Sources scientifiques au sujet de la confusion

Souvent lorsqu’on parle de la confusion, des personnes interviennent pour la minimiser, dire qu’elle n’est pas si grave, rattrapable, que c’est peu courant, voire que ce risque n’existe pas et que ce sont des fabulations.

Le problème est que:

– il existe des sources  scientifiques qui valident  l’existence de risque de sevrage avec l’usage d’une tétine ou biberon. (Et bien plus qu’une)

– les discours banalisant la confusion se basent souvent sur des expériences personnelles. C’est normal d’avoir fait des choix pour sa propre famille, mais c’est problématique de faire de la désinformation auprès des autres.

– l’importance d’être allaité et de la poursuite de l’allaitement est rarement pris en compte par les professionnels de santé car ils n’ont pas été sensibilisés à la question.

– Il est courant aussi que les parents se retrouvent dans une position commerciale plutôt qu’aidante, à entendre un discours réconfortant pour qu’ils restent de ‘bons clients’.

L’OMS, Organisation mondiale  la Santé, fondée par les Nations Unies en 1948, rassemble 194 Etats et des experts de ses différente pays pour d’émettre des recommandations basées sur la science et les recherches  afin d’améliorer la santé de tous. Elle ne s’adresse pas aux pays du tiers monde mais à tous les humains.

Elle réunit les meilleures ressources possibles pour veiller à la santé de tous.

L’OMS dit que “L’allaitement au sein est un moyen sans égal de fournir une alimentation idéale permettant une croissance et un développement sains du nourrisson; il fait aussi partie intégrante du processus reproducteur, avec des répercussions importantes sur la santé de la mère. Les données dont on dispose ont montré que, pour l’ensemble d’une population, l’allaitement exclusif au sein pendant les 6 premiers mois est le mode d’alimentation optimal du nourrisson.”

Source : https://www.who.int/nutrition/topics/exclusive_breastfeeding/fr

Il existe aussi une méta-analyse au sujet des risques de la tétine pour l’allaitement exclusif rassemblant 46 études. Ces 46 études ont été sélectionnées sur la base de la rigueur d’analyse et de méthodologie, pour essayer d’exclure ce qui supposerait des biais. La conclusion de celle-ci est que l’usage de la tétine augmente de 250 % les risques de sevrage précoce de l’allaitement.

Pour toutes les personnes qui veulent la méta analyse en entier, envoyez-moi un mail à maman.lune.des.etoiles@gmail.com

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La remise en cause de la confusion

La confusion est l’une des premières raisons de sevrage. (sources scientifiques au sujet de la confusion ici)
Introduire la prise de biberon, même un seul, ou une tétine, ou des bouts de sein, causent un état de confusion chez le bébé.
Les réflexes archaïques sont la pour assurer sa survie, et une séquence précise de mouvements est inscrite dans son cerveau pour lui permettre de s’alimenter. Celle-ci est adaptée à une succion au sein et non à un autre objet.
Lorsqu’on introduit un biberon ou autre objet, la succion va se modifier pour s’adapter, et le bébé n’utilise plus la succion adéquate, énergétique, active qui est nécessaire au sein pour obtenir du lait. Il va téter moins efficacement, drainer moins bien le sein.
La production de lait risque aussi rapidement de baisser, avec un manque de stimulation, des tétées étant remplacées par des compléments au biberon ou bien la tétine.
Le bébé se retrouve dans une situation où on interfère avec ses réflexes, on fait baisser la production de lait, et où il y a une source de lait où il faut travailler et où le débit diminue, une où le flot vient seul et est constant.Pourquoi ne parle-t-on pas de préférence ?
Parler de préférence n’est pas correct.
Un bébé ne préfère pas ne pas être allaité, ne plus recevoir de lait maternel, et prendre un biberon.
Il ne fait pas une préférence car ce n’est pas un choix pour lui.
C’est le choix des parents d’introduire des biberons, une tétine.
Le bébé se retrouve dans une situation où pour obtenir un aliment qui assure sa survie, il devient plus ‘simple’ de le prendre autrement.
On interfère avec sa réflexes archaïques, son besoin de survivre, alors qu’il peut y avoir une baisse de la lactation.
Il est confus, il ne préfère pas. On lui force la main.

Pourquoi ne parle-t-on pas de difficultés / troubles de la succion mais bien de confusion ?

Parce que la confusion n’arrive pas qu’aux bébés qui ont des difficultés de succion, des freins restrictifs, des tensions. Ils sont particulièrement touchés du fait des facteurs supplémentaires qui s’ajoutent.
N’importe quel bébé peut faire une confusion, cela n’a pas besoin d’être un bébé particulier, ni un bébé ‘bête’. Tous les bébés sont intelligents et ont besoin de pouvoir ête allaités le plus longtemps possible. Si on sème la pagaille dans les réflexes archaïques et le besoin de survivre, c’est à une autre forme de mécanisme que l’on fait appel : l’instinct de préservation. Reporter la responsabilité sur eux, ce n’est ni juste, ni approprié.

La succion du pouce et de la tétine ne sont pas des aides, mais des symptômes que quelque chose ne va pas. Autant explorer et être attentif aux signaux de difficultés.

 Rattraper une confusion?

Il n’est de plus pas facile de rattraper une confusion, parce qu’une fois installée cela suppose un investissement considérable, en temps, confiance, énergie, parfois même financier. Il faut parfois relancer la lactation, louer un tire lait, faire évaluer les difficultés du bébé, avoir confiance en soi, ne pas avoir de plus grand à s’occuper, être retournée au travail, avoir à se battre contre son entourage, parfois même le père.

Pourquoi ne veut-on pas parler de confusion ?

Le business
Ce n’est pas vendeur dans une société où l’allaitement n’est pas la norme. Très peu de bébés sont allaités, beaucoup sont en allaitement mixte et de très nombreux ont des tétines malgré qu’ils soient allaités. Eviter d’utiliser ce terme permet d’arrondir les angles, de ne pas avoir à présenter une information qui pourrait passer ‘mal’. Ainsi polir son image, avoir une image ‘commerciale’, garder ses clients, et se faire recommander par ses clients à d’autres potentiels passent avant l’information, les faits, et la santé du bébé.
C’est pour cette raison qu’on ne peut pas parler de patients mais bien de clients.
Quand on la minimise et qu’on dit qu’elle est facilement récupérable, c’est encore un défaut d’information et une manière de se frotter les mains puisque les bébés qui font des confusions sont des futurs motifs de consultation.
Le terme préférence suit la même logique. Il tombe sous le sens qu’un bébé ne préfère pas le biberon. Son cerveau est à la fois encore trop immature pour mesurer les conséquences de son non allaitement et l’écourtement de son allaitement, et il est en parallèle écrit dans ses gênes que le bébé humain est fait pour être allaité. Aucun lait autre que le lait maternel est adapté à ses besoins.

Ce qui est aujourd’hui souvent présenté comme de l’aide à l’allaitement est devenu une opportunité de faire du business , il n’y a pas de réel intérêt pour l’allaitement et pour qu’il perdure dans de bonnes conditions. Ce qui est important est gagner de l’argent en offrant un accompagnement payant et de se créer une image de marque lisse. L’objectif n’est donc pas protéger l’allaitement ou que la personne soit informée.

Pratiques personnelles
Une autre raison de remettre en question l’existence de la confusion est de normaliser ses propres pratiques personnelles, se rassurer sur ses propres choix. Les termes que certaines personnes, professionnels choississent d’utiliser et tentent de normaliser ne sont pas basés sur des études ou un raisonnement scientifique. Ce choix dépend d’un prisme personnel, leur propre expérience. Ils/elles ont fait le choix d’utiliser un biberon, une tétine avec leurs enfants, et ils considèrent donc que cela va de soi et que cela n’est pas problématique pour l’allaitement. Ils occultent ainsi les conséquences de l’usage de ceux-ci.

 La reprise du travail
On fait croire aux mères, aux parents, que la reprise du travail et la séparation avec le bébé allaité signifie forcément un passage au biberon pour s’alimenter, l’introduction d’une tétine pour rassurer le bébé, donc parler de confusion serait problématique.
Pour le biberon, c’est inexact. Le lait maternel peut être donné dans de nombreux autres contenants : tasse, biberon cuillère, soft cup, même au dal au doigt (dispositif d’aide à la lactation)… si il est prétexté que ce n’est pas possible car cela prend trop de temps, c’est le moment de rappeler que les repas des bébés ne sont pas du gavage, que même au biberon il faut prendre le temps, faire des pauses, que c’est un moment d’échange, il ne s’agit pas de verser un liquide dans la bouche d’un enfant, mais de nourrir.
Pour ce qui est de la tétine, ce qui rassure un bébé c’est la communication, la proximité avec l’adulte, le portage. La tétine est un objet en plastique qui ne rassure pas mais puisque mis dans la bouche, il permet parfois d’entendre moins le bébé.
Si un bébé pleure, s’assurer qu’il n’a pas peur et le garder contre soi, s’assurer qu’il n’a pas faim et le nourrir, s’assurer qu’il n’a pas mal quelque part, s’assurer qu’il n’a pas de reflux… une tétine ne remplace pas une attention et des soins adéquats.

Cancel culture

Essayer de faire disparaître ce terme c’est induire en erreur d’autres parents, en valorisant le business, le profit, l’image de marque, la clientélisme en les faisant passer avec le respect et besoins des bébés, leur besoin d’être allaités le plus longtemps possibles, les implications que cela a pour leur santé de ne pas l’être.

Dans un monde où on prétend que la confusion n’existe pas, on peut donner des biberons, tétine, bouts de sein, et dire que tout ira bien, que l’allaitement n’est pas à risque.

Choisir entre préserver entre une image de marque et informer, le choix ne devrait pas être difficile. Cela ne devrait même pas en être un.

Les parents devraient pouvoir être informés.
Les bébés devraient pouvoir être allaités.
Sans que cela soit une question de profit, mais de santé.

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Pics de difficultés

Il arrive que dans leur parcours d’allaitement, le comportement de certains bébés signale des difficultés.

Certains comportements sont clairement identifiés comme relevant de situations anormales : des pleurs permanents, un reflux évident, une prise de poids insuffisante, un corps couvert d’eczéma

En revanche, d’autres situations sont banalisées, restent incomprises et/ou inexpliquées, autant par les professionnels, que la famille et la mère.

Pourquoi des pics ? les difficultés peuvent être chroniques mais il arrive qu’il y ait des pics, c’est à dire un moment où les difficultés soient plus intenses, plus visibles, cela parce que :
– Il a une accumulation de facteurs à ce moment là
– Il y a des périodes où le bébé compense plus efficacement pour ses difficultés et où elles peuvent se voir moins.
– Les symptômes ne disparaissent pas mais évoluent, on peut penser que la cause de base a disparu mais ce n’est pas le cas, le corps réagit différemment.

Plusieurs causes possibles à ces difficultés, présentes sous forme de pics ou chroniques

Des bébés qui tètent en permanence : pour compenser pour une succion inefficace, pour calmer les brûlures liées à un RGO souvent lié à une allergie, pour compenser pour une séparation, baisse de lactation…

des bébés qui acceptent de téter que dans certaines positions : cela peut indiquer des tensions considérables, torticolis, freins restrictifs

Des bébés qui n’acceptent que de téter la nuit : la journée la lumière et les stimulations extérieures surchargent le système sensoriel qui est débordé par d’autres problèmes (tensions, freins restrictifs, allergies qui peuvent causer des migraines). L’absence de lumière permet d’obtenir du repos et la stimulation moindre est ce qui permet au bébé de s’alimenter au sein, d’ouvrir la mâchoire. Cela peut aussi être causé par une confusion, les barrières conscientes s’effaçant la nuit, le bébé acceptera de s’alimenter.

Les grèves, diminution drastique des tétées qui peuvent se présenter par des refus du sein le jour ou la nuit, un espacement des tétées. Cela peut aussi être causée par une confusion, une baisse de la lactation, des freins restrictifs avec une tétée devenue trop difficile, des allergies alimentaires qui font que le bébé ne s’alimente pas de peur de la douleur, un incident traumatique.

L’absence de tétées nocturnes : le bébé est trop épuisé pour avoir la vitalité de téter la nuit, il a trop de tensions. Cela peut être causé par un bébé en économie d’énergie, des freins restrictifs, naissance compliquée, maladie etc.

Souvent ces difficultés sont mises de côté car les professionnels rencontrés n’explorent pas les causes potentielles, les tensions, les freins, les allergies car ce ne sont pas des domaines dans lesquels ils sont formés.

 

Il arrive aussi que les parents aient exploré les sujets des freins et des allergies et considèrent donc que la prise en charge a été suffisante, malgré que les pratiques soient très inégales.

Dans le cas des freins
– Ils arrive souvent qu’ils ne soient pas diagnostiqués / identifiés.
– Il arrive qu’on dise aux parents que les freins pourront être assouplis, alors qu’ils continuent de contribuer aux difficultés. Un article sur le fait qu’un frein restrictif ne s’assouplisse pas : ici.
– Il arrive que des frénotomies soient incomplètes et qu’il reste de la restriction. Un article sur les frénotomies complètes et incomplètes : ici.
– Il arrive que les soins et la rééducation soient incomplets et ne portent pas leur fruits, que la fonction de la langue ne soit pas récupérée.
– Il arrive que le frein se réattache et soit autant, parfois même plus restrictif qu’auparavant. Un article sur le réattachement : ici.
– il arrive que d’autres causes aient été occultées.

 

Dans le cas des allergies
– pas d’exploration :
elles peuvent être que partiellement explorées ou pas du tout explorées. aucun professionnel n’a été consulté. Il se peut aussi que tous les tests possibles n’aient pas été réalisés (prick, patch, prise en compte des symptômes, journal alimentaire). Il se peut qu’il n’y ait pas eu de recherches des allergies respiratoires qui touchent les enfants également.
un article sur les allergies chez l’enfant allaité : ici. Les tests allergiques : ici.

– Les allergies retardées et les faux négatifs : il arrive que les tests ne révélent rien et donc que la possibilité d’une allergie soit écartée, malgré le fait qu’il y ait des symptômes cliniques et des allergies bien réelles. Les tests ne sont pas infaillibles et des allergies retardées peuvent ne pas être détectées. un article sur la différence entre allergies immédiates et retardées : ici.

Évolution des symptômes allergiques et réintroduction : on pense que l’enfant est guéri et les allergènes soient réintroduit, alors qu’en réalité les symptômes ont évolué et non disparu.

éviction partielle / trop courte : l’éviction n’a pas été complète et n’a pas porté des fruits, donc l’allergie a été écartée. Ou bien l’allergène a été consommé par mégarde sous une forme non identifiée.

 

Enfin il se peut qu’il y ait d’autres sources de difficultés qui n’aient pas été diagnostiquées :
– absence de réflexes
– menton retrognathe
– diverses syndromes et pathologies
– maladies orphelines
– etc

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Occuper le plus grand pendant la tétée du plus petit

Lorsque l’on a un bébé, notre attention et notre temps se structurent autour de ses besoins, en particulier ses tétées et son sommeil, il signale, on lui répond et on peut alors savourer ce temps ensemble sans se soucier d’autre chose.

Cependant, si on a un.e plus grand.e à la maison qui ne tète/pas, cette structuration du temps peut se complexifier et devenir un véritable jonglage, épreuve de force.

Il est courant que le plus grand ressente de la jalousie, se sente délaissé en particulier lors des tétées qui sont un moment d’échange très particulier.

Ce n’est pas une raison pour ne pas permettre au plus petit d’être allaité, ou d’écourter son allaitement.

Il a besoin de recevoir du lait maternel, il n’existe aucune alternative équivalente en terme de nutrition et d’apports en anticorps, enzymes, cellules souches etc.

De même le contact physique avec la mère, le fait de téter le lait, contribuent au développement du cerveau, au bien-être du bébé, sa sécurité. Le bébé a besoin d’être choyé.

Enfin, ce passage de la vie de 3 à 4 ou plus, allaitement ou non, ne se fait jamais sans accroc, c’est un nouveau rythme, un bouleversement dans l’organisation, où l’enfant va chercher et trouver sa place.

C’est d’ailleurs une raison de penser à l’espacement des naissances, pour que les besoins de enfants ne soient pas identiques, et pouvoir se consacrer au mieux à chacun.

Voici donc quelques astuces pour que cela se passe au mieux.

Verbaliser sur ce qu’il se passe. On croit souvent que les enfants sont trop jeunes pour comprendre ou que ce que l’on leur a dit est perdu. Cela leur permet d’intégrer une information, de la digérer, de se l’approprier, d’avancer. La posture de l’adulte ouverte et transparente est un point d’appui, quelque chose sur lequel construire leur nouvelle réalité. Rassurer sur le fait d’être aimé.

La tétée peut être un moment de câlins avec l’aîné dans la mesure où tout se passe bien, un moment d’échanges et de secret, de contact.

Le portage -physiologique- le portage en écharpe, permet au plus jeune de rester collé et de se sentir sécurisé, et à la mère d’avoir les mains libres et un bébé apaisé donc la possibilité et la disponibilité de s’occuper du plus grand pour passer de bons moments. Maximiser les bons moments en dehors des tétées aident à ce que celles ci soient bien vécues, car ces moments renforcent la relation, le sentiment de confiance, l’impression de compter.

Proposer des activités / jeux pendant les tétées. Par exemple chanter une chanson ensemble, jeux de devinette, histoire, atelier dessin proche de l’endroit où on s’installe pour allaiter, etc.

Si le père/deuxième parent est présent, quelqu’un de l’entourage, laisser l’enfant indiquer un souhait d’activité, s’engager dans du temps de qualité au moment des tétées du petit.

On peut aussi décider que le lieu où s’installe la tétée soit un espace de jeu, qui permet à l’aîné.e de s’occuper.

Anticiper et proposer des ‘deals’ ou arrangements avec les plus grands avant la tétée. Par exemple, au moment où bébé dormira on fera ci et ça.

Donnez des responsabilités au plus âgé.e pour qu’il ou elle se sente valorisé.e dans son rôle de grand frère ou grande soeur. Par exemple « est-ce que tu voudrais m’aider en mettant la table, pliant du linge, ranger les jouets…. » tout en restant avec lui/elle.

Délaisser tout ce qui n’est pas urgent, indispensable, déléguer les tâches dans la maison pour pouvoir se consacrer aux enfants.

Être patient avec soi-même, ses enfants. Il est normal que tout ne fonctionne pas à la perfection, ne ressemble pas à l’image parfaite qu’on avait de la situation.

Il faut du temps, de la patience, de l’amour et beaucoup d’écoute.

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Granulome post frénotomie

Le granulome est une anomalie le plus souvent bénigne de la cicatrisation qui ressemble à une bulle au niveau de la plaie.
Cela fait suite à une inflammation. Cela peut être une conséquence d’une fibrine perturbée (élimination volontaire de la fibrine, élimination d’adhérences). La taille peut varier.
Eviter de toucher le granulome.
Il disparaît souvent de lui-même et ne pose pas de souci de mobilité.
Consulter pour avoir un diagnostic.
Fibrine : tissu de cicatrisation
Adhérences : quand cela se cicatrise en perdant de l’amplitude
Réattachement : c’est une/des adhérences qui ne peut/peuvent plus être enlevée(s), car présente(s) depuis trop longtemps et/ ou solides.
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Un frein restrictif ne s’étire pas

Le fascia est élastique pour pouvoir supporter un traumatisme et y survivre.

Lorsque l’on tire sur un fascia il ne devient pas plus flexible ni plus souple, cela crée une blessure.

Des étirements volontaires avant la frénotomie vont être douloureux et endommager les tissus. Cela peut augmenter les compensations que le corps met en place par rapport à la restriction et causer du déséquilibre.

Si le frein est restrictif, les étirements ne permettent pas de le rendre non restrictif ou souple, même si parfois il va changer d’apparence.

On peut travailler sur ce qu’il y a autour du frein.

Il est tout à fait acceptable de ne pas faire réaliser de frénotomie si on ne le souhaite pas, même si le frein est restrictif.

Les bons mots évitent la désinformation et les inexactitudes, qui peuvent causer plus d’errance médicale chez les familles.

A la suite de l’article, des sources : le dentiste Baxter, l’ORL Ghaheri et la dentiste Jones.

Sources

Traduction

Mythe numéro 5
Le frein de langue va s’assouplir ou l’enfant tombera et le cassera, donc ce n’est pas la peine de s’en occuper. Cela serait bien si cela s’assouplissait et qu’on pouvait juste attendre pour voir ce qu’il se passe. Malheureusement ce n’est pas le cas.

Le frein est fait d’un enchevêtrement épais de fascias (tissu connectif) qui est lui même fait de paquets de collagène dense de type 1 qui est résistant aux étirements. Donc le meilleur étirement serait de 1% mais cela ne va pas disparaître, s’assouplir, ou changer avec le temps sans intervention.

  • l’ORL Gaheri

traduction en français http://mamanlune.com/index.php/2018/01/03/les-mythes-au-sujet-de-lallaitement-douloureux-de-bobby-ghaheri/

post original en anglais https://drghaheri.squarespace.com/blog/2014/2/9/the-myths-about-painful-breastfeeding

 

traduction du message original en anglais ci-dessous.

‘Le point de vue le plus fréquemment rencontré parmi les professionnels de multiples domaines à l’international est qu’une restriction linguale ne peut être assouplie.

Parce que la restriction est largement due à des tissus connectifs et du fascia épais et restrictives et même si on parvient à améliorer la mobilité et la fonction de la langue à temporairement, l’assouplissement ne tient pas dans le temps car on a pas enlevé la source principale du mouvement limité…

Et une intervention sur la partie antérieure du frein n’est pas suffisante – les segments sous muqueuses doivent être adressés. Il faut s’occuper de la base, probablement comme lorsqu’on désherbe. Enlever les feuilles sur le dessus ce n’est pas désherber. Il faut enlever les racines pour être sûr d’être aller jusqu’au bout du problème.

Parce que je prends en charge des patients de tout âge, je rencontre ceux auxquels on a dit que leur frein s’était assoupli dans le passé (y compris ceux qui ont été en mesure de téter pendant deux ans) et qui arrivent dans ma clinique avec des troubles fonctionnels oraux comme des difficultés à déglutir, difficultés de langage, des mâchoires sous développées et de la malocclusion, qui ronflent… tout cela parce que quelqu’un leur a donné l’impression que leur frein ‘modéré’ n’avait pas besoin d’être coupé ou qu’ils l’avaient assoupli suffisamment pour que la fonction soit suffisante. La seule chose qu’il s’est passé et qu’ils ont appris à s’adapter et compenser. Mais c’est malheureusement de la mal-adaptation. Qui a des conséquences.

En résumé, je ne crois pas qu’on puisse étirer un frein. La seule chose que l’on puisse faire et d’améliorer les compensations du corps. Et ses compensations ont des conséquences tôt ou tard. ‘

message original :

‘The most common viewpoint among experienced professionals across multiple fields across the world is that A TONGUE RESTRICTION cannot be stretched. 

Because the restriction is largely due to a thick and restrictive connective tissues and fascia even if you are able to temporarily improve the ability of the tongue to function, the stretch is not sustained because you have not removed the main source of limited movement..  And surgery of anterior extension of tie is not enough – the submucosal segments needs release.  You need to remove the base – perhaps like weeding.  Removing the upper leaves of the weed is not weeding.  Removing the roots will ensure you have got to the base of the issue.

Because I treat people of all ages, I am seeing that those who have been advised that their tie is stretched early in life (including those who have managed breastfeeding even for 2 years) are arriving at my clinic with oral myofunctional disorders including swallowing issues, speech issues, limited jaw growth and malocclusion, snoring etc…  This is because someone gave them the impression that their “mild” tie did not need release or that they had adequately stretched it for function.   All that happened was they learnt to adapt and compensate.  But this unfortunately is often maladaptation. Which has poor consequences.

So in short, I don’t believe you can stretch a tie.  All that is possible is improving the compensation of the body.  And compensations have consequences sooner or later in life.’

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Freins de joue restrictifs

Il existe en plus de freins de langue et de lèvre restrictifs, des freins de joue restrictifs.
Ils se trouvent entre la gencive et la joue.

Ils restreignent la mobilité des muscles du visage, mais aussi la mobilité intra-buccale.

– L’allaitement. Les tétées peuvent devenir douloureuses, inefficaces, car le bébé peine à ouvrir la bouche.

– La déglutition. Lors d’autres types d’alimentation et de la diversification, le bébé, l’enfant, peut peiner à mâcher et gérer le bolus alimentaire.

– Le développement de la mâchoire. Sources de tensions, les freins de joue restrictifs peuvent gêner un développement optimal.

– Les tensions des muscles et fascia du visage. Leur mobilité est diminuée par la restriction et ceux-ci ne peuvent pas fonctionner correctement.

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Que rechercher chez un professionnel qui réalise des frénotomies/frenectomies?

avertissement : Je ne suis ni docteur, ni pédiatre, ni sage-femme, ni consultante en lactation, ni professionnelle de la santé,  je suis une maman. ce site ne rapporte pas d’argent et l’information y est proposée à titre gratuit.

1. Coupe des freins : un professionnel qui réalise des frénotomies ‘complètes’ en forme de losange/diamant, qui nécessite des soins post frénotomie et qui accepte de couper frein de langue et de lèvre si nécessaire. Certains refusent de couper les freins même si restrictifs.
Importance de la forme de la plaie : ici.
Des exemples de plaies : ici.
Les fréno incomplètes et le risque de réattachement : ici.

2. Protocole de la frénotomie : un protocole est mis en place pour assurer les meilleures conditions de sécurité. Le bébé est immobilisé par une tierce personne ou système spécifique afin d’éviter un accident. La frénotomie est pratiquée dans un espace aménagé et qui limite les risques d’infection. Elle est un acte chirurgical non anodin qui mérite le même soin et attention que d’autres interventions. La frénotomie ne requiert pas nécessairement d’anesthésie générale, elle peut être réalisée sous anesthésie locale. Un anesthésie générale est à éviter autant que possible chez le bébé et l’enfant. En revanche elle suppose de la douleur, donc une prise en charge de celle-ci est importante.

3. Suivi : un professionnel qui reste en contact avec la famille, répond aux questions avant et après celle-ci, puis dans les semaines suivantes de soins également, qui idéalement revoit le bébé plusieurs fois en post fréno pour évaluer la cicatrisation. Lorsque le praticien se trouve loin, un professionnel qui communique avec l’équipe qui suit la post fréno, suit l’évolution de la plaie via des photos. Le lien soignant-patient est très important pour que la frénotomie se passe bien, et qu’elle ait des chances de réussir. L”information et les échanges sont une des clés de la réussite.

4. Cicatrisation : un professionnel qui ne donne pas de conseils favorisant un réattachement (tétine, etc) et qui accepte de parler du risque de réattachement.

5. Préparation et soins post frénotomie : un professionnel qui explique qu’une préparation et un suivi est nécessaire, si possible montre les soins aux parents, la fréquence.

Outils
A savoir que différents outils peuvent être utilisés dans le cadre d’une frénotomie, des ciseaux et différents types de lasers. Les lasers permettent de cautériser la plaie et limiter les saignements, mais une frénotomie peut être réalisée au ciseaux, l’expertise du professionnel avec son outil est l’essentiel pour une frénotomie réussie. Il existe par ailleurs différents types de lasers. A ce sujet, un article de l’ORL Ghaheri : ici.

Personne ne peut prétendre à la perfection mais ces critères semblent importants à prendre en compte.

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Frénotomies complètes et incomplètes

avertissement : Je ne suis ni docteur, ni pédiatre, ni sage-femme, ni consultante en lactation, ni professionnelle de la santé,  je suis une maman. ce site ne rapporte pas d’argent et l’information y est proposée à titre gratuit.

Il existe plusieurs configuration de freins et  et plusieurs termes pour en désigner la coupe :

Frénotomie – retirer une partie du frein

Frenectomie/ Frenuloplastie : retirer le frein intégralement, ablation

Il existe de nombreux professionnels qui ne maîtrisant pas l’anatomie du frein réalisent des entailles ou frénotomies partielles, laissant une partie du frein intacte. Un article de l’ORL Ghaheri sur les freins postérieurs et l’importance de la plaie lors de la frénotomie.

Lors de la cicatrisation, les parties restantes vont naturellement se réattacher pour reformer ce qui existait auparavant. un article sur le réattachement : ici

Les frénotomies partielles ne permettent pas de récupérer suffisamment de mobilité linguale et au contraire favorisent un réattachement. Il est donc préférable pour éviter un échec ou de multiples interventions sur un bébé de préférer un praticien réalisant des frénotomies complètes.

article sur la frénotomie : ici.

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Différentes configurations de freins restrictifs

avertissement : Je ne suis ni docteur, ni pédiatre, ni sage-femme, ni consultante en lactation, ni professionnelle de la santé,  je suis une maman. ce site ne rapporte pas d’argent et l’information y est proposée à titre gratuit.

un article sur la frénotomie : ici

un article sur l’anatomie du frein : ici

 

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