Diagnostiquer une allergie

Comment poser le diagnostic d’une allergie ?

A ce jour le diagnostic d’une allergie est une tâche complexe, du fait des différents types d’allergies et que les tests ne permettent pas d’identifier toutes les différentes réactions immunitaires. Les allergies immédiates (IgE médiées) restent plus aisées à diagnostiquer par l’intermédiaire de prise de sang et prick tests, même si les tests ne sont pas infaillibles.

Concernant les allergies retardées, la situation est plus complexe, et même s’il est possible de s’appuyer sur des patch tests, ils ne sont pas infaillibles non plus.

 

Un allergologue à l’écoute utilisera plusieurs outils en sa possession pour établir un diagnostic :

  • Un interrogatoire : Des informations très précises et détaillées sur le cadre de vie, type de lieu de vie, humidité, moisissures, animaux ; habitudes alimentaires, le lieu de travail/de scolarisation (aussi pour écarter d’éventuelles réactions toxiques, fausses allergies) et l’apparition des symptômes, mais aussi les antécédents familiaux.
  • Un journal alimentaire afin d’établir des liens.
  • Des tests (prises de sang, prick tests, patch tests avec aliments natifs) en gardant en tête qu’ils peuvent être négatifs malgré allergie réelle.

 

L’intérêt d’un diagnostic par un professionnel

II permet de

  • Pouvoir être équipé pour une éventuelle réaction allergique avec une trousse si ingestion ou mise en contact accidentelles avec l’allergène. Certaines réactions allergiques peuvent entraîner la mort, mais il y a également un inconfort quotidien.
  • Obtenir un PAI (plan d’accueil individualisé) pour l’école ou la crèche,
  • Obtenir des informations éventuelles sur les situations à risque, conduites à tenir.

 

Les allergologues préconisent souvent la réintroduction de par leur formation, mais elle n’est pas obligatoire, ni garantit une amélioration de la qualité de vie, sachant que les symptômes allergiques peuvent évoluer tout au long de la vie et sembler disparaître, alors qu’ils sont présents sous une autre forme. Le principe de santé prime. 

 

 

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Les allergies croisées

Les allergies croisées sont dues à la présence de structures semblables ou très voisines dans des substances aussi différentes que des pollens, des aliments ou des poils d’animaux, etc. Lors de réaction allergique croisée, la personne allergique réagit non pas à l’allergène auquel il est sensible mais à un allergène qui lui ressemble dans sa structure.

Les allergies croisées les plus fréquentes surviennent entre des pollens, entre des aliments ou entre des pollens et des aliments.

Il est possible de noter des fluctuations saisonnières des allergies croisées avec une diminution ou tolérance à certains fruits en automne et en hiver, lorsque les pollens sont moins présents dans l’air.

Il n’est pas toujours judicieux d’exclure les croisés en cas d’éviction, si on n’a jamais réagi à l’aliment. En revanche en cas d’éviction stricte avec certains aliments et du fait de la ressemblance très marquée entre certains allergènes et du risque élevé de réaction croisée, il est préférable d’exclure les croisés aussi (exemple éviction du lait de vache et lait de brebis, chèvre).

 

Allergies croisées entre pollens

Pollen Réaction croisée possible à
bouleau Aulne, charme, noisetier, chêne, châtaigner, olivier, frêne, lilas, phléole, chiendent, ambroisie, armoise

 

Source du tableau : https://www.stallergenesgreer.fr/allergies-croisees

 

Allergies croisées entre pollens et aliments

Allergène respiratoire Réactions croisées fréquentes Réactions croisées rares
Pollen de bouleau Rosacées : Pommes, poire, pêche, prune, cerises, abricot, nectarine

Kiwi

Fruits à coque : noisette, amande, noix

Légumes : céleri, céleri rave, carottes, pommes de terre

Légumineuses : arachide, soja

Rosacées : fraise, nèfle

Autres fruits : banane, figue, raison, grenade, pastèque, kaki, fruit du jacquier

Légumes : fenouil, poivron, tomate, aubergine, endive, salade verte

Légumineuses : haricot vert

Epices : anis, coriandre,  persil, cumin, paprika

Pollen de cyprès Pêche Orange
Pollen de graminées Farine de blé, orange, tomate, poivron, kiwi, melon, arachide
Pollen d’ambroisie Melon, pastèque Concombre, banane
Latex d’hévéa (hévéine, chinitase) Avocat, banane, kiwi, melon, fruit de la passion, papaye, figue, châtaigne, sarrasin Rosacées : pomme, pêche, abricot, cerise, amande

Noix, noisette, sésame, céleri

Pollen d’armoise Epices : anis, aneth, céleri, cumin, fenouil, coriandre, persil

Légumes : carottes

Miel

Epices : poivre, carvi

camomille

Pollen de plantain Melon
Pariétaire pistache  
Ficus figue  
Acariens domestiques Crustacés, mollusques Coquillages, escargots terrestres
Poils et squames de chat Viande de porc et viandes rouges de mammifères
Plumes d’oiseaux Jaune d’œuf

Allergies alimentaires : diagnostic, traitements et perspectives, Dr Habib Chabane, 2017

Pour l’ajout du pariétaire et ficus,  source : Vaincre l’asthme et les allergies, Dr Florence Trébuchon, 2011

 

 

Allergies croisées entre aliments

Allergie à Réaction croisée possible à
Œuf Volaille
Lait de vache Viande de bœuf, veau, lait de chèvre, lait de brebis, lait de jument, laits de mammifère
Arachide Soja, pois, lentilles, lupin, autre fruit à coque
Sésame, moutarde Noisette, kiwi, autres graines
Poissons Autres poissons
Noisette Noix du brésil, noix de cajou
Crevette Crabe, homard
Blé Orge, seigle
Pêche Pomme, prune, cerise, poire
Melon Melon d’eau, banane, avocat

Source du tableau : https://www.stallergenesgreer.fr/allergies-croisees

 

Allergies croisées entre animaux

Allergie à Réaction croisée possible à
Chats Chien, rongeurs, cheval, bovins, porc
acariens Crevette, crabe, langouste, escargots, blatte

 

Allergies croisées entre pneumallergènes non polliniques et aliments

Allergie à Réaction croisée possible à
Acariens Escargot, crevette
Latex Kiwi, banane, avocat, châtaigne, melon
Oiseaux Œuf de poule, œuf de caille, viande de poulet, viande de dinde, lait de vache
Chat Viande de porc
Lupin Arachide

Source du tableau : https://www.stallergenesgreer.fr/allergies-croisees

 

 

 

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Les intolérances

Une intolérance suppose un manque d’enzymes qui ne permet pas au corps de digérer de manière appropriée une molécule. Le système digestif ne parvient donc pas à la casser, et cela provoque des symptômes digestifs : diarrhées, vomissements, mais il n’y a pas de réaction du système immunitaire (donc pas d’eczéma ou autre symptômes allergiques). Elles peuvent cependant, en fonction de l’intolérance, avoir des conséquences graves pour la santé.
L’ intolérance au gluten / maladie coeliaque : ce n’est pas une intolérance mais une maladie auto-immune, en cas de consommation de gluten, le système immunitaire attaque l’intestin grêle et abime la paroi intestinale. Le diagnostic se pose à l’aide de prise de sang et biopsies de l’intestin grêle pour confirmer les atteintes. Le traitement passe par l’éviction du gluten à vie.  Symptômes : maux de tête, diarrhées, douleurs, ballonnements, perte de poids, nausées, vomissements, troubles de la croissance. Cela peut aller jusqu’à une tumeur digestive. Lien https://www.afdiag.fr/ – éviction du gluten ici.

 

  • Intolérance au lactose / le déficit en lactase : le lactase est une enzyme dont le rôle est de digérer le sucre du lait (donc le lactose) peut causer des douleurs digestives, diarrhées, gaz. A savoir que cette enzyme est censée disparaître et cesser de fonctionner chez l’adulte de manière génétique. En fonction de l’ethnie, elle cesse de fonctionner plus ou moins vite. Elle n’est pas à confondre avec l’allergie aux protéines de lait de vache, ni avec la galactosémie, bien plus grave qui engage le pronostic vital. Le diagnostic se pose avec un test à l’urée ou grâce aux symptômes cliniques. Le traitement repose sur l’éviction du lactose dans l’alimentation. Symptômes : nausées, vomissement, diarrhées, douleurs, crampes, gaz. Lien : ici
  • Galactosémie / Déficit en GALT ou GALE

La galactosémie est une maladie où un sucre naturel, le galactose, s’accumule dans l’organisme. La principale source alimentaire du galactose est le lactose, présent dans le lait des mammifères. Chaque molécule de lactose est composée d’une molécule de glucose et d’une molécule de galactose.
Après ingestion, le lactose est rapidement dégradé au niveau de l’intestin par une enzyme (la lactase), qui libère ainsi du glucose et du galactose. Le galactose va passer ensuite dans le sang et entrer dans les cellules du foie pour y être transformé en glucose et en UDP-galactose. Deux enzymes, lorsqu’elles sont déficientes, peuvent provoquer la maladie galactosémie : la galactosyl-1-phosphate-uridyl-transférase (GALT) et l’uridine-diphosphate-galactose-4-épimérase (GALE).
Ce dysfonctionnement enzymatique a deux conséquences :
– une accumulation de galactose au sein de l’organisme, à l’origine des symptômes des premiers jours de vie (dysfonctionnement sévère du foie) qui guérissent sous traitement. De plus, l’accumulation d’autres métabolites toxiques dérivant du galactose peut provoquer une cataracte.
– une carence en UDP-galactose, sucre qui entre dans la composition de molécules complexes indispensables au bon fonctionnement du cerveau. Cette carence en UDP-galactose persiste malgré le traitement et explique les difficultés intellectuelles de certains enfants galactosémiques ; leur apparition est indépendante de la précocité du diagnostic et du bon suivi du régime. Le diagnostic repose sur le tableau clinique. Il est confirmé par le dosage biochimique des métabolites concernés, le dosage enzymatique et l’analyse moléculaire du gène GALT.

Le traitement revient à supprimer le galactose et le lactose de l’alimentation, donc également le lait maternel, les préparations commerciales classiques et de nombreux aliments (œuf, certains fruits et légumes, légumineuses). Symptômes : mauvaise prise alimentaire, un retard de croissance et des signes d’atteinte hépatique (ictère, tendance hémorragique, hypoglycémie, cirrhose du foie). En l’absence de traitement approprié (exclusion du galactose), l’évolution peut se faire vers une septicémie (à E coli) et le décès en période néonatale.  Complications : malgré un traitement adapté, la maladie peut se compliquer à long terme de déficits cognitif et moteur, et chez la fille d’une insuffisance ovarienne avec diminution de la fertilité et de la densité osseuse.

Liens : http://www.tousalecole.fr/content/galactos%C3%A9mie / https://www.orpha.net/consor/cgi-bin/OC_Exp.php?lng=FR&Expert=79239

 

  • Intolérance à l’histamine / déficit en diamine oxydase: Un déficit en diamine oxydase, une enzyme qui permet de dégrader l’histamine. La consommation d’alcool, conservateurs, aliments et certains médicaments peuvent diminuer son action. Ce déficit peut apparaître n’importe quand au cours de la vie. Le traitement repose sur un régime alimentaire pauvre en histamine et éventuellement des anti-histaminiques. Symptômes : rougeur soudaine, démangeaisons, troubles digestifs (diarrhées, nausées, vomissements, douleurs intestinales), chute de tension, vertige, palpitation, migraine, nez qui coule, rhume chronique, yeux rouge, lèvres gonflées. Lien : https://www.aha.ch/centre-allergie-suisse/info-allergies/allergies-intolerances/intolerances-alimentaires/intolerance-a-l-histamine/?oid=1472&lang=fr

 

  • Intolérance à l’alcool / déficit en alcool déshydrogénase : un déficit en alcool déshydrogénase génétique souvent retrouvé parmi différentes ethnies originaires d’Asie qui ne permet pas de dégrader l’alcool. Mais il est aussi possible d’avoir une réaction allergique à l’un des composants de l’alcool, l’alcool contient de l’histamine donc peut déclencher une ‘fausse’ réaction allergique, l’alcool peut augmenter une réaction allergique à un aliment et enfin il existe une hypersensibilité à l’alcool. Le traitement consiste à ne pas consommer d’alcool. Symptômes : rougeurs au niveau du visage, maux de tête, nausées, vomissements. Lien : https://www.femmeactuelle.fr/sante/sante-pratique/intolerance-ou-allergie-a-lalcool-comment-reconnaitre-les-symptomes-2089519

 

  • L’intolérance aux fodmaps (fermentable oligosaccharides, disaccharides, monosaccharids and polyols) : elle peut causer des troubles digestifs, ballonnements, flatulences, douleurs. Lorsque la flore digestive est sujette à une fermentation importante, la consommation de certains aliments peut causer de la fermentation au niveau du côlon. Le traitement consiste à exclure certains aliments pendant une période et les réintroduire par famille. Symptômes : crampes, diarrhées, ballonnements, gaz. Lien : https://www.cerin.org/wp-content/uploads/woocommerce_uploads/2017/11/129-Intolerance-aux-FODMAPS.pdf

 

Liste des aliments riches en fodmaps

Type de sucre Sucre Sources
Oligosaccharides FOS (fructo-olog-saccharides)

GOS (galacto-oligo-saccharides)

Blé, orge, seigle, oignon, poireau, ail, échalote, topinambour, artichaut, betterave, fenouil, salsifi, chicorée, petits pois, lentilles, pois chiche, pistache, noix de cajou.
Disaccharides Lactose Lait, fromages frais non affinés.
Monosaccharides Fructose (en excès par rapport au glucose) Pomme, poire, mangue, cerise, pastèque, raison datte, asperge, sucre de table, pois mange-tout, miel, sirop de glucose, fructose.
Polyols Sorbitol, mannitol, maltito, xylitol Pomme, poire, abricot, cerise, fraise, nectarine, pêche, prune, pastèque, champignon, chou-fleu, chewing-gum et confiseries.

Source du tableau ‘Allergies alimentaires : diagnostic, traitements et perspectives’, Dr Habib Chabane, 2017

 

  • Intolérance aux sucres / Déficit congénital en saccharose isomaltase (DCSI) : dans le cas du déficit congénital en saccharose isolmatase, il manque des enzymes pour digérer les oligosaccharides et disaccharides. Le diagnostic se fait avec une biopsie. Le traitement est un régime alimentaire particulier sans sucres ou amidon. Symptômes : diarrhées, distension et inconfort abdominal, flatulences, vomissements, prise de poids/taille insuffisante, déshydratation, malnutrition. Lien : https://www.la-vie-sans-sucre.fr/association-francaise-dcsi/

 

  • Favisme / déficit en G6PD : déficit dans une enzyme, la glucose-6-phosphate déshydrogénase. C’est l’intolérance la plus répandue. Des crises d’hémolyse aïgue sont déclenchées par un stress oxydatif important causé par une infection, l’ingestion de certains aliments comme les fèves (surtout crues), les boissons contenant de la quinine comme le Gini ou le Schweppes, de fortes doses de vitamine C (boissons enrichies, compléments alimentaires), certains médicaments : les sulfamides, ou des médicaments que s’ils sont prescrits à des doses supérieures aux doses usuelles (par exemple l’aspirine). L’exposition à certaines substances ou produits, comme le naphtalène ou le henné peuvent aussi déclencher des crises. Cette enzyme sert à protéger les globules rouges de certaines agressions. Le diagnostic se fait avec une prise de sang. Le traitement consiste à éviter certains aliments, médicaments, substances. Symptômes : anémie, fatigue ou pâleur inhabituelle, fièvre, frissons, douleurs dans les articulations, malaise, état de choc, urines foncées, ictère, essoufflement, tachycardie, crise d’hémolyse (destruction de globules rouges). Liens : http://www.tousalecole.fr/content/g6pd-d%C3%A9ficit-en-ou-favisme

 

  • Phénylcétonurie / déficit en phénylalanine hydroxylase : cette enzyme permet de transformer la phénylalanine en excès en tyrosine (autre acide aminé). L’excès de phénylalanine dans le sang est toxique pour le système nerveux, et perturbe le développement du cerveau de l’enfant, entraînant un retard mental. L’abaissement des taux de tyrosine entraîne un abaissement de la production de mélanine, ce qui fait que les enfants atteints ont tendance à avoir des cheveux, un teint et des yeux pâles. L’excès de phénylalanine est converti en phénylcétones qui seront excrétés dans l’urine, d’où le nom de la maladie. La sueur et l’urine de l’enfant atteint ont une odeur typique due à la présence de cétones. Le diagnostic : les enfants sont systématiquement dépistés lors du test de Guthrie (test consistant à prélever une goutte de sang au talon du nouveau née). L’enfant atteint peut vivre avec un développement cérébral normal, en suivant un régime pauvre en phénylalanine. Le traitement consiste donc en un régime pauvre en phénylalanine. On restreint la consommation d’aliment pouvant contenir la protéine produisant la phénylalanine, et la consommation d’aspartame. Cependant, il faut ajouter à ce traitement des comprimés d’acides aminés essentiels contenus dans ce type de nourriture, pour éviter un manque de ces acides. Symptômes : cheveux, teint, yeux pâles, retard mental, odeur de la sueur et des urines. Lien : http://www.tousalecole.fr/content/ph%C3%A9nylc%C3%A9tonurie

 

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Aliments riches en histamine ou tyramine, et histamo-libérateurs

L’histamine est une molécule normale de l’organisme qui dérive d’un acide aminé : l’histidine et qui joue en particulier un rôle de dilatation des petits vaisseaux et de resserrement des petites bronches. C’est donc la substance motrice de la réaction

La tyramine  est un acide aminé capable de stimuler la libération de médiateurs comme l’histamine.

 

 

Aliments Riches en histamine Libérateurs d’histamine Riches en tyramine
Boissons Boissons fermentées ou distillées : vins et vinaigre, bière Vins et alcool Vins blancs, champagne, vins d’Alsace
Viandes saucisses, jambon, toute charcuterie emballée, saucissons, foie de porc Viande de porc Saucisses fermentées, salami etc.

Gibier faisandé.

Poissons et crustacés Conserves de poisson : anchois, harengs, sardines, thon, maquereaux, saumon Crabe, crevette Conserves de poisson : anchois, hareng, thon
Fruits et légumes, jus de fruits et légumes Choux, épinards, tomates, agrumes, bananes, fraises Fraise, ananas, papaye, poivron, tomate, aubergines Raisin, figue, avocat, fèves, tomate , choux, épinards
Fruits sec Noix, noisettes, cacahuètes dans les pralinés, glace, biscuits, confiseries
Fromages Fromages fermentées : brie, camembert, gruyère, emmental,  gouda, parmesan, roquefort Fromages fermentées : brie, camembert au lait cru, gruyère, emmental, roquefort, parmesan, marolles etc
Autres Choucroute Chocolat, moutard, épices, blanc d’oeuf Chocolat, levure de bière

 

 

 

 

Aliments riches en histamine

 

Types d’aliments exemples
Boissons alcoolisées fermentées ou distillées

 

Charcuterie

 

 

Divers

 

Fromages fermentés

 

 

Fruits frais, jus

 

Fruits secs

 

Légumes

 

Œufs

 

Poissons, coquillages, crustacés

Bière, vin, vin de noix, liqueur de noisette

 

 

Saucisson sec, jambon sec et toute charcuterie emballée

 

Chocolat et cacao

 

Camembert, cheddar, emmental, gouda, parmesan, roquefort

 

Agrumes, bananes, fraises

 

Noix, noisettes, cacahuètes contenues dans les pralinés, glace, biscuits, confiserie, céréales

 

Blanc d’œuf

 

Thon, sardines, saumon, anchois, maquereaux, crustacés

Vaincre l’asthme et les allergies, Dr Florence Trébuchon, 2011

 

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Les fausses allergies

Parfois, certains symptômes peuvent faire penser à des allergies mais n’en sont pas et dépendent d’autres mécanismes:

  • La consommation d’aliments riches en tyramine et histamine : comme la fraise, le chocolat, le vin qui peuvent déclencher des réactions du type allergique : urticaire, rougeurs etc.
  • L’intoxication alimentaire : les aliments consommés sont sales ou ont été mal conservés, ce qui a permis une prolifération bactérienne qui résulte en des difficultés digestives, diarrhées, vomissements, déshydratation.
  • L’intoxication à l’histamine : la consommation de poisson mal conservé (rupture de la de froid) est une cause de fausse réaction allergique. Les bactéries transforment l’histidine en histamine en des quantités que le corps ne peut tolérer. Cela peut causer des rougeurs, des maux de tête, des vomissements…
  • Le syndrome d’activation mastocytaire : les mastocytoses sont des maladies rares qui consistent en la prolifération anormale de mastocytaires qui reproduisent des réactions allergiques.
  • Un urticaire lié à une infection virale, parasitaire ou bactérienne.
  • Une diarrhée liée à une infection virale (gastro-entérite liée à un rotavirus, norovirus, adénovirus…)
  • Une colonisation bactérienne de l’intestin grêle ou système digestif, SIBO/ helicobacter pylori ou autre qui peut causer des diarrhées chroniques, de l’anémie, ballonnements, gaz. Une antibiothérapie peut être envisagée. Celles -i peuvent entraîner des allergies.
  • Une réaction à un produit irritant (tabac, produit ménager etc) : la substance est définie comme étant toxique, le corps ne sur réagit pas, il ne fait que réagir.
  • Les MICI et le syndrome du côlon irritable : maladie de crohn et rectocolite hémorragique, ou bien sont-elles des conséquences d’allergies ?

 

Les intolérances

Les symptômes d’intolérances peuvent ressembler à des allergies, mais dépendent d’un mécanisme différent, la carence enzymatique.

  • L’intolérance à l’histamine / déficit en diamine oxydase : c’est une enzyme qui permet de dégrader l’histamine. La consommation d’alcool, conservateurs, aliments et certains médicaments peuvent diminuer son action. Ce déficit peut apparaître n’importe quand au cours de la vie.
  • L’intolérance à l’alcool / déficit en alcool déshydrogénase : c’est un déficit enzymatique génétique souvent retrouvé parmi différentes ethnies originaires d’asie qui ne permet pas de dégrader l’alcool.
  • L’intolérance au lactose / déficit en lactase : le déficit en lactase, une enzyme dont le rôle est de digérer le sucre du lait (donc le lactose) peut causer des douleurs digestives, diarrhées, gaz. A savoir que cette enzyme est censée disparaître et cesser de fonctionner chez l’adulte de manière génétique. En fonction de l’ethnie, elle cesse de fonctionner plus ou moins vite.
  • La galactosémie / Déficit en GALT ou GALE : cette intolérance a des conséquences sévères pour la santé, dès les premiers jours de vie le galactose qui n’est donc pas assimilé, s’accumule et fait dysfonctionner le foie. Elle entraine aussi une des troubles de la croissance et peut mettre en jeu le pronostic vital. Tous types de lait doivent être évités (et cela comprend le lait maternel).
  • L’intolérance aux sucres / le déficit congénital en saccharase isolmatase (DCSI) : il manque des enzymes pour digérer les sucres et cela se manifeste par une malabsorption des oligosaccharides et des disaccharides. Cela suppose la mise en place très stricte d’un régime alimentaire sans sucres.
  • L’intolérance aux fodmaps (fermentable oligosaccharids, disaccharids, monosaccharids and polyols) : elle peut causer des troubles digestifs, ballonnements, flatulences, douleurs. Lorsque la flore digestive est sujette à une fermentation importante, la consommation de certains aliments peut causer de la fermentation au niveau du côlon.
  • Intolérance aux fèves ou favisme / déficit en G6PD : c’est une enzyme qui protège les globules rouges en cas d’agression. Lors de la consommation de fèves, aliments riches en quinine, quantité importante de vitamine C, certains médicaments cela déclenche une crise : malaise, changement du rythme cardiaque, ictère, douleurs…
  • Intolérance au gluten / maladie coeliaque : cette intolérance porte ‘mal’ son nom, car c’est une maladie auto-immune. Lorsque la personne coeliaque consomme du gluten, son propre système immunitaire attaque la paroi digestive et l’abîme. Elle entraîne des carences, troubles de la croissance, difficultés digestives et retentit de manière conséquente sur la santé générale, pouvant aller jusqu’au développement d’une tumeur.

Les intolérances plus en détail : ici.

 

L’hypersensibilité chimique multiple

« L’hypersensibilité chimique multiple (MCS) fut décrite dès les années cinquante par l’allergologue américain Theron G. Randolph, père de la médecine environnementale.

En 1987, le Dr Mark Cullen attribua au syndrome le nom de MCS (Multiple Chimical Sensitivity) et le définit comme “une affection acquise caractérisée par la répétition de symptômes touchant de multiples organes qui surviennent lors de l’exposition à diverses substances chimiques à des concentrations étant bien inférieures à celles connues pour entraîner des effets dans la population.”
Aujourd’hui, la maladie est classée à l’OMS dans le classement international des maladies.
Dans ses formes les plus sévères, le MCS peut mettre en danger la vie des patients. Il affecte leur qualité de vie, les contraignant à l’isolement social ou à l’éviction de certains lieux, en raison de trop fortes agressions chimiques (grandes surfaces, magasins, banques, mairies, etc…). »

Source : https://www.sosmcs.org/quest-que-le-mcs/

Les réactions aux médicaments sont très courantes chez les patients hypersensibles aux produits chimiques. Surveiller l’apparition de symptômes tels que spasmes musculaires, paresthésie, hyperesthésie ou hypoesthésie et agitation. Surveiller également l’apparition de gonflement local, urticaire, syncope, hyperventilation, convulsions, asthme, anaphylaxie sévère, inflammation du site de l’intervention, fatigue intense, aggravation de l’hypersensibilité.

Recommandations en cas de soins pour les personnes atteintes de MCS https://www.sosmcs.org/wp-content/uploads/2017/01/hospitalisation-et-medicaments.pdf?fbclid=IwAR2k_lzS4vBWnQeqhksQLqomKtYj25aLTrWv3bkX0iCVLrUpXbZIRFAj9Uo

 

Bibliographie

– Allergies alimentaires : diagnostic, traitements et perspectives, Dr Habib Chabane, 2017
– L’alimentation personnalisée : allergies et intolérances alimentaires, comment adapter son alimentation grâce au système vasculaire, Dr Raphaël Nogier, 2012
– Les allergies et intolérances alimentaires : Fiches pratiques sur 14 allergènes majeurs, Nathalie Cayot et Philippe Cayot
– L’Homme malade de son environnement, Dr Michel Aubier
– 1001 allergies et intolérances : comment les repérer et les soigner efficacement, Dr Catherine Quéquet
– Vaincre l’asthme et les allergies, Dr Florence Trébuchon
– Les allergies : petit guide visuel, Pr Jocelyne Just
– Asthme et allergies : 100 questions / réponses de médecins, Antoine Magnan
– Mieux vivre avec l’asthme, Pr Pierre Duroux, Pr Michel de Bouchaud, Marie-Dominique Le Borgne
– Rhume des foins et allergies du nez, Dr Denis Vincent et Dr Lucile Bensignor-Clavel
–  Les allergies le nouveau fléau ?, Dr Pierrick Hordé
– Allergie alimentaire chez l’enfant, Dr Fabienne Rancé et Dr Etienne Bidat
– Maladies chroniques et allergies aux sulfites, Bertrand Waterman
–  Se libérer du gluten : le guide de la sensibilité au gluten et de la maladie coeliaque, Dr Alessio Fasano
– Ce lait qui menace les femmes, Dr Raphaël Nogier
– L’alimentation ou la troisième médecine, Dr Seignalet
– Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies, Florence Arnaud et Véronique Chazot.

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Les différentes sensibilités aux aliments

 

maladie coeliaque : ici
allergies immédiates et retardées :
fausses allergies : ici
intolérances : par
tous les allergènes possibles : ici.

 

 

 

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Allergies immédiates et allergies retardées

Il existe différents types d’allergies, les mieux connues, reconnues et plus ‘facilement’ diagnostiquées sont les allergies immédiates, on parle aussi d’allergie IgE médiées.

Mais il existe aussi des allergies retardées, Elles sont bien plus ardues à diagnostiquer étant donné que ce ne sont pas les antigènes IgE qui réagissent. Le diagnostic peut être tenté à l’aide de patch testsèuèki(r avec aliments natifs, un journal alimentaire, une observation fine des symptômes.

  1. Allergies immédiates / allergies IgE médiées

Dans le cas des allergies immédiates se sont les antigènes IgE qui sont responsables de la réaction immunitaire. Elles présentent des symptômes qui sont souvent ‘spectaculaires’ et qui apparaissent très peu de temps après l’ingestion ou le contact avec l’aliment, généralement dans les minutes ou heures qui suivent.

Les symptômes sont urticaire, œdème, crise d’asthme, chute de la tension ou augmentation, anaphylaxie. Le pronostic vital peut être engagé, et il faut prévenir les urgences. Une personne allergique doit être équipé en conséquence pour contrer une réaction en cas d’accident (seringue d’adrénaline).

Les allergies immédiates se diagnostiquent avec des prises de sang et des prick tests.

Il est possible de développer une allergie immédiate n’importe quand dans sa vie. D’après le Dr Raphaël Nogier, les allergies immédiates sont des conséquences d’allergies retardées non prises en compte à d’autres aliments.

Il existe des allergies immédiates alimentaires, respiratoires, médicamenteuses, aux vénins d’hyménoptères, de contact.

 

  1. Les allergies retardées / allergies non IgE médiées

Les antigènes en cause n’ont pas encore été tous identifiés, on parle parfois d’une réaction immunitaire mettant en cause lymphocytes T, ou encore d’IgA.  (attention les prises de sang pour détecter les IGG ne peuvent être utilisées pour diagnostiquer des allergies retardées ni pour des allergies immédiates).

Ces allergies-là sont moins reconnues et difficiles à diagnostiquer car les prises de sang et prick tests sont négatifs. Des patch tests avec fioles ou aliments natifs (collés dans le dos pendant 48h) peuvent permettre de les diagnostiquer. Mais le diagnostic n’est pas infaillible et il peut y avoir de faux négatif, donc des allergies malgré des patchs négatifs.

Les symptômes apparaissent après un délai de quelques heures voire quelques jours et peuvent être très variés.

Un journal alimentaire, ou d’allergies, une éviction peuvent permettre d’identifier les substances en cause.  Les symptômes sont très variés.

Un point sur comment diagnostiquer une allergie ici, et les tests ici.

Attention ! le dosage des IGG ne permet pas encore de diagnostiquer les allergies retardées, car le corps produit naturellement des IGG lors de l’ingestion de tel ou tel aliment. L’étude de l’utilisation des IGG est encore au stade de la recherche. Il est important de ne pas se baser sur des prises de sang IGG pour réaliser une éviction.

 

Allergies alimentaires et allergies respiratoires

On peut supposer que l’allergie alimentaire causant du reflux et une irritation des muqueuses finit par entraîner des allergies respiratoires.

Il y a aussi des liens étroits entre les allergies alimentaires et respiratoires du fait des allergies croisées. Une personne ayant des allergies respiratoires peut développer des réactions allergiques à certains fruits ou légumes par exemple.

 

La marche allergique

Les premières allergies qui apparaissent chez le nourrisson sont les allergies alimentaires. Elles se manifestent par des réactions cutanées : plaques rouges, gonflement, eczéma, troubles digestifs : reflux, douleurs, diarrhées, constipation).

En grandissant les symptômes semblent s’atténuer mais l’enfant développe une allergie respiratoire (acariens, chat puis plus tard pollens sauf en région de fort taux de pression pollinique) qui se manifeste par des rhumes allergiques, de l’asthme, toux sèches à répétition, bronchites sifflantes, nez bouché.

 

Ce qui peut augmenter une réaction allergique :

  • L’effort : l’oxygène va être récupéré par les muscles et le système digestif sera donc privé de précieuses ressources, cela augmentant la perméabilité digestive. On parle aussi d’allergies révélées par l’effort.
  • La consommation d’alcool, de médicaments ou drogues qui rendent la paroi digestive plus perméable : anti-inflammatoires par exemple.
  • Les cycles menstruels
  • Une infection
  • Le stress, la contrariété, la fatigue

 

Bibliographie
– Allergies alimentaires : diagnostic, traitements et perspectives, Dr Habib Chabane, 2017
– L’alimentation personnalisée : allergies et intolérances alimentaires, comment adapter son alimentation grâce au système vasculaire, Dr Raphaël Nogier, 2012
– Les allergies et intolérances alimentaires : Fiches pratiques sur 14 allergènes majeurs, Nathalie Cayot et Philippe Cayot
– L’Homme malade de son environnement, Dr Michel Aubier
– 1001 allergies et intolérances : comment les repérer et les soigner efficacement, Dr Catherine Quéquet
– Vaincre l’asthme et les allergies, Dr Florence Trébuchon
– Les allergies : petit guide visuel, Pr Jocelyne Just
– Asthme et allergies : 100 questions / réponses de médecins, Antoine Magnan
– Mieux vivre avec l’asthme, Pr Pierre Duroux, Pr Michel de Bouchaud, Marie-Dominique Le Borgne
– Rhume des foins et allergies du nez, Dr Denis Vincent et Dr Lucile Bensignor-Clavel
–  Les allergies le nouveau fléau ?, Dr Pierrick Hordé
– Allergie alimentaire chez l’enfant, Dr Fabienne Rancé et Dr Etienne Bidat
– Maladies chroniques et allergies aux sulfites, Bertrand Waterman
–  Se libérer du gluten : le guide de la sensibilité au gluten et de la maladie coeliaque, Dr Alessio Fasano
– Ce lait qui menace les femmes, Dr Raphaël Nogier
– L’alimentation ou la troisième médecine, Dr Seignalet
– Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies, Florence Arnaud et Véronique Chazot.

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Substances en cause dans les allergies/eczéma de contact

En cas de suspicion d’allergie de contact / eczéma de contact, il est possible de faire des patch tests afin de tester plusieurs substances.

 

Nom du composant Type de substance Source de contact
Baume du pérou Produit naturel extrait de la sève d’un arbre d’Amérique centrale Produits cosmétiques (crèmes, baumes pour lèvres, savons, parfums, crèmes solaires…)
benzocaïne Anesthésique local Certains traitements locaux (pastilles pour la gorge, traitement pour les hémorroïdes, dévitalisant dentaire, gouttes auriculaires)
budésonide Corticoïde local Traitement locaux (auriculaire, nasal, pulmonaire) et généraux
Chlorure de cobalt Métal Pigments bleus de maquillage, tatouage, objets en nickel
Chrome (bichromate de potassium) Sel de chrome Ciment, cuir, certains fards à paupière, tatouages verts
Clioquinol Antiseptique, peu utilisé actuellement Sources germicides à l’hôpital pour désinfecter les blocs opératoires
Colophane Résine naturelle extraite de la sève de pin aux propriétés adhésives Sparadrap, produits dentaires (amalgames, empreintes) cires à épiler, maquillage (mascara, ombre à paupière, rouge à lèvre)
Formaldéhyde conservateur Produits cosmétiques et pharmaceutiques
Flagrance mix 1 Mélange de 8 parfums : amyl cinnamique, alcool cinnamique, eugénol, evernia priunasti, géraniol, hydroxycitronellal, isoeugénol Produits cosmétiques,

Produits d’entretien (aérosols, lingettes), bougies parfumées, encens

Flagrance mix 2 Mélange de 6 parfums : citral, citronello, coumarine, farnésol, hexyl cinnamique, hydroxyisohéxyl 3 cyclohéxène carboxakdéhyde
Kathon CG, isothiazolinone (méthylchloroisothiazolinone/

méthylisothiazolinone)

conservateurs cosmétiques
Lactones sesquiterpéniques Substances chimiques contenues dans certaines plantes (astracées, lauracées, frullanias) Chrysanthème, reine marguerite, armoise, pissenlit, dahlia
lanoline Extrait de la graisse de laine de mouton cosmétiques
Lyral ou kovanol ou hydroxyisohéxyl 3-cyclohéxène Parfum synthétique à l’odeur du muguet Cosmétiques, détergeants, lessives, papier toilette, encens, bougies
MBT (mercaptobenzothiazole) et mercapto mix Composé utilisé dans la fabrication de caoutchouc Objets en latex (cette allergie de contact aux produits en caoutchouc n’est pas une allergie aux protéines de latex)
Méthyldibromo-glutaronitrile conservateur Cosmétiques, crèmes solaires, lingettes nettoyantes préimprégnées
Néomycine (sulfate de) Antibiotique Traitement à usage local (pommade, collyres)
Nickel (sulfate de) métal Bijoux fantaisie, accessoires vestimentaires en métal (boutons de jeans, agrafes de soutien gorge), montures de lunettes, objets de métal brillant de la vie courante, certaines aiguilles d’acupuncture, certaines prothèses dentaires
IPPD (N-isopropyl-N’-phénylparaphénylènediamine) Antioxydant et inhibiteur de la polymérisation Caoutchouc noirs
Parabène mix conservateur Cosmétiques, crèmes solaires, teintures capillaires
PPD (paraphénylènediamine) Colorant noir Colorant capillairesn colorant des collants noirs et de certaines chaussures noires, de certains cirages
Pivalate de tixocortol cortisone Voie locale (suppositoire, voie nasale ou oculaire)
Primine Substance contenue dans la primevère d’intérieur Primevère d’intérieur
Quaternium 15 conservateur Cosmétiques (surtout produits capillaires), produits d’entretien ménagers, produits d’entretien des lentilles
Résine époxy Substance utilisée dans les plastiques et les colles Dans le cadre d’un usage professionnel : la résine est libérée avant le durcissement (fabrication de prothèses dentaires, fabrication de coques à bateau)
Résine paratertiaire butylphénol-formaldéhyde résine Colles, en particulier pour le cuir

source : Vaincre l’asthme et les allergies, Dr Florence Trébuchon, 2011

 

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Les 14 allergènes alimentaires majeurs

Il y a 14 allergènes classés comme ‘majeurs’. Ils sont les plus fréquemment identifiés comme en cause dans les réactions allergiques :

Les fabricants sont obligés de les mentionner lorsque présents dans les aliments sur les emballages. A savoir que le codex alimentaire tolère parfois une certaine souplesse donc se méfier des plats préparés et contacter la marque en cas de doute.

Les symptômes sont très variés : nausées, vomissement, diarrhées, constipation, douleurs, eczéma, urticaire, œdème, choc anaphylactique, migraine, asthme, etc

 

Allergènes Aliments
Œuf Œufs et produits à base d’œufs
Lait de vache Lait et produits à base de lait (y compris le lactose) à l’exception :

a) du lactosérum utilisé pour la fabrication de distillats ou d’alcool éthylique d’origine agricole pour les boissons spiritueuses et d’autres boissons alcooliques

b) du lactitol

Gluten Céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut ou leurs souches hybridées) et produits à la base de ces céréales à l’exception

a) des sirops de glucose à base de blé y compris le dextrose

b) des maltodextrines à base de blé

c) des sirops de glucose à base d’orge

d) des céréales utilisées pour la fabrication de distillats ou d’alcool éthylique d’origine agricole pour les boissons spiritueuses et d’autres boissons alcooliques

Poisson Poissons et produits à base de poissons, à l’exception de

a) la gélatine de poisson utilisée comme support pour les préparations de vitamines ou caroténoïdes

b) de la gélatine de poisson ou de l’ichtyocolle utilisée comme agent de clarification dans la bière et le vin.

Arachide Arachides et produits à base d’arachides
Soja Soja et produits à base de soja, à l’exception

a) de l’huile et de la graisse de soja entièrement raffinées

b) des tocophérols mixtes naturels (E306), du D-alpha-tocophérol naturel, de l’acétate de D-alpha-tocophéryl naturel et du succinate de D-alpha tocophéryl et des esters de phytostérol dérivés d’huiles végétales de soja

d) de l’ester de stanol végétal produit à partir de stérols dérivés d’huiles végétales de soja

Fruits à coque Amandes, noisettes, noix, noix de cajou, noix de pécan, noix du brésil, pistaches, noix de macadamia et noix du Queensmand, et produits à base de ses fruits à l’exception :

Des fruits à coque utilisés pour la fabrication de distillats ou d’alcool éthylique d’origine agricole pour les boissons spiritueuses et d’autres boissons alcooliques

Crustacés Crustacés et produits à base de crustacés
Mollusques Mollusques et produits à base de mollusques
Céleri Céleri et produits à base de céleri
Moutarde Moutarde et produits à base de moutarde
Sésame Graines de sésame et produits à base de graines de sésame
Lupin Lupin et autres produits à base de lupin
Sulfites Anhydre sulfureux et sulfites en concentration de plus de 10mg/kg u 10mg/litre exprimées en SO2

source : Vaincre l’asthme et les allergies, Dr Florence Trébuchon, 2011

 

 

 

 

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Les allergènes : à quoi peut-on réagir?

Il y différents types de substances auxquels on peut réagir donc être allergique. On les appelle des allergènes. Ils ne provoquent pas de réactions chez tous les individus, sinon ils seraient considérés comme toxiques et non des allergènes.

Il existe 5 grandes familles d’allergies

1) les trophallergènes / allergies alimentaires : tout ce qui entre dans le système digestif peut causer une réaction. On peut réagir à n’importe quel aliment, la quantité n’a pas d’importance, les antigènes les identifient et réagissent même aux traces. Dans les aliments les plus fréquemment en cause se trouvent : les protéines de lait de vache, l’œuf, les fruits à coque, l’arachide.

Ils peuvent être mangés, manu portés ou aéroportés, c’est à dire entrer en contact avec le corps via le système digestif, le contact des mains avec la peau, ou transportés par l’air.

Il y a 14 allergènes classés comme ‘majeurs’. Ils sont les plus fréquemment identifiés comme en cause dans les réactions allergiques :(un article ici)

  1. le gluten et ses dérivés, 2. les crustacés, 3. l’œuf et ses dérivés, 4. le poisson et ses dérivés, 5. l’arachide et ses dérivés, 6. le soja et ses dérivés, 7. le lait de vache et ses dérivés, 8.les fruits à coque, 9. le céleri, 10. la moutarde, 11. le lupin, 12. le sésame, 13. les sulfites, 14. les mollusques.

Les fabricants sont obligés de les mentionner lorsque présents dans les aliments sur les emballages. A savoir que le codex alimentaire tolère parfois une certaine souplesse donc se méfier des plats préparés et contacter la marque en cas de doute.

Les symptômes sont très variés : nausées, vomissement, diarrhées, constipation, douleurs, eczéma, urticaire, œdème, choc anaphylactique, migraine, asthme, etc.

2) Pneumallergènes ou aéro allergènes / allergies respiratoires : On peut également réagir aux molécules présentes dans l’air. Il existe différents tests (prick, prise de sang) pour les tester. Ceux-ci ne sont pas infaillibles. Voici quelques pneumo allergènes : acariens, animaux, insectes, poussières, moisissures, pollens, plumes d’oiseaux, plantes etc. Il existe aussi des réactions croisées avec des aliments. Les symptômes peuvent être nez bouché, éternuement, toux, rhinite chronique, sinusite, polypes, otites, asthme, eczéma.

3) Substances variées / allergies de contact : on peut réagir aux parfums, tissus, métaux, caoutchouc, latex, produits cosmétiques, ménagers…par exemple allergie à la pile de sa montre. Les symptômes peuvent être des démangeaisons, des dermatites, eczéma, urticaire, etc.

4) Vénins d’hyménoptères / allergie aux piqures d’insectes. Les réactions étant généralement très fortes et posant un risque de mort, il est recommandé d’avoir une dose d’adrénaline à disposition. Les symptômes peuvent être oedèmes, éruptions générales, choc anaphylactique.

5) Allergies aux médicaments : ces allergies sont dangereuses car il arrive que l’allergène soit injecté directement dans le sang donc il n’y a aucune barrière, ni filtre, et il semble évident qu’on ne prend pas un médicament juste afin de tester sa sensibilité à celui-ci. Les symptômes peuvent être irritations cutanées, arthrite, pathologies rénales (mais à ne pas confondre avec une intolérance avec un des excipients ou additifs).

 

Ce qui peut augmenter une réaction allergique :

  • L’effort : l’oxygène va être récupéré par les muscles et le système digestif sera donc privé de précieuses ressources, cela augmentant la perméabilité digestive. On parle aussi d’allergies révélées par l’effort.
  • La consommation d’alcool, de médicaments ou drogues qui rendent la paroi digestive plus perméable : anti-inflammatoires par exemple.
  • Les cycles menstruels
  • Une infection
  • Le stress, la contrariété, la fatigue

 

La marche allergique

 Les premières allergies qui apparaissent chez le nourrisson sont les allergies alimentaires. Elles se manifestent le plus souvent par des réactions cutanées (plaques rouges, gonflement, eczéma) et par des troubles digestifs (reflux, douleurs, diarrhées, constipation). En grandissant les symptômes semblent s’atténuer mais l’enfant développe une allergie respiratoire : acariens, chat puis plus tard pollens sauf en région de fort taux de pression pollinique qui se manifeste par des rhumes allergiques, de l’asthme, toux sèches à répétition, bronchites sifflantes, nez bouché.

 

bibliographie
– Allergies alimentaires : diagnostic, traitements et perspectives, Dr Habib Chabane, 2017
– L’alimentation personnalisée : allergies et intolérances alimentaires, comment adapter son alimentation grâce au système vasculaire, Dr Raphaël Nogier, 2012
– Les allergies et intolérances alimentaires : Fiches pratiques sur 14 allergènes majeurs, Nathalie Cayot et Philippe Cayot
– L’Homme malade de son environnement, Dr Michel Aubier
– 1001 allergies et intolérances : comment les repérer et les soigner efficacement, Dr Catherine Quéquet
– Vaincre l’asthme et les allergies, Dr Florence Trébuchon
– Les allergies : petit guide visuel, Pr Jocelyne Just
– Asthme et allergies : 100 questions / réponses de médecins, Antoine Magnan
– Mieux vivre avec l’asthme, Pr Pierre Duroux, Pr Michel de Bouchaud, Marie-Dominique Le Borgne
– Rhume des foins et allergies du nez, Dr Denis Vincent et Dr Lucile Bensignor-Clavel
–  Les allergies le nouveau fléau ?, Dr Pierrick Hordé
– Allergie alimentaire chez l’enfant, Dr Fabienne Rancé et Dr Etienne Bidat
– Maladies chroniques et allergies aux sulfites, Bertrand Waterman
–  Se libérer du gluten : le guide de la sensibilité au gluten et de la maladie coeliaque, Dr Alessio Fasano
– Ce lait qui menace les femmes, Dr Raphaël Nogier
– L’alimentation ou la troisième médecine, Dr Seignalet
– Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies, Florence Arnaud et Véronique Chazot.

 

 

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