allaiter et materner un bébé

 

L’humanité commence avec un bébé tout frais, tout neuf, l’exemple exquis du renouvellement de la vie.

Il est notre plus grande richesse.

Ce petit être de chair, qui vient au monde entièrement dépendant d’autres êtres, est vulnérable. Elle.il ne sait marcher, se déplacer, se protéger, se rassurer, s’alimenter seul.e.

Elle.il a été nourri.e en permanence dans le corps de sa mère, elle.il a été réchauffé.e et aimé.e. Bercé.e. Elle.il s’est endormi.e avec le son du battement de son cœur.

 

Lorsqu’elle.il naît, elle.il perd ce monde de chaleur et de sécurité.

Les perceptions et ressentis changent et se transforment brutalement. Elle.il vit une transition intense, qui peut être effrayante, et la manière dont elle.il va vivre cette transition va le construire mais non pas faire d’elle.lui une personne.

Elle.il est un mammifère, qui naît avec un cerveau encore immature et un corps encore non fonctionnel, qui a pourtant un potentiel de développement phénoménal.

Elle.il est un mammifère qui répond au modèle évolutif de stratégie K par opposition à la stratégie R.

L’huitre produit des milliers d’œufs qui vont être libérés dans l’océan et laissés à eux-mêmes. Si le parent meurt, l’espèce survit. C’est une stratégie R.

La stratégie K comprend les bébés les plus fragiles et qui ont le développement le plus lent, mais le potentiel le plus forts. Ces petits ont un besoin intense d’être maternés. Elle.il est un mammifère, qui naît avec un cerveau encore immature et un corps encore non fonctionnel, qui a pourtant un potentiel de développement phénoménal.

 

Elle.il est déjà une personne. Elle.il a un cœur, une âme, des besoins et beaucoup d’amour.

Pourquoi la.le délaisse-t-on ainsi alors ? pourquoi se préoccupe-t-on si peu des petits bébés ? pourquoi considère-t-on que peu importe la manière dont ils sont traités ils grandiront et survivront ? pourquoi nous dérangent-ils ?

Un bébé est le fondement de la société. La manière dont nous le traitons, dont nous le regardons, donc nous le considérons et dont nous l’aimons est le reflet de qui nous sommes.

Elle.il est aujourd’hui et demain, alors que notre existence est déjà ancrée dans le passé.

Elle.il est notre promesse de lendemains lumineux.

En la.le méprisant et en bafouant ses besoins, nous construisons de nos propres mains une société méprisante, qui continuera de bafouer les droits des êtres humains, en particulier lorsqu’elle les sent vulnérables.

 

Nous sommes le monde de notre bébé, mais un bébé est le monde.

Un bébé est un petit être dont les capacités motrices, cognitives, affectives vont exploser vers l’avant.  Pour cela elle.il va avoir un besoin impérieux de trois pétroles essentiels : le contact, l’amour, l’alimentation.

L’allaiter lui permet d’obtenir l’aliment qui lui est destiné et permet son développement physique et cérébral optimal. Aucun autre aliment ne peut remplir cette fonction comme le lait maternel humain. Le lait maternel est un aliment complexe, riche de nutriments, facteurs immunologiques introuvables ailleurs.

Allaiter suppose un contact physique fréquent et doux, un sens du toucher essentiel au petit mammifère qui lui permet de connecter l’ancien monde qu’il connaissait avec le nouveau qu’il découvre, cela signifie la.le porter moralement et physiquement comme elle.il a été porté pendant 9 mois, donc adoucir le changement et assurer la continuité.

Allaiter son bébé est une forme de communication et d’écoute, qui connecte deux êtres qui ont fusionnés et se sont retrouver séparés.

 

Téter, c’est s’attacher.

Allaiter suppose une écoute attentive des besoins, qu’ils soient nutritifs ou affectifs, et de compréhension du rythme propre au bébé. La.le nourrir à la demande, lui offrir des tétées de réconfort, la.le nourrir la nuit, une aide précieuse pour comprendre tout ce qui lui arrive, l’inquiète, la.le bouleverse, la.le ravit.  Allaiter est donc un processus maternant.

C’est reconnaître et écouter les besoins du bébé, les ressentir et les combler. Être aimé et écouté sont nécessaires au bébé pour son développement et à son bien-être. C’est accepter d’être l’ancre dont elle.il a besoin au quotidien. Le port sur lequel le bateau peut s’amarrer.

Elle.il peut ainsi prendre des forces en construisant une image d’elle.de.lui positive, dans un environnement où elle.il se sent aimé.e, compris.e, écouté.e, regardé.e. Elle.il est alors en mesure de s’attacher, de construire une relation de confiance, avec sa mère, son père, ses parents, sa famille et le monde.

Les enfants ont un désir innée d’indépendance et de croissance, ils sortiront de ce monde de l’enfance un jour, pour en créer un nouveau, espérons-le, rempli d’espoir, de confiance et d’amour.

 

 

sources : Politics of Breastfeeding, when breasts are bad for business de Gabrielle Palmer

Pour une enfance heureuse de Catherine Gueguen,

L’enfant de Maria Montessori

Le principe d’attachement

 

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