Les tests allergiques

Il existe différentes manières de rechercher des allergies.
A ce jour, aucun test n’est complètement fiable et ne permet d’écarter une allergie.
Les faux négatifs sont possibles avec tous les tests allergiques.
De même il est important que les tests soient réalisés avec méthodologie sans quoi ils peuvent être faussés.
Les symptômes sont importants et doivent être pris en compte par le professionnel.

Liste des allergologues ici.

groupe d’informations : ‘Allergies : bébé, enfant, adulte’  https://www.facebook.com/groups/2406502122782691/

 

Les prises de sang

Elles permettent de diagnostique les réactions allergiques où interviennent les antigènes IgE donc de diagnostiquer les allergies immédiates. Elles sont utilisées pour les allergènes alimentaires (trophatop) et allergènes respiratoires (phadiatop).

Il existe un test globlal, trophatop pour les allergies alimentaires et phadiatop pour les allergies respiratoires qui évaluent le taux global de production d’IgE. Ils ne sont pas utile pour savoir quel allergène est en cause, il est préférable de demander des tests spécifiques, aliment, protéine particulière.

La prescription des dosages d’IgE spécifiques pour les allergènes normaux est reglementée. Ne sont remboursées que les demandes de 5 pneumoallergènes et 5 trophoallergènes à la fois, 5 hyménoptères et le latex. Au delà de ce nombre de tests simultanés, ce n’est pas remboursé.

Elles peuvent donner de faux négatifs malgré une allergie immédiate bien présente, et elles ne permettent pas de diagnostiquer les allergies retardées qui mettent en cause un autre mécanisme de réaction que les IgE.

Attention ! Les prises de sang pour détecter les IgG ne permettent pas de diagnostiquer des allergies.

 

Tests cutanés

Il est nécessaire avant de réaliser ces tests de cesser la prise d’anti histaminiques 8 jours à l’avance et 15 jours à l’avance pour le kétotifène au risque d’avoir de faux négatifs.

Attention ! Il y a des anti histmainiques dans les médicaments anti rhume en vente libre et les somnifères.

On évite aussi la prise de corticoïdes et crème avec corticoïdes.

 

1.Les prick tests

Photo 1 : piqure de la peau
Photo 2 : dépôt de la goutte
Photo 3 : résultat positif avec papule visible
images tirées de : Allergies, le nouveau fléau, Dr Pierrick Hordé

C’est un test par piqûre, rapide, et avec une lecture dans les 15-20 minutes suivantes.
On pique la peau sur l’avant bras, bras ou dos,  avec une pointe à usage unique (métal ou plastique et on dépose à l’endroit de la piqûre une goutte d’un extrait commercial d’aliment. En l’absence d’extrait commercial disponible, on peut mettre l’aliment vrai.
La lecture se fait après 15 à 20mn en mesurant le diamètre de la papule (petit gonflement de la peau à l’endroit de la piqure en la comparant au diamètre de la papule témoin postifi (de l’histamine). Le test est considéré comme positif si la papule est supérieure au moins à la moitié de la papule témoin et fait plus de 3mm de diamètre.
Cela signifie une réaction par IgE, donc une allergie immédiate.
Il est très rare qu’il y ait une réaction retardée, dans ce cas il s’agit d’une allergie retardée.

 

  1. Les patch tests / atopy patch tests

Ils servent à diagnostiquer les allergies retardées qui n’impliquent pas les IgE.
On applique sur la peau du dos pendant 48h un aliment natif ou un extrait alimentaire.
Ils permettent d’aider à diagnostiquer les allergies retardées des bébés qui souffrent de RGO, douleurs abdominales, diarrhées, constipation, eczéma.
L’aliment natif ou extrait commercial est déposé dans des cupules de diamètre de 12mm et doivent être posés sur une peau qui n’a pas reçue de dermoticoïdes depuis plus de 7 jours. Ils sont retirés 48h plus tard, et la lecture se fait au troisième jour après la pose, soit à 72h.
Le test est considéré comme positif s’il y a apparition d’une rougeur cutanée accompagnée de micro vésicules d’eczéma.
Ils sont fiables et entraînent peu de faux positifs. En revanche il peut y avoir de faux négatifs, d’où leur utilisation discutée.

 

  1. Patch tests pour allergies de contact

On dilue dans de la vaseline des substances chimiques qui sont déposées dans des cupules de 8mm et ensuite collées sur le dos pendant 48h.

 

Le test labial

On dépose l’aliment frais ou sous forme d’extrait sur la zone muqueuse de la lèvre inférieure pendant un temps n’excédant pas deux minutes. Un coton est posé entre la gencive et a lèvre. La réaction est interprétée après 15 minutes. On distingue cinq stades : déplissement de la lèvre, urticaire de la joue ou du menton, œdème local avec rhino-conjonctivite, réaction généralisée. Comme un prick test, il peut être positif alors que la consommation de l’aliment est toléré, il est donc peu performant.

 

Le test de provocation orale

Il est considéré comme la référence en matière de diagnostic d’allergie alimentaire.

Le principe est de faire consommer l’aliment pour provoquer les symptômes sous surveillance médicale/ dans un cadre hospitalier, afin de mesurer la gravité des symptômes et d’être capable d’intervenir en cas de réaction grave.

L’aliment peut être consommé en ouvert, simple aveugle (seul le médecin sait les quantités), double aveugle (ni le médecin ni le patient ne connaissent les quantités) et les quantités progressivement augmentées.

Il est préférable de réaliser ce test à jeun (et pour les bébés et enfants, un jeun de 2h précédant le TPO)

Il peut servir au cours de la réintroduction à évaluer le seuil de tolérance.

Il faut avoir fait au préalable une éviction d’un mois et ne pas avoir utilisé d’anti histaminiques pendant une semaine.

Les problèmes : il coûte cher, sa durée (1 jour), le risque de nocebo s’il n’est pas réaliser en aveugle, et il ne reproduit pas les conditions de la vie courante.

 

Les épreuves fonctionnelles respiratoires

Il permet de diagnostiquer et évaluer la gravité de l’évolution d’une maladie asthmatique.

Ce test demande la coopération active du patient. Il doit savoir inspirer et expirer à différentes intensités sur commande, ce qui exclut les enfants en très bas âge. L’utilisation d’un pince –nez permet d’avoir une expiration maximale sans fuite nasale.

 

 

Bibliographie
– Allergies alimentaires : diagnostic, traitements et perspectives, Dr Habib Chabane, 2017
– L’alimentation personnalisée : allergies et intolérances alimentaires, comment adapter son alimentation grâce au système vasculaire, Dr Raphaël Nogier, 2012
– Les allergies et intolérances alimentaires : Fiches pratiques sur 14 allergènes majeurs, Nathalie Cayot et Philippe Cayot
– L’Homme malade de son environnement, Dr Michel Aubier
– 1001 allergies et intolérances : comment les repérer et les soigner efficacement, Dr Catherine Quéquet
– Vaincre l’asthme et les allergies, Dr Florence Trébuchon
– Les allergies : petit guide visuel, Pr Jocelyne Just
– Asthme et allergies : 100 questions / réponses de médecins, Antoine Magnan
– Mieux vivre avec l’asthme, Pr Pierre Duroux, Pr Michel de Bouchaud, Marie-Dominique Le Borgne
– Rhume des foins et allergies du nez, Dr Denis Vincent et Dr Lucile Bensignor-Clavel
–  Les allergies le nouveau fléau ?, Dr Pierrick Hordé
– Allergie alimentaire chez l’enfant, Dr Fabienne Rancé et Dr Etienne Bidat
– Maladies chroniques et allergies aux sulfites, Bertrand Waterman
–  Se libérer du gluten : le guide de la sensibilité au gluten et de la maladie coeliaque, Dr Alessio Fasano
– Ce lait qui menace les femmes, Dr Raphaël Nogier
– L’alimentation ou la troisième médecine, Dr Seignalet
– Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies, Florence Arnaud et Véronique Chazot.

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