Témoignage de Louise : allaitement et freins, douleurs et santé mentale

Let’s talk about pain:

-douleurs d’allaitement-

On dit toujours que l’allaitement devrait pas être douloureux, agréable même. Cette phrase là a toujours résonné dans ma tête.

Je fais partie des mamans pour qui l’allaitement a toujours été douloureux. Toujours.

D’abord ma fille. Douleur dès la maternité, aucun enseignement de comment placer bébé (parce que bébé devrait se placer seul), crevasse, candidose, vasospasme. Douleurs sur douleur pendant des semaines. On me la dit souvent de juste prendre des advils. J’avais tellement de vasospasmes que je pleurais en boule dans mon lit sans pouvoir m’occuper de mon bébé. C’est disparu tout d’un coup. Le reste de mon allaitement a toujours été ocd. (Trouble du comportement qui te pousse à soigner la prise de façon excessive et contrôlante.) succion molle. Mamelon qui glisse. Langue qui claque. J’ai enduré. Puis les dents ont atteint leur pleine longueur et toutes les douleurs sont revenues le jour. J’ai sevré le jour et la nuit je l’allaitais. J’ai tenu le coup comme on dit.

J’ai découvert les freins. Celui de la lèvre. Celui de la langue.

Puis bébé 2 est né, même mamelon, même douleur. J’ai fait couper le frein de lèvre, elle l’a pas coupé au complet. Et celui de la langue elle l’a également pas coupé au complet. Ça a bien été jusqu’à ce que bébé ait 3 mois. Puis je me suis rendu compte que mon ocd (obsessive compulsive disorder) était revenu. Et que j’avais mal au pouce tellement je devais enfoncer le mamelon dans la bouche de bébé et le tenir en place pour ne pas avoir de la douleur. Que je chantais pour que bébé patiente jusqu’au réflexe d’éjection.

J’ai probablement fait une dépression post partum à bébé 1 à cause de la douleur. Je vais mieux à bébé 2 parce que maintenant je sais. Mais je n’ai pas la force d’aller me battre avec des gens qui vont me dire que ça s’endure que bébé prend du poids donc que c’est ok. Je vais donc me tourner vers le privé. Qui va me respecter dans mon rôle de mère allaitante et qui ne me traitera pas comme une hystérique. J’ai espoir qu’en coupant le frein cela contribue à ce que bébé n’ait pas besoin de broche dans le futur, d’un appareil pour écarter le palais.

Je ne suis pas une hystérique, ma douleur est pas normale, je suis pas obligée de l’endurer, je suis entourée de professionnels incompétents, sans empathie et sans solution pour ma douleur. Qui me laissent avec une douleur qui s’endure sans savoir quel poids celle ci ajoute à mes épaules de maman et quel impact le fait d’avoir cette douleur là a sur mon équilibre émotionnel et ma capacité à m’occuper adéquatement de mon bébé.

Bref j’hais les Freins.

– avant j’étais fru quand une maman cessait l’allaitement. Maintenant je pose une question. Avais-tu mal ? La réponse est toujours oui. Maman qui lis ceci et qui as sevré à cause de la douleur. C’est pas à toi de porter l’échec de ton allaitement, il t’appartient pas. L’échec c’est le réseau d’aide à l’allaitement et le réseau médical qui doit le porter. Pas toi.

 

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