ces pleurs de bébé que je ne comprenais pas, j’ai craqué et lui ai donné…
je suis restée 5j à l’hôpital, je ne pouvais pas sortir au bout du 4e jour car bébé ne prenait pas assez de poids, elle en perdait même !! J’étais surveillée… et on m’a incité à lui donner des compléments (2/3 par jour) et on m’a fait culpabiliser “pas assez de lait Madame, votre bébé tête mal Madame, ne faites pas de peau à peau, et de cododo c’est dangereux vous pouvez le laisser tomber… faut le nourrir votre bébé, vous ne pourrez pas sortir si bébé ne prend pas de poids” j’étais en train de laisser mourir mon bébé ! En pleurs, en crise d’angoisse pendant 5j…
Punaise quand bébé était au sein, les SF arrivaient et essayaient de lui faire prendre le sein. Certaines délicatement mais d’autres, avec de la force, les mains froides, les mains imprégnées de l’odeur de cigarette, lui tournant la tête fortement et sans aucune patience, m’appuyant sur le sein pour voir si du lait sortait, je détestais ces façons de faire mais je me taisais, j’étais terrorisée et me sentais impuissante.
Ma montée de lait est arrivée le 3e jour, les seins durent comme du béton, bébé tétant tjrs aussi mal, ne prenait pas le mamelon, juste le téton, les crevasses sont apparues… Bébé avait sa tétine et ses biberons de complément, il les buvait bien, même trop vite, était rassasié et moi j’avais le coeur déchiré, car quand il avait faim, moi j’étais incapable de la nourrir correctement…
Ce qui m’a sauvé, c’est de savoir que j’ai allaité mon fils pendant 25 mois, donc j’ai du lait, je sais allaiter, je n’ai aucun problème, je suis une bonne maman et au diable les SF et pédiatre !!! Ils étaient fort étonnés que j’ai pu allaiter mon 1er bébé pendant 25 mois et du coup quand je le leur disais (je le disais à chaque personne qui mettait en doute mon allaitement), toutes étaient super étonnées, et c’est ce qui m’a permis entre guillemet qu’on me laisse une chance et de tenir bon.
Elles ont fini par me donner un tire-lait pour pouvoir dégonfler mes seins, tellement ils étaient douloureux mais je me connais, je n’aime pas cet appareil et je tire presque rien. Et voilà encore des remarques avec mes 10/20 malheureux ml…une angoisse supplémentaire !! “mais vous avez pas de lait !!!! Mais elle ne tire rien du tout celle-là !!!” J’étais complément déprimée… elles sont allées jusqu’à peser ma fille avant la tétée et juste après la tétée pour voir combien elle prenait et si elles pouvaient me laisser allaiter…
J’avais perdu toute confiance en moi… du coup en sortant de l’hôpital j’ai couru louer le même tire-lait en me disant que c’est la seule façon de nourrir mon bébé.
Je tirais 10 fois par jour/nuit, cela m’épuisait beaucoup, pendant 2/3j je lui ai donné que le biberon avec mon lait et pour arrêter ses pleurs, la tétine…
Mais mon coeur de maman me disait que ce n’est pas ce que je voulais pour mon bébé et j’ai commencé à chercher de l’aide sur les
Forums et auprès de la LLL…
Une consultante (ou experte en allaitement) est venue me rendre visite la semaine suivante et pendant 3h m’a tout expliqué… le positionnement, la tétée de bienvenue (qui dans mon cas a été un peu loupée), le peau à peau, le DAL… avec les crevasses, j’avais une hantise de mettre mon bébé au sein…
j’ai continué avec le DAL mais avec le tire lait, j’avais peu de lait malheureusement…
Au bout de 10j à la maison, j’en ai eu marre et j’ai viré tire lait, biberon et DAL et me suis dit au moins comme ça je ne serai plus tentée et on y va ! toutes les 2, on va y arriver !
Dur dur, bébé ne prenait que le téton, pinçait fort le téton, crevasses sur crevasses, pleurs de douleur, hantise de la mettre au sein, compresse de lait (mais ensuite je ne tirai plus donc plus de lait à part une goutte de mes tétons après la tétée), pommade, sein à l’air libre… bébé prenait tjrs mal le sein, je le repositionnais pour qu’elle ouvre grand la bouche, au bout de 15/20mn elle y arrivait (parfois 45mn) mais après 2/3mn de tétée elle reprenait sa mauvaise habitude…
On a fait beaucoup de portage dans l’écharpe, de peau à peau, de siestes ensemble bébé sur moi avec le bandeau peau à peau, je suis restée 4/5 mois à ne pas faire grand chose chez moi, heureusement que mon mari a tout géré à la maison et avec mon grand. Ca n’a pas tjrs été facile, pas de douche (juste le soir), pas de possibilité d’aller aux toilettes (mdr), pas de ménage, des prises de tête avec mon mari du au stress à la fatigue et à la nouvelle organisation à la maison… bref c’était bébé et moi !
Les nuits ont été extrêmement difficiles, bébé se réveillant plusieurs fois mais ne s’endormant qu’après 2 à 3h de temps, après de longues tétées ou de pleurs et pour bien la positionner.

Après quelques recherches sur Facebook, j’ai découvert le groupe Allaiter son bébé (et maintenant allaiter en maternant) vers les 2 mois de ma fille et on m’a conseillé aussitôt, pour arrêter les crevasses et bien positionner la bouche de bébé, de jeter la tétine car la fille faisait une confusion sein-tétine, terme que je ne connaissais pas du tout, surtout que mon fils, lui, avait une tétine depuis le début et qu’il n’a jamais fait cette confusion mais voilà j’ai eu de la chance avec lui mais pas du tout avec ma fille !!

J’ai donc viré la tétine et me voilà sans filet (plus de biberon, plus de tire-lait, plus de tétine…) !!!

… bébé a eu du mal à bien prendre le sein pendant les semaines suivantes et j’avais encore des crevasses mais quand elle pleurait et bien je lui donnais mon sein au lieu de la tétine… même si je ne pouvais plus rien faire à la maison, je voulais sauver mon allaitement… elle était plus calme, plus sereine et elle a commencé à mieux prendre le sein.

Les crevasses ont diminué le mois d’après, je mettais de moins en moins de pommade… au bout de 4,5mois d’allaitement, tout est rentré dans l’ordre. Donc 2,5 mois après avoir jeté la tétine !!
4,5 mois de douleur, de doute mais d’acharnement. Je n’ai pas baissé les bras, je voulais allaiter mon amour de bébé et ne pas lui donner de lait infantile, je ne le pouvais pas, je suis une maman allaitante, je suis faite pour ça…
Aujourd’hui je suis à presque 8 mois d’allaitement, ça se passe super bien ! Elle tête encore beaucoup, je fais toujours à la demande. Elle est gardée 4j par semaine par une assistante maternelle qui lui donne mon lait dans un biberon-cuillère. Je ne veux pas qu’elle reprenne le biberon, trop peur de revenir en arrière et de souffrir et que mon allaitement se termine…
Tout se passe bien chez la nounou, ma fille dort bien sans mon sein, elle a un teeshirt avec mon odeur, elle joue, elle rit, elle mange super bien et attend patiemment la tétée de 16h30 quand elle rentre à la maison. Par contre les nuits sont encore difficile elle a bcp besoin de me sentir, et de tétée mais si c’est pour la réconforter et non la nourrir…
Aujourd’hui je suis fière de tout ce chemin aussi laborieux fut-il… ma fille  grandit bien, prend le sein assise, couchée, à l’envers, sur le côté… nous sommes heureuses toutes les 2… et pour mon 3ème car j’aimerais avoir un 3ème bébé (mais pas tout de suite), il n’y aura ni tétine ni biberon et je me ferai entièrement confiance !!!

 

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Quand j’ai appris que j’étais enceinte, l’allaitement était pour moi une évidence. Lors des préparatifs de l’arrivée de notre premier bébé, nous en avions discuté et je voulais allaiter longtemps. Nous n’avions même pas pensé que ça ne serait peut-être pas possible.

J’ai accouché un 14 juillet, ambiance décontracté, avec une péridurale du tonnerre. Quand on m’a posé mon tout petit sur moi, c’est le plus beau jour ma vie. Enfin, après 9 mois d’attente. Pendant les 2 heures dans la salle de naissance, on ne m’a même pas demandé si je voulais l’allaiter ou non. Ma mère était déjà la quand je suis arrivée dans ma chambre. Heureusement qu’elle était là pour m’accompagner lors de la première mise au sein. Elle m’a donné de très bons conseils. Je n’ai pas du tout reçu d’aide du personnel médical. Juste de ma super maman qui a allaité un de mes frères pendant 2 ans et demi. Les jours à la maternité étaient difficile, je n’ai pas pu marcher pendant 2 jours. Mon bébé pleurait et personne ne venait me le mettre dans mes bras pour que je le nourrisse. Encore une fois, c’était ma mère qui était la, qui travaille dans un service de l’hôpital où j’ai accouché. C’est elle qui m’aidait pour les bains, les mises au sein, les changes et les soins, ça aide d’avoir une maman auxiliaire de puériculture.

Dès le retour à la maison, j’ai vite remarqué les besoins importants d’Ismaël, fort besoin d’être tout contre maman. Pendant les 3 premiers mois, j’ai eu beaucoup de doute sur cet allaitement, j’étais épuisée. Je n’ai pas eu de crevasses, juste des petits engorgements et un REF.

Depuis sa naissance, on dort en cododo, il s’endort exclusivement au sein. Le papa voulait qu’il dorme avec nous maximum 6 mois. Il a 15 mois a aujourd’hui. Pour mon plus grand bonheur déjà 15 mois d’allaitement.

Le lendemain de ses 1 an, il refusait le sein, il avait du mal à dormir, il arrêtait pas de pleurer. Nous avons fêté son anniversaire, son état était pire qu’au matin. Il commençait à avoir du mal à respirer. Il buvait énormément d’eau. Nous sommes allés aux urgences, il était en détresse respiratoire. Le diagnostic est vite tombé avec 5g de sucre dans le sang, ils nous ont annoncé qu’il était diabétique, que cela c’était déclaré suite à une infection. Dans cette salle d’examen, tout s’écroulait autour de moi, les soins m’ont effondré, les perfusions aux deux jugulaires, les diverses électrodes qu’on lui place un peu partout, l’ ECG, … Ensuite on m’annonce que mon fils va devoir aller en réanimation pédiatrique, qu’il va devoir rester seule le temps qu’on l’installe, et que seulement moi et son papa allons pouvoir le voir. J’étais au bout, je n’en pouvais plus, il était 4h du matin. C’était trop, j’avais tellement mal de le voir dans cet état, dans cet hôpital (dans lequel je travaille)… j’étais anéantie, je voudrais tellement être malade à sa place… Il n’a pas pu téter pendant 2 jours, tirer mon lait dans cette salle d’allaitement était horrible, sans mon fils, en me retenant de pas fondre en larmes. Le personnel médical m’a dit que ça serait peut-être le moment de le sevrer, que ça serait plus simple. Mais il en était hors de question, je me suis retrouvé au même endroit un an plus tôt en donnant la vie, en commençant cette magnifique aventure de maman allaitante. Des que nous sommes sorti de réanimation, le plus dur était de faire comprendre à la diététicienne et au médecin que mon fils avait encore besoin de téter la nuit. Après avoir demandé de l’aide sur le groupe de soutien avec d’autres mamans allaitantes, elles m’ont conseillés des articles et aussi d’envoyer un message au Dr Newman, qui m’a confirmé que mon fils pouvait continuer à avoir le meilleur malgré sa maladie, qu’il fait seulement adapter son traitement en fonction de l’allaitement. Et c’est ce qu’ils ont fait, on a rajouté les tétées de nuit qui était pas possibles selon eux. Après 10 jours d’hospitalisation, nous sommes rentrés à la maison, nous poursuivons notre belle aventure lactée, en jonglant entre les hypo et hyperglycémie, avec certaines difficultés, et je suis confiante aujourd’hui, mon fils est tellement heureux, sa joie de vivre me rend tellement forte.

Ne baissez jamais les bras, n’écoutez pas les détracteurs qui ne croient pas en vous et votre enfant.

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Mes jumeaux sont nés avec 6 semaines d’avance.

La question concernant l’allaitement ne se posait même pas dans ma tête c’était une évidence.

Depuis des générations chaque femme allaite son enfant chez nous. sans exception.

Malgré les beaux discours de la maternité à me dire qu’on allaite pas des jumeaux (Trop compliqué, trop de contraintes et je n’y arriverai pas et de toute façon je ne tiendrai pas le coup…. Et J’en passe). Moi dans ma tête c’était claire jumeaux ou pas c’est allaitement. Et mon homme me soutenait là-dessus (lui même avait été allaité par sa maman et dans sa famille les femmes elles allaitaient).

J’étais déterminée mais loin de me douter que ça allait être aussi compliqué, si chaotique.

J’avais vu toutes les femmes de la famille allaiter mais jamais je m’étais imaginé que la mise en place pouvait être aussi long et aussi difficile. Je n’avais pas fait attention aux éventuels difficultés et personne ne m’en avait parlé lors de la grossesse. Personne ne m’avait prévenu de quoi que ce soit. Et pourtant c’était une grossesse très suivie par toute une équipe médicale.

Souvent dans ma tête je m’imaginais à la naissance où je mettrai mes enfants au sein et ça roulerait comme sur des roulettes. […]

Sûrement pour certaines ça se passait comme ça…mais pour d’autres, comme moi, c’était autrement.

Mes bébés sont nés le 14 février 2017 par césarienne d’urgence.

Du fait de leur prématurité je n’ai eu droit qu’à un petit bisous rapide à chacun avant qu’on me les enlève et qu’on les emmène en néonat pour une prise en charge immédiate.

Leur papa a pu les suivre et rester avec eux.

Moi je n’ai pu les revoir que 24h plus tard.

Je n’étais pas du tout informée sur comment se déroule la montée de lait et comment allait se passer la mise en place de mon allaitement par rapport à notre situation.

Pendant la grossesse j’avais fait savoir à ma sage-femme que je souhaitais allaiter mais on n’ avait pas échangé plus que ça sur le sujet, malgré le fait qu’on avait beaucoup échangé sur la prématurité (J’étais en MAP depuis la fin de mon 5e mois).

À la maternité après mon accouchement on m’a donc donner une ordonnance pour aller chercher un tire lait puisque mes bébés devaient restés en couveuse.

J’avais accouché un Mardi.

Il fallait que je stimule, m’a t’on dit, pour permettre la montée de lait.

J’ai donc commencé à stimuler le jeudi. Toutes les 2-3h je faisais d’une durée de 20min sur chaque sein.

J’avais mal. Ça me brûlait les tétons mais je ne me plaignais pas. Je le faisais pour mes petits amours. Je pensais à eux. Quel qu’en soit la douleur je voulais supporter. Parce que je tenais à les nourrir avec mon lait.

Le vendredi soir je ne me sentais pas bien. J’avais des sueurs froides. Des tremblements.

On me dit c’est peut-être la montée de lait qui n’allait pas tarder. Il fallait se reposer.

En effet le samedi matin au réveil J’avais deux énormes pierres à la place des nichons. Et ils avaient triplé de volume. Voir plus.

Je n’avais pas pris énormément de poitrine durant la grossesse donc je n’avais pas investi dans des soutiens gorge mais là plus aucun ne pouvait les contenir. Ils étaient énormes! Même mon homme en avait peur LOL (le pauvre il avait l’habitude de mon 85B, d’ailleurs c’est lui qui était allé me chercher mes premiers soutien-gorge d’allaitement le lendemain).

Et ça me lançait dans tout les sens. J’avais l’impression de ressentir des douleurs dans chaque canal.

Je monte voir mes bébés et tirer mon lait à l’étage où ils étaient placés.

Enfin quelques gouttes sont sorties. Quelques gouttes de lait de couleur or. Le colostrum.

J’avais un gros pincement au coeur que mes bébés ne puissent pas les boire directement.

Je ne pouvais pas les mettre au sein pour le moment.

On avait même pas eu de peau à peau encore depuis leur naissance. J’attendais Ça avec impatience.

La maternité récoltait mon lait (le peu que je pouvais tirer) et le conservait jusqu’à 48h maximum.

C’était donné aux bébés par une sonde.

Je continuais à stimuler mais impossible de faire diminuer le volume de mes seins.

Et plus le temps passe et plus ils gonflaient et plus j’avais mal.

Et au bout d’un moment le tire lait était devenu mon ennemi. Plus rien ne voulait sortir. Je ne savais plus quoi faire.

Les canaux étaient bouchés, m’a-t-on dit.

Des grosses boules douloureuses s’étaient formées sous mes aisselles.

Il fallait faire une extraction manuelle, m’a-t-on dit.

Je n’étais pas très à l’aise et je n’y arrivais tout simplement pas car cela me faisait horriblement mal de le faire moi-même.

Mon conjoint a essayé de le faire mais me voyant pleurer de douleurs il n’osait plus me toucher les seins.

Je ne m’attendais pas à autant de douleurs. Je ne pensais pas souffrir autant en voulant donner le meilleur à mes enfants.

Je devais supporter dans tous les cas. Quoi qu’il en soit.

Donc une sage-femme est venue masser mes seins sous la douche d’eau chaude.

(Au bout d’un moment on oublie d’être pudique quand on souffre).

Tout ce que je voulais c’était être soulagée. J’étais sur les nerfs. Je n’arrivais plus à tirer. Le tire lait m’avait englouti les tétons qui étaient complètement en sang (Les téterelles n’étaient pas à la bonne taille mais ça je ne le savais pas).

La sage-femme avait réussi à faire sortir quelques gouttes seulement après une bonne vingtaine de minutes. J’étais désespérée de douleurs. J’avais envie de pleurer mais je ne voulais pas craquer. Je devais rester forte pour mes bébés.

Après ça une des puéricultrices m’a parlé de la technique de verre d’eau chaude.

On a donc essayé un verre d’eau chaude et une puéricultrice sur chaque sein.

Ça soulageait un peu mais ce n’était pas fameux dans mon cas.

Puis enfin j’ai pu prendre mes bébés dans les bras….et là miracle !!!!….. mes seins se sont mis à couler comme une vraie fontaine sans qu’on fasse quoi que ce soit. Ce soulagement!!!!

Il fallait donc ce contact avec mes amours, on en avait besoin tous les trois. Tous mes maux se sont envolés sur le moment.

J’avais compris donc l’astuce engorgement = faire du peau à peau ++++ aux loulous et c’était magique à chaque fois, ils étaient devenus mon remède.

Par contre mes problèmes de crevasses étaient toujours là parce que j’avais un rythme assez soutenu de tirage (toutes les 2h et y compris la nuit). Je mettais des réveils la nuit pour également tirer et ensuite le lendemain je dépose tout à l’hôpital.

Lorsque je ne tirais pas je mettais des compresses de mon lait dans du film plastique. Puis je laissais ensuite les seins à l’air le plus possible (dans la maison on pouvait me suivre comme le petit poucet avec mes petites gouttes de lait partout sur le carrelage. Ça faisait rire mon homme quand il passait la serpillière).

Oui car moi j’étais dans ma bulle allaitement + bobo aux seins + bébés & maternage… que le reste à côté n’existait pas.

Heureusement j’ai un homme en or qui gérait tout le reste à côté lorsqu’il était là.

Car oui mesdames dans les difficultés on a besoin de soutien et en premier lieu de notre homme qui nous ramène à boire ou à manger pendant qu’on a les mains occupées à tenir les téterelles ou à donner la tété.

Les crevasses partaient et revenaient sans arrêt (jusqu’au jour où ils sont rentrés à la maison je n’ai plus du tout eu ni crevasses ni engorgement).

Petit à petit j’ai pu mettre les bébés au sein car leur état leur permettait d’être hors de la couveuse. Mais ils n’arrivaient pas vraiment à prendre le sein et ils s’endormaient au bout de 5min.

Une des infirmières m’a filé des bouts de sein (elle a toujours des réserves pour les mamans qui galèrent m’a-t-elle dit).

Mais avec les bouts de sein c’était encore pire mes bébés refusaient le sein. Et ils arrivaient encore moins à téter.

Moi j’étais patiente, je pouvais les garder dans mes bras toute la journée si nécessaire et d’essayer autant de fois que nécessaire.  Mais ce n’était pas le cas de l’équipe médicale, “il fallait que les choses avancent”. Ils avaient besoin de libérer les places.

Et c’est ainsi que par soucis de place on leur a donné des biberons pendant mon absence. Lorsque je rentrais à la maison on donnait mon lait dans du biberon. Et la tétine pour les endormir.

C’est pour accélérer leur sortie, m’a-t-on dit ensuite.

“Il fallait qu’ils prennent du poids rapidement”

“De toute façon comment vous allez faire pour donner le sein si les deux réclament ?”

“Comment vous allez gérer les deux au moment de leur repas?”

“Ils sont en état de sortir mais il y a juste la mise en place de la nutrition qui retardé, ainsi deux places pourraient se libérer”

(Quand je pense à toute cette pression que j’avais à ce moment-là, quand j’y repense je bouillonne en moi).

Et pour me justifier la tétine on m’a dit qu’ils avaient un fort besoin de succion à combler.

Je n’étais pas vraiment informée du risque de confusion. Chez nous les bébés ne prenaient pas de tétines et très rarement les biberons donc les conséquences je n’étais pas au courant.

Mais de plus en plus, même lorsque j’étais là on privilégiait les biberons. Les infirmières me donnaient un délai de 10min pour mettre bébés au sein. Après les 10min on passe au biberon s’ils n’avaient pas pris du poids lors des tétés/pesés.

En effet au bout de 10min on les pèse. Ils ont à peine pris 10g. Voir rien du tout. “vos enfants sont flemmards et ne veulent pas téter. Pour qu’ils sortent au plus vite et puissent rentrer chez vous il faut qu’ils prennent du poids. Donc la seule solution c’est les nourrir au biberon ça ira plus vite”

Comme mes bébés avaient du mal avec le bout de sein, je décide donc de ne pas le mettre systématiquement mais du coup lorsque les bébés ne prenaient que 10g “c’est parce que vous n’avez pas mis les bouts de sein. Ils n’arrivent pas à bien téter ” (Alors que je n’ai aucun souci de tétons ombiliqués ou autre).

J’étais face aux doute, avec la fatigue des tirages, les crevasses et engorgements à répétition. J’étais frustrée. Ce n’était pas l’idée que je m’étais faite de l’allaitement.

Je voulais tellement mes bébés au sein.

Mais bon après tout autant qu’ils prennent du poids et qu’ils rentrent auprès de moi et là je pourrai prendre les choses en main au niveau de mon allaitement.

En effet ils ont pu sortir une semaine plus tard (au bout de 6 semaines d’hospitalisation en tout)

À leur sortie je pensais donc les mettre au sein petit à petit.

Évidemment un des deux me refusait le sein du coup. Dès que je lui proposais le sein il hurlait. Très agité. Il voulait le biberon et seulement après il acceptait mon sein, que lorsque son ventre était bien plein, il “tétait” pour s’endormir. Il me faisait une confusion/ préférence biberon. Et de plus il me pinçait le téton lorsqu’il tétait.

Le 2e il voulait mais il ne prenait que lorsque je ne mettais pas de bout de sein. Mais du coup je stresse. Et s’il ne prenait pas de poids sans le bout de sein ?? J’étais dans l’angoisse sur leur prise de poids donc je préférais tirer et donner dans le biberon finalement.

Le rythme devenait lourd pour moi.

Il fallait gérer deux bébés, donc tirer mon lait aussi régulièrement qu’avant je ne pouvais plus. Je n’avais plus le temps.  Et puis laver les biberons. Stocker le lait tiré. Jamais j’allais m’en sortir !!!

Même si mon homme m’aidait dans tout (lorsqu’il  n’était pas en déplacement professionnel).

On a finalement acheté du lait en poudre (que la clinique m’avait recommandé à la sortie).

J’avais donc gardé le rythme qu’on m’avait enseigné à la clinique (d’abord donner le biberon soit de mon lait ou de LA et ensuite s’ils ont toujours faim on donne un peu de sein.

Et À respecter impérativement le délai de 3h entre chaque tété. Et on les réveille pour manger si au bout de 4h ils ne réclament pas).

Réveiller un bébé je ne voulais pas.

Parce que moi même quand je suis endormie et qu’on me présente à manger devant moi j’ai l’estomac noué et fermé donc je ne voulais pas imposer ça à mes bébés).

Je commençais à ne plus avoir du temps pour tirer donc Ça me déprimait de plus en plus.

C’est ainsi que j’ai décidé de contacter une conseillère en lactation qui s’est déplacé à la maison.

On a retravaillé la mise au sein. Elle est venue plusieurs fois jusqu’à ce qu’elle a senti que je n’avais plus besoin.

Elle m’a donné tout pleins d’infos et conseils qui m’ont redonné espoir (au fond de moi j’étais toujours déterminée mais avec le rythme soutenu je ne savais pas comment m’y prendre et comment m’en sortir).

C’est ainsi que je me suis procuré d’un DAL pour relancer ma lactation. Je mettais les bébés au sein toute la journée avec le DAL.

Très vite J1 a pu se passer du biberon.

Et c’est ainsi que la nuit j’ai pu revivre.

Le cododo. Tété allongé dans le lit. C’est si reposant. Et bien plus plaisant qu’un réveil à 3h du mat à réchauffer un bib (surtout en double pour moi).

J2 avait toujours du mal au niveau de la prise au sein. Il me pinçait toujours.

La conseillère m’avait orienté vers un ostéopathe qui avait l’habitude avec ce genre de problème. Mais elle était sans espoir pour la confusion.

J2 avait un “réflexe nauséeux (comme une déformation du palais. C’est à dire que lorsque le sein va un peu trop loin dans la bouche il a ce réflexe qui se déclenche et moi qui pensais que mon sein le dégoûtait, on a fait 2 séances d’ostéopathe et le problème était réglé).

À partir de là à la maison c’était “Open Nibar”

Je ne comptais pas les heures passées les seins à l’air et en peau à peau avec mes bébés. Des journées entières.

Merci à mon homme de m’avoir nourri pendant ce temps-là.  Et de s’être occupé du reste.

C’est ainsi que petit à petit on a pu supprimer les compléments pour les deux Jujus.

Je suis passée en allaitement exclusif ensuite. D’abord pour J1 et deux semaines plus tard pour J2.

Un réel bonheur. Avec mes 85B oui je pouvais nourrir deux bébés. Assez de lait pour des jumeaux. Les doutes s’estompaient au fil des jours.

Je suis passée par des difficultés mais j’ai aussi la chance d’avoir un entourage qui ne m’a jamais mis la pression et à toujours suivi mon envie et mon besoin d’allaiter mes bébés. C’est ce qui m’a permis sûrement de tenir car c’était galère pendant quelques mois.

Ne jamais lâcher.

Chaque problème a sa solution.

Ne pas culpabiliser de délaisser le reste.

Il faut de la patience et de la persévérance. Et ne pas hésiter à faire appel à des gens compétents pour nous aider. Et surtout ne pas croire tout ce que le corps médical veut nous faite avaler.

Aujourd’hui ils ont 8 mois et on est pas prêt de s’arrêter.

To be continued

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Alice, Agathange (mon fils) Maximilien (je mentionne mon mari, vu qu’il s’est beaucoup et longtemps investi et qu’il m’a soutenu sans faille dans les pires moments).

Agathange est né le 1er janvier 2016. Je l’ai allaité pendant 16/17 mois.

Cinq jours de lutte à la mater pour qu’on arrive à mettre en place les tétées. Mon plus gros enjeu car j’avais pris 6 mois de congés pour pouvoir allaiter complètement.

Freins non détectés à la naissance, coupés un peu tard au laser, a nécessité une rééducation. Faible prise de poids de départ, changement de mauvais pédiatres (en PMI et cabinet), la véritable épreuve de mon allaitement aura été la récurrence des mastites. La 1ère après 1 mois 1/2, la seconde 1 mois plus tard, j’ai passé tout le reste de mon allaitement à drainer mon lait (mauvais réflexe d’éjection, inflammation, surproduction et blocages) quasi quotidiennement avec mon mari après la tétée du soir de 11 à 17 mois environ.

Seul point positif, j’ai pu faire de gros stocks en vue de ma reprise et Loulou a bien profité !

C’était très dur par moments, mais rien comparé au bonheur de partager tout cet amour et de constater à quel point il était reçu goulûment.

Je ne regrette rien et recommencerais demain si cela était possible.

Allaiter est la plus belle chose que j’aie pu faire de toute ma vie.

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Petit L est né, notre deuxième trésor, pour sa grande sœur malgré l’envie,  les convictions,  la volonté… le manque de soutien et les conseils plus que néfastes ont eu raison de son allaitement,  qui pourtant, avec le recul,  se passait sous les meilleurs hospices (surtout quand je compare avec l’allaitement de son frère ou j’ai enchaîné les complications)

Donc petit L arrive, de manière douce, à la maison dans l’eau, la mise au sein se fait dans l’heure après sa naissance, il prend un peu, sous le regard de notre sage-femme, mais la fatigue aidant il peine à ouvrir la bouche,  et s’endort.
Les premières tétées se passent ni bien ni mal, il y a toujours cette difficulté à bien saisir le sein, mais il semble prendre ce qu’il lui faut,  le poids remonte bien,  ma sage-femme vérifie la position quand elle passe nous voir,  mais j’ai quelques douleurs qui commencent en fin de journée,  nous sommes à j3, ça s’intensifie durant les tétées suivantes, puis en dehors des tétées,  puis jusque dans l’omoplate et parfois sous l’aisselle,  un coup de fil à ma sage-femme qui me pose des questions pour me dire que ça ressemble à une candidose,  je vais passer la journée à écumer les pharmacie, ils brilleront tous par leur ignorance en allaitement,  entre celle qui me dit de faire une pause le temps que ça guérisse,  celui qui ne connaît même pas la candidose mammaire et ne comprend pas où est le problème,  et impossible de me procurer du violet de gentiane…
Sur ces entre-faits les tétées sont super douloureuses,  les crevasses sont importantes,  rdv ostéopathe pour aider bébé à bien ouvrir la mâchoire car c’est un peu serré,  on parle des douleurs par chance pour moi mon ostéo a eu une candidose durant son allaitement,  elle a dû violet de gentiane, elle me le donnera, je suis soulagée,  elle travaille bien sur mon fils,  me montre la position biological nurturing qui m’aidera bien par la suite.
Dans la foulée je vois ma sage-femme qui travaille dans le même cabinet,  elles me parlèrent du frein de langue bien serré type 1 avec la langue en cœur,  que c’est cela qui cause vraisemblablement les crevasses.
OK j’ai une piste. Je reprends espoir car les tétées sont hard, mon homme doit m’aider à chaque fois, car j’appréhende la douleur donc je me recule,  ce qui est pire car bébé attrape juste le bout,  lâche, reprend… Je pleure,  je serre les dents,  les poings,  c’est dur mais la frénectomie va nous aider.

Rdv orl le lendemain matin,  bébé a 7jours.  Frein sectionné. Je constate qu’il y a du mieux, la candidose semble guérie,  petit L ouvre mieux la bouche,  on exerce sa langue,  il faut qu’il désapprenne sa façon de tétée acquise pendant des mois in utéro…

J’ai toujours bien mal mais je tiens car ça va vite passer,  normalement…

J11 les douleurs sont toujours là,  sans cesse,  je redoute chaque tétées,  je guette le moindre signe d’éveil,  je vis mal de donner la tétée à contre cœur,  j’y vais à reculons,  et serre les dents jusqu’à ce qu’il termine,  impossible de parler,  de lire,  je ne peux me concentrer sur rien tant je suis clouée par la douleur.
Une amie longue allaitante m’appelle,  je raconte,  elle me met en contact tout de suite avec son ibclc, celle-ci me reçoit 2h plus tard, je suis confiante,  j’en attends beaucoup,  peut-être trop.  Elle observe une tétée, position visiblement ok, elle me prescrit une crème (melectis) me fait une séance d’indiba pour aider à la cicatrisation.  Bébé réclame donc on va voir la mise au sein, là je vais un peu déchanter, elle va me faire m’installer de manière très confortable certes mais me disant que bébé peut attendre l’important c’est que je sois à l’aise (je n’approuve pas… Et clairement chez moi je ne peux pas m’installer ainsi à chaque fois) résultat petit L impatient saisit le sein comme jamais, je bondis et elle nous maintient quelques secondes avant de me dire d’arrêter. J’ai super mal.
Elle me donne un bout de sein.  Je ne veux pas franchement l’utiliser, je connais les risques de confusion ma grande en ayant fait les frais avec le biberon, et je ne veux pas ne plus pouvoir me dépêtrer de ces machins par la suite.  Mais elle me dit que non c’est juste le temps de la cicatrisation.
Soit, je repars déçue et allégée de 110euros.
Je pleure un bon moment dans ma voiture, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais,  je ne veux pas utiliser de bout de sein.
Bébé va téter, je n’en peux plus de cette douleur et je mets ce fichu truc en plastique entre lui et moi.
Alors oui, force et de constater que ça calme la douleur, un peu. Sur le coup ça me permet de donner le sein sans pleurer même si j’ai toujours un peu mal, car bébé pince.  Je cicatrise en une semaine  Bébé reste longtemps au sein, s’endort, réclame, dort beaucoup… J’enlève les bds, en 3 tétées les crevasses sont de retour, et les douleurs en puissance.

Bébé a 3semaines, retour chez notre super ostéo,  mon fils pince,  ne se ventouse pas comme il faudrait et donc se maintient au sein en serrant les gencives,  et là clairement les bouts de seins n’ont pas aidé. Il aspire le téton au lieu d’ouvrir grand,  les douleurs sans bout de sein sont affreuses,  je commence à vraiment désespérer d’avoir si mal, même avec les bout de sein c’est guère mieux et bébé qui reste de plus en plus longtemps au sein.
Mais le coup de grâce va être à la pesée, cassure dans la courbe de poids, bébé a perdu. et là après questions de ma sage-femme sur l’allaitement ces derniers jours,  j’apprends que les bds ne permettent pas une bonne stimulation,  que bébé reçoit à peine 50%,  et que donc il va rester plus au sein,  réclamer plus pour avoir au final le minimum, et que de ce fait ma lactation va nettement baisser. Je vais devoir compléter au dal, il faut qu’il reprenne du poids,  je dois tirer mon lait pour relancer ma lactation,  bébé est non stop avec moi au sein ou endormi sur moi, je suis fatiguée,  vidée de ce mois de galère, j’ai peur du complément que ça induise un sevrage avec une confusion entre le débit avec et sans le dal,  je suis anéantie, les douleurs sont toujours là aussitôt que j’enlève les téterelles rebelote les crevasses.
Je suis à bout, tout le monde hormis mon homme,  me dit d’arrêter,  de la passer au biberon, que je m’acharne, que je suis égoïste de lui faire subir tout ça (c’est vrai moi je ne subis pas depuis 1mois).
Un soir ma sage-femme m’appelle et me parle frein de lèvre,  je regarde ça me semble cohérent,  je cherche des informations sur le sujet,  ça correspond,  douleurs,  bébé qui ne ventouse pas, pince. Allé j’appelle l’orl, vacances, le rdv sera fixé 12jours plus tard.
Bébé approche des 2mois,  toujours les douleurs, je ne sais pas comment mais je tiens bon, les crevasses qui craquent dès que j’enlève les téterelles.
L’entourage qui se permet 36 conseils, avis, jugement.  J’en ai marre, mais tant pis,  je ne suis plus à ça près.
Jour J, Elle coupe. Je sens tout de suite un mieux dans sa prise, même s’il pince encore.

Je veux virer les bout de seins absolument ! maintenant que les freins sont coupés je pense qu’on a trouvé la cause du problème et donc plus besoin de panser le problème (car clairement les bouts de seins sont juste un pansement,  ils ne règlent pas le fond de la chose)
Moi je veux me passer de ces trucs, mais petit L ne l’entend pas de cette oreille maintenant,  il ne veut plus du sein nu,  et hurle dès que je lui propose le sein sans les téterelles,  je me retrouve désemparée face à mon fils qui refuse le sein, je fais quoi,  je capitule et remet le bout de sein,  au risque de ne jamais pouvoir m’en passer ? Je m’obstine ?
Vont commencer les plus longs jours de cet allaitement,  proposer aux premiers signes,  tout le temps même s’il refuse,  tirer pour stimuler,  donner ce que j’ai tiré au dal,  puis compléter aussi,  proposer encore et encore,  ainsi de suite pendant 10 jours jusqu’à ce qu’il accepte de reprendre le sein systématiquement sans pleurer.

Je suis passé à deux doigts de l’arrêt pur et simple de l’allaitement à cause de ces bout de seins.
Et dans tout ça l’ibclc m’a juste laissée me dépêtrer avec ça,  ne m’ayant jamais expliqué les risques,  ni comment s’en passer une fois qu’on avait commencé. N’ayant à aucun moment cherché la cause des douleurs. Car si j’avais su cela à l’avance, le temps que ça allait prendre, ce que ça allait engendrer à côté, j’aurai opté pour tout sauf pour les bouts de sein !
Au final j’aurai eu quasiment 3mois de galères totales,  maintenant bébé a 3mois et demi,  les tétées ne sont plus douloureuses,  mais ma lactation a pris une grosse claque,  et je travaille encore à bien la lancer, et la maintenir.
Petit L est toujours allaité à la demande, la courbe a repris sa course.  Nos tétées ont de longs jours devant elles maintenant, et fort heureusement, vu ce qu’on a traversés je ne suis pas prête d’arrêter maintenant !
Aurore maman de L. 3mois et demi d’allaitement,  non sans mal, et toujours en cours !!!

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Ça fait aujourd’hui 4 mois que j’allaite ma fille. Avec des débuts compliqués. A la mater j’ai était plutôt bien renseigné mais malheureusement j’ai eu des crevasses. Une aide-soignante m’avait alors donné des bouts de sein, pour “laisser le temps de cicatriser”. Au bout de 2 jours une autre est venue me voir, et m’a fait réessayer sans, me disant qu’avec les crevasses les deux trois 1ere succion j’aurais mal mais il fait tenir bon si bébé a une bonne position ça ne doit pas me faire mal tout au long de la tétée. Alors j’ai lâché les bouts de seins. Suite à Ça, une infection s’est déclaré, crevasse jusqu’au sang sur le sein gauche, très douloureux… Et vient mon rdv à la pmi. L’infirmière me dit qu’il fait que je me repose beaucoup, et que si la douleur persiste il faut que je consulte.

Le soir même je monte à 38.8 de température. Et je me rend compte également que j’ai une petite infection vaginal. Ça me pique, me brûle. . Et mes glaires sont épaisse et jaunâtre. Je décide donc d’aller chez mon médecin, mais celui ne peut le recevoir avant 3 jours. Alors c’est un autre médecin qui me reçois.

Catastrophe, même mon conjoint a gueulé. Elle me dit que c’est sûrement juste un engorgement et que je ne dois pas m’inquiéter. Hors J’avais vu sur le groupe certain témoignage ou je me retrouvais … Et on m’avait conseillé de consulté rapidement si jamais il y avait apparition de fièvre. Mais ce médecin, qui entre nous n’est pas du tout pour l’allaitement me conseille d’arrêter de faire téter bébé et quelle ne voit pas le rapport entre un souci vaginal et une mastite. . enfin je ressort avec juste du doliprane et une crème vulgaire. ..

Le lendemain c’était pire, j’ai une énorme boule au sein qui ne part pas à la tétée et qui me fait horriblement mal. En tirant j’ai l’impression d’avoir du pus qui sort. J’appelle donc ma sage-femme et lui expose mon souci elle me dis qu’il ne fait pas attendre et me prend rdv avec le médecin de son cabinet l’après-midi même.

Résultat Super médecin !!! Elle palpe mon sein, le masse et fait sortir du lait qu’elle met sur du coton. C’était du sang puis du pu qui en sortait…. aussitôt sous antibiotique pendant 10 jours . Elle me dit qu’un abcès c’est formé sûrement du a un canal bouché mais il a dû se percer tout seul et s’évacue. En 2 jours la douleur avait plus que diminué ! Et la tétée redevenait agréable.

J’ai mis bébé au sein ++ en position de la louve pour bien déboucher les canaux et éviter encore des soucis. En tout, les douleurs et les galères ont durée presque 3 semaines. 3 semaine ou je souffrais tellement que j’ai voulu abandonner tous les jours. Mais j’ai tenue bon et surtout j’ai pas lâché au niveau des médecins.

Après pour couronner le tout comme si ça n’était pas suffisant, au 2 mois de Bébé, j’ai dû m’absenter 2 jours pour une hospitalisé, et ma belle-mère a acheté un biberon et a donné mon lait dans un biberon, car soit disant la tasse à bec c’est “galère”. Résultat quand je suis rentré ma fille ne voulait plus de mon sein. J’ai passé une semaine en enfer. Avec des hurlements surtout le soir. Mais c’est pareil grâce aux conseils du groupe j’ai pas lâché. J’ai proposé le sein dans les moment calme quand elle n’avait pas trop faim. Peau a peau ++ et lune de miel avec bébé. Ça nous a permis de nous retrouver.  Aujourd’hui tout se passe a merveille. Bébé tète très bien, adieux les douleurs, adieux l’exaspération, ce ne sont que des moments magiques !! Ma fille grandit très bien et grossit bien. C’est nos moments a nous, notre complicité 😉
Mon objectif était d’aller jusqu’à 4 mois, les 4 mois ont étaient atteint le 9 octobre et prochain objectif 1 an 😉

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Donc mon témoignage… il faut savoir que mon conjoint et moi désirions un enfant depuis plusieurs années… tous les mois j’étais déçue et je tombais peu à peu dans une genre de dépression… puis un couple d’amis nous a envoyé chez un spécialiste de l’infertilité conjugale et c’est avec les résultats que nous avons découvert que mon conjoint était à la limite de la stérilité… Apres 3 inséminations ma princesse s’était installée dans mon ventre enfin ! Arrive le mois de Janvier, j’étais a 6 mois de grossesse, j’ai failli perdre ma fille à cause d’une fissure de la poche, alitée jusqu’à la fin, j’ai tenu jusqu’à 39sa… j’ai toujours dit que j’allaiterai ma fille, mais une fois qu’elle était née. La puéricultrice qui m’as mise Anna au sein la première fois a été très brute et au final ma fille a mal tété dès ce moment là… j’avais les mamelons à vif… je me suis résignée, voila le baby blues qui arrive ! Je n’arrêtais pas de pleuré car je ne pouvais pas allaiter ma princesse… une fois rentrée à la maison je n’avais plus aucune douleur, la sage-femme est venu à la Maison pour voir ma fille et pour la peser et bon je lui ai demandé si elle pouvait me mettre Anna au sein vu que je n’avais plus mal… et là c’était le début d’une magnifique aventure qui commençait ! Chaque mise au sein est un pur bonheur, j’aime tellement quand elle tète et me sourît en même temps.

 

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Je me présente, (je m’appelle henri.. lol) Shaimae 23 ans et maman de Safiya née le 17 mars 2017. Je vous explique un peu le contexte dans lequel est née ma fille. C’était une grossesse à risque, j’ai eu des contractions à partir du 4ieme mois en chopant l’uréaplasma et j’ai donc accouché avant terme en étant hospitalisée pour faire mâturer les poumons. Ma fille s’est donc retrouvée en néonatalogie parce que ses poumons ne se sont pas déployés à la naissance. La première chose que son estomac a dû digérer était du sucre donné à la seringue car hypoglycémie oblige. Je n’ai pas réussi à faire la tétée de bienvenue parce que ma fille ne savait pas ouvrir la bouche ( j’ai tenté +- 4 h après la naissance mais échec). Il faut savoir que j’étais dans un hôpital dit “ami des bébés” et donc qu’ils sont pro-allaitement. Le souci c’est que je n’ai eu aucune aide pour la mise au sein. Tout le monde était occupé en néonat et on me donnait ma fille en main et je devais me débrouiller. Je n’y arrivais pas du tout du tout (j’avais des crevasses à sang). Le téton lui glissait de la bouche et elle suçait le bout ce qui fait qu’au bout de +- 24h, une sage-femme m’a dit écoutez il faut mettre des tèterelles parce que vous avez le téton pas assez long pour qu’elle puisse l’attraper. Les tèterelles, je les posais et je donnais le sein ce qui faisait que le téton frottait les parois et là, la descente aux enfers commençait. J’ai eu des crevasses mais des crevasses … je suis rentrée chez moi, j’ai tenue 12jours comme ça à tenter de soigner mes crevasses avec des compresses au lait maternel, du mepilex, flammatule, lanolin .. mais en allant consulter aux urgences parce que je n’en pouvais plus la dame me dit vous avec une mycose à cause du fait que cette zone était toujours humide et les plaies ouvertes. Donc traitement au fucidin et j’ai commencé à tirer et à donner à bébé à la seringue… j’ai fini avec un engorgement qui s’est terminé en mastite.. j’ai passé des journées entières à masser sous la douche et la technique du verre chaud). Après avoir soigné un peu mes crevasses, je remets bébé au sein et là……. PAFFF j’ai mon petit bout de téton qui saute . J’ai perdu un bout du téton, je suis marquée à vie. On pourra dire qui j’y ai donné corps et âme!!!!! Après les crevasses, ça allait mais j’avais toujours mal quand elle tétait et hors tétée c’était atroce et mes tétons étaient mauves/ gris je sais pas. J’ai pris rendez-vous avec une conseillère en lactation. Et elle me dit madame vous avez une candidose (je me disais rho punaise on sait enfin pourquoi j’ai autant mal je vais pouvoir me reposer après le traitement). Là je suis sous Diflucan avec une dose charge et puis la dose quotidienne..finalement ça passe. J’ai vu 5 ostéopathes qui sont tous catégorique ma fille à la mâchoire déviée et doit être suivi par un chirurgien maxillo-facial. Apparemment faut attendre qu’elle grandisse pour voir si c’est opérable. En attendant les tétées ca va toujours pas. À côté de la douleur physique, il y a cette douleur psychologique que je n’arrivais pas à gérer. Ma fille était super difficile. Elle pleurait sans cesse et poussait comme si elle était constipée à longueur de journées. Elle a du reflux et est intolérante au protéine de lait de vache (analyse par prise de sang et je suis en éviction stricte). Je n’arrivais pas à me reposer et bien sûr ne pouvais compter sur monsieur qui bosse dur jusqu’au soir. Je ne sais pas si c’est le début de parcours chaotique ou alors c’est vraiment pas mon truc. Mais je déteste allaiter . Paradoxal diriez-vous puisqu’en j’en suis à 7mois. Je suis agacée quand je donne le sein, je veux vite terminer la tétée. Je ne ressens pas cette explosion d’amour en lui donnant le sein. Pour moi c’est vraiment “je lui donne à manger et voilà quoi.” Alors je me force parce que je sais que c’est ce qu’il y a de meilleur pour ma fille Alors je voulais dire à toutes les mamans qui allaitent que c’est naturel mais ça s’apprend. Et parfois c’est pas tout beau tout rose mais le jeu en vaut la chandelle. J’espère que ca se passera mieux pour toutes les mamans et je vous souhaite bien du courage pour cette folle aventure qu’est l’allaitement

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6 mois d’allaitement dans une semaine. Les difficultés ? La fatigue la nuit et ne pas pouvoir se faire remplacer… c’est tout !!! Des douleurs les deux premières semaines mais c’est tout. Sommeil entrecoupé , réveils jamais aux mêmes heures donc pas possible de s’habituer, difficulté de se rendormir une fois levée… J’ai essayé le cododo mais c’est pire je n’arrive pas du tout à dormir…! Et comme j’ai dis, avec l’allaitement on peut pas passer le relais… Sinon que du bonheur.

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Je n’avais jamais pensé à l’allaitement avant d’être enceinte. Mais dès que j’ai su que je portais la vie, c’est devenu une évidence.
J’ai essayé de me renseigner sur internet, mais je trouvais les informations assez sommaires.
L’entourage me disait : “Oh la la, tu verras c’est fatigant !!!!”, ou “Tu vas avoir mal au moins pendant un mois ! Bon courage pour les crevasses !”,
“Je connais machin, elle a pas réussi à allaiter” etc. C’était pas très encourageant, et je me demandais pourquoi autant de femmes n’arrivaient pas à faire
la chose la plus naturelle du monde : nourrir son enfant au sein ?!
Malgré ça, je me disais “On verra bien”.

Pour remettre les choses dans son contexte, mon petit Maël est né par césarienne le 17 avril 2017 à 14h51, il aura 6 mois demain (déjà !).
J’ai très mal vécu cet accouchement, car pour moi je n’ai pas accouché.
Tout se passait très bien, mais au bout de 8h de travail et après m’avoir fait pousser 3 fois, on me dit “il descend pas, hop césarienne”.
Bébé et moi n’étions pas en danger, et je me demande encore si c’était pas une césarienne de convenance (pour eux).
Bref revenons à nos moutons !

Après 2h passée en salle de réveil où j’étais incapable de parler, incapable de bouger et toute tremblante à cause du traumatisme que mon corps avait subi, on m’emmène enfin dans une chambre de soins… où il y avait déjà une patiente ainsi que sa famille…
Shootée, fatiguée, désorientée, je n’avais envie que d’une chose…: voir mon bébé.
Aucune infirmière, personne pour me donner mon bébé, personne pour me le mettre au sein. Rien.
Mon chéri me le dépose dans les bras. Qu’il est beau…
C’est bien plus tard, en rentrant chez moi que j’ai compris que ça n’était pas normal. Pas de mise au sein, pas de tétée de bienvenue…
La première tétée s’est faite à 1h du matin dans la pénombre par une puéricultrice qui est restée 2 minutes. Le temps de mettre bébé au sein, et de m’entendre dire
qu’on avait remarqué avec papa que bébé avait un frein de langue. “Ah bon ? Bah faudra voir ça avec une sage-femme” et elle est partie.
Forcément, Maël avait lâché le sein à peine elle avait passé la porte… J’ai essayé tant bien que mal de le remettre au sein et
finalement le lendemain matin j’avais déjà des gerçures. L’infirmière me dit : “c’est normal, dans le noir votre bébé était mal mis”.

J’avais très mal à la cicatrice, et durant notre séjour à la maternité, je n’arrivais pas à me lever et me coucher seule, et encore moins
prendre Maël dans les bras toute seule… Il a donc passé 4 nuits sur 5 à la nurserie et les puéricultrices me l’emmenaient lorsqu’il avait faim.
La plupart du personnel soignant était inutile et antipathique. Ils minimisaient ma douleur, nous faisaient sentir
qu’on les dérangeait, et me faisait culpabiliser d’avoir aussi mal. Ce n’était pas normal de ne pas être sur pieds !

Le deuxième jour, j’avais des crevasses et un bébé qui pleure. Je ne savais pas quoi faire. J’avais mal… et j’étais épuisée.
La tétine et les compléments sont entrés en jeu… #heartbreaking
Les compléments ont été donné juste une nuit pour que je me repose, et que je soigne ma poitrine. J’avais des cloques, des croûtes… Beurk !

Au bout du compte, Maël avait perdu 10% de son poids mais nous avons quand-même pu rentrer chez nous le 5ème jour.
Le moral allait mieux, et papa toujours prêt à m’aider afin de mettre notre fils au sein.
Pendant de nombreuses semaines, j’avais mal aux mamelons, et j’appréhendais chaque mise au sein. Mais… à force d’entendre que l’allaitement faisait mal, je trouvais ça normal.

Finalement, un jour de juin, je tombe sur un groupe Facebook spécialisé dans l’allaitement.
J’y apprends énormément de choses en très peu de temps grâce aux témoignages de mamans.
Confusion ? Allaitement à la demande ? Hein… quoi ? Crevasses, mastites, RGO…
Bah dis donc, il en existe des choses.
Ni une ni deux, adieu la tétine, et nichons à volonté.
J’ai eu de la chance, Maël n’a jamais réclamé cette satanée sucette, et n’a pas fait de confusion.

 

A ses 3 mois, Maël a commencé à nous faire des vomito en jet… Pour le pédiatre c’était normal. Ok pourquoi pas.
Sauf que ça a continué… A la visite des 4 mois, il me dit la même chose… Comme Maël avait toujours des périodes de “JETsetter” j’ai décidé de faire une éviction des
PLV. Et ça s’est calmé ! A la visite des 5 mois, le pédiatre nous dit “Au fait, vous m’aviez dit qu’il ne régurgitait pas beaucoup hein ?”. On a failli avoir un fou rire !
Quel clown !

Il y a aussi un côté de l’allaitement dont je n’ai pas pu profiter tout de suite à cause de la césarienne (rétablissement assez long autant physique que psychologique..),
c’est le cododo ! Hé oui, je n’arrivais pas à me coucher sur le côté sans ressentir de fortes douleurs.
C’est finalement, aux alentours de ses 4 mois que j’ai pu réellement nous en faire profiter ! Si on enlève le mal de dos, bah c’est vraiment que du bonheur de pouvoir dormir avec son bébé.
J’adore voire ce petit être blotti contre moi, et ça m’arrange de ne plus avoir à me lever !!

Comme beaucoup de mamans, j’ai eu mon lot de remarques et de perles.
“Machin a de gros seins donc elle aura plus de lait”
“T’as pas pris beaucoup de seins, t’as assez de lait ??”
“T’as encore du lait ??”
“Il a encore faim ?”
“Il est encore au sein ? Il dort ? Il mange ?” Non il danse la macarena
A un repas de famille, bébé dans les bras presque tout l’après-midi (Ca ne m’étonne pas trop, il y a plein de monde, et perso je préfère ça que de le voir passer de bras en bras
comme s’il s’agissait d’une peluche.), on me demande comment je fais pour SUPPORTER ça.
Il y a aussi le faaaameux biberon d’eau, ou d’eau sucrée. Je parle même pas du pédiatre sponsorisé par Novallac, pour qui tout est de la faute du lait maternel
(selles vertes et glaireuses, vomissements etc.)
Ah et l’une des pires remarques/perles : après un an c’est malsain. Et allaiter un enfant de 3 ans pourrait avoir des conséquences sur sa santé mentale.

Pour moi, le plus dur dans l’allaitement ce sont les autres. Les mauvais conseils, les légendes urbaines, les remarques déplacées, voire blessantes… Parfois j’ai l’impression qu’on cherche à me culpabiliser
de trop le porter, trop l’avoir avec moi, trop le mettre au sein, être TROP présente.

Cependant, je ne suis pas prête d’arrêter car j’adore allaiter mon bébé. J’aime ce moment de partage, j’aime lui donner le meilleur, j’aime quand il me regarde en souriant.
J’aime quand son papa nous regarde d’un air attendri. Et puis c’est tellement pratique !
Le plus important, faire confiance à son bébé, avoir confiance en soi (au moins en ce qui concerne l’allaitement) et avoir quelques personnes qui nous soutient.
Merci à mon bébé, et son papa de me faire confiance !

Aussi, je tiens à remercier toutes les mamans d’un groupe de soutien sur facebook. Vous avez sauvé de nombreux allaitements, et je me demande tous les jours comment vous faites pour tout concilier, et aider toutes les mamans qui ont besoin de vous ! Vous êtes de super mamans.

 

 

 

 

 

 

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