Exemples de freins restrictifs chez des bébés, enfants, adultes

identifier un frein restrictif : ici
prendre en photo un frein restrictif : ici
symptômes de freins restrictifs chez le bébé : ici
symptômes de freins restrictifs chez l’adulte : ici
freins restrictifs et allaitement : ici
et si mon bébé a des symptômes de freins restrictifs? ici
frénotomie : ici

Groupe : Frénotomie et freins

 

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Le réflexe d’éjection fort ou ref

Qu’est-ce que c’est ?

Toutes les mères ont un réflexe d’éjection, c’est le mécanisme qui permet au lait de sortir du mamelon.

Le réflexe d’éjection fort c’est lorsque l’éjection du lait ressemble à une fontaine, un jet. Les pompes à alvéoles et la glande pituitaire fonctionnent à plein régime. Il y a des intensités de ref différentes, il n’est pas forcément problématique, et il ne correspond pas systématiquement à une hyper lactation. Le ref est la manière dont le lait sort, pas un indicateur de la quantité produite. Par ailleurs avoir un ref à un allaitement ne signifie pas qu’on en aura un au suivant, ni qu’il sera plus fort. Cela dépend de la santé de la mère et de plusieurs facteurs.

Symptômes
Jet de lait en début de tétées quand le bébé s’écarte du sein ou lorsqu’on tire avec un tire-lait qui va au moins jusqu’à 20cm du sein.

Comment aider ?

Dans tous les scénarios envisagés, voir un chiropracteur aide toujours. Cela permet de travailler sur la prise du sein, relâchement la mâchoire, tensions du palais.

scénario 1 : on pense avoir un ref mais on n’en a pas un.

avoir un bébé qui s’énerve au sein s’étouffe, refuse le sein, pleure au sein ne signifie pas que l’on a un ref. Le bébé peut avoir ce comportement sans lait qui sort en jet.

Et pour que le jet puisse être considéré comme un ref, il faut qu’il dépasse les 20 cm. S’il est gênant pour le bébé c’est souvent qu’il y a d’autres facteurs.

Ces comportements évoquent différentes pistes possibles : des difficultés de succion, causées par des tensions, des freins. Cela peut aussi indiquer une baisse de la lactation et/ou une confusion. Dans ce cas on cherche à comprendre ce qu’il se passe et on tire pour relancer sa lactation.  Mais aussi du reflux et des allergies alimentaires.

Si on met en application les techniques ‘bateau’ qui sont censées aider pour un ref, la production baisse et les problèmes empirent.

Il est préférable d’explorer la piste de tensions physiques en voyant un chiropracteur à la fois pour soi et pour bébé, de faire vérifier les freins par quelqu’un de compétent,  et d’éliminer la possibilité que le bébé ait du reflux et d’allergies qui feraient que bébé s’énerve au sein.

 

Scénario 2 : on a bien un ref, plus ou moins puissant mais pas d’hyperlactation.

Ce qui peut gêner le bébé avec un ref c’est que le jet va chatouiller le palais dur et cela provoque un réflexe nauséeux. Donc quand il a ce réflexe lui frotter (pas caresser) le palais avec son doigt juste derrière les gencives, pour l’atténuer.

Si le jet arrive sur le palais dur c’est que la prise du sein n’est pas assez profonde. Le bébé prend souvent le sein du bout des lèvres car il a des tensions, des freins restrictifs. Il existe des théories selon laquelle le corps de la mère mettrait en place un ref pour compenser pour les difficultés de succion de son bébé. Il pourrait ainsi ‘boire’ le lait qui gicle au lieu de téter. Attention cependant, toutes les mères qui ont des bébés avec des difficultés de succion n’ont pas de ref. On peut supposer que cela tiendrait à leur santé, taux hormonaux ou d’autres facteurs encore.

Si on tire avant les tétées et que l’on enlève ce lait facile à boire, le bébé va recevoir moins de lait.

Si on décide de n’offrir qu’un sein par tétée (voire qu’un seul sein sur plusieurs heures. il va recevoir moins de lait et la production va baisser. Il peut être calme et s’endormir au sein, mais il n’aura plus dé débit, et pas forcément la capacité de téter et de travailler pour obtenir du lait. Pour rappel, avoir une hyperlactation est rare, et on ne peut savoir qu’on en a une qu’après une longue période d’allaitement, parfois pas même avant le sevrage, car on peut passer d’une hyperlactation à une baisse de la lactation n’importe quand dans l’allaitement.

On peut essayer les pistes suivantes qui ne présentent pas de risque pour la lactation et permettent au bébé de continuer de recevoir du lait:  

  • allaiter plus souvent aide à diminuer l’intensité du ref car les seins sont moins engorgés et le débit moins fort.
  • Ne pas attendre que bébé ait trop faim pour proposer le sein pour qu’il ait plus de patience.
  • Supprimer la tétine : elle cause des seins engorgés et supprime des tétées
  • Une position (biological nurturing) peut aider à atténuer le ref grâce à la gravité.
  • travailler sur la position, c’est à dire faire ouvrir grand la mâchoire avec une prise asymétrique du sein, le menton enfoncé et le nez dégagé
  • faire roter en milieu de tétée, faire des pauses pendant la tétée.

En parallèle, on écarte la piste de tensions physiques en voyant un chiropracteur à la fois pour soi et pour bébé, de freins restrictifs en les faisant évaluer par quelqu’un de compétent, de reflux et d’allergies qui feraient que bébé s’énerve au sein.

 

En parallèle, on écarte la piste de tensions physiques en voyant un chiropracteur à la fois pour soi et pour bébé, de freins restrictifs en les faisant évaluer par quelqu’un de compétent, de reflux et d’allergies qui feraient que bébé s’énerve au sein.

 

Scénario 3 : on a un ref et une hyperlactation

Comme précisé au-dessus, avoir un ref ne va pas forcément de pair avec une hyperlactation, et une hyperlactation n’est pas forcément éternelle. Il faut des années et du recul pour savoir qu’on en a une. Avoir les seins engorgés ne signifie pas avoir une hyperlactation, cela signifie que bébé ne tète pas assez souvent et/ou qu’il ne parvient pas à drainer le sein correctement à cause de difficultés de succion.

Dans ce cas, certaines femmes décident donner un seul sein par tétée ou de pratiquer le ‘block feeding’, qui consiste à donner le même sein sur plusieurs tétées. Elles doivent être averties du risque qu’elles prennent pour leur lactation, que le bébé risque de prendre moins de lait.

Il arrive qu’il leur soit conseillé de drainer le sein complétement avant la tétée ou partiellement. Dans cette situation, il semble évident que la montée de lait suivante sera moins importante et/ou que le bébé recevra moins de lait et moins facilement. Il ne sera pas forcément en mesure de faire l’effort nécessaire. De plus cela crée une hyperlactation ou la maintient, et oblige la mère à tirer tout au long de son allaitement, donc dépendre de son tire-lait.

Parfois, on leur recommande de boire des tisanes pour faire baisser la lactation : l’efficacité de celles-ci reste encore à prouver, et dans le cas où cela fonctionnerait, le bébé recevrait moins de lait, moins facilement.

Il est préférable d’explorer d’autres pistes avant de se résoudre à cela :
tensions physiques en voyant un chiropracteur à la fois pour soi et pour bébé,
– des freins restrictifs en les faisant évaluer par quelqu’un de compétent,
– du reflux et des allergies qui feraient que bébé s’énerve au sein.

 

Sources :

Le Petit Nourri Source 6e édition
Le Mieux Vivre avec son enfant de la grossesse à deux ans version 2018
Breastfeeding Made Easy de Carlos Gonzalez

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La tétée ou comment offrir le sein

On parle de prise du sein et non de mise au sein, car c’est le bébé qui prend le sein.
Mise au sein suppose un bébé passif et une relation déséquilibrée.

La mère propose et le bébé dispose.

Rappel : un bébé peut ne pas assez téter et se laisser mourir de faim. Il est préférable d’être vigilante aux 10/12 tétées par 24h minimum.

Allaiter est l’histoire d’une dyade et d’une relation entre deux personnes, la mère et le bébé. Pour que cela fonctionne il est nécessaire de prendre en compte les deux éléments de l’équation.

Une mise au sein forcée peut causer une aversion, donc des grèves et refus du sein. On appuie jamais sur la tête d’un bébé, on ne le force pas à téter, c’est à dire qu’on ne lui met pas le mamelon dans la bouche de force.

On le laisse s’en saisir. Le bébé est une personne qui puise dans ses souvenirs, ses réflexes et ses forces.

 

Le confort de la mère : comment fait-on pour être à l’aise ?

Le confort de la mère est crucial. Si la mère est tendue, stressée, inconfortable, qu’elle a mal au dos, cela va jouer sur sa posture, sa manière de s’installer et sur la manière dont elle va proposer le sein. Il faut donc prendre soin de soi, penser à s’installer confortablement, se trouver un endroit spécial, une chaise, des coussins, etc et une position dans laquelle on se sent à l’aise. Il n’y a pas de mal à ne pas allaiter assise. Allaiter allongée est aussi une position bien plus physiologique que la position dactylo. Ici un article sur la biological nurturing et là une vidéo qui montre comment faire et laisser le bébé faire appel à ses réflexes.

Un point sur les positions ‘naturelles’ et les positions enseignées https://www.youtube.com/watch?v=tvYwOxIoQYA&t=2s

Egalement voir un chiropracteur peut se révéler utile en cas de tensions/douleurs/difficultés à se sentir bien et pour récupérer de l’accouchement. La rééducation du périnée qui est un muscle fort important qui joue sur l’équilibre du bassin peut de même être profitable pour le bien-être physique de la mère.

 

Comment aide-t-on bébé à prendre le sein ?

Pour qu’un bébé prenne le sein, il est nécessaire de veiller à plusieurs choses :

  • Les contacts permanents : le bébé a un seul repère physique : Le corps de sa mère C’est son ancre dans ce monde tout nouveau, rempli de nouvelles sensations. Le contact physique avec sa mère, le portage va permettre au bébé de se sentir à la maison, en sécurité, protégé. C’est un lieu familier, des bruits et des odeurs qu’il reconnaît. Cela stimule ses réflexes. De même les glandes de montgomery secrètent un liquide qui a la même odeur que le liquide amniotique et pousse ainsi le bébé à téter. Les contacts permettent à la mère de sécréter de l’ocytocine, hormone du bien-être et de l’amour et de s’attacher à son bébé, de prendre confiance en ses capacités. Le peau à peau est l’arme fatale pour faire téter un bébé. Ainsi que le bain à deux dès que permis.

  • L’absence de séparation : par conséquent on comprend donc que la séparation va perturber le bébé, inhiber ses réflexes, le pousser à se mettre en veille. Il est important de garder le bébé près de soi autant que possible, y compris la nuit en s’installant en cododo sécuritaire.
  • La relation : en maintenant les contacts et en évitant les séparations, la dyade crée un lien d’attachement réciproque, une confiance. Le bébé construit de nouveaux repères et peut ainsi devenir compétent dans son propre allaitement. On parle parfois de faire une lune de miel et de se retrouver dans sa bulle.
  • Ne pas faire attendre : un bébé qui pleure a déjà trop faim, il ne sera pas patient, peu enclin à téter. Il faudra déjà réussir à l’apaiser. L’une des clés de la prise du sein réussie est de proposer le sein au bébé lorsqu’il va bien et est calme. La mère peut proposer le sein très souvent, le laisser à disposition, apprendre à guetter les signes qui indiquent que le bébé souhaite téter (petits bruits, grimaces, mouvements des membres), de la tête, regard. Rapprocher les tétées permet au bébé de ne pas se fatiguer et d’obtenir du lait facilement, et cela réduit les risques d’engorgement. Quand le sein est trop plein, engorgé, le bébé n’arrive pas à s’accrocher.
  • Encourager son bébé et le soutenir : en parlant et en lui exprimant son amour, en le offrant la possibilité de prendre le sein sans bloquer ses mouvements. Lui chanter.
  • Aider la montée de lait, faciliter le transfert : en massant le sein pour faire venir le lait, en installant le bébé au sein, en faisant de la compression.
  • Maintenir une bonne production lactée : plus la production est conséquente, plus le bébé sera motivé pour téter, plus elle baisse et plus il lui faut travailler, plus il risque de refuser le sein.
  • Dormir avec son bébé de manière sécuritaire : cela le stimule, le rassure, il sent l’odeur de sa mère. Cela synchronise la dyade. Un bébé peut téter en dormant : on appelle cela le dreamfeeding.
  • Les massages et le tummy time : cela permet au bébé de se détendre et de prendre conscience de son corps.
  • Stimulation du réflexe de succion: pour stimuler le réflexe de succion on peut également passer son doigt de la joue à la commissure de la bouche du côté droit du visage puis faire la même chose à gauche, puis appuyer sur la lèvre supérieure, puis appuyer sur le menton. Cela incite le bébé à ouvrir la bouche.
  • Stimulation du palais : avec son index on peut masser juste derrière la gencive de gauche à droite ou droite à gauche, pas en caressant car cela va déclencher un réflexe nauséeux, ni en appuyant trop fort. Cela déclenche des réflexes et permet au bébé de prendre conscience de sa bouche.
  • Masser les gencives : cela permet au bébé de prendre conscience de sa bouche et le motive à déplacer sa langue. On peut également consulter un orthophoniste formé.
  • S’occuper des (grosses) tensions : bébé immobilisé in utéro, accouchement très long ou rapide, utilisation d’instruments tels que forceps, ventouse, certaines manipulations pour sortir le bébé, césarienne qui occasionnent des traumatismes physiques. Cela perturbe le bébé au niveau de ses réflexes, de la représentation de son corps, de la représentation de l’extérieur, de ses sensations et bien sûr la douleur est un obstacle à la prise du sein. Lorsque l’on soupçonne des tensions et que le bébé semble en difficulté, consulter un chiropracteur permet de le soulager.
  • S’assurer que le bébé n’a pas mal à la gorge, ou est malade s’il refuse le sein.
  • des allergies alimentaires et du reflux peuvent causer des grèves, ainsi que des tensions physiques et freins restrictifs.

 

Les positions

              la madone classique avec un petit bébé

                             la biological nurturing

         

en madone avec un bébé plus grand                           à califourchon

 

         allongée                                                                        en ballon de rugby

debout

 

Les différentes techniques de prise du sein

  • prise asymétrique : un article complet ici.

  • Prise en tacos : elle permet de faciliter la prise du sein pour un bébé qui glisse, a du mal à s’accrocher.

  • Prise dancer : particulièrement adaptée aux bébés qui ont d’importantes difficultés, par exemple dans le cadre d’une fente labiale.

(image extraite du livre de Nancy Mohrbacher, Breastfeeding Made Simple)

Idéalement, le bébé doit avoir le ventre collé à celui de sa maman si madone, ou allongée, cela lui permet d’avoir le menton enfoncé dans le sein, le nez décollé, ce qu’on appelle la prise asymétrique.

Il est important de garder sa tête dans l’axe de sa colonne vertébrale et pas la tête tournée sur le côté par exemple.

Il devrait aussi avoir les lèvres retroussées et la mâchoire grande ouverte.

 

Comment fait-on dans des contextes particuliers ?

  • Freins / tensions physiques : un article ici qui reprend les compensations. En plus des techniques vues précedement, voir un chiropracteur. Il faut parfois envisager une frénotomie pour que la langue gagne en mobilité.
  • Mamelons plats / invaginés / ombiliqués : la prise du sein peut demander un peu plus de patience, mais avec la technique du tacos et les principes au-dessus, un bébé parvient à prendre le sein et téter. Il est parfois conseiller aux mère d’utiliser une niplette, seringue inversée ou un tire-lait pour faire ressortir les seins avant la tétée, parfois même de s’entraîner avant l’accouchement. Il est important de ne pas se fixer là-dessus et d’avoir confiance en son propre corps. Les quelques cas où les mamelons ne ressortent pas avec la succion sont rares.
  • Fente labiale/palatine : un document ici http://dr-leca.fr/chirurgie-plastique-enfant/fentes-labio-palatines/livret-allaitement-lyon.pdf?fbclid=IwAR1HbqxVAT8UrOrgqLPaToXv4I7DG5EVg_vu2IP0NI-78TXvafLlljUjpSU

En plus des principes énoncés ci-dessous : la prise en tacos toujours, rapprocher les tétées pour que le bébé obtienne plus de lait facilement, voir un chiropracteur pour la mère et le bébé, il est possible de tirer entre les tétées pour que le bébé obtienne plus de lait plus facilement.

 

Ce qui n’aide pas

  • Les bouts de sein : si on part du principe que téter est une question d’odeur, de repères, de millimètres, de corps à corps, on comprend bien que les bouts de sein sont un obstacle. Ils bloquent l’odeur des mamelons, rajoutent une couche supplémentaire sur le sein, poussent le bébé à téter d’une manière différente en pinçant. La mère n’apprenne pas les différentes techniques pour faciliter la prise du sein du bébé (tacos, portage) et n’identifie pas les éventuelles entraves ni cherche à y remédier (tensions, freins). Le bébé s’habitue aux bouts de sein, qui sont plus rigides que le sein et il a ensuite besoin de cette sensation pour prendre le sein. Il va refuser de téter sans. De plus ils réduisent la qualité de la stimulation et font baisser la production à petit feu ou rapidement et augmentent le risque d’infection (candidose, infection bactérienne)
  • La tétine : elle modifie la manière dont le bébé place sa langue dans sa bouche. Avec une tétine le bébé pince avec ses gencives et sa langue se met en arrière alors qu’au sein la mâchoire doit être grande ouverte et la langue vient sceller le sein au palais en montant et en se plaçant à l’avant de la bouche. Cela modifie donc les réflexes du bébé, qui trompé se met à reproduire la même chose au sein et à refuser des tétées, moins réclamer.
  • Le biberon : il pose les mêmes problèmes que la tétine, et en plus de cela le débit étant plus rapide, le bébé s’habitue à fournir moins d’efforts et à obtenir du lait facilement. Il peut donc se détourner du sein définitivement.

un point sur la confusion : ici.

 

Ce qu’il se passe pendant la tétée : une belle vidéo d’une minute (chercher allaitement la succion de karine lafargue)

https://youtu.be/WJATQJXyMsk

 

Quatre vidéos pour voir si un bébé tète efficacement https://www.lllfrance.org/1253-quatre-videos-reconnaitre-assez-lait

 

 

 

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Que faire quand son bébé a les symptômes d’un frein restrictif ?

Symptômes de frein restrictif : ici. / Identifier un frein restrictif : ici./ frénotomie : ici.

Pendant que le problème perdure :

  • Aider bébé à obtenir du lait et compenser pour sa succion inefficace : maternage intensif, mise au sein très fréquente, les deux seins à chaque tétée, prise asymétrique et compression du sein, prise en tacos etc
  • Lui faire passer du temps à plat ventre (tummy time): pour muscler thorax, cou et langue
  • Traiter les douleurs de la mère (candidose, vasospasme), s’assurer de sa bonne santé
  • Tirer pour maintenir sa lactation s’il ne stimule pas suffisamment.
  • Le complémenter s’il n’obtient pas assez de lait
  • Chercher du soutien et des infos sur le groupe ‘frénotomie et freins’ : https://www.facebook.com/groups/688846051316769/

S’occuper des tensions et écarter d’autres pistes :

  • voir un chiropracteur formé en pédiatrie pour travailler sur la colonne vertébrale, le système nerveux, le crâne, la déglutition. Les freins restrictifs supposent un système de compensation et des cervicales hyper sollicitées. Parfois un travail sur celles-ci permet de stabiliser la situation. chiropraxie et bébés : ici, liste des chiropracteurs : ici.
  • Explorer la piste des allergies respiratoires et alimentaires qui peuvent causer les mêmes symptômes qu’un frein restrictif. Allaiter un bébé allergique : ici.

Évaluer la restriction une fois les tensions traitées et après avoir écarté d’autres pistes:

  • Est-il toujours gênant ? Le bébé aime-t-il téter ?
  • Restreint-il la mobilité de manière pénalisante ? Fonctions importantes : téter, déglutir, respirer dans le sommeil, parler, dentition.
  • Quelles sont nos craintes ? exemple : baisse de la lactation. Pour cela il est préférable de tirer

Établir un projet et un objectif:

  • quelles fonctions souhaite-t-on ‘rendre’ à la langue? Quels symptômes indiquent une gêne ?  Mobilité pour téter, manger, parler, respiration
  • se renseigner et se documenter
  • Quels outils, approches utiliser ?
  • Quels professionnels?
  • Se procurer un tire lait pour relancer la lactation, la maintenir.
  • Quel laps de temps ? prendre conscience que le facteur temps est important. La patience est nécessaire pour voir des résultats.

Rassembler une équipe pour la rééducation:

  • chiropracteur : il va permettre un suivi des tensions et va réajuster les cervicales lorsque nécessaire. Une séance minimum pré frénotomie et une post frénotomie dans les 10 jours. Mais le plus est le mieux.
  • Consultante ibclc formée (elles sont rares) : pour voir quels systèmes de compensation mettre en place, comment améliorer la prise du sein, quels soins réaliser post frénotomie.
  • Orthophoniste formé en trouble de l’oralité : pour muscler la langue avec des exercices

 

Envisager une frénotomie pour diminuer la restriction physique:

  • Anticiper l’intervention et comprendre qu’elle seule ne résout pas le problème et que de la patience peut être nécessaire pour voir de grosses améliorations. La frénotomie n’est pas magique, le frein restrictif est présent depuis longtemps ainsi que les tensions, le système de compensation et les réflexes. Si on ne se sent pas prêt à entreprendre la rééducation et à préparer la frénotomie, autant ne pas la faire.
  • Se renseigner sur les contre-indications à une frénotomie : microsomie craniofacialle (petite tête), une mandibule micrognatique , une craniosténose, une craniosynostose syndromique, syndrome de Pierre Robin, le syndrome de Treacher Collins. Couper le frein de langue va réduire encore davantage les voies respiratoires et peut causer des problèmes majeurs pour s’alimenter et respirer dans ces cas-là.
  • Traiter le syndrome de KISS s’il y en a en simultané pour éviter le ré attachement ou réformation du frein.
  • Réfléchir aux conséquences émotionnelles et physiques : la frénotomie peut causer du stress, de la tristesse, de la colère au bébé (ou personne) qui la vit. De même, réaliser que les soins post frénotomie (massages, étirements) a un coût moral. Avoir un malaise ou s’évanouir lors des soins de la plaie est possible (il y a un lien avec le nerf vagal). Une seule frénotomie par maison à la fois est donc préférable.
  • Élaborer un planning post frénotomie : comment soulager bébé de la douleur, des tensions, s’assurer de pouvoir être présent et disponible en permanence pendant cette période.
  • Choisir un praticien qui ne fait pas d’entaille dans le frein, mais le coupe suffisamment pour que les tensions soient libérées. Celui-ci va prendre le temps de couper toutes les ‘cordes’ qui compose le frein et laisse une grande plaie en forme de losange. Si la plaie est une entaille, le frein se réattache et redevient restrictif très rapidement, sans que rien ne puisse être fait, même avec des soins post intervention.
  • Choisir un chiropracteur : ne pas planifier de frénotomie sans séances chez le chiropracteur au préalable et par la suite. La chiropraxie pré frénotomie permet de faciliter l’intervention en rendant le frein davantage symétrique, et de faciliter l’intervention en travaillant sur la détente du système de compensation autour du frein restrictif. Les muscles sont davantage relâchés, les cervicales, et la chiropraxie post frénotomie permet de soulager les tensions qui explosent. Dans un premier temps, elles disparaissent puis réapparaissent lors du processus de cicatrisation. Pour soulager le corps, rééquilibrer l’énergie et éviter une cicatrisation restrictive. Plusieurs séances avant et après ne sont pas un luxe.
  • Réaliser des étirements de la langue et massage de la plaie pour éviter une cicatrisation restrictive ou un réattachement pendant un mois post frénotomie minimum.
  • Faire des exercices pour muscler la langue avant la frénotomie et après celle-ci au moins deux mois, voir un thérapeute manuel qui pratique la technique myofaciale ou s’entraîner avec des exercices sur youtube (myofacial therapy). Supprimer la restriction n’est pas suffisant, il faut ensuite muscler la langue pour lui rendre ses fonctions.

Une frénotomie – lorsqu’est pratiquée une division du frein et que la membrane est coupée pour être assouplie.
Une frénoctomie –  lorsqu’il y a une ablation du frein. Il est complètement enlevé .

Le déroulement de l’intervention

Le praticien vous reçoit et sont évoqués les symptômes qui posent problème dans l’allaitement. Ensuite il vérifie la présence de freins et leur souplesse, et cela si besoin pour les freins postérieurs avec une sonde cannelée. S’il l’estime nécessaire il les coupe au ciseau/ brûle au laser après avoir immobilisé le bébé,  qui est maintenu.
En fonction de l’âge, divers possibilités d’anesthésies sont envisagées.
La plaie de la frénotomie doit avoir la forme d’un
losange.
Cela se fait au laser ou ciseau, ce qui est le plus important est l’expertise du praticien non pas son outil pour réaliser la frénotomie.
En pré-opératoire, pour les petits bébés, pas de préparation nécessaire.
En post- frenotomie, le bébé peut reprendre le sein immédiatement, et en fonction de son état et de sa douleur, on peut lui donner un antalgique.

Risque de réattachement et reformation

Il arrive qu’un frein se réattache, soit parce qu’il n’a pas été assez coupé, ou mal coupé, qu’aucun exercice post frénotomie a été réalisé, ou bien en raison d’un blocage des cervicales (tel que le syndrome de kiss).

Et après ? Cicatrisation, rééducation et soutien

Massage pour la cicatrisation

La douleur et la cicatrisation dépendent de l’âge du bébé et de l’épaisseur du frein. Plus il est jeune, plus l’opération est ‘facile’, la douleur moindre et la cicatrisation rapide.
Les orl et les IBCLC recommandent de masser les zones opérées pour faciliter la cicatrisation optimale. Il faut donc passer très régulièrement sur la plaie avec des doigts lavés ou bien des gants, mais aucun autre objet (risque infectieux) pour permettre d’obtenir une cicatrisation souple, faire des étirements de la langue en passant les deux doigts sous celles-ci, comme recommandés notamment par l’ORL Ghaheri.

La douleur et la cicatrisation dépendent de l’âge du bébé et de l’épaisseur du frein. Plus il est jeune, plus l’opération est ‘facile’, la douleur moindre et la cicatrisation rapide.

Les ORL et les IBCLC recommandent de masser les zones opérées pour faciliter la cicatrisation optimale. Il faut donc masser très régulièrement les plaies pour éviter que le frein se rattache, faire des étirements de la langue protocole ici

massage pour la cicatrisation https://www.youtube.com/watch?v=62pZw0LqYv8

Exercices de remobilisation

Il y a aussi des exercices à effectuer pour que le bébé remobilise les muscles de son visage et de sa langue correctement. Il a en effet pris des réflexes musculaires qu’il doit désapprendre. La durée sur laquelle pratiquer ces exercices varie en fonction de son âge et du type du frein. Un nouveau-né aura beaucoup moins tété qu’un bébé de 2 mois donc le réapprentissage d’une succion correcte sera beaucoup plus rapide, mais il ne faut pas oublier qu’un bébé commence à téter et à mobiliser sa langue (ou non) dans le ventre de sa mère. En général, on dit que la rééducation d’un bébé prend de 3 semaines à plusieurs mois.

exercices https://www.youtube.com/watch?v=-llmAhDoKno

https://www.youtube.com/watch?v=q9Io3Ush-S4

https://www.youtube.com/watch?v=R_qnkhlwl84

Continuer d’aider bébé à recevoir du lait : ici

un article dédié à la préparation de la frénotomie et au soins post frénotomie : ici

Témoignage d’une maman dont le bébé a eu une frénotomie au laser à 18 mois https://www.youtube.com/watch?v=FD0QwD2KsPY

 

 

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Identifier un frein restrictif

rappel : je ne suis ni médecin, ni dentiste, ni orl, si sage-femme. les articles se basent sur mes recherches et lectures.

Quelquefois il est facile d’identifier un frein de langue grâce à la forme de cœur étant évidente, mais parfois ce n’est pas le cas. Un frein restrictif peut avoi différentes apparences. C’est la fonction qui importe.

Elévation de la langue: Est-ce que lorsqu’il pleure sa langue dépasse le milieu de la bouche ?
Latéralisation de la langue : Est-ce que lorsque que vous caressez les gencives du doigt votre bébé le suit avec la langue ?
Extension de la langue  : si vous appuyez délicatement sur le menton et la lèvre inférieure de votre bébé tire-t-il la langue ?
Coloration blanche des freins et de la gencive : est-ce que lorsque bébé lève la langue vous voyez une membrane qui blanchie à cause de la tension sous la langue ?  est-ce que le frein blanchit si on soulève la lèvre ou la langue ? est-ce que la gencive blanchit là où est implanté le frein.
Touche le nez : pouvez-vous à retrousser la lèvre supérieure jusqu’à ce qu’elle touche le nez sans que le frein blanchisse ?
Aspect général 
: Est-ce que les côtés de la langue se soulève mais au milieu de la langue il y a un creux ?
Autour de la langue / palais : Comment est le palais ? profond ? en bulles étroit ?
Autour de la langue / dents : comment est l’occlusion ? Dents du bonheur ? dents inclinées ? espace entre les incisives ?  dents en V vers l’intérieur ?

Prendre une photo en passant les index sous la langue pour isoler le frein de langue permet d’apprécier davantage le degré d’élévation et fait ressortir les tensions. De même en prenant une photo du frein de lèvre en essayant de la retrousser jusqu’au nez.

 

on voit ci dessus la restriction apparaître lorsque les index se glissent sous la langue.

 

Symptômes de freins restrictifs : ici

Que faire si mon bébé a les symptômes de freins restrictifs?  ici.

 

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Symptômes de freins restrictifs chez le bébé

La mère qui allaite peut avoir :
– des crevasses et douleurs lors des tétées à cause de la mauvaise prise du sein.
– une candidose à répétition et autres infections du sein à cause des blessures au sein
– un vasospasme au mamelon à cause de la prise serrée
– des canaux lactifères bouchés à répétition à cause du mauvais drainage
– des mastites à répétition à cause du mauvais drainage
– une baisse de la lactation à cause de la mauvaise stimulation et drainage du sein
– une aversion pour l’allaitement

Symptômes possibles de freins restrictifs chez le bébé allaité

  • Un bébé qui glisse sur le sein et n’arrive pas à faire ventouse
  • Un bébé qui lâche et reprend plusieurs fois le sein au cours de la tétée
  • Claquement de la langue lorsque la succion est brisée
  • Petite ouverture de bouche
  • Difficultés à prendre le sein d’un côté
  • Ampoules sur les lèvres car il pince
  • Traces de dents sur le sein et morsures pendant les tétées
  • Tétées très fréquentes mais bébé non rassasié
  • Espacement très important des tétées
  • Bébé qui s’étouffe au sein
  • Bébé qui s’endort au sein très vite
  • Bébé qui s’énerve au sein / refuse de téter
  • Tremblement du menton ou d’autres muscles du visage
  • Creux dans la joue
  • Rots / reflux / RGO
  • Bruits de respiration stridents lors des tétées
  • Muguet
  • Jaunisse
  • Prise de poids insuffisante
  • Prise de poids satisfaisante les premiers mois puis qui baisse ensuite, lorsque la production dépend de la stimulation
  • grève de la tétée
  • Torticolis, asymétrie, tête plate, tensions physiques

Symptômes possibles d’un frein de langue restrictif  chez un bébé allaité

Rappel : certains de ces symptômes peuvent également être causés par des allergies ou tensions physiques considérables. Il est opportun d’explorer les différentes pistes.

La prise de poids
Il peut prendre très bien du poids grâce à un bon réflexe d’éjection, ou réflexe d’éjection fort.
La prise de poids peut être catastrophique à cause d’une mauvaise stimulation.
Il peut être parfaitement dans les normes.

Apparence et position de la langue
Sa langue peut ne pas monter très haut dans la bouche, et avoir une pointe en forme de cœur.
La pointe peut être ronde, et ne pas former de coeur.
La langue peut aussi parfois toucher le palais et avoir une pointe plutôt mobile, mais on observer comme un trou au milieu de la langue.
La langue se place entre la mâchoire du haut et la mâchoire du bas au lieu de se coller au palais au repos

Caractéristiques physiques possibles
Il a souvent le palais creux ou profond car sa langue n’est pas venue l’aplatir in utéro.
Il a souvent des cervicales qui compensent pour le frein
Il peut avoir un menton retrognathe / progathe
Asymétrie, torticolis, tête plate

Succion  
Il a une prise du sein peu profonde, il serre et pince le sein pour maintenir sa position et sa langue se soulève peu, le bout de la langue vient râper le téton et l’aplatit. Cela occasionne des douleurs et blessures pour la mère.
Il a une prise complètement superficielle et serre le mamelon, pince encore plus fort. Le mamelon est écrasé. La mère peut avoir mal ou non.
Il peut ne pas réussir à voir ventouse, glisser sur le sein, le prendre et le lâcher en permanence et avoir besoin d’aide pour le maintenir.
Il peut avoir des difficultés à coordonner son mécanisme de succion- déglutition – respiration et faire des bruits étranges au sein.
Il ‘aspire’ le lait maternel et sa joue se creuse, alors que si le mécanisme de succion fonctionnait correctement, ce muscle de la joue me serait pas au travail.
Ouvrir la bouche en grand peut lui coûter des efforts importants et il peut avoir des ampoules.
Maintenir le sein contre le palais lui coûte des efforts d’où le claquement pu cliquètement lorsque la succion est brisée et qu’il relâche son ‘étreinte’.
Son menton peut trembler car le système de musculaire de compensation qu’il met en place pour téter lui coûte de trop grands efforts.

Comportement au sein et fréquence des tétées
Il peut téter très souvent car il tente de compenser son manque d’efficacité par la fréquence, ça il le fait que s’il a l’énergie de le faire.
Il peut espacer de plus en plus les tétées car elles sont trop fatigantes pour lui, il peut faire des grèves, refuser le sein, car en espaçant, il a de plus en plus faim et se retrouve en hypoglycémie.
Il peut s’impatienter au sein et s’énerver à cause des tensions des cervicales, de la bouche. Il peut se jeter en arrière lors des tétées.
Il peut refuser de téter lorsqu’il n’y a plus de ref ou de débit important car cela est trop difficile pour lui.
Il peut s’endormir très rapidement au sein et avoir besoin de téter à nouveau dès qu’il se réveille parce qu’il est posé

Déglutition et digestion
Il peut s’étouffer au sein car il ne parvient pas à organiser le réflexe de succion-déglutition-respiration.
Il peut s’étouffer tout seul dans sa salive, assis ou allongé.
Il peut s’étouffer plus facilement qu’un autre bébé lors de la prise de médicaments
Il peut avaler de l’air, avoir des rots et des gaz importants, du reflux à cause de l’air avalé et des douleurs au ventre.
Le bébé peut avoir des otites à cause du reflux
Il peut avoir du reflux qui cause un hoquet, et cela même in utéro.
Il peut avoir un fort réflexe nauséeux (grimace de dégoût, langue qui sort) lors des tétées et de la diversification.

Comportement général / santé globale
Tarde à reprendre son poids de naissance, prendre du poids
Jaunisse car manque de lait
Manque de sodium car manque de lait
Il peut avoir des pleurs de ‘coliques’ plusieurs heures le soir car il est épuisé de ses efforts de la journée.
Il peut avoir un muguet à répétition.
Bébé stressé /fatigué /nerveux

Tétine, pouce, doigts
Il peut préférer son pouce ou une tétine au sein
Certains bébés qui ont des freins sont incapables de conserver la tétine dans la bouche mais pas tous.

Déglutition autrement qu’au sein
Il peut avoir des difficultés à déglutir au biberon et s’étouffer
Langue qui claque au biberon
Il avale de l’air au biberon
Gaz et reflux
prise du biberon très longue, pleurs et énervement
Il peut refuser tous les autres contenants que le sein.
Il peut faire une confusion très facilement car on lui propose deux systèmes de succion et déjà il n’est pas en mesure d’en maitriser un correctement.

Respiration
Le bébé peut respirer par la bouche au lieu du nez et avoir la bouche ouverte dans son sommeil
Apnée du sommeil possible
 

Diversification
Il peut refuser la diversification.
Il peut s’étouffer avec les morceaux, ne pas savoir comment les avaler.
Certaines consistances d’aliments peuvent lui donner la nausée.
Il peut avoir un fort réflexe nauséeux (grimace de dégoût, langue qui sort) lors des tétées et de la diversification.

Dents
Lorsqu’il a des dents, il peut laisser des marques dans le sein car il tète avec.
Le placement de ses dents peut être influencer par les freins.
Il peut lui manquer des dents.
Risque de caries avec les dents du bonheur plus élevé.
Les freins restrictifs peuvent entrainer de la malocclusion.

Parole
Il peut avoir des difficultés pour articuler, prononcer certains sons.

Sphère orl
Il peut avoir des problèmes aux amygdales
Il peut avoir du liquide dans les oreilles

que faire si mon bébé a des freins restrictifs : article ici.

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Les freins restrictifs et l’allaitement

Les freins de langue, lèvre et buccaux restrictifs

Qu’est-ce que c’est ?
Un frein restrictif réduit la mobilité de la langue et/ou de la lèvre. On l’appelle aussi ankyloglossie. Il peut attacher la langue à la mâchoire inférieure, la lèvre supérieure à la gencive, la lèvre inférieure à la gencive, l’intérieur de la joue à la gencive. Il y a sept types de frein.

Les freins sont connus depuis longtemps, et Elizabeth Coryllos, une IBCLC spécialiste des freins cite un texte japonais écrit en 1025 avant JC qui mentionne l’importance de couper les freins. Elle explique aussi qu’en Grèce Antique il était question d’une sorcière jaune qui coupait avec son ongle le frein des bébés qui ne prenaient pas assez de poids, tétaient peu et développaient un ictère important.

Groupe d’informations et de soutien sur les freins restrictifs : Frénotomie et Freins.

Mais pourquoi alors si peu de monde s’y intéresse aujourd’hui ? En effet, les sages-femmes pouvaient les couper autrefois, mais elles n’ont plus le droit de le faire aujourd’hui, et rares sont les ORL et dentistes formé.e.s à détecter et couper les freins, en particulier les freins de lèvre postérieurs.
Une hypothèse ? on considère que le lait artificiel est un équivalent du lait maternel, et que pouvoir allaiter un bébé (dans de bonnes conditions qui plus est) n’est pas important, puisqu’il suffirait de renoncer à l’allaitement et donner un biberon. Ou bien, il y en a de plus en plus et la perspective de devoir réaliser des frénotomies très régulièrement effraie.

Les freins gênants n’affectent pas que le déroulement de l’allaitement mais touche à de nombreux domaine : l’alimentation en général, la digestion, l’hygiène dentaire, la parole…

Pourquoi a-t-on alors des freins ? Ce serait dans la plupart des cas une malformation génétique donc héréditaire. En anglais on parlerait de midline defect, qui aurait dû disparaître lors de la croissance in utéro.

 

Le problème avec les freins
“il n’y a pas de frein” / “ce frein n’est pas restrictif”

Les professionnel.le.s ne sont pas formé.e.s ou très rarement, ou bien sont dans le déni de l’incidence des freins restrictifs. C’est le cas en maternité aussi. Donc il faut réussir à se faire confiance et à suivre son instinct, et trouver une personne compétente et à l’écoute, pour s’assurer qu’une évaluation de la restriction ait été fait de manière sérieuse, en passant les doigts sous la langue ou une sonde cannelée.
De même, la majorité des ORL, pédiatres ou autres professionnels refusent de couper les freins, en disant que cela ne se fait plus, que ce n’est pas nécessaire, qu’ils ne sont pas restrictifs. Il arrive qu’ils ne soient pas capables d’identifier un frein postérieur car ils ne reçoivent pas particulièrement de formation. Les chiropracteurs qui sont les mieux placés pour aider avec le système de compensation et aux tensions qui correspondent aux freins ne sont pas plus formés que les autres professionnels aux freins et ont une philosophie conservatrice. Ils n’aborderont que très rarement la frénotomie comme une solution envisageable.
Malheureusement, il n’y a pas de formation centralisée et claire sur les freins. Il y a très peu de documentation en français mais davantage en anglais. Il n’y a que très peu d’études sur les conséquences des freins restrictifs sur le long terme et sur les freins dit ‘postérieurs’.
Ce qui complexifie la tâche est qu’il n’y a pas un seul frein semblable. Il y a une grande variété de type de freins, de restriction, d’asymétrie, de souplesse ou non, de subluxations, donc chaque bébé/personne est à prendre au cas par cas. Alors que les freins antérieurs, qui donnent la forme d’un cœur au bout de la langue sont évidents, les freins postérieurs sont bien plus difficiles à voir et à évaluer.
Le manque de connaissances et le manque de volonté ont pour conséquence un manque de soutien flagrant et des familles qui ne savent plus vers qui se tourner pour obtenir de l’aide.

 

“L’allaitement n’en vaut pas la peine” / “ce n’est pas un problème de ne pas allaiter” / Les conditions de l’allaitement ne sont pas importantes”

La majorité des professionnels considèrent de manière arbitraire qu’un frein de lèvre ne justifie jamais une frénotomie. De même si la prise de poids du bébé est satisfaisante, on refuse de couper le frein de langue, car ‘il n’y a pas de problème’. On occulte les autres difficultés, symptômes, et le système de compensation mis en place par le bébé. Il n’y a pas de projection dans l’avenir de l’allaitement qui peut s’achever prématurément.
En effet, de manière général, l’allaitement est peu valorisé et soutenu en France. En cas de difficultés, il suffirait de sevrer.

De même, les mères n’ont parfois pas de soutien ni de compréhension de la part de leur conjoint, de leur famille, et se retrouvent seules avec leur bébé dans cette situation pourtant dure à vivre et qui est source de stress pour les deux membres de la dyade.
Pourtant, les freins restrictifs ont des conséquences qui s’étendent bien au-delà de l’allaitement. Ils peuvent avoir des répercussions sur la déglutition, la digestion, la respiration, le sommeil, la parole, la dentition, les tensions physiques et la santé générale.

Les différents types de freins
– les freins de langue
– les freins de lèvre
– le frein buccal : joignant gencive et intérieur de la joue.

 

 Freins de langue restrictifs

D’après le Dr Ghaheri, un ORL étatsunien, tous les freins de langue, même antérieurs ont une partie postérieure, qui nécessite d’être coupée si on veut améliorer la mobilité de la langue. Donc tous les freins de langue sont des freins postérieurs, qui ont parfois une partie antérieure apparente.

Freins labiaux restrictifs

Les freins labiaux semblent avoir moins d’impact que les freins de langue sur l’allaitement. Cependant ils peuvent empêcher le bébé d’avoir une ouverture de bouche suffisante, gêner la succion, causer des grèves, interagir avec le travail de la langue qui ne peut pas se positionner, causer des douleurs importantes, et forcer le bébé à mettre en place un système de compensation. De plus, un frein labial supérieur peut jouer sur l’emplacement des dents et des caries.

Freins buccaux restrictifs

Ils peuvent causer des tensions dans la bouche, intéragir avec la déglutition et le développement des mâchoires, du palais. Il est très rare qu’ils soient coupés en France, mais c’est le cas aux USA.

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Elvie : le tire-lait nomade silencieux

De nombreuses mères sont amenées à devoir tirer leur lait du fait de séparations causées par la reprise du travail, des soins, ou bien pour permettre à leur bébé d’obtenir plus de lait lorsqu’il a des difficultés de succion, ou tout simplement l’allaiter dans le cas de prématurés.

Lorsqu’on a pris l’habitude d’utiliser un tire-lait, on est familière avec les avantages et les désavantages de chacun. On peut les trouver encombrants, bruyants et se retrouver immobilisées lorsqu’on a besoin de tirer.

De même, certaines femmes ont de très importantes difficultés à trouver un moment et/ou un endroit pour pouvoir tirer dans leur journée au travail : elles sont sans cesse en déplacement, en voiture, n’ont pas de lieu où s’installer sans être au milieu de tous leurs collègues … On leur reproche de ‘perdre’ leur temps.

De nouveaux types de tire-lait qui visent à remédier à ces difficultés apparaissent sur le marché, ils fonctionnent sans fil et peuvent être portés directement dans le soutien-gorge.

Voici ici l’interview d’Alice Melique, une maman qui utilise le Elvie pump. Elvie pump est le premier tire-lait sans fil qui s’installe dans le soutien gorge et qui est silencieux. Le premier tire-lait ‘nomade’ était le Willow, mais il n’est pas silencieux.

Comment as-tu entendu parler de ce tire lait?

J’en ai entendu parlé par hasard, sur un groupe de vente d’occasions de matériels d’allaitement. Une tire allaitante exclusive disait qu’elle avait celui-ci et toutes les mamans disaient que c’était le graal.  Du coup, je me suis renseignée, fait le tour de tous les sites internet d’allaitement, de tire-allaitantes, et le site en lui-même.

Combien a-t-il coûté? Où l’as tu acheté? Quels étaient les délais? – Depuis quand est-il en ta possession?

J’ai découvert qu’il y avait une liste d’attente en Angleterre pour se le procurer… j’ai fait le tour des sites français et en cherchant bien, en période de soldes j’ai trouvé le double elvie pump a 417€ frais de port inclus. Contre en moyenne 540€.  Du coup j’ai passé commande et je l’ai reçu le 6 juillet.

Quelle en est ton utilisation?  Avoir du lait tiré pour les séparations? Quel âge a ton bébé? Combien de tirages par jour ? Qui durent combien de temps? Quelle est la quantité de lait obtenue? Cela couvre ses besoins? 

Bébé a 13 mois, il est en moyenne 7h chez la nounou.

Je loue aussi un medela symphonie depuis ma reprise de boulot en février. Je tirais donc en rentrant du boulot pour le lendemain chez nounou. Le reste du temps, c’est tétées à volonté.
Avec le elvie pump je peux maintenant tirer dans le milieu de ma matinée sans souci, j’en profite sur un temps de route long (15min ou +). J’arrive à récolter 40ml en tout. Et sur mon chemin de retour (souvent 30min de route) je tire aussi 60ml. (Le tout sur les 2 seins)
Ca, c’était au début les 5 premiers jours, parce que du coup maintenant c’est beaucoup plus simple.
Là au 17 juillet, je tire 60ml sur chaque sein en milieu de matinée (en 15min) puis vers 13h je tire 80ml sur chaque seins (en 30min). J’ai profité de mes jours de repos pour faire du power pumping et j’en fais aussi les autres jours.
Ma production varie beaucoup en fonction de mon stress. Je tire sur mes jours de repos pour faire du stock et là clairement avec le Elvie pump c’est plus simple.

Quels sont les avantages ?
Je peux jouer avec mon fils et tirer en même temps, pas de fil, pas de prise à laquelle il doit être relié. Je suis libre de mes mouvements, les tire lait tiennent dans le soutien-gorge.

Après les premières utilisations on l’oublierait. Il est discret, silencieux. Il stimule bien, il est simple.  Il est pratique. Et clairement pour ceux qui comme moi ne peuvent pas se permettre de prendre 30min de pause pour tirer, c’est un soulagement.
Il est clairement en train de sauver mon allaitement.
Des autres avantages : quand la batterie a trop chaud elle se coupe toute seule. Quand elle est presque vide elle se met en petite stimulation.

Quels sont les inconvénients ?
Les inconvénients : on ne peut pas le porter tout le temps, 2h de batterie cela peut ne pas être assez.  Les téterelles 21mm sont vendu a part (28€ les 2) le prix est correct.  Par contre rien en dessous du 21mm.

Comment fonctionne-t-il ?
On peut modifier le rythme de la “ventouse” sur chaque tire lait, du coup si on a besoin de d’augmenter l’intensité on le fait sans souci.

Il y a une application mobile également, je l’ai téléchargé mais je ne m’en sers pas encore, elle est en anglais il faut que je la traduise.
Du coup avec l’application on peut choisir de tirer sur un seul et le faire démarrer avec son portable.

Les premières utilisations en voiture étaient compliquées, ça fait une poitrine plus imposante. Pas évident, maintenant c’est bon cela ne me gêne plus. Les téterelles sont agréables, et je ressens mieux les sensations du tire lait.

Quand je tire avec le medela je ne sens rien du tout et ma monté de lait met 20min au moins à venir. Avec le Elvie c’est plus rapide dans les 5 minutes.
Il y a que 3 tailles de téterelles 21mm, 24 et 28 mm.  Les 24 et 28 sont dans le kit d’achat que j’ai pris.

Il est facile d’installation et d’entretien. Pas trop de pièces à démonter pour le lavage et la stérilisation. Les 2 batteries se rechargent sur secteur et sont autonomes 2h environ. Elles se rechargent en 2h aussi.  Il est vendu avec un cable usb. Il y a une garantie de deux ans.

Comment conserves-tu le lait tiré dans ta voiture ?
J’ai un sac isotherme + glacière secteur et 2 pain de glace dedans.

 

En anglais :

https://www.forbes.com/sites/tanyaklich/2019/04/02/elvie-a-femtech-startup-that-developed-a-wireless-and-wearable-breast-pump-raises-42-million-in-vc/#5105dc8f2753

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A la recherche de la téterelle parfaite – témoignage

Témoignage de Sabrina Alexandre Grieco
“Comme beaucoup de maman je m’étais dit que je n’aurais pas besoin de tire lait à part pour les jours où je devrais partir 1h ou 2 et laisser ma fille à son papa. A la maternité il ne m’ont même pas proposé d’ordonnance pour la location. A ses 1mois ma sage-femme m’en fait une et j’appelle sous des conseils avisés grandir nature. Je m’étais légèrement renseigné, je demande le medela symphonie mais sur liste d’attente. On me propose le ardo Calypso. Avec tout le kit au complet des téterelles et compagnie pour 37€. Facile à transporter.. on me vend du rêve. Je me vois déjà tirer des ml et des ml à foison.
Une fois le tire-lait reçu je me met en quête de mon or blanc. Ma sage-femme et une consultante en lactation avait mesuré mes tétons.. les deux m’avaient dit 24mm, allez au pire du pire 22mm si ça ne va pas.. 1er utilisation : J’ai mal, mes tétons ressortent violet et je tire très peu. Ce qui est bien avec le kit c’est que tu as tout sous la main. Je teste les 22mm. Je tire un peu plus mais c’est toujours douloureux et je ne comprend pas, un bout de mon sein est aspiré. Je laisse vite tombé le tire lait. A chaque fois que je tire j’ai mal et je tire rien. Je l’utilise vraiment très rarement (genre 2 fois pour m’absenter 1h pour un examen médical) . Je re-demande un medela on me dit que je suis sur la liste et pas prioritaire car je n’ai pas de bébé prématuré ou que je ne travaille pas.. ok! Je leur renvoi leur tire lait et laisse tomber les tirages.
Au 3mois de mon bébé je repart a la recherche du medela symphony. 3 pharmacie plus tard, je tombe sur un super pharmacien qui m’offre les téterelles en 21mm. Mon sein est toujours aspiré mais j’ai moins mal et surtout j’ai plus de lait. Je pensais que le modèle de tire lait ne changeait rien. Il change tout en terme de confort et d’efficacité.
A cause des freins de mon bébé je suis obligé de tirer, et de compenser sa succion et les erreur de mon début d’allaitement. En plus j’encaisse une baisse de lactation, le tire-lait pour “dépanner” devient le tire-lait pour continuer à allaiter. Je cherche des tailles plus petites. Sur allaiter en maternant on parle de la marque maymom. J’ai commandé la téterelle 19mm sur Amazon.uk puis la 17mm sur amazon.fr et la 15 sur amazon.uk. Pourquoi ? Parce qu’en fonction de l’angleterre ou de la France la téterelle peut-être moins cher ou plus cher, même avec les frais de port. A savoir que vous ne recevez QU’UNE téterelle avec une valve. J’ai mesurer plusieurs fois la taille mais je n’ai jamais réussi. (NB : Je crois que depuis peu sur Amazon.uk vous pouvez commander la paire de téterelles)
Les 15mm sont OK. Mais je trouve l’info qu’on peut demander à tester des 13mm. Je vais sur le site de Maymom, et miracle vous avez une vrai règle pour mesurer vos tétons. Il suffit juste de l’imprimer et de faire un petit découpage/montage.. je fais donc environ entre 13mm et 15mm (oui les deux tétons ne mesurent pas forcement les même tailles). Sinon c’est pas drôle me direz vous.
Je me rend sur la partie “contact” et malgré que le site soit en anglais je leur demande en français si par hasard ils ne ferait pas des 13mm à tout hasard. Ils me répondent dans la minute. Un texte en anglais. Ils m’expliquent qu’ils ont des prototypes et que je n’ai qu’à payer les frais de port. En fonction de la rapidité vous choisissez votre sommes: 8.50$ pour un envoi régulier qui met environ 15/19jours. Sans suivis.
31$ pour un envoi via DHL qui met à peu près 2/3jours. Avec un suivi.
J’ai donc pris l’option 2. J’ai payé exactement 28.32€ et j’ai reçu mon colis en 3jours. Dedans il y avait DEUX téterelles 15mm et DEUX téterelles 13mm. Par contre il n’y avait ni valve ni connecteur. J’ai du coup acheté 2 connecteurs sur newpharma pour 6.70€. Pour les valves j’avais déjà celle de mes autres téterelles.
J’utilise les 13 et 15mm. Cela dépend des jours. Je suis entre deux.
Il faut vraiment prendre en compte la qualité du tire-lait, tous ne se valent pas malheureusement. Et surtout une bonne taille de téterelle. Sinon votre tirage sera inefficace. J’ai compris aussi que certaines tirais 100ml en un tirage sur un sein. Moi je suis plus entre 40ml les deux seins les mauvais jour a 70ml les deux seins dans les bons jours. Il faut juste savoir qu’on est vraiment inégale face à ça. Et que cela ne remet pas en cause notre production pour bébé.
A savoir que la taille de vos mamelons peuvent changer au cours de votre allaitement, je suis aujourd’hui passé au 17mm. Si vous constater de moins bon tirage, des douleurs ou des gènes, n’hésitez pas a mesurer de nouveau votre taille.
Des tirages réguliers donnent une meilleure production. Tirer n’est pas représentatif de ce que vous produisez.”
 
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« Je suis enceinte ou je viens d’accoucher et je veux allaiter” de JWB

Rédigé par Julia Wolf Beylesse.

Allaiter est un acte naturel oui, mais comme toute chose nouvelle, allaiter est un apprentissage. Vous pouvez profiter de votre grossesse pour vous renseigner un maximum. Une fois bébé au creux de vos bras, laissez-lui et laissez-vous du temps. Le temps de comprendre, de surmonter les obstacles auxquels vous ferez peut-être face, le temps de vous découvrir, de vous apprivoiser. Même si des choses se déroulent mal à la maternité, l’allaitement est rattrapable.

http://lesptitesmainsdabord.fr/2018/04/se-preparer-a-allaiter-pourquoi-a-partir-de-quand-comment/

http://lesptitesmainsdabord.fr/2017/01/201701je-souhaite-allaiter-mais-ny-connais-rien/

Ce qui favorise les montées de lait, c’est le maternage, la proximité et un contact permanent avec son bébé, la bonne conduite de l’allaitement.

– Créer et préserver la bulle de naissance :

La naissance est une expérience intense, autant pour la mère que pour bébé. Limiter au maximum les visites, bannir le passage de bras en bras, garder bébé le plus possible contre soi en peau à peau dès la naissance et pendant les premières semaines est essentiel pour le rassurer et bien lancer la lactation. La mère les seins à l’air, bébé en couche contre sa poitrine et quelque chose pour vous couvrir, pas de gants ni de bonnet puisque bébé est contre vous. Pas de séparations : à la maternité, gardez votre bébé auprès de vous, y compris la nuit. Surtout pas de nursery, vous avez le droit de rester avec votre bébé en permanence. Et plus tard, si la séparation n’est pas obligatoire comme dans le cas de la reprise du travail ou d’un acte médical par exemple, il est souhaitable pour le bien-être de l’enfant et répondre au mieux à ses besoins qu’elle soit évitée. Dans la mesure du possible, privilégiez les maternités au sein desquelles le second parent peut rester dormir sur place la nuit. Les bains les premières semaines et mois ne sont pas nécessaires et plutôt nuisibles pour plusieurs raisons : un bébé n’est pas sale, le nettoyage du siège et les soins du cordon sont suffisants. La peau du bébé est colonisée par la flore bactérienne de sa mère et il est important de ne pas perturber cet équilibre naissant. Le vernix présent sur la peau de bébé la protège et aide à la construction de son système immunitaire. Les bains peuvent être générateurs de stress, brouillent les repères sensoriels qui permettent à bébé de comprendre où il se trouve et parvenir jusqu’aux seins et sont surconsommateurs d’énergie, de par la température corporelle qu’ils font descendre très rapidement et les pleurs qu’ils génèrent. Vous êtes libres de refuser les bains à la maternité.

http://mamanlune.com/index.php/2018/04/22/allaiter-et-materner-un-bebe/

Pour en apprendre plus sur la tétée d’accueil, les positions pour allaiter, le démarrage de l’allaitement en cas de séparation inévitable ou césarienne, le colostrum, la montée de lait, l’engorgement, la perte de poids physiologique etc : http://mamanlune.com/index.php/2018/05/04/petite-guide-de-survie-a-la-maternite/

 

– Soutien des proches et alimentation :

Entourez-vous de personnes qui soutiennent l’allaitement. Vous pouvez partager à vos proche le guide de La Leche League à destination de l’entourage de la mère allaitante. Ne pas hésiter à demander de l’aide les premiers temps : si des personnes viennent vous rendre visite, c’est avant tout pour vous prêter main forte dans les tâches du quotidien. Par exemple en faisant quelques courses, en ramenant des plats cuisinés, en faisant un peu de ménage, de lessives. Ne pas hésiter à stocker à l’avance des plats, tranches de cakes, boules de cookies etc au congélateur qui pourront être réchauffés facilement lorsque vous serez seule avec bébé. Boire beaucoup et régulièrement. Manger à votre faim, prendre des collations.

Guide LLL : https://www.lllfrance.org/vous-informer/actualites/download/186_d9f377450274d364f56c9dafd9ab8bd9

 

– Signes d’éveil :

Allaiter aux signes d’éveil. Ne pas attendre que bébé ait faim ou qu’il pleure pour proposer le sein. Si bébé, endormis pour une sieste ou pour la nuit, commence à tourner la tête, à droite, à gauche, fait des mouvements de bouche ou gigote, il vous montre qu’il a besoin de téter. Vous pouvez lui proposer le sein dans son sommeil, bien souvent cela ne le réveillera même pas. Et même chose lorsque bébé est éveillé, les mêmes signes sont à repérer pour proposer le sein.

– Portage et cododo :

Ne pas emmailloter bébé : ça l’empêche de se mouvoir, fait disparaître les signaux non verbaux que bébé utilise pour communiquer avec nous, fait taire les mal-êtres et souffrances sans en régler la cause, brouille les signes d’éveil et fait sauter des tétées. Pour ne rater aucun signe d’éveil et en même temps rassurer bébé, le portage en écharpe est très recommandé. Cela permet d’avoir son enfant tout contre soi tout en ayant les mains libres. Ici bébé a 10 mois et est toujours portée en écharpe plusieurs fois par jour à la maison et à l’extérieur. Il existe des modèles de toutes sortes, avec ou sans noeuds. Il est recommandé de suivre un atelier près de chez soi pendant la grossesse pour trouver le modèle qui correspond aux parents et apprendre à l’installer. Pratiquer le cododo sécuritaire, dès la maternité, dans le lit familial ou à minima dans la même chambre. Parce que les enfants ne sont physiologiquement et biologiquement pas faits pour dormir seul, parce que le cododo réduit le risque de mort subite du nourrisson, favorise un allaitement non écourté et le repos de la mère.

http://lesptitesmainsdabord.fr/2018/03/le-cododo

 

– Rythmes du bébé allaité :

On recommande un minimum de 10/12 tétées par 24h pour que bébé obtienne suffisamment de lait et pour maintenir une bonne lactation. Et ce pendant toute la durée de l’allaitement. On recommande de ne pas dépasser 2h sans tétées la journée, et 4h la nuit. C’est vraiment un minimum. Bébé peut et doit téter bien plus souvent que cela, notamment en cas de fortes chaleurs. Le sein est fait pour boire, manger, mais aussi câliner, apaiser, réconforter, rassurer, sécuriser, endormir, guérir bébé. Toutes ces tétées sont aussi importantes les unes que les autres. Nourrir de lait et d’amour.

https://mamanlune.com/index.php/2018/03/07/les-rythmes-du-bebe-allaite/

 

– Deux seins par tétée :

C’est important de toujours proposer les deux seins à chaque tétée à bébé pour qu’il obtienne suffisamment de lait et pour maintenir une bonne lactation. Il ne faut pas attendre que bébé se retire du sein ou s’endorme pour lui proposer le deuxième. À ce moment là c’est trop tard, bébé n’a plus le courage de téter. Donc on propose le sein A, on observe le rythme de déglutition et dès que ce rythme commence à ralentir on insère son petit doigt dans la commissure des lèvres de bébé pour le retirer du sein sans se blesser et on propose le sein B. Et à la tétée suivante on commence par le dernier sein tété donc le B puis une fois le rythme de déglutition ralentis on propose le A. Et ainsi de suite. C’est la méthode ABBA. Pour se souvenir quel sein a été donné en dernier, on peut par exemple mettre un élastique à cheveux à son poignet.

– Positionnement et prise asymétrique :

Un bon positionnement et une bonne prise du sein sont importants pour que la mère ne ressente pas de douleurs, pour que bébé reçoive suffisamment de lait et pour bien stimuler la lactation. Bébé doit être le plus possible rapproché de vous et toujours avoir son ventre collé contre le vôtre. Et téter en prise asymétrique, c’est à dire le nez bien dégagé, le menton enfoncé dans le sein, la bouche grande ouverte.

https://mamanlune.com/index.php/2017/09/01/teter-efficacement-la-prise-asymetrique/

https://mamanlune.com/index.php/2018/03/01/compenser-pour-une-succion-inefficace/

 

– Confusion et place du second parent :

Jamais de tétine, ni au début, ni plus tard : elle déforme la mâchoire, la dentition et le palais, elle peut causer une confusion en désapprenant au bébé à téter à tout moment, elle fait sauter des tétées, peut causer un manque de lait, une stagnation ou perte de poids pour bébé, une baisse de lactation pour la mère et entraîner un sevrage prématuré. Tous les bébés ont un besoin de succion et si bébé a besoin de téter, c’est au sein qu’il doit être. Pas de bouts de sein : ils masquent les problèmes de positionnement et de succion au lieu de les régler, peuvent causer une confusion, réduisent la qualité de la stimulation et l’efficacité du drainage des seins et donc causent à long terme une baisse de lactation qui peut mener à un sevrage prématuré. Et pas de biberon. Si du lait doit être donné à bébé, même à la maternité, il y a d’autres contenants moins risqués à privilégier. Le second parent peut participer en faisant pleins de choses autres que nourrir son enfant : aider la mère à installer bébé au sein, faire les courses, cuisiner, lui apporter son assiette pour qu’elle puisse manger pendant les tétées, pratiquer le portage à bras ou en écharpe, câliner, chanter, bercer, changer les couches, habiller, faire les soins, plus tard donner le bain…

http://mamanlune.com/index.php/2017/05/25/le-biberon-la-tetine-les-bouts-de-sein-et-lallaitement-au-sein/

 

Enfin, il n’est pas normal de ressentir des douleurs en allaitant, même pas les premiers jours, ni qu’un bébé pleure beaucoup ou semble souffrir de quelque chose. Des douleurs, des crevasses, un bébé qui s’agite, s’énerve au sein, espace les tétées, refuse le sein, pleure beaucoup, semble douloureux, présente de l’eczéma, espace les selles etc… cela peut être signe de tensions, blocages, mauvais positionnement, difficultés de succion, reflux interne ou externe, coliques, allergie etc etc. Ça n’est pas normal, ça ne va pas passer tout seul, ni avec le temps. Il faut en parler et chercher la cause, pour agir et soulager réellement maman et bébé. (un article sur les douleurs)

 

– Plus de lecture :

Les blogs Maman Lune et Les Ptitesmainsdabord à parcourir. Le livre « Serre-moi fort, comment élever vos enfants avec amour » du Docteur Carlos Gonzalès, qui fait l’unanimité ici.

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