Pourquoi continuer d’allaiter au delà de 2 ans

 

Entre 1 et 2 ans, le lait maternel couvre
29 % des besoins en énergie
43% des besoins en protéines
36 % des besoins en calcium
75 % des besoins en vitamine A
76 % des besoins en folate
94% des besoins en vitamine b12
60% des besoins en vitamine C

Source : pour 448ml de lait maternel, Dewey KG (2001), Nutrition, Growth, Complementary Feeding of Breastfed Infant. Pediatr Clin North Am.

Mais à 2 ans les bienfaits du lait maternel ne sont pas terminés.

En plus des macro-nutriments (glucides, lipides, protéines) et micro-nutriments (vitamines et minéraux) que le lait apporte à l’enfant depuis sa naissance, il contient des choses introuvables ailleurs :

– des souches de bonnes bactéries spécialement adaptées au profil du bébé et déterminées par le corps de la mère (probiotiques),
– de quoi nourrir ces bonnes bactéries pour qu’elles se développent et peuplent le système digestif mais pas que celui-ci (des prébiotiques),
– des enzymes,
– des facteurs de croissance humains
– des hormones humaines
– des acides aminés
– des cellules vivantes : globules blancs, cellules souches…..

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Grève du sein

Il peut arriver qu’un bébé se mette à refuser le sein, du jour au lendemain, cela à n’importe quel moment de l’allaitement.

Que faire pour que le bébé reprenne le sein?

Voici quelques pistes possibles :
1. Faire une lune de miel avec son bébé :
chanter, bercer, faire du peau à peau, porter, prendre un bain ensemble, faire du cododo sécuritaire si ce n’est pas déjà le cas, se promener avec bébé contre soi en sling ou autre moyen de portage, proposer le sein allongée, en biological nurturing, laisser bébé le prendre, l’encourager
2. Proposer le sein la nuit ou pendant la sieste pour passer au delà des barrières conscientes.
3. Soulager les tensions :
à la maison avec bains, portage,  en évitant de consommer les allergènes s’il y a, et en consultant un chiropracteur orienté en pédiatrie.
4. Si baisse de la lactation, la relancer en tirant.
5. Si compléments privilégier un autre contenant que les biberons. (Tasse, dal etc)
6. Si tétine, la retirer. Offrir le sein à la place.
7. Consulter, le bébé peut être malade.

Il peut être pertinent de comprendre les causes du refus du sein pour y remédier et éviter que cela se reproduise à l’avenir.

Il est également plus prudent de consulter pour s’assurer que le bébé n’est pas malade, ne souffre pas pour une raison particulière et a besoin d’être soulagé.

Voici quelques causes possibles de refus

1. Grossesse et naissance
Un blocage physique, au niveau des cervicales (torticolis) ou de la mâchoire par exemple peuvent gêner bébé pour téter. Dans ce cas essayer diverses positions et voir un chiropracteur orienté en pédiatrie. Un bébé manipulé à la naissance fait souvent les frais de blocage, mais c’est parfois la position qu’il avait in utéro qui en est la source. Aussi une séparation à la naissance avec des réflexes qui n’ont pas pu se mettre en place, et la prise de biberons, la lactation qui ne peut pas se mettre en place, un bébé peut refuser le sein. Dans ce cas tirer son lait pour lancer la lactation, faire du peau à peau, porter, masser,   travailler les réflexes, voir un chiropracteur.

2. Odeurs et goût
-l’odeur du sein : il est déconseillé de se laver immédiatement après l’accouchement, l’odeur des seins permet à bébé de se diriger vers ceux-ci. tout au long de l’allaitement, l’application de produits parfumés (parfums, crème, gels lavants etc) peut jouer sur la prise du sein.
– un lait qui a changé de goût : à cause d’un engorgement, ou d’une mastite le lait peut devenir plus salé et le débit moins important. C’est aussi le cas lors de certains changements hormonaux comme pendant les règles ou lors d’une nouvelle grossesse. mais c’est aussi le cas à cause d’un aliment ou médicament ingéré.

3. Freins
un frein de langue, lèvre, buccal qui rend la tétée trop laborieuse pour le bébé comme une sorte de muselière

4. Allergies
Lorsque le bébé associe se nourrir avec ressentir de la douleur (reflux, oesophagite, douleurs digestives, douleurs lors des selles etc) il peut se mettre à espacer les tétées par crainte des sensations de brûlure et d’inconfort, voir refuser le sein. Les allergènes consommés par la mère passe dans le lait maternel et peuvent faire réagir le bébé. Tenir un journal alimentaire, voir un allergologue, tenter des évictions peut aider.

5. Usage de la force, cris
Un blocage psychologique peut causer un refus du sein, comme par exemple si quelqu’un a appuyé derrière la tête du bébé pour le forcer à téter à la maternité, ou quelqu’un de la famille. Ou encore une réaction trop violente de la part de la maman lors d’une tétée.

6. Évènement traumatisant
Un événement peut avoir perturbé le bébé: une visite, une séparation, un changement de rythme, moins d’attention. Dans ce cas l’encourager à reprendre le sein en le laissant lui-même gérer la situation en s’allongeant à côté de lui et en faisant du peau à peau, en lui parlant, en verbalisant.

7. Confusion
La prise de biberon avec un débit plus rapide et moins d’efforts à fournir par le bébé, l’usage d’une tétine, peuvent modifier la succion, faire baisser la lactation en supprimant des tétées et aller jusqu’’à une situation où le bébé va refuser catégoriquement le sein.

8. Baisse de la lactation
Une baisse de la lactation qui fait que le bébé refuse de téter (elle modifie aussi le goût du lait qui est de moins en moins sucré) Dans ce cas tirer avec un tire lait pour la relancer.

9. Mastite
Le goût du lait s’est modifié et peut décourager le bébé de téter. Tirer ou trouver un moyen de rétablir la circulation du lait dans le sein.

10. Dents
Le dédoublement des gencives et le perçage des dents qui modifient ses sensations au niveau de la bouche également.

11. Maladies
– Du muguet qui devient douloureux et douleurs à l’intérieur de la bouche,
– Une infection ou maladie (otite par exemple) qui perturbe le bébé,  cause des douleurs lors des tétées peut causer un refus du sein. Donc consulter et si possible lui proposer du lait tiré à la tasse.

12. Médicaments pris  ou soins reçus par la mère

Il peut arriver que la mère doive se traiter et que les médicaments fassent réagir le bébé également via le lait en modifiant le goût, la composition de celui-ci. Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas se soigner.
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L’utilité des tétées nocturnes

Contrairement aux idées reçues, téter la nuit est très important pour plusieurs raisons.

Croissance optimale

Cela permet au bébé qui a un besoin de calories très important et constant de maintenir une alimentation régulière parfaitement adaptée à ses besoins et de ne pas se mettre en mode économie d’énergie (de plus en plus de phases de sommeil, moins d’éveils, moins de tétées, moins d’énergie, donc périodes de sommeil encore plus longues et courbe qui chute). Pour rappel la croissance d’un bébé est exponentielle. En très peu de temps il va grandir et grossir de manière conséquente, de manière visible mais aussi d’une manière qui l’est moins (croissance cérébrale). Il a donc besoin d’apports consistants, considérables, fréquents. L’allaitement la nuit est une des clés d’un bébé qui grandit bien.

Tétées facilitées

Les tétées au calme la nuit, allongé contre la mère sont des tétées facilitées pour le bébé. Il n’y a pas de stimulation extérieure (bruit, lumière) et il peut se concentrer pleinement sur la tétée et être particulièrement efficace, et réaliser de réelles tétées nutritives. Cela peut lui permettre de rattraper des tétées moins efficaces et moins nombreuses la journée lorsqu’il y a eu beaucoup d’évènements, d’agitation. De plus, il n’a pas à porter le poids de son corps donc cela peut supposer moins d’efforts de sa part. Certains bébés avec des problématiques particulières n’acceptent de tétées qu’allongés.

Maintien de la lactation

Lorsque les tétées sont trop espacées, un signal est envoyé au cerveau pour réduire la production de lait.

Des tétées nocturnes permettent de maintenir le signal selon lequel il faut maintenir la lactation, et avoir une belle production. La présence de tétées nocturnes est déterminante dans le maintien d’une belle production de lait maternel au long terme.

Hormones et goût du lait

La composition du lait maternel ne cesse de changer au cours de la journée et de la nuit pour s’adapter aux besoins du bébé. La presence d’hormones évolue elle aussi notamment pour que le corps du bébé puisse intégrer le cycle circadien.

Le goût du lait maternel évolue aussi, et la nuit est le moment où le lait maternel va être le moins parfumé par les aliments consommés par la mère. Le bébé peut donc préférer celui-ci à ce moment là.

Réconfort et réduction du risque de mort subite du nourrisson

Le fait de téter la nuit permet aussi au bébé ou à l’enfant de se rassurer, de sentir qu’il y a une présence et qu’il n’est pas seul. Cela permet donc de calmer toute angoisse ou crainte et d’apaiser le cerveau archaïque qui n’est pas en mesure de se réguler seul. Les tétées nocturnes signifient également des ‘semi’ réveils ce qui signifie que au lieu de rester dans un sommeil trop profond le cerveau reste actif et par conséquent c’est un facteur de protection contre la mort subite du nourrisson.

Les hormones et la mère

La mère bénéficie aussi des tétées nocturnes, des hormones étant libérées dans son corps lors de celles-ci. Ce sont des apports non négligeables en ocytocine et endorphines, qui apportent une sensation de bien être et facilitent l’endormissement.

La nature est bien faite!

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Otites

Les otites restent un phénomène assez fréquent chez les jeunes enfants. Mais quelles en sont les causes?

Voici des extraits de deux livres qui permettent d’explorer des pistes.

 

 

 

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Endormir au sein

On reproche souvent aux mères d’endormir leur bébé, bambin ou enfant au sein, que celui-ci leur réclame le sein pour dormir, ou ne s’endort qu’au sein. On les pousse à croire que c’est mal et que cela doit être à tout prix changé pour de meilleures habitudes, plus saines et plus acceptables.

Est-ce que la mère choisit la facilité en endormant son enfant au sein?
Pour commencer, pourquoi priver une mère de quelque chose qui lui facilite la vie quand on connait la charge mentale et physique de ce rôle?
Ensuite ce n’est pas un choix mais une évidence, qui correspond à la réalité physiologique des enfants.

Il n’est pas nécessaire de casser ce besoin de lait, de réconfort, de sécurité.

Pourquoi endormir au sein n’est pas une mauvaise habitude?

Sécurité

Cela ne rend pas un enfant dépendant de sa mère, il l’est déjà. Le petit humain est un mammifère qui vient au monde non fini avec un cerveau en pleine construction. La proximité physique avec ses parents, en particulier avec le corps dans lequel il a vécu ses premiers mois est un besoin fondamental qui permet à son cerveau de se sentir en sécurité, et donc de pouvoir se développer à son plein potentiel. Les stimulations physiques, olfactives, sonores qu’engendrent ces contacts vont déclencher de la production d’ocytocine, qui est une hormone aidant le développement du cerveau. A l’inverse un bébé seul, stressé est plus probable de produire du cortisol, hormone du stress, qui inhibe le développement du cerveau. Le moment de l’endormissement est un moment de vulnérabilité particulière, qui crée une instabilité naturelle. La meilleure manière de permettre à un enfant de se construite et d’être capable de gérer ses émotions est de le sécuriser quand il en a besoin.

Le pouvoir de la tétée

Des tétées fréquentes, à volonté, au cours de la journée et de la nuit sont le secret d’une lactation adaptée à la croissance du bébé et d’une belle courbe. Les tétées nocturnes sont à préserver, car le bébé dans un environnement calme est moins distrait, tète plus efficacement, et le corps de la mère est aussi particulièrement réceptif à cette stimulation. Chaque suppression de tétées est une perte pour l’allaitement, et non un gain. Le lait maternel est fait pour être consommé de manière fréquente, autant de jour que de nuit, il se digère bien et très vite, et s’adapte aux besoins spécifiques de l’enfant.

Privation de paix et d’alimentation

Éloigner un enfant de sa source d’alimentation le laisse avoir faim à un moment où il est naturel pour lui de se nourrir. Où le lait va s’adapter précisément à ses besoins et contenir des hormones qui vont l’aider à s’endormir et à se repérer dans le cycle de la journée.

Éloigner un enfant de sa source de sécurité le rend inquiet. Au lieu de nager dans de l’ocytocine et que le cerveau se mette au repos en paix, l’angoisse, l’inquiétude peuvent l’assaillir.

Privation du lien et des besoins

Empêcher une mère de faire téter son enfant pour qu’il s’endorme est lui ajouter une tâche supplémentaire dans sa journée et la priver d’un moment de (re)connection et de repos bénéfique aux deux. Ce sont des retrouvailles pour que l’enfant se laisse aller au sommeil plus facilement.

Refuser des tétées d’endormissement c’est éloigner un enfant de lui même, de sa nature et de ses besoins les plus profonds. C’est perturber son allaitement, et lui refuser l’accès à du lait maternel, dont il a tant besoin.

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Bookinou : le lecteur à histoires

Petit dernier arrivé dans la famille, le bookinou.

Les enfants sont des fans d’histoires et en vue de quelques déplacements pendant l’été, c’était un outil bienvenu, que je me suis procurée grâce à  Mum and the Gang by Steph (page facebook , instagram)

Qu’est ce que c’est?

Le bookinou est un appareil qui permet à un enfant de tout âge d’écouter des histoires lues ou racontées par des personnes de la famille.

Comment ça marche?

La plupart du temps, l’adulte (parent ou autre personne de la famille) enregistre sur une application installée sur le téléphone portable sa lecture/ conte à partir du support de son choix. Une fois l’histoire enregistrée elle est transférée sur le bookinou, puis associée à une gommette (à coller sur une carte). Lorsque l’enfant veut écouter tel ou telle histoire, il choisit la carte sur laquelle on a collée la gommette et qui est illustrée d’une image pour que l’enfant reconnaisse de quelle histoire il s’agit. Et l’histoire commence…

Moments d’utilisation possible

  • pendant les voyages, en train, voiture avec ou sans casque
  • Au moment du coucher
  • N’importe quel moment de la journée
  • À un moment où les parents ont du mal à se rendre disponible
  • Quand telle ou telle personne nous manque pour entendre sa voix
  • Avec des frères et soeurs, ou amis
  • En classe
  • Lors de temps calmes, moments d’attente
  • Pour calmer une colère (vécu)

Différents usages possibles :

  • Pour écouter des histoires en regardant le livre
  • Pour écouter des histoires sans livre
  • Pour écouter des chansons, poème ou autre texte
  • Stocker toutes les histoires préférées à un endroit
  • Garder des échantillons de voix de personnes de la famille
  • Garder des échantillons de voix d’amis
  • Pour permettre de garder un lien avec telle ou telle langue

Avantages

  • L’espace d’enregistrement est très important. Il est question de plus de 400h. Cela permet de ne pas se promener avec une dizaine de livres et de gagner de la place, mais aussi en terme de poids.
  • Cela permet d’occuper les enfants un long moment sans les exposer à des écrans
  • Le bookinou permet d’apporter des sources  d’histoires variées, avec des sources/voix variées
  • C’est un outil simple d’usage
  • Il est possible d’ajouter des bruitages dans les histoires, lors de l’enregistrement, une très grande variété est proposée, classée par catégorie. Les enfants adorent.
  • c’est un outil intéressant aux usages multiples.

Inconvénients

  • le prix : il faut acheter l’appareil et les gommettes.
  • La fragilité potentielle de l’appareil.
  • L’organisation pour faire les cartes et aussi enregistrer les histoires dans le calme.
  • Pour le transfert des histoires, du téléphone à l’appareil, il faut une connexion wifi.

Mes conseils :

  • Prévoir une pochette solide pour le ranger.  Les pochettes d’ipad anti choc sont adaptées. On peut en plus y stocker un casque.
  • Prévoir un casque pour des écoutes sans parasite.
  • Anticiper pour le nombre de gommettes voulues.
  • Optimiser les gommettes en réalisant des enregistrement de 15-20mn, il est possible de séparer les histoires par des signaux sonores. A savoir que le maximum d’enregistrement possible pour une écoute est de 25mn.
  • Anticiper pour un système de cartes qui soit adapté à / aux enfants qui vont se servir de l’appareil.

système de rangement pour le bookinou

exemple des cartes bookinou : photo des ocuvertures des livres plastifiées. Il est possible de les joindre avec un anneau.

Ici on en est très content. Ma fille adore pouvoir écouter des histoires quand bon lui semble, elle est contente à l’idée de pouvoir entendre ma voix même si je ne suis pas là (ce qui n’est pas encore arrivé !) et elle est très contente d’avoir des histoires enregistrées par ses correspondantes. On va également faire enregistrer différentes tantes et cousins qui habitent très loin, et réfléchir à des usages possibles pour ses langues maternelles mais aussi la sensibilisation à l’anglais et à des chansons.

Un vrai lecteur à histoires et bien d’autres choses encore!

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Sources scientifiques au sujet de la confusion

Souvent lorsqu’on parle de la confusion, des personnes interviennent pour la minimiser, dire qu’elle n’est pas si grave, rattrapable, que c’est peu courant, voire que ce risque n’existe pas et que ce sont des fabulations.

Le problème est que:

– il existe des sources  scientifiques qui valident  l’existence de risque de sevrage avec l’usage d’une tétine ou biberon. (Et bien plus qu’une)

– les discours banalisant la confusion se basent souvent sur des expériences personnelles. C’est normal d’avoir fait des choix pour sa propre famille, mais c’est problématique de faire de la désinformation auprès des autres.

– l’importance d’être allaité et de la poursuite de l’allaitement est rarement pris en compte par les professionnels de santé car ils n’ont pas été sensibilisés à la question.

– Il est courant aussi que les parents se retrouvent dans une position commerciale plutôt qu’aidante, à entendre un discours réconfortant pour qu’ils restent de ‘bons clients’.

L’OMS, Organisation mondiale  la Santé, fondée par les Nations Unies en 1948, rassemble 194 Etats et des experts de ses différente pays pour d’émettre des recommandations basées sur la science et les recherches  afin d’améliorer la santé de tous. Elle ne s’adresse pas aux pays du tiers monde mais à tous les humains.

Elle réunit les meilleures ressources possibles pour veiller à la santé de tous.

L’OMS dit que “L’allaitement au sein est un moyen sans égal de fournir une alimentation idéale permettant une croissance et un développement sains du nourrisson; il fait aussi partie intégrante du processus reproducteur, avec des répercussions importantes sur la santé de la mère. Les données dont on dispose ont montré que, pour l’ensemble d’une population, l’allaitement exclusif au sein pendant les 6 premiers mois est le mode d’alimentation optimal du nourrisson.”

Source : https://www.who.int/nutrition/topics/exclusive_breastfeeding/fr

Il existe aussi une méta-analyse au sujet des risques de la tétine pour l’allaitement exclusif rassemblant 46 études. Ces 46 études ont été sélectionnées sur la base de la rigueur d’analyse et de méthodologie, pour essayer d’exclure ce qui supposerait des biais. La conclusion de celle-ci est que l’usage de la tétine augmente de 250 % les risques de sevrage précoce de l’allaitement.

Pour toutes les personnes qui veulent la méta analyse en entier, envoyez-moi un mail à maman.lune.des.etoiles@gmail.com

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La remise en cause de la confusion

La confusion est l’une des premières raisons de sevrage. (sources scientifiques au sujet de la confusion ici)
Introduire la prise de biberon, même un seul, ou une tétine, ou des bouts de sein, causent un état de confusion chez le bébé.
Les réflexes archaïques sont la pour assurer sa survie, et une séquence précise de mouvements est inscrite dans son cerveau pour lui permettre de s’alimenter. Celle-ci est adaptée à une succion au sein et non à un autre objet.
Lorsqu’on introduit un biberon ou autre objet, la succion va se modifier pour s’adapter, et le bébé n’utilise plus la succion adéquate, énergétique, active qui est nécessaire au sein pour obtenir du lait. Il va téter moins efficacement, drainer moins bien le sein.
La production de lait risque aussi rapidement de baisser, avec un manque de stimulation, des tétées étant remplacées par des compléments au biberon ou bien la tétine.
Le bébé se retrouve dans une situation où on interfère avec ses réflexes, on fait baisser la production de lait, et où il y a une source de lait où il faut travailler et où le débit diminue, une où le flot vient seul et est constant.Pourquoi ne parle-t-on pas de préférence ?
Parler de préférence n’est pas correct.
Un bébé ne préfère pas ne pas être allaité, ne plus recevoir de lait maternel, et prendre un biberon.
Il ne fait pas une préférence car ce n’est pas un choix pour lui.
C’est le choix des parents d’introduire des biberons, une tétine.
Le bébé se retrouve dans une situation où pour obtenir un aliment qui assure sa survie, il devient plus ‘simple’ de le prendre autrement.
On interfère avec sa réflexes archaïques, son besoin de survivre, alors qu’il peut y avoir une baisse de la lactation.
Il est confus, il ne préfère pas. On lui force la main.

Pourquoi ne parle-t-on pas de difficultés / troubles de la succion mais bien de confusion ?

Parce que la confusion n’arrive pas qu’aux bébés qui ont des difficultés de succion, des freins restrictifs, des tensions. Ils sont particulièrement touchés du fait des facteurs supplémentaires qui s’ajoutent.
N’importe quel bébé peut faire une confusion, cela n’a pas besoin d’être un bébé particulier, ni un bébé ‘bête’. Tous les bébés sont intelligents et ont besoin de pouvoir ête allaités le plus longtemps possible. Si on sème la pagaille dans les réflexes archaïques et le besoin de survivre, c’est à une autre forme de mécanisme que l’on fait appel : l’instinct de préservation. Reporter la responsabilité sur eux, ce n’est ni juste, ni approprié.

La succion du pouce et de la tétine ne sont pas des aides, mais des symptômes que quelque chose ne va pas. Autant explorer et être attentif aux signaux de difficultés.

 Rattraper une confusion?

Il n’est de plus pas facile de rattraper une confusion, parce qu’une fois installée cela suppose un investissement considérable, en temps, confiance, énergie, parfois même financier. Il faut parfois relancer la lactation, louer un tire lait, faire évaluer les difficultés du bébé, avoir confiance en soi, ne pas avoir de plus grand à s’occuper, être retournée au travail, avoir à se battre contre son entourage, parfois même le père.

Pourquoi ne veut-on pas parler de confusion ?

Le business
Ce n’est pas vendeur dans une société où l’allaitement n’est pas la norme. Très peu de bébés sont allaités, beaucoup sont en allaitement mixte et de très nombreux ont des tétines malgré qu’ils soient allaités. Eviter d’utiliser ce terme permet d’arrondir les angles, de ne pas avoir à présenter une information qui pourrait passer ‘mal’. Ainsi polir son image, avoir une image ‘commerciale’, garder ses clients, et se faire recommander par ses clients à d’autres potentiels passent avant l’information, les faits, et la santé du bébé.
C’est pour cette raison qu’on ne peut pas parler de patients mais bien de clients.
Quand on la minimise et qu’on dit qu’elle est facilement récupérable, c’est encore un défaut d’information et une manière de se frotter les mains puisque les bébés qui font des confusions sont des futurs motifs de consultation.
Le terme préférence suit la même logique. Il tombe sous le sens qu’un bébé ne préfère pas le biberon. Son cerveau est à la fois encore trop immature pour mesurer les conséquences de son non allaitement et l’écourtement de son allaitement, et il est en parallèle écrit dans ses gênes que le bébé humain est fait pour être allaité. Aucun lait autre que le lait maternel est adapté à ses besoins.

Ce qui est aujourd’hui souvent présenté comme de l’aide à l’allaitement est devenu une opportunité de faire du business , il n’y a pas de réel intérêt pour l’allaitement et pour qu’il perdure dans de bonnes conditions. Ce qui est important est gagner de l’argent en offrant un accompagnement payant et de se créer une image de marque lisse. L’objectif n’est donc pas protéger l’allaitement ou que la personne soit informée.

Pratiques personnelles
Une autre raison de remettre en question l’existence de la confusion est de normaliser ses propres pratiques personnelles, se rassurer sur ses propres choix. Les termes que certaines personnes, professionnels choississent d’utiliser et tentent de normaliser ne sont pas basés sur des études ou un raisonnement scientifique. Ce choix dépend d’un prisme personnel, leur propre expérience. Ils/elles ont fait le choix d’utiliser un biberon, une tétine avec leurs enfants, et ils considèrent donc que cela va de soi et que cela n’est pas problématique pour l’allaitement. Ils occultent ainsi les conséquences de l’usage de ceux-ci.

 La reprise du travail
On fait croire aux mères, aux parents, que la reprise du travail et la séparation avec le bébé allaité signifie forcément un passage au biberon pour s’alimenter, l’introduction d’une tétine pour rassurer le bébé, donc parler de confusion serait problématique.
Pour le biberon, c’est inexact. Le lait maternel peut être donné dans de nombreux autres contenants : tasse, biberon cuillère, soft cup, même au dal au doigt (dispositif d’aide à la lactation)… si il est prétexté que ce n’est pas possible car cela prend trop de temps, c’est le moment de rappeler que les repas des bébés ne sont pas du gavage, que même au biberon il faut prendre le temps, faire des pauses, que c’est un moment d’échange, il ne s’agit pas de verser un liquide dans la bouche d’un enfant, mais de nourrir.
Pour ce qui est de la tétine, ce qui rassure un bébé c’est la communication, la proximité avec l’adulte, le portage. La tétine est un objet en plastique qui ne rassure pas mais puisque mis dans la bouche, il permet parfois d’entendre moins le bébé.
Si un bébé pleure, s’assurer qu’il n’a pas peur et le garder contre soi, s’assurer qu’il n’a pas faim et le nourrir, s’assurer qu’il n’a pas mal quelque part, s’assurer qu’il n’a pas de reflux… une tétine ne remplace pas une attention et des soins adéquats.

Cancel culture

Essayer de faire disparaître ce terme c’est induire en erreur d’autres parents, en valorisant le business, le profit, l’image de marque, la clientélisme en les faisant passer avec le respect et besoins des bébés, leur besoin d’être allaités le plus longtemps possibles, les implications que cela a pour leur santé de ne pas l’être.

Dans un monde où on prétend que la confusion n’existe pas, on peut donner des biberons, tétine, bouts de sein, et dire que tout ira bien, que l’allaitement n’est pas à risque.

Choisir entre préserver entre une image de marque et informer, le choix ne devrait pas être difficile. Cela ne devrait même pas en être un.

Les parents devraient pouvoir être informés.
Les bébés devraient pouvoir être allaités.
Sans que cela soit une question de profit, mais de santé.

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Pics de difficultés

Il arrive que dans leur parcours d’allaitement, le comportement de certains bébés signale des difficultés.

Certains comportements sont clairement identifiés comme relevant de situations anormales : des pleurs permanents, un reflux évident, une prise de poids insuffisante, un corps couvert d’eczéma

En revanche, d’autres situations sont banalisées, restent incomprises et/ou inexpliquées, autant par les professionnels, que la famille et la mère.

Pourquoi des pics ? les difficultés peuvent être chroniques mais il arrive qu’il y ait des pics, c’est à dire un moment où les difficultés soient plus intenses, plus visibles, cela parce que :
– Il a une accumulation de facteurs à ce moment là
– Il y a des périodes où le bébé compense plus efficacement pour ses difficultés et où elles peuvent se voir moins.
– Les symptômes ne disparaissent pas mais évoluent, on peut penser que la cause de base a disparu mais ce n’est pas le cas, le corps réagit différemment.

Plusieurs causes possibles à ces difficultés, présentes sous forme de pics ou chroniques

Des bébés qui tètent en permanence : pour compenser pour une succion inefficace, pour calmer les brûlures liées à un RGO souvent lié à une allergie, pour compenser pour une séparation, baisse de lactation…

des bébés qui acceptent de téter que dans certaines positions : cela peut indiquer des tensions considérables, torticolis, freins restrictifs

Des bébés qui n’acceptent que de téter la nuit : la journée la lumière et les stimulations extérieures surchargent le système sensoriel qui est débordé par d’autres problèmes (tensions, freins restrictifs, allergies qui peuvent causer des migraines). L’absence de lumière permet d’obtenir du repos et la stimulation moindre est ce qui permet au bébé de s’alimenter au sein, d’ouvrir la mâchoire. Cela peut aussi être causé par une confusion, les barrières conscientes s’effaçant la nuit, le bébé acceptera de s’alimenter.

Les grèves, diminution drastique des tétées qui peuvent se présenter par des refus du sein le jour ou la nuit, un espacement des tétées. Cela peut aussi être causée par une confusion, une baisse de la lactation, des freins restrictifs avec une tétée devenue trop difficile, des allergies alimentaires qui font que le bébé ne s’alimente pas de peur de la douleur, un incident traumatique.

L’absence de tétées nocturnes : le bébé est trop épuisé pour avoir la vitalité de téter la nuit, il a trop de tensions. Cela peut être causé par un bébé en économie d’énergie, des freins restrictifs, naissance compliquée, maladie etc.

Souvent ces difficultés sont mises de côté car les professionnels rencontrés n’explorent pas les causes potentielles, les tensions, les freins, les allergies car ce ne sont pas des domaines dans lesquels ils sont formés.

 

Il arrive aussi que les parents aient exploré les sujets des freins et des allergies et considèrent donc que la prise en charge a été suffisante, malgré que les pratiques soient très inégales.

Dans le cas des freins
– Ils arrive souvent qu’ils ne soient pas diagnostiqués / identifiés.
– Il arrive qu’on dise aux parents que les freins pourront être assouplis, alors qu’ils continuent de contribuer aux difficultés. Un article sur le fait qu’un frein restrictif ne s’assouplisse pas : ici.
– Il arrive que des frénotomies soient incomplètes et qu’il reste de la restriction. Un article sur les frénotomies complètes et incomplètes : ici.
– Il arrive que les soins et la rééducation soient incomplets et ne portent pas leur fruits, que la fonction de la langue ne soit pas récupérée.
– Il arrive que le frein se réattache et soit autant, parfois même plus restrictif qu’auparavant. Un article sur le réattachement : ici.
– il arrive que d’autres causes aient été occultées.

 

Dans le cas des allergies
– pas d’exploration :
elles peuvent être que partiellement explorées ou pas du tout explorées. aucun professionnel n’a été consulté. Il se peut aussi que tous les tests possibles n’aient pas été réalisés (prick, patch, prise en compte des symptômes, journal alimentaire). Il se peut qu’il n’y ait pas eu de recherches des allergies respiratoires qui touchent les enfants également.
un article sur les allergies chez l’enfant allaité : ici. Les tests allergiques : ici.

– Les allergies retardées et les faux négatifs : il arrive que les tests ne révélent rien et donc que la possibilité d’une allergie soit écartée, malgré le fait qu’il y ait des symptômes cliniques et des allergies bien réelles. Les tests ne sont pas infaillibles et des allergies retardées peuvent ne pas être détectées. un article sur la différence entre allergies immédiates et retardées : ici.

Évolution des symptômes allergiques et réintroduction : on pense que l’enfant est guéri et les allergènes soient réintroduit, alors qu’en réalité les symptômes ont évolué et non disparu.

éviction partielle / trop courte : l’éviction n’a pas été complète et n’a pas porté des fruits, donc l’allergie a été écartée. Ou bien l’allergène a été consommé par mégarde sous une forme non identifiée.

 

Enfin il se peut qu’il y ait d’autres sources de difficultés qui n’aient pas été diagnostiquées :
– absence de réflexes
– menton retrognathe
– diverses syndromes et pathologies
– maladies orphelines
– etc

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Occuper le plus grand pendant la tétée du plus petit

Lorsque l’on a un bébé, notre attention et notre temps se structurent autour de ses besoins, en particulier ses tétées et son sommeil, il signale, on lui répond et on peut alors savourer ce temps ensemble sans se soucier d’autre chose.

Cependant, si on a un.e plus grand.e à la maison qui ne tète/pas, cette structuration du temps peut se complexifier et devenir un véritable jonglage, épreuve de force.

Il est courant que le plus grand ressente de la jalousie, se sente délaissé en particulier lors des tétées qui sont un moment d’échange très particulier.

Ce n’est pas une raison pour ne pas permettre au plus petit d’être allaité, ou d’écourter son allaitement.

Il a besoin de recevoir du lait maternel, il n’existe aucune alternative équivalente en terme de nutrition et d’apports en anticorps, enzymes, cellules souches etc.

De même le contact physique avec la mère, le fait de téter le lait, contribuent au développement du cerveau, au bien-être du bébé, sa sécurité. Le bébé a besoin d’être choyé.

Enfin, ce passage de la vie de 3 à 4 ou plus, allaitement ou non, ne se fait jamais sans accroc, c’est un nouveau rythme, un bouleversement dans l’organisation, où l’enfant va chercher et trouver sa place.

C’est d’ailleurs une raison de penser à l’espacement des naissances, pour que les besoins de enfants ne soient pas identiques, et pouvoir se consacrer au mieux à chacun.

Voici donc quelques astuces pour que cela se passe au mieux.

Verbaliser sur ce qu’il se passe. On croit souvent que les enfants sont trop jeunes pour comprendre ou que ce que l’on leur a dit est perdu. Cela leur permet d’intégrer une information, de la digérer, de se l’approprier, d’avancer. La posture de l’adulte ouverte et transparente est un point d’appui, quelque chose sur lequel construire leur nouvelle réalité. Rassurer sur le fait d’être aimé.

La tétée peut être un moment de câlins avec l’aîné dans la mesure où tout se passe bien, un moment d’échanges et de secret, de contact.

Le portage -physiologique- le portage en écharpe, permet au plus jeune de rester collé et de se sentir sécurisé, et à la mère d’avoir les mains libres et un bébé apaisé donc la possibilité et la disponibilité de s’occuper du plus grand pour passer de bons moments. Maximiser les bons moments en dehors des tétées aident à ce que celles ci soient bien vécues, car ces moments renforcent la relation, le sentiment de confiance, l’impression de compter.

Proposer des activités / jeux pendant les tétées. Par exemple chanter une chanson ensemble, jeux de devinette, histoire, atelier dessin proche de l’endroit où on s’installe pour allaiter, etc.

Si le père/deuxième parent est présent, quelqu’un de l’entourage, laisser l’enfant indiquer un souhait d’activité, s’engager dans du temps de qualité au moment des tétées du petit.

On peut aussi décider que le lieu où s’installe la tétée soit un espace de jeu, qui permet à l’aîné.e de s’occuper.

Anticiper et proposer des ‘deals’ ou arrangements avec les plus grands avant la tétée. Par exemple, au moment où bébé dormira on fera ci et ça.

Donnez des responsabilités au plus âgé.e pour qu’il ou elle se sente valorisé.e dans son rôle de grand frère ou grande soeur. Par exemple « est-ce que tu voudrais m’aider en mettant la table, pliant du linge, ranger les jouets…. » tout en restant avec lui/elle.

Délaisser tout ce qui n’est pas urgent, indispensable, déléguer les tâches dans la maison pour pouvoir se consacrer aux enfants.

Être patient avec soi-même, ses enfants. Il est normal que tout ne fonctionne pas à la perfection, ne ressemble pas à l’image parfaite qu’on avait de la situation.

Il faut du temps, de la patience, de l’amour et beaucoup d’écoute.

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