La chiropraxie et ses bénéfices pour les bébés (allaités)

Article rédigé en collaboration avec Axelle Camus Chiropracteur

  1. Définition et terminologie
  2. En quoi cela consiste la chiropraxie ?
  3. Histoire : quelques dates
  4. Pratique : déroulement d’une séance
  5. Pourquoi consulter pour un bébé (allaité) ?
  6. Témoignages

 

  1. Définition et terminologie

Du grec ‘chiro’ la main et  ‘praxie’ qui fait.

En anglais, on parle de  chiropractic et chiropractor pour le praticien.

En français, on parle  de chiropraxie ou chiropratique et chiropracteur ou chiropraticien.

Dans les autres pays francophones, on parle de chiropractique.

La chiropraxie est une méthode thérapeutique globale qui vise à traiter et prévenir les douleurs et dysfonctionnement du corps notamment par des ajustements des vertèbres, articulations et qui s’appuie sur un savoir approfondi, de la colonne vertébrale et des nerfs, basée sur de la recherche scientifique

 

  1. En quoi consiste la chiropraxie?

« La chiropraxie est une science, un art, une philosophie » Palmer (fondateur de la chiropraxie)

Avec les mots d’Axelle Camus, chiropracteur

« Nous avons plus de 70 km de tissu nerveux dans le corps humain. C’est l’organe qui assure la communication : le système moteur (marcher, attraper un objet etc), le système sensitif (toucher, proprioception etc) et le système végétatif (digestion, sudation etc). Agir sur le système nerveux c’est agir sur la perception de l’extérieur et celle de son propre corps : des émotions jusqu’aux mouvements articulaires, de la sensation de froid jusqu’aux sécrétions hormonales. C’est en partie grâce à lui qu’on maintient l’homéostasie : cet ensemble de constantes permettant le bon fonctionnement de la vie.

La vie est faite d’une succession d’apprentissage, de micro traumatisme ou de réels chocs, physiques ET émotionnels. Ces chocs marquent et parfois cela implique des blocages, qui influent sur le corps comme le moral. On se retrouve avec des douleurs, des pertes de mobilités, des coups de spleen, des gènes et bien d’autres symptômes. Certains symptômes, comme la douleur qui est trop souvent le seul motif de consultation, peuvent sembler disparaitre et pourtant, c’est bien la partie émergée de l’iceberg que l’on voit disparaitre, pour mieux revenir à la charge plus tard, car le corps s’est inscrit dans un schéma de mauvaises habitudes posturales. C’est ce qui explique qu’il est systématiquement nécessaire de faire plusieurs séances rapprochées puis quelques séances à distance pour rééduquer un corps qui a subi tout une vie d’habitudes plus ou moins mauvaises.

Un chiropracteur aura toujours une approche globale, que cela soit sur l’analyse posturale, les antécédents personnels, familiaux, l’hygiène alimentaire et l’hygiène de vie en général pour être le plus spécifique à chaque patient et remonter le fil conducteur des symptômes qui ont menés à la consultation.

Un chiropracteur peut aider le corps à traiter une pathologie, mais aussi, et surtout, en prévenir l’apparition, car la prévention est le maitre mot lorsqu’il s’agit du corps humain et de son usure. Pour cela un chiropracteur peut travailler sur tout type d’articulations (pas uniquement vertébrale), sur les muscles, les tendons, les ligaments. Il utilisera l’ajustement pour aider le corps à optimiser ses mécanismes : de la guérison à la performance physique et même moral.

L’ajustement est un terme exclusivement utilisé par les chiropracteurs, ils ne manipulent pas, (personne n’aime être manipulé…). L’un des principes fondateurs des ajustements biomécaniques est le principe HVLA : High Velocity, Low Amplitude.

Les techniques biomécaniques sont nombreuses, elles peuvent être manuelles (Diversified, Gonstead, HIO etc) ou mécaniquement assistées (Cox, activator, Thomspon etc) dans tous les cas, elles ne passent pas forcément systématiquement par ce fameux « crac » qui peut faire peur ou qui est parfois trop attendu. Il pourra aussi utiliser des techniques utilisant des points de pression, des impulsions, des étirements ou un système et points réflexes. »

On se sert donc du système nerveux pour adresser un message à la tête ou au corps, et c’est à la fois une science puisque la chiropraxie s’évertue à appuyer sa pratique et ses résultats sur des recherches, mais également un art, car le traitement s’ajuste à chaque cas particulier, et il ne s’agit pas de reproduire des ajustements de manière mécanique.

une vidéo intéressante https://www.youtube.com/watch?v=3vuadenRZEc&feature=youtu.be

 

  1. Histoire : quelques dates de la chiropraxie

1895 Aux Etats Unis dans l’Iowa, DD Palmer fonde la méthode chiropractic. C’est un autodidacte qui cherche à localiser les organes malades et les réajuster pour aider leur guérison.

1987 Début de l’enseignement

1919 Mort de DD Palmer

Années 1920 Début de la pratique chiropraxie et création d’organismes professionnels

1932 Création de l’organisme de European Chiropractors Union

1944 aux Etats Unis, création de la Foundation for Chiropractic Education and Research

1963 Aux Etats Unis, création du National Board of Chiropractic Examiners

1984 En France, création de l’Institut français de chiropratique, aujourd’hui institut franco-européen de chiropraxie

1988 Création de la Fédération mondiale de chiropraxie (World Federation of Chiropractic)

2001 En France le ministère du travail de l’emploi et de la santé définit une réglementation pour la pratique de la chiropraxie

2005 l’OMS publie une étude sur la chiropraxie

 

  1. La pratique : Déroulement d’une séance

Le patient rencontre le praticien, et ce dernier conduit un entretien détaillé (une anamnèse) et précis des motifs de la consultation, de l’historique du patient. Le motif de consultation étant le plus souvent une douleur aigüe ou chronique. Le chiropracteur se servira ensuite de ses mains et de son regard pour examiner le patient, fera un examen neuro-orthopédique, cherchant où se trouvent les subluxations. Ensuite il effectuera les ajustements, toujours à l’aide de ses mains ou bien d’outils spécifiques à la chiropraxie. A savoir que plusieurs séances peuvent être nécessaires pour traiter des douleurs et des problèmes de postures. Le traitement s’adapte à chaque patient, et le soulagement n’est pas forcément immédiat.

 

  1. Pourquoi consulter pour un bébé (allaité) ?

Grandir dans le ventre de sa mère, venir au monde, téter font partie des chemins de la vie. Mais ces étapes peuvent être marquées par des traumatismes émotionnels et physiques importants.

En voici des exemples :

  • Une mauvaise position dans le ventre de sa mère
  • accouchement trop rapide ou trop lent, compliqué
  • un choc émotionnel (décès, séparation…)
  • accident de la voie publique
  • accouchement prématuré
  • utilisation de ventouse, forceps
  • manipulation à la naissance (aspiration)
  • la présence d’un frein de langue (qui sera coupé ou non) et qui vient avec des tensions au niveau des cervicales

A la suite de cela, le bébé peut alors développer d’importants dysfonctionnements, comme différents types de torticolis, des blocages articulaires ou des petites tensions neuro-méningées.

Des soucis de postures peuvent également causer une plagiocéphalie positionnelle (=syndrome de la tête plate) et cela jusqu’à 2 ans. Celle-ci peut avoir un impact sur le développement psychomoteur et ne se résorbe pas seule, la plagiocéphalie devant absolument être traitée avant 1 an.

Le syndrome de kiss est de plus en plus connu, et consiste en un blocage complexe des cervicales  C0 à C4, et requiert une manipulation spéciale sur plusieurs séances.

Ce syndrome est une cause de souffrance importante chez le bébé et ne s’améliore pas avec le temps car c’est un trouble de symétrie induits des vertèbres cervicales. Ce syndrome n’est donc pas une maladie mais une perturbation fonctionnelle de la jonction cranio-cervical entraînant des troubles de la posture.

Deux liens explicatifs à ce sujet

Le site de l’association kiss, très complet https://asso-kiss.fr/le-syndrome-kiss/

L’article de la leche league https://www.lllfrance.org/1828-une-cause-de-souffrances-meconnue-le-syndrome-de-kiss

Cela affecte considérablement sa qualité de vie, causant des douleurs, des pleurs, de l’inconfort pour bébé et des difficultés à se mouvoir, dormir, téter, prendre du poids.

 

  1. Témoignages

Quand la recherche témoigne pour la chiropraxie : une série d’études sur les effets bénéfiques de la chiropraxie (en anglais)

http://icpa4kids.org/Chiropractic-Research/ 

 

Femme enceinte

 J’ai consulté 3 fois pendant ma grossesse. ( 1 fois à chaque trimestre)

Les 2 premières fois, c’était pour m’aider car j’ai des problèmes de dos et avec la grossesse ça risquait de s’accentuer. ( grâce à ces séances, plus de douleurs) et la troisième séance était pour retourner le bébé car elle était en siège. Il m’a manipulé de manière très douce au niveau de l’aine afin de libérer le passage pour que le bébé se retourne (ce qu’elle a fait le soir-même!!) Il m’avait dit qu’une autre séance pourrait être nécessaire si bébé bougeait encore mais finalement elle est resté bien placée. Je n’y suis pas encore revenue car il ne manipule pas les petits bébés. Mais j’y retournerai très certainement pour moi dès que j’en aurai besoin ou quand ma fille sera plus grande.  Olivia

 

Bébé – suspicion de kiss

J’y suis allée car suspicion de KISS (bébé agité qui n’ouvrait pas grand la bouche et la tête qui était bloquée). Ca s’est très bien passé, un professionnel à mon écoute (j’étais un peu angoissée). Je l’ai appelé et il m’a demandé de ramener un certificat médical. Quand je suis arrivée il m’a dit que si c’était un Kiss il ne manipulerait pas le jour même car il voulait prendre son temps et faire un bon diagnostic. Il m’a questionné sur la grossesse et sur la naissance. Je lui ai dit que mon fils a dû être manipulé à la naissance car sa tête ne regardait pas vers le haut comme il aurait dû mais vers le bas, il avait le cordon autour du cou et il était resté bloqué dans le bassin. Ensuite il l’a ausculté il a trouvé quelques cervicales bloquées. Il a regardé sa mâchoire après avoir manipulé ses cervicales. En fait c’était à cause du blocage que sa mâchoire n’était pas bien ouverte. Puis il a voulu vérifier ses hanches. Il y avait un petit souci qu’il a réglé. Tout de suite après la séance je l’ai mis au sein… et magie il était plus apaisé et ouvrait bien la bouche !’ Aurélie

 

Bébé kiss

‘Chiropracteur dit la conseillère en lactation ibclc, euh oui mais je ne connais même pas ce que c’est… votre fille tète mal au sein gauche et plusieurs signes apparents qui lui faisaient penser au syndrome de kiss. J’ai pris un rdv et là, surprise elle me prend tout de suite le lendemain à la première heure. Elle m’explique tous ces faits et gestes et me confirme le syndrome qui est bien présent. Ma fille toute calme jusqu’au moment où elle se met à travailler sur les points bloqués (de tête cervicale c2 et c3 ou c3 et c4 je ne me souviens plus sur le coup). Ma fille hurlait je ne savais même plus comment faire pour la calmer… mal au coeur de la voir dans cet état. Elle a fait 3 séances et je voyais des améliorations dès la première séance de faite. Depuis je ne l’ai plus revu mais j’y retournerais si autre souci et ne compte plus aller ailleurs.’ Elodie

 

Coliques

Alors j’ai emmené ma fille voir un chiro elle avait 2 mois à peu près. C’était sous les conseils d’une amie qui y a été pour son fils et pour elle. J’y suis allé pour les coliques de ma fille car rien ne la soulageait. Je suis tombé sur un chiro jeune et super sympa. Il m’a manipulé et manipulé la petite. Elle avait plusieurs blocages présents. Il m’a dit qu’elle allait beaucoup pleurer pendant deux jours et qu’ensuite les coliques ça irait mieux. On a passé deux jours horribles. Elle pleurait énormément et le papa m’a même dit tu ne la ramènes plus la bas c’est de la connerie (il n’aime pas vraiment ces choses là ). Mais deux jours plus tard c’était un autre bébé elle était calme plus de coliques plus rien. Je l’ai ramène 4 fois à peu près. Souvent les gens qui n’y croient pas je leur raconte qu’une fois mon bébé l’a regardé en fronçant les sourcils il m’a dit ce n’est pas normal qu’un bébé fasse ce regard il y a quelque chose qui ne va pas, qui la gêne. Il l’a manipulé et depuis ce jour elle n’a plus jamais refait ce regard en fronçant les sourcils. Enfin je suis une adepte du chiropracteur. ». Romann

 

RGO

Je suis allée voir un chiropracteur car mon bébé a un RGO. J’ai donc été en voir un en dernier recours en espérant que celui-ci serait enfin ma solution miracle. J’ai décidé d’aller le voir car j’étais littéralement en détresse fasse à la souffrance de mon bébé! la séance à durée une bonne heure. Le chiropracteur m’a posé diverses questions : “L’accouchement s’est il bien passé ? la grossesse ? des difficultés particulière avec bébé ? des reflux ? etc ..” les questions basiques pour connaitre un peu la situation. Je sentais que mon bébé était bloqué au niveau de la nuque, je lui ai donc dit et il m’a confirmé que oui il était bien bloqué. Il a travaillé sur beaucoup de point et avec beaucoup plus de douceur !! mon bébé n’a pratiquement pas pleuré. J’ai retrouvé un bébé plus apaisé suite à cette séance ! et pourtant il a eu une bronchiolite la semaine suivante mais je voyais tout de même une nette amélioration. De plus la séance est moins chère qu’une séance d’ostéopathie. Une seule séance à suffit à résoudre les problèmes de mon bébé. » Ophélie

 

Bébé avec un frein de langue de type 4

«J’avais un bébé qui ne savait pas téter. Suite à la frenétomie, sa langue a été libérée et il a été capable d’ouvrir grand la bouche et d’améliorer sa succion. Mais sa langue restait peu mobile, et il me pinçait alors qu’auparavant je n’avais pas de douleurs pendant les tétées car il prenait moins bien le sein. Suite à la première séance de chiropraxie, durant laquelle la praticienne est venue travailler sur le crâne (légère plagiocéphalie,) les cervicales (blocages), la mâchoire, la langue et le reste du corps, c’est un bébé transforme que j’ai retrouvé. Capable de se mettre en boule et de s’attraper les pieds, avec une succion bien plus efficace et une langue mobile, et il ne me faisait plus mal lors des tétées. Une deuxième séance de révision était à prévoir, et je recevais des conseils pour la posture de mon bébé. Je ressortais convaincue des bienfaits de la chiropraxie. »  Maman Lune

 

Liens

Page d’Axelle Camus Chiropracteur https://www.facebook.com/axellecamus.chiropracteurtoulonlacrau.9

Site d’un chiropracteur http://vertebre.com/

Lien vers les résultats de recherche sur les effets de la chiropraxie http://icpa4kids.org/Chiropractic-Research/

Effets sur les migraines et tensions http://www.paris-chiropratique.com/Articles/Chiropraxie-cephalee-tension.html

un article de slate sur la chiropraxie http://m.slate.fr/story/66615/lombalgie-mal-dos-chiropraxie-chiropratique

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Confusion : les alternatives au biberon

Le biberon étant le ‘chef’ de la confusion, lorsqu’il n’est pas possible de nourrir  son bébé au sein, il est préférable d’opter pour un autre contenant pour donner le lait.

Le ‘chef’ de la confusion car la particularité des biberons est que le débit de lait est rapide, le bébé pince la tétine souple pour obtenir du lait et place sa langue en arrière. Donc le bébé obtient une quantité importante de lait sans faire d’effort particulier. Au sein, il doit mobiliser de nombreux muscles, se servir de sa langue et non de ses gencives, et cela peut être fatigant.

Il arrive donc qu’après la prise d’un biberon, que cela soit le premier ou non, un bébé refuse de prendre le sein, tète mal, ou cause des crevasses.

Aucun biberon ne peut se prétendre exempt du risque de confusion, car une tétine souple reste souple, et n’est pas un sein.

Aucun contenant ne garantit un risque zéro de confusion, même la tasse et le dal, car cela reste toujours plus facile que de téter. Le seul endroit où il n’y a pas de confusion, c’est le sein.

Rappel des facteurs qui favorisent la confusion

  • Un bébé qui a un problème de succion (freins, blocages…) et qui m’a jamais su téter correctement et qui compense en permanence
  • Baisse de la production de la mère car séparation, compléments (ou autre)  donc plus d’efforts à fournir
  • Séparation de la mère : une forme de grève de la tétée
  • La fatigue : téter demande trop d’énergie parfois surtout quand le bébé a eu un biberon et a senti que ça pouvait couler tout seul. il peut préférer la tétine, le doigt, le pouce. plutôt que de fournir l’effort au sein.
  • La facilité : très humaine. Mais par conséquent, confusion impossible à anticiper et à enrayer.

L’objectif de cet article est de présenter différentes alternatives au biberon dans le plus de détails possibles, avec leurs avantages et leurs inconvénients, le nom exact, comment leur retrouver, leur prix.

Pourquoi proposer plusieurs possibilités ? Tout simplement parce que c’est comme lorsque l’on choisit un biberon. Il faut un contenant, une manière de boire qui convienne au bébé, aux parents, à la personne qui s’occupe du bébé. Et il n’est pas évident de trouver le système qui convient immédiatement. Et de s’y retrouver.

 

Les alternatives au biberon

Il existe, pour les situations où la complémentation au lait maternel tiré ou artificiel est nécessaire, des alternatives au biberon, qui ne font pas prendre le même risque de confusion.

Voici une liste, et plus bas, des explications détaillées.

  1. Dispositif d’aide à la lactation (dal) / sonde gastrique ou de nutrition
  2. Tasse
  3. Bickiepegs doidy cup 
  4. Soft cup / biberon tasse
  5. Cuillère
  6. Biberon cuillère
  7. Pipette
  8. Seringue sans aiguille
  9. Tasse 360 / wow cup
  10. Verre d’apprentissage avec valve anti fuite
  11. Tasse à bec dur avec valve anti fuite –  Philips Avent no drip spout cup 260 ml

Le principe

Le principe de ces dispositifs est de demander un effort à bébé et de lui permettre de distinguer cette méthode de s’alimenter du réflexe de succion qu’il doit fournir au sein.

Il doit soit laper le lait ou l’aspirer, et le lait est obtenu à un débit modéré lui permettant d’être connecté avec sa sensation de satiété, et de ne pas faire de confusion.

Le bébé est également actif, et est d’une certaine manière ‘rééduqué’ à se servir de sa langue et ses muscles, car il doit la tirer pour obtenir du lait, et non rester passif.

 

  1. Le dal de medela / la sonde gastrique (ou de nutrition)

Avantages : C’est évidemment celui qui permet de se rapprocher le plus de la succion au sein puisque bébé tète le sein en même temps qu’il est complémenté. Il est possible de le fabriquer à partir d’une sonde gastrique qui coûte entre 3 et 10 euros en pharmacie, 3,5 euros sur le site grandir nature. Il peut être également utilisé au doigt.

Inconvénients : coûteux et difficile à trouver. On peut le commander sur internet pour environ 30 euros. Il est plus cher en pharmacie. Les tuyaux doivent être changés lorsqu’abimés.

Vidéo : fabriquer un dal

Vidéo : donner du lait au dal https://www.youtube.com/watch?v=EEDB7FUfxN8

Au doigt : minute 12  https://www.youtube.com/watch?v=vrrrC5NyNnQ

 

  1. Tasse:

Avantages : bébé se sert de sa langue pour laper, facile d’emploi et facile à trouver, peu onéreuse. Bébé apprend à boire au verre et il est possible de l’utiliser dès la naissance.

Inconvénients : aucun ?

La preuve en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=aQ9x4. Bickiepegs doidy cupWugNtU

 

  1. La bickiepegs doidy cup sans bpa 

Avantages : avec son rebord incliné le bébé peut voir le lait et coordonner ses réflexes physiques à ce qu’il voit, le bébé se sert de sa langue pour laper le lait.  Elle se trouve pour moins de 10 euros sur internet. Les poignées la rende facile d’utilisation pour les plus grands et les coloris lui donnent un aspect ludique.

Inconvénient : on la trouve uniquement sur internet.

La preuve en vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=aQ9x4. Bickiepegs doidy cupWugNtU

 

  1. Soft cup de medela / flow cup sur almafil

Avantages : bébé se sert de sa langue pour laper.

Inconvénients : le prix (entre 20 et 30 euros), la petite contenance, le montage. Et les fentes peuvent être difficile à décoller à la première utilisation

Le site almafil propose le même type de contenant, une ‘flow cup pour 2,5 euros qui est régulièrement en rupture de stock. La petite contenance

Vidéo : donner du lait à la soft cup https://www.youtube.com/watch?v=MQkUGgbrnx4

 

 6. Cuillère:

Avantages : très facile à trouver et à laver, elle permet de nourrir bébé. Tout le monde sait s’en servir. Elle encourage le bébé à mettre sa langue en avant, mobiliser plusieurs muscles et ne doit pas être introduite dans la bouche en entière, mais juste à l’entrée de celle-ci. Le bébé doit laper le lait.

Inconvénients : la contenance, mais lors de la diversification, on nourrit bien à la cuillère 🙂

Vidéo : à la cuillère

Minute 8 : https://www.youtube.com/watch?v=vrrrC5NyNnQ

 

7. Biberon cuillère de nûby 4m+ sans bpa: qui reprend le principe de la cuillère avec un contenant. On appuie sur les côtés du biberon (flexible) pour faire couler le lait dans la cuillère. Bébé tire la langue pour laper le lait et va à son rythme. Il se trouve sur internet pour une dizaine d’euros.

Avantages : le prix, le confort d’utiliser une cuillère et de pouvoir gérer le débit, la familiarité avec l’objet

Inconvénients : on le trouve que sur internet

 

8. Pipette

Avantages : le lait peut être déposé sur la langue, elle est très facile à trouver et sonprix abordable (moins de 2 euros)

Inconvénients : sa contenance et son débit. En dépannage ou pour petit bébé

 

9. Seringue sans aiguille

Avantage : très facile à trouver, le prix (moins de 1 euro)  la langue active

Inconvénient : contenance, en dépannage ou pour petit bébé.

Vidéo : donner du lait à la seringue

Minute 6 en anglais https://www.youtube.com/watch?v=vrrrC5NyNnQ

 

9. Tasse 360 / wow cup :

Avantages : bébé doit aspirer le lait, le débit est modéré, le lait ne coule pas sans aspiration et plusieurs muscles sont mobilisés. Elle se trouve en grande surface ou sur internet pour une dizaine d’euros maximum.

Inconvénients : nettoyage, bébé doit aspirer

Vidéo tasse 360 https://www.youtube.com/watch?v=e4qVqNTf6EI

 

10. Verre d’apprentissage Sophie la girafe avec valve anti fuite

Avantages : Bébé doit aspirer pour obtenir du lait et mobilise plusieurs muscles. Entre 5 et 10 euros en grande surface ou sur internet. La valve anti fuite permet de réguler le débit. C’est le contenant le plus facilement accepté en collectivité, il doit probablement sécuriser et rappeler le biberon

Inconvénients : La petite bouche que fait bébé et le nettoyage, qui doit être minutieux à cause des moisissures possibles dans la valve anti fuite.

Vidéo tasse à bec https://www.youtube.com/watch?v=VfZUGdS6BS8

 

11. La tasse à bec dur avec valve anti fuite  (modèle philips avent no drip spout cup 260ml)

Avantages : Bébé doit aspirer pour obtenir du lait et mobilise plusieurs muscles. Entre 5 et 10 euros en grande surface ou sur internet. La valve anti fuite permet de réguler le débit. C’est le contenant le plus facilement accepté en collectivité, il doit probablement sécuriser et rappeler le biberon

Inconvénients : La petite bouche que fait bébé et le nettoyage, qui doit être minutieux à cause des moisissures possibles dans la valve anti fuite.

 

On peut penser que l’inconvénient de ces systèmes est leur contenance. Mais justement, c’est magique, on peut les ré remplir ! Nourrir un bébé n’est pas du gavage, ni quelque chose que l’on fait en 5 minutes. Il faut prendre son temps, faire des pauses, laisser le bébé se connecter avec sa sensation de satiété. C’est un moment de partage, et de complicité.

Article expliquant le mécanisme et types de confusions :

http://mamanlune.com/index.php/2017/05/25/le-biberon-la-tetine-les-bouts-de-sein-et-lallaitement-au-sein/

 

Article apportant des pistes pour remédier à la confusion :

http://mamanlune.com/index.php/2017/10/31/la-confusion-mieux-la-comprendre-et-pistes-pour-y-remedier/

 

 

 

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La confusion : mieux la comprendre et pistes pour y remédier

Après l’introduction de biberons, tétine, bouts de sein, un bébé peut se mettre doucement ou brutalement à refuser le sein.

La confusion est également possible avec d’autres contenants mais le risque est fortement amoindri car ceux-ci demandent un effort au bébé.Le biberon et la tétine restant les ‘chefs’ de la confusion.

La confusion peut aussi arriver avec le pouce et le doigt. Bébé rechigne à téter mais réclame moins, et suce son pouce, la tétine, le doigt.

Le seul endroit où il n’y a pas de risque c’est le sein.

Téter demande un réel effort musculaire et pour diverses raisons, un bébé peut refuser de fournir cet effort hurler et se détourner du sein. Et se sevrer.

La confusion peut avoir lieu n’importe quand, du sevrage à la naissance. Au premier ou millième biberons, après des mois de tétine, après une seule utilisation des bouts de sein (donc refus du sein sans, alors que les bouts de sein amoindrissent la quantité de lait reçue et la stimulation).

Plus il est grand, plus c’est dur à ‘rattraper’ car les réflexes du bébé sont davantage inscrits, ses positions davantage fermes.

Il y a d’autres possibilités causant un refus du sein dont la liste non exhaustive est en bas de l’article. Le ‘remède’ est souvent le même que pour la confusion, sauf en cas de maladie où il faut consulter.

Facteurs qui favorisent la confusion

  • Un bébé qui a un problème de succion (freins, blocages…) et qui m’a jamais su téter correctement et qui compense en permanence
  • Baisse de la production de la mère car séparation, compléments (ou autre)  donc plus d’efforts à fournir
  • Séparation de la mère : une forme de grève de la tétée
  • La fatigue : téter demande trop d’énergie parfois surtout quand le bébé a eu un biberon et a senti que ça pouvait couler tout seul. il peut préférer la tétine, le doigt, le pouce. plutôt que de fournir l’effort au sein.
  • La facilité : très humaine. Mais par conséquent, confusion impossible à anticiper et à enrayer.

Pistes pour rattraper une confusion

  • réveiller réflexes archaïques (inscrits dans le corps du bébé) : s’installer en position biological nurturing, bain avec bébé, faire beaucoup de peau à peau, tétée en écharpe.  (biological nurturing)
  • Contourner la barrière consciente : proposer dans le sommeil (en cours de tétées pour les bouts de sein)
  • Renforcer le lien : consacrer du temps, bercer, portage, promenade, encourager verbalement
  • Relancer la lactation : tirer son lait
  • Associer sein et satiété, récompenser les efforts. Avec l’utilisation d’un dal (dispositif d’aide à la lactation qui permet de complémenter le bébé au sein)
  • (dal)
  • Apaiser le bébé en lui donnant un peu de lait tiré ou complément pour qu’il ne soit pas complètement en détresse et ait des forces pour téter, mais dans un autre contenant qu’au biberon
  • Travailler sur ce qui gêne la succion : chiropracteur, consultante, ostéo pour débloquer et rééduquer
  • Essayer de se détendre, avoir confiance dans les capacités de son bébé et les siennes.  Même sans succion parfaite, il est possible de la rattraper.
  • supprimer biberons, tétine et bouts de sein.
  • anticiper la faim du bébé et proposer le sein à chaque fois qu’il prend le pouce ou demande le doigt et l’aider à téter en le stimulant ou en proposant le sein en ‘sandwich’ (méthode du sandwich / tacos)

 

Anticiper

  • Eviter tout ce qui fait faire à bébé une petite bouche/ pincer et ne pas utiliser de biberons, tétines et bouts de sein
  • Etre attentif aux besoins de son bébé, anticiper les tétées et proposer le sein très souvent sans attendre qu’il ait trop faim et/ou soit fatigué (dans le cas du pouce, petit doigt aussi)
  • Voir une consultante ibclc pour faire un bilan sur la succion / possibles freins et rééduquer celle-ci.
  • Voir un chiropracteur / ostéopathe pour travailler sur les tensions

 

Pourquoi est-ce tellement dur de rattraper une confusion? 

  • Personne ne vérifie la succion de bébé ou aide s’il a du mal à téter donc on ne  sait pas quelles sont les difficultés de son bébé
  • Etre de retour au travail et devoir s’absenter et donner le lait autrement qu’au sein avec peu de personnes acceptant de le faire autrement qu’au biberon
  • Travailler et ne pas être suffisamment disponible pour la rattraper et / ou tirer et baisser les bras.
  • D’autres enfants à gérer à la maison donc des difficultés à être pleinement disponible pour avoir l’énergie de la rattraper.
  • Membres de la famille ou entourage qui ne prend pas au sérieux le souhait d’allaiter, n’encourage pas vos efforts et réintroduit régulièrement des contenants ‘à risques’.
  • Manque de confiance en soi et un bébé qui hurle, c’est moralement dur de persister.
  • L’argent? consulter des spécialistes peut sembler coûter cher, mais en réalité si l’on compare avec l’argent dépensé pour acheter du lait artificiel, pas tellement.

 

Et pourtant, allaiter est tellement important. 

 

lien vers un article sur le dal

Au sujet du dal (dispositif d’aide à la lactation)

lien vers un article sur les freins

Les freins et l’allaitement : le bébé qui ne savait pas téter

 

lien vers un articles sur les autres types de contenants et mécanisme de la confusion

L’allaitement et la confusion sein-tétine : causes et alternatives

 

lien vers un article de témoignages de confusion

http://lesptitesmainsdabord.fr/2017/10/confusion-seintetine-mythe-ou-realite-suite-t%C3%A9moignages/

 

Autres causes de refus du sein :

– Un blocage physique, au niveau des cervicales (torticolis) ou de la mâchoire par exemple peuvent gêner bébé pour téter. Dans ce cas essayer diverses positions et voir un chiropracteur ou ostéopathe. Un bébé manipulé à la naissance fait souvent les frais de blocage, mais c’est parfois la position qu’il avait in utéro qui en est la source.

– Un blocage psychologique peut causer un refus du sein, quelqu’un lui a appuyé derrière la tête pour le forcer à téter à la maternité, ou quelqu’un de la famille. Ou bien une réaction trop violente de la part de la maman lors d’une tétée. Dans ce cas l’encourager à reprendre le sein en le laissant lui-même gérer la situation en s’allongeant à côté de lui et en faisant du peau à peau.

– Une infection ou maladie (otite par exemple)  qui le perturbe ou qui cause des douleurs au niveau de la gorge peut causer un refus du sein. Donc le soigner et si possible lui proposer du lait tiré à la tasse.

– Un rot coincé, le faire roter

– un ref (réflexe d’éjection fort) qui l’énerve. Utiliser les méthodes pour atténuer le ref.

– du reflux

– Le dédoublement des gencives et le perçage des dents qui modifient ses sensations au niveau de la bouche également.

– Du muguet qui devient douloureux et douleurs à l’intérieur de la bouche,

– un événement qui l’a perturbé

– un lait qui a changé de goût : à cause d’un engorgement, mastite le lait peut devenir plus salé et le débit moins important. C’est aussi le cas lors de certains changements hormonaux comme pendant les règles ou lors d’une nouvelle grossesse/

– l’absence de faim

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6 témoignages : l’allaitement haut en couleur (partie 2)

Six autres mamans ont accepté de partager leur histoire d’allaitement, voici leurs mots, plein d’amour et de résilience.

 

Je m’appelle Morgane, j’ai 34 ans. J’ai choisi d’allaiter ma fille, née le 9 mai dernier pour plusieurs raisons dont les principales sont le désir de lui donner un bon capital santé et le besoin de partager de tendres moments. Aujourd’hui, cela fait presque 6mois que je l’allaite. Nous avons rencontré des soucis mais nous avons su les dépasser grâce aux traitements mais aussi grâce à la motivation et aux précieux conseils du groupe ainsi qu’au soutien d’une consultante en lactation et aux nombreux échanges avec d’autres mamans allaitantes.

Premièrement, nous avons eu du muguet dans la bouche pour ma fille et une candidose mammaire pour moi. Nous avons d’abord été traitée avec Fungizone Nourrissons qui s’est avéré inefficace. Puis nous avons été traité avec du du Daktatin gel buccal pour ma fille de l’Econazole crème pour moi. Une petite amélioration. Ce qui a permis d’en venir à bout c’est le traitement complémentaire : Fluconazole gélules et le violet de Gentiane. Malheureusement pour moi, la candidose est revenue. Je suis en cours de traitement. Deuxièmement, ma fille a eu un souci de palais creux et de torticolis résolu aux termes de deux séances d’ostéopathie. J’ai un REF (réflexe d’éjection fort qui est apparu au cours du 2e mois et que j’ai toujours. Au début, cela occasionnait des pleurs, des coliques, de l’agitation au moment des tétées. Puis au fur et à mesure, ma fille a fini par s’y habituer. Maintenant, elle se retire tranquillement du sein lorsqu’un/des jet(s) arrive(n’y) et se remet au sein sans problème. J’ai traversé une période (mi-fin Septembre) ou j’étais épuisée moralement et physiquement. J’avais des soucis de santé mais aussi familiaux. Après des examens approfondis, j’ai débuté un traitement (magnésium/fre-vitamine B9/huile de foie de morue…) et j’ai commencé à consommer des infusions pour dormir la nuit (car je souffrais d’insomnies). J’ai commencé à déléguer et à relativiser quand une chose n’était pas faite. L’allaitement reste pour moi essentiel. C’est un moment privilégié entre moi et ma fille. Je sais que je lui offre le meilleur. Je suis heureuse et fière de pouvoir conduire mon allaitement comme je l’entends.

(note : ne pas prendre de traitement sans avis et consultation médicale)

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Jeune maman de tout juste 19 ans à la naissance de ma princesse suite à un accouchement long 48h de travail sous déclenchement après 5 jours de dépassement de terme ma petite princesse est née je n’ai pas eu le droit au peau à peau ni à la tétée de bienvenue( sage-femme pressée) 4 jours à la maternité très mal informée donc bébé a eu biberon 1 soir puis biberon de mon lait tiré les autres jours j’ai démarrer la mise au sein chez moi seule… J’avais un ref je tirais 250 ml en 5 min j’étais obligée pour soulager mes seins. Avec beaucoup de questions de moments de doute nous avons tout de même fêté nos 15 mois d’allaitement

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J’allaite mon fils Naël de 1 mois et demi.

Les débuts ont été difficiles. Mauvaise position lors de la tétée juste après la naissance donc crevasse sur un sein bonne prise sur l’autre.

Correction de la position faite mais voilà qu’une mastite arrive sur le même sein que la crevassedouleurs +++  à  finir en larme à deux doigts de craquer.

La crevasse s’est guérie il y a peu de temps, ouf, grâce au lait maternel car ici en Nouvelle Calédonie nous n’avons pas toute les crèmes disponibles comme en métropole.

Pas de consultante en lactation juste une association qui organise le premier samedi de chaque mois une réunion. Et le groupe.

Malgré toute les difficultés rencontrées je m’accroche. Bébé prend beaucoup beaucoup de poids donc cela fait tout oublier et papa aide beaucoup également 🙂

 

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Je m’appelle Lucie, j’ai 31 ans je suis la maman de 3 enfants, ma grande Tessa de 9 ans exclusivement biberonné (papa est loin d’être un défenseur de l’allaitement et j’étais trop jeune pour m’imposer… Bref.. ).

Pour mon fils Isaac j’ai voulu allaiter, le papa respectait ce choix. Je me suis documentée mais peut-être pas assez ou mal bref je manquais encore de confiance en moi, conclusion à la maternité j’ai eu droit à des mises au sein ultra musclées, des douleurs, des conseils comme “pas de cododo, mettre des bouts de sein, tirer mon lait, compléments d’office…) j’ai renoncé une nuit tellement je me sentais démunie avant même d’avoir ma montée de lait. Je suis rentrée à la maison avec ma montée de lait, un bébé au biberon et le seul conseil de bander ma poitrine et ne pas la stimuler… mon plus grand regret c’est de pas avoir su que je pouvais remettre mon fils au sein car j’ai souffert d’un engorgement pendant une bonne semaine et regrette encore aujourd’hui de ne pas avoir insisté…

Autant dire que pour bébé3, ma petite Moe j’étais surmotivée et déterminée. J’ai eu ma tétée de bienvenue, mis mes coquillages d’allaitement, porté en écharpe jour et nuit, tétées à volonté. L’équipe a cette fois respecter mes désirs bébé a perdu du poids mais n’a pas été complété. Elle tétait plutôt bien mais n’ouvrait pas beaucoup la bouche selon moi, pour l’équipe tout allait bien mais moi j’avais quand même mal! Je n’avais de cesse de demander la vérification des freins. Elle a repris du poids et on est rentré à la maison. Je commence à avoir des crevasses malgré les coquillages. A la visite des 10 jours elle avait perdu 40 grammes… En pleine canicule j’ai flippé, elle t’était moins et surtout ne déglutissait pas mais avalait ses glaires en réalité. Du coup elle était gavée de ses glaires. Le pédiatre m’affole beaucoup, je la complémente au bibi mais seulement après les tétées. Elle reprend du poids. Mon homme trouve mes efforts inutiles sachant que nos autres enfants ne sont pas morts d’avoir été biberonnés… Je tiens bon !!! J’ai toujours mal, mes crevasses saignent alors j’utilise de temps en temps des bouts de sein… En ayant conscience que je dois rapidement les virer parce qu’elle est en train de faire une confusion. .. Je consulte mon ostéopathe qui la trouve très tendue dans la nuque et me confirme qu’elle ravale ses glaires plus qu’elle n’avale mon lait. Elle trouve que bébé fait bien ventouse même si sa lèvre supérieure ne se retroussé pas beaucoup. Je vois aussi une consultante ibclc…. J’arrête le bibi et complémente à la seringue, je veuille à lui ouvrir grand la bouche en la retirant du sein, lui appuyant sur le menton et sur tant en l’encourageant le plus possible. Petit à petit j’élimine tous les compléments et les bouts de seins et le frein de lèvre s’assoupli puisque je n’ai plus de douleurs!
Ouf ce premier mois a été sportif… Puis c’était Mme Candidose qui s’est invitée. Et a récidivé 2 fois sans doute entretenue par les coquillages!!

On est 4 mois d’allaitement, papa se fait petit à petit à l’idée que je ne compte pas arrêter de sitôt ! Et ma boulette prend plus d’un kilo tous les mois ! Et je ne peux m’empêcher de regretter de ne pas avoir allaiter mes grands tellement je ressens un sentiment de bonheur, de plénitude et d’épanouissement à allaiter ma petite Moe !

Et surtout merci parce que vous avez été mon principal soutien !

 

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Lorsque j’ai accouché de Nathanaël, l’allaiter était une évidence pour moi. Je m’étais renseignée durant ma grossesse sur les éventuelles difficultés et j’étais prête à tout pour donner à mon fils la nourriture la plus naturelle et la plus saine pour lui.

A la maternité, j’ai eu la chance d’être entourée de sage-femmes et d’auxiliaires de puériculture qui me prodiguaient de nombreux conseils et vérifiaient si Nathanaël prenait bien le sein, à chaque fois que je leur demandais. Les quatre premiers jours d’allaitement se sont passés à merveille, avec un petit bonhomme qui a tout de suite compris ce qu’il devait faire. Aucune crevasse à l’horizon et une bonne montée de lait lors du troisième jour, je me trouvais bien chanceuse de commencer cet allaitement dans d’aussi bonnes conditions.

Malheureusement, lors de son quatrième jour de vie, nous avons découvert que Nathanaël avait un problème cardiaque. Il a dû être transféré en urgence dans un autre hôpital et placé en soins intensifs. Là-bas, il était branché à plusieurs machines et nourri par intraveineuse. Nous ne pouvions rester près de lui que quelques heures par jour et il fallait toujours attendre qu’une infirmière soit disponible pour qu’elle nous le mette dans les bras (à cause de tous ces fichus câbles).

J’ai ressenti cette séparation inattendue comme un déchirement. On m’ôtait une partie de moi-même. Et lorsque l’on m’annonça que je ne pouvais pas l’allaiter, mon instinct maternel a crié au supplice. Je ne pouvais pas nourrir mon fils, ni même le réconforter en le mettant au sein. Je me sentais désemparée. Est-ce que ma lactation allait bien se lancer malgré ces émotions fortes, le manque de stimulations et de contacts ?

Nathanaël a été nourri par intraveineuse durant une semaine, puis par DAL avec de petites quantités de mon lait durant quatre jours avant que je puisse enfin lui donner MON sein pour le nourrir. Onze longues journées où j’ai dû tirer mon lait à intervalles réguliers en espérant que la stimulation du tire-lait serait suffisante pour bien lancer ma lactation, onze jours à rester près de mon petit guerrier pour stimuler ma lactation, à le garder en peau à peau en le serrant sur mon cœur, à lui faire téter mon doigt en imaginant qu’il s’agissait de mon sein.

Lorsque j’ai enfin pu donner le sein à Nathanaël, j’étais à la fois soulagée et anxieuse. Allait-il se rappeler comment faire ? N’allait-il pas confondre mon sein avec la tétine que les infirmières lui avaient donné (avec notre accord) pour combler son besoin de succion ? Les premières tétées ont été un peu laborieuses en effet, mais j’ai vite été soulagée de voir qu’il n’avait rien oublié de ses premiers jours de vie.

De retour à la maison, notre fils a continué à bien prendre le sein et c’est avec une gloutonnerie bien compréhensible qu’il reprit son rythme. Mais d’autres difficultés ont décidé de pointer le bout de leur nez.

Je passe rapidement sur les trois ampoules de lait qui m’ont gâché quelques journées, le temps que je comprenne ce que c’était et comment les percer pour me soulager. Elles me paraissent tellement lointaines et anodines à présent.

A partir d’un mois et demi, Nathanaël a commencé à pleurer dès qu’on le posait sur le dos. Nous avons alors pensé qu’il s’agissait d’un reflux causé par le stridor qui est apparu à la suite de son hospitalisation. Nous avons donc incliné son lit et commencé à le laisser à la verticale 10 minutes après qu’il ait mangé.

Puis, voyant qu’il avait de nombreux gaz douloureux, nous avons pensé qu’il avalait trop d’air à cause de mon REF. J’ai alors commencé à lui retirer le sein le temps que le REF s’atténue et à essayer de lui faire faire des rots régulièrement durant la tétée.

Mais rien ne semblait vraiment améliorer les choses.

Nous avons finalement pensé qu’il s’agissait des fameuses coliques du nourrisson et avons essayé les massages, l’homéopathie, les probiotiques, le portage…

Mais, là encore, rien ne le soulageait vraiment durablement.

La fatigue s’accumulait et ma mère a commencé à me parler de biberons et de lait artificiel pour que Nathanaël dorme plus longtemps la nuit, pour me soulager de l’allaitement qui devait m’épuiser, pour que mon compagnon prenne le relais, etc. Il a fallu que je me batte pour lui faire comprendre que l’allaitement n’était pas en cause, que mon bébé ne se réveillait pas à cause de la faim mais à cause des douleurs, que l’allaiter me fatiguait moins que l’idée de devoir préparer un biberon au milieu de la nuit. Nous avons tout de même testé plusieurs fois les biberons de lait maternel pour que je puisse dormir quelques heures supplémentaires la nuit mais Nathanaël ne s’habitue pas aux tétines et s’étouffe souvent.

A partir de trois mois, j’ai commencé à vraiment m’interroger. Les médecins n’avaient pas l’air de s’en inquiéter puisqu’il continuait à bien prendre du poids. Mon instinct, lui, me disait que ce n’était pas normal tous ces pleurs de douleur, ces gaz qui semblaient ne jamais cesser, ces régurgitations deux heures après avoir mangé, son besoin de téter à un rythme totalement anarchique. J’ai alors cherché sur des forums et consulté le site de la Leche League à de nombreuses reprises en cherchant ce qui pouvait bien causer ces douleurs à mon bébé et comment le soulager : mauvaise prise au sein ? REF ? RGO ? Le fait de ne pas savoir ce qu’il avait nous fatiguait et nous inquiétait.

A quatre mois, j’ai enfin eu l’occasion de rencontrer une conseillère en lactation qui a pu vérifier la prise au sein et la gestion du REF de Nathanaël. Tout allait bien. Lorsque je lui ai parlé de tous les symptômes que nous avions observés, elle a conclu à une possible allergie alimentaire qui aurait provoqué un petit RGO que Nathanaël réussissait plutôt bien à supporter. Je me suis sentie rassurée par cette nouvelle piste que nous n’avions pas encore envisagée.

Me voilà donc à présent, après quatre mois et demi d’allaitement exclusif, à faire une éviction de produits laitiers en espérant que cela soulage enfin mon petit bout de chou et nous permettra finalement de profiter au maximum du plaisir de l’allaitement.

 

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Je voudrais partager mon expérience d’allaitement de jumeaux/prématuré.

Mes pépettes sont nées à 32SA suite à une pré éclampsie sévère couplée d’un Hellp syndrome. Mon état était grave, j’ai directement été transférée en réanimation. Où on me disait que le tire lait n’était pas une priorité, j’étais couchée sondée scopée, je ne pouvais pas bouger d’un cil sans avoir mal à la césarienne.

Mes bébés sont nées avec des poids de 1kg450 et 1kg850.

J’ai commencé à tirer mon lait à J+4… J’ai bien cru que ça ne marcherait jamais. Mais j’ai tout de suite eu beaucoup de lait, par chance. À chaque tirage minimum 150ml, il y en avait beaucoup trop !

Mes filles étaient trop faibles pour prendre le sein, l’une d’elle ne respirait pas seule.

J’ai donc tiré, tiré tiré… Nuit et jour. Même si parfois je n’en pouvais plus, je pleurais en tirant mon lait, je pouvais plus le voir en peinture ce tire lait, je zappais des tirages, j’étais engorgée.. plus d’une fois j’étais à deux doigts d’arrêter, mais j’ai tenu bon .

A la néonat je suis tombée sur des infirmières ultra pro allaitement et d’autres pro biberons.

Quand elles ont commencé à être capables de boire seules, environ 2 semaines et demi après leur naissance, en mon absence. Ils donnaient des biberons. Rien d’autre, pour des ” raisons d’hygiène” …. Alors je passais ma vie là-bas , de 8h le matin à 22h le soir.. mais ça n’a pas suffit, il arriva ce qu’il devait arriver, la confusion..

L’une de mes louloutes ne savait plus du tout téter au sein ! J’ai mis plus d’un mois à rattraper cette satané confusion ! À la maison ça prenait 45 min pour réussir à l’accrocher au sein !! Je ne vous explique pas les nuits compliquées !

Vu qu’à cause de cette confusion elle ne buvait plus correctement au sein elle a perdu du poids. Et là j’ai eu la pression ” C’est utopique d’allaiter deux bébés, passez Jade au biberon ce sera plus simple pour vous, de toute façon dans un mois vous n’aurez plus de lait.. attendez je vous fais l’ordonnance tout de suite pour le lait prématuré…” Bla bla bla. Ça rentrait par une oreille ça ressortait par l’autre.

Ils voulaient m’obliger à la compléter. Je jetais les compléments dans l’évier. On m’obligeait à les peser avant après chaque tétée ,et à les faire téter seulement toutes les 3h. J’ai abandonné le combat avec eux, ça va peut-être vous choquer, mais assez souvent je leur ai menti en disant qu’elles avaient bu 50gr alors qu’elles en avaient bu que 20 ! Mais j’avais CONFIANCE. Je savais quoi faire, c’était instinctif, animal. Et puis ce n’était pas mieux si elles buvaient 20gr toutes les heures au lieu de 50gr toutes les 3h hein ? Bref j’ai vite fait le truc à ma sauce pour qu’ils nous laissent sortir.

Et 5 semaines plus tard nos louloutes sont rentrées. Et c’était nichon party

On faisait du cododo. Un bébé au sein, L’autre dans le lit collé au notre, et quand celle dans le lit avait faim hop j’échangeais. Si les deux bébés voulaient en même temps je réveillais le papa et hop co tétée (ça n’est pas arrivé souvent.)

Les premiers pics de croissance ont été très très éprouvants. Je restai parfois coincée 2h avec les deux bébés au sein, c’est le papa qui me donnait à manger

J’ai eu la chance d’avoir le soutien infaillible du papa.

Elles avaient un gros RGO et je pense que l’allaitement nous a sauvé car elles n’ont jamais eu mal.

Elles ont vite pris beaucoup de poids. La plus petite avait un poids de sortie de 2kg, un mois et une semaine plus tard elle avait pris 1kg500.

Aujourd’hui elles sont toujours au sein. Et on n’est pas prêtes d’arrêter. Je me fais beaucoup juger pour ça, mais je m’en tape.

Elles n’ont presque plus aucune trace de la prématurité, Elles ont eu 10 mois il y a quelques jours. Seule Elia ,la plus petite , pèse seulement 7kg. Mais je m’inquiète pas, c’est une petite crevette en pleine forme.

On me dit souvent que je suis courageuse, mais je réponds que non , je ne me sens pas courageuse pour moi  c’est naturel et ça coule de source   Aujourd’hui le papa est parti depuis 4 mois bientôt. Et dieu merci l’allaitement fait que je ne lave pas de biberons, je n’en prépare pas, quand on sort Bah c’est presque les mains dans les poches j’ai envie de dire sans parler des économies financières. Et surtout, elles n’ont JAMAIS été malade. Une micro infection urinaire pour une, et un petit nez qui coule quelques fois. Alors que tous les pédiatres m’ont fait affreusement peur, vu qu’une de mes louloutes n’avait pas les poumons opérationnels à la naissance. Mais rien, nada. Tout se passe à merveille !

Toujours se faire confiance, à soi et à son bébé. Et surtout s’entourer des bonnes personnes ! Envoyer balader tous ces pédiatres qui sont incultes et corrompus!

Merci à vous toutes les femmes qui donnent de leur temps pour aider de jeunes mamans dans leur projet d’allaitement. Heureusement que vous êtes là.

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24 témoignages : l’allaitement haut en couleur

Voici 24 témoignages de mamans merveilleuses, qui ont choisi de partager leur expérience avec nous, afin d’encourager et d’informer d’autres mamans, dans la continuité de l’article évoquant la perte de la culture de l’allaitement et les ‘galères’ des mamans allaitantes. (lien ici :http://mamanlune.com/index.php/2017/10/15/savoir-pour-pouvoir-guide-des-galeres-dallaitement/)

Je les remercie pour leur partage,  c’est un véritable cadeau.

#allaiterestimportant #savoirpourpouvoir #culturedelallaitement

– Premier allaitement (durée de 1 mois):  J’ai été très mal informée on m’a dit qu’il fallait espacer les tétées de 3h. Résultat ma fille ne tétait pas assez, au bout d’un mois je n’avais plus de lait.

– Deuxième allaitement (durée de 2 mois):  J’ai été découragée à cause de 3 mastites d’affilée, je ne prenais plus de plaisir à allaiter…

– Troisième allaitement (8 mois actuellement et toujours en cours) :   Ma plus grande difficulté c’est qu’elle ait été pendue à mon sein toute la journée, que je sois une tétine géante, un doudou vivant, et que le rythme des tétées ait été très très très soutenu pendant très longtemps  !

 

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J’ai choisi cette photo car c’est celle du re début de l’allaitement après 3 semaines d’enfer.

Pour arriver a expliquer le bonheur de cette photo il faut comprendre l’historique.

Je m’appelle Erika et j’ai 37 ans. Depuis mes 15 ans à peu près je rêvais d’être un jour maman.

Il était tout naturel pour moi alors de choisir l’allaitement maternel, sans même comprendre pourquoi on me posait la question si j’allais allaiter ou pas.

Les semaines de grossesse passent et on arrive au fameux cours pré natal sur l’allaitement. 10/12 tétées les premiers mois en moyenne (wow!) pas moins de 8, pas laisser plus de 3heures entre chaque tétée, donner à la demande et aux signes d’éveil, bien positionner bébé pour éviter les crevasses et 4/5 positions pour allaiter. En 1 heure c’était bâclé et sincèrement ça avait l’air tellement simple…

ERREUR n°1: ne pas me renseigner plus avant l’accouchement.

Le jour J arrive. 30 h entre pré travail et travail, cuillères, épisio et déchirure. Bébé a eu une arrivée au monde assez sportive.

Dès la salle d’accouchement (hôpital pro allaitement 100%) on positionne bébé mais personne m’explique rien. J’ai un petit être qui tête inlassablement, je sais pas si c’est bien ou pas… mais il est là. Et je commence à avoir mal… coucou 1ere belle crevasse au sein gauche!

ERREUR n°2: positionnement de bébé lors de la première tétée pas vérifié…

Les jours qui se suivent sont un cumul de ratés… sans mauvaise volonté de la part du personnel médical, mais avec tellement de lacunes et de manquements…

Bébé fait 4kilos et il a faim. Il ne dort pas mal la journée mais la nuit ce sont des pleurs incessants. On pense qu’il re vie un peu l’accouchement, on patiente. 48hs plus tard, sans dormir depuis 5 jours, papa essaye de calmer un peu dans les bras bébé à 3 heures du matin et une puéricultrice rentre, alarmée par les cris de mon fils.

Verdict tombe : jaunisse et fièvre, 38,5. Il faut lui donner un complément et heureusement elles m’expliquent ce qu’est le DAL et le font au petit doigt. Bébé se calme et s’endort illico. Mon fils a faim! Je me sens impuissante, ma montée de lait n’est pas là et je suis incapable de nourrir mon fils.

ERREUR n°3: douter de moi et de nous. Si j’avais eu plus confiance en nous, on aurait évité la suite.

Je demande donc un tire lait. Je veux aider cette montée de lait. On me ramène un medela archaïque et des téterelles standard. Ok ça douille. Ok j’ai mal ça doit être ma crevasse de la première tétée…

ERREUR n°4: PERSONNE vérifie la taille des téterelles et moi… je savais même pas qu’il existait des tailles différentes!

Je tire toutes les 2/3 hs max, même la nuit. Bébé prends mon lait au DAL au sein une fois. Et après… catastrophe: il refuse le sein. La seule approche de mon sein le fait hurler. Ok… petit doigt, DAL et attendre que le débit soit plus important. Il acceptera surement après. On est à J+5 et on rentre enfin à la maison, bébé a pris 200grs du jour au lendemain avec mon colostrum et ma montée de lait est bien là. Mon chéri va me louer un tire lait et là surprise, je croise une puer, je lui explique que j’ai mal, que mes seins sont rouges avec des crevasses mais bébé tète pas. Comment c’est possible? Ahhhh mais les téterelles sont pas adaptées madame! Une taille en plus sur l’ordonnance, papa part chercher le saint graal.

Je tire, je commence à regarder sur les sites d’allaitement, quelle crème, comment me soulager, comment faire re téter bébé. Le sein gauche es hs, donc je donne que le droit, il le veut toujours pas.

Ma sage-femme arrive à J+7 et là, panique… oh la la la la vous avez des plaques rouges, vous faites un engorgement, eau chaude, tétées s’il accepte et tirer souvent. Ok… mais je suis épuisée et j’ai mal, tellement mal aux seins. Juste l’effleurage de mes vêtements me fait pleurer.

Le soir arrive, j’essaye de tirer et RIEN sort du sein gauche… bizarre. C’est lui qui produit de plus généralement. Bon pas grave l’engorgement est à droite, on verra demain.

5h du mat je me réveille, je tremble, j’ai de la fièvre et j’ai MAL! Les seins durs comme de la pierre, je suis vraiment pas bien.

ERREUR n°5: ne pas avoir tiré cette nuit-là et avoir pensé que la douleur était normale….

Je contacte sous les conseils de mes amies (merci merci et encore merci) la leche league, une animatrice m’appelle et me soutient au téléphone: Lune de miel avec bébé au lit, peau a peau, tirer du sein abimé et nous faire confiance. Mon fils reprends le sein droit, je saigne du gauche mais rien sors… ah si… c’est quoi ce truc?

Sur le téton je vois apparaitre des cloques… nan c’est pas possible. Des ampoules?!? Sur un téton?!? Sisi…

je suis les conseils de la leche league, je les perce et là… un liquide jaune caillé sors d’entre mes croutes (oui désolée c’est pas très appétissant tout ça). Mais ça soulage… et les plaques rouges commencent à partir.

Je lis encore les causes et là… téterelles pas adaptées. Pas possible j’ai la taille…. quoi?!? Standard?!?

Je veux assassiner mon mec… non non, il a bien présenté la bonne ordonnance, la pharmacienne l’a pas lue.

ERREUR n°6: Avoir fait confiance à la pharmacienne et ne pas avoir vérifié la taille des téterelles. Comment peut-on deviner, mon conjoint et moi, que c’est une taille standard fournie automatiquement et que cette bonne femme a pas lu l’ordonnance??!?!?

Chéri part m’acheter des téterelles, mes deux seins sont abrasés, avec des croutes qui se forment et se cassent toutes les deux heures quand je fais téter bébé (qui n’a pas pris assez donc il faut le complémenter au DAL…) ou quand je tire. Le lait est rose tellement je saigne (candy up fraise selon mon mec….). Je suis au bout du rouleau. Je sens que je vais passer au bib, c’est plus gérable moralement et physiquement.

Et là… le destin! J’apprends qu’il y a une réunion de la Leche League le lendemain! Allez mon dernier espoir… sinon je donne un bibi.

Je suis en pleurs, c’est ma première sortie avec bébé et j’ai tellement mal… je me sens tellement épuisée. Je montre mes seins. L’animatrice me somme d’aller aux urgences. J’ai une candidose en prime de mes croûtes et des canaux bouchés. Allez… quelqu’un veux crier BINGO?!

Je file à  la maternité. Sage femmes et puéricultrices me reconnaissent et me prennent en charge de suite. Aucune d’elles avaient vu un sein dans mon état, que faire? Infection? Candidose? Maxi crevasses? Elles me donnent une préparation pour une candidose et sont formelles: en cas de fièvre urgent antibios.

Bon je vous passe les détails comme que c’était samedi 18h, manquait des crèmes pour la prépa donc on devait attendre lundi mais oh… lundi c’était férié… ok… j’arrête de l’allaiter, j’en peux plus.

Je rentre et je tente le bib medela avec mon lait, ça marche. Mais je suis triste, désemparée, je veux allaiter mon fils! Je continue à tirer, et le nom d’une consultante en lactation apparait lors d’une conversation avec une amie. On est lundi férié, pas grave je lui envoie un sms de 50 pages ( ou presque). Elle répond de suite, j’ai rdv le lendemain matin.

Cette femme incroyable qui fait des consultations a la PMI m’as sauvé mon allaitement. Je l’écris et j’ai encore les larmes aux yeux.

On reprend tout et on re commence et voici le résumé de nos rencontres depuis le début.

1- on se guérit puis on allaite. Avec les seins dans mon état plus possible, on ré apprendra a bébé à téter. J’ai besoin de repos et papa peux aider au DAL au doigt. Plus de seins 1 semaine minimum.

2- 4 jours plus tard: mes seins guérissent vite, mais bébé refuse de téter… catégoriquement. Merci la confusion sein tétine!  On ré essaye tranquillement laissons-lui du temps.

3 et 4 – 3 jours plus tard on tente le bouts de sein: yes!!! Bebe re tète! Mais pesée 5 jours plus tard, il a perdu du poids même au sein 24hs/24hs.

5eme rdv allez on tente… on enlève les bouts de seins: yes! Bébé a besoin d’aide, contention, mais il re tète! Il n’a plus jamais lâché mes seins depuis le 17 mai 2017, 20 jours après sa naissance.

Je ne savais pas que j’avais ça en moi. Vraiment pas. Je voulais le meilleur pour mon fils, l’allaitement était une évidence mais pas si évident que ça.

Mon rayon de soleil a 5 mois et demi, il a pris en moyenne 1kilo par mois (9,300 kg à ce jour) et malgré un REF et un RGO détecté a son premier mois de vie, il est allaité depuis sa naissance. Il y a des hauts et des bas, le premier mois de mise en place a été dur, mais aujourd’hui il refuse tout autre contenant et peut m’attendre 4/5 h sans téter si je m’absente.  Je suis fière de nous, de ce lien unique qui nous uni. Et je suis heureuse d’avoir eu une amie qui a capté ce moment, avant mon 3eme rdv avec ma sauveuse, où il reprend pour la première fois le sein.

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Pour moi l’allaitement était une évidence, j’ai donc pris soin de beaucoup lire et me documenter pendant ma grossesse. Quand ma princesse est venue au monde elle a eu du mal dès le début à prendre le sein, j’ai mis ça sur le compte de l’accouchement et la péridurale. Puis on a détecté un gros ictère qui a nécessité 25h de photothérapie, elle était épuisée et ne prenait que très peu le seins, j’ai demandé à ce qu’on vérifie ses freins, ce à quoi on m’a répondu que tout était ok. Ils me mettaient la pression pour la compléter car elle continuer à perdre du poids, alors j’ai fini par réclamer un tire lait et accepter les compléments à la seringue et avec mon lait uniquement. On a essayé de poser un DAL pour l’aider mais ce ne fut pas une réussite. J’ai fini par craquer et accepter des bouts de seins pour que le personnel me lâche la grappe. Le temps passe à la maternité (10 jours) elle a fini par stabiliser son poids mais a eu du mal à reprendre son poids de naissance.

Nous rentrons enfin à la maison, bébé a une très faible prise de poids alors je demande à la pédiatre de vérifier ses freins qui pour elle sont ok, encore un coup de pression pour donner des compléments à cause de son poids, je ne cède pas et continue l’allaitement exclusif. Puis vient un autre soucis, bébé pleure beaucoup, je suspect un reflux interne mais aucuns médecins ( 5 différents )ne m’écoute, ils me disent que je n’y connais rien parce que c’est mon premier bébé, je tente l’éviction PLV qui n’a pas changer grand choses, puis un médecin fini par nous donner un traitement. Les commentaires des proches « tu n’as pas assez de lait » « ton lait doit pas être assez nourrissant tu devrais le faire analyser » « ta fille à faim » « elle tète trop souvent ce n’est pas normal » et j’en passe, je tiens bon et demande conseille. J’essaie ensuite de me débarrasser de ces fichus BDS mais bébé est incapable de téter sans (magnifique confusion ) alors je prends contact avec une IBCLC et la LLL, on tente de les sortir en cours de tétées, endormie mais rien y fait. Elles me confirment par contre la présence de freins (mais papa refuse qu’on les fasse couper ). Une belle candidose vient se greffer à tout ça mais avec le traitement (violet de gentiane et fungizone) tout rentre très vite dans l’ordre. Petit à petit tout se met en place, bébé prend peu de poids mais mouille bien ses couches et elle est tonique, par contre toujours les BDS. Puis finalement un jour en cours de tétées elle les enlève d’elle-même et n’en a plus jamais voulu, elle avait 5 mois. Le début des crevasses arrivent puisque finalement elle ne sait pas téter sans, on commence une rééducation. Puis on fait couper au laser son frein labial à 8 mois et demi, sa prise est vraiment meilleure.

Nous voilà arriver maintenant à 10 mois et c’est enfin un pur bonheur en dehors des quelques coups de crocs pendant les poussées dentaires.

Merci aux groupes d’allaitement, aux personnes qui les gèrent et aux mamans qui retransmettent ce qu’elles y ont appris, merci aux bénévoles de la LLL pour donner de leurs temps, et aux conseillères IBCLC de prendre la peine de se spécialiser.

 

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Je m’appelle Mira, j’ai 35 ans, après 5 ans de PMA et 12 fausses couche, j’ai donné naissance à ma fille Lily-Rose en Février dernier.

Je ne voulais pas allaiter suite à de nombreux témoignages très négatifs.

J’avais peur de la douleur, peur de déformer ma poitrine et peur de la difficulté.

Pourtant quand j’ai enfin rencontré ma fille et qu’on m’a proposé la tétée de bienvenue, je me suis dit pourquoi pas. Et cet instant est pour moi un des plus magique de ma vie, j’ai tellement aimé ce moment de complicité et de tendresse entre elle et moi que je me suis dis pourquoi pas essayer vraiment.
J’ai eu ma monté de lait à J+5 post accouchement, alors que j’étais toujours hospitalisée pour une éclampsie sévère et une césarienne avec complication. J’étais épuisée et je souffrais le martyre, ma fille avait les freins trop courts du coup, crevasses sur crevasses, engorgements qui s’est transformé en mastite bref tout ce que je redoutais.
Ma fille était complémentée en LA (au biberon) car petit poids à la naissance (prématurée née à 35 SG), elle souffrait aussi d’un torticolis lié à la césarienne. Ce qui provoquait une mauvaise prise du sein, obligée de la prendre en ballon de rugby et en louve…, mais même comme ça les crevasses ne cessaient de revenir. Elle a donc vu un ostéo pour son torticolis mais aussi car elle souffrait d’un RGO, et immédiatement après ça mon allaitement à complétement changé, je ne souffrais plus.

Nous sommes rentrées chez nous et les 2 premiers mois se sont passés sans difficultés à part un canal bouché avec ampoule de lait, J’ai appris à utiliser la technique du verre d’eau pour me soulager, je m’en servais aussi pour diminuer mon REF avant chaque tétée, cette technique m’a sauvé.

Mais à un peu moins de 3 mois,  ma fille est tombée malade, elle n’avait plus la force de se nourrir au sein, elle a dut être hospitalisée en urgence car elle perdait beaucoup de poids (300 gr / jours les 2 premiers jours), à l’hôpital, ils lui ont à nouveau donné des compléments au biberon et mise sous perfusion, avec la fatigue et le stress je n’arrivais plus à tirer de lait, ma fille restait léthargique et du coup pas de stimulation de mes seins et au bout de 5 jours plus une goutte de lait. J’étais effondrée, je pleurais sans cesse, je n’arrivais plus à dormir ou à manger, je ne voulais pas arrêter mon allaitement, je voulais à tout prix reprendre ce rituel avec ma fille, elle était malade elle avait selon moi besoin de nos tétées pour se réconforter et se rassurer. Mais le personnel hospitalier n’a été d’aucun soutien, pour eux j’étais folle de vouloir m’obstiner, ça n’était pas la fin du monde que d’arrêter d’allaiter au bout de 3 mois. Et pareil pour ma famille, mes proches et mon mari. Mon mari était même heureux que j’arrête comme ça il pourrait lui donner le biberon… J’étais résignée en me disant que c’était terminé.

A mon retour chez moi et après le conseil de femmes merveilleuses sur des forums d’allaitement, j’ai essayé de remettre ma fille au sein, elle le refusait, j’ai alors découvert qu’à cause des biberons donnés à l’hôpital elle me faisait une confusion sein/tétine. Merci l’hosto…
Donc j’ai retiré tous les biberons à ma fille, je lui ai donné des compléments au DAL  directement sur le sein ce qui a re-stimuler ma production, puis j’ai pu retirer mon lait pour lui donner le miens et supprimer le LA toujours au DAL pour finalement revenir petit à petit à un allaitement exclusif au sein.

L’allaitement demande de la motivation et du courage, je ne vais pas mentir, ça peut faire mal tant physiquement que psychologiquement, il faut savoir s’entourer correctement pour y parvenir. Mais les regards échangés, les caresses, la tendresse tout ça n’a pas de prix et ça mérite bien les petites difficultés de la mise en route d’un allaitement.

Aujourd’hui je suis devenue Pro-Allaitement, j’allaite ma fille depuis un peu plus de 8 mois, elle vient de commencer la diversification et j’espère maintenant un sevrage naturel. Je n’arrêterais que quand ma fille n’en aura plus besoin que ça soit sur la partie alimentaire que réconfort. Je suis fière de nous, fière d’avoir sur dépasser les difficultés et je suis reconnaissante de l’aide apportée par les mam’allaitantes qui m’ont donné les conseils et le soutien que je ne trouvais pas autour de moi.

Bon allaitement à toutes

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Lucie, 26 ans, maman d’un petit garçon Hamaury de 3 mois et demi.

Accouchement par voies basses déclenché car diabète gestationnel. Mon séjour à la maternité n’a pas été des plus simples. Difficulté pour la mise au sein, bébé qui ouvre mal la bouche, perte de poids importante et hypoglycémie. Les premiers jours de bébé ont été : tétée (douloureuses pour moi) et complètement biberon par les infirmières. J’étais contre, totalement contre. Mais elles ne m’ont pas laissé le choix en me disant que je n’allais quand même pas le laisser s’affamer et que s’il ne prenait pas assez de poids à cause de moi, il serait directement sondé. 5 jours ont passé et j’ai enfin quitté cette maternité qui prône le lait en poudre. Je prends directement rdv avec mon ostéopathe qui m’a suivie tout le long de ma grossesse. Une bonne séance pour mon petit chou, mise au sein et miracle, plus aucune douleur. Bébé ne s’énerve plus et l’allaitement commence enfin (pour de vrai !!!)

1 mois plus tard. Hamaury grossi bien mais dès que je l’allonge, il grogne, racle de la gorge, se tortille. Je me renseigne donc sur plusieurs groupes sur les réseaux sociaux. On me parle de rgo (reflux gastro œsophagien)… Je patiente espérant voir une amélioration. Mais je n’en peux plus. Je suis épuisée. Bébé ne dort que sur moi, dès que je le pose, il se réveille. Je suis épuisée et décide d’aller directement aux urgences pédiatriques. On me parle alors de rgo interne car il ne régurgite pas ou que très peu. On me prescrit donc du gaviscon et du polysilane . 1 semaine plus tard. Me voilà à nouveau dans le même service, bébé ne va pas mieux. Ils font alors une fibroscopie et constatent que petit chou a une œsophagite. C’est parti pour un traitement long de Inexium. Les jours, les semaines passent mais bébé reste agité, grognon et mon cœur de maman sait et sent qu’il y a autre chose. Je prends donc rdv avec une conseillère en lactation IBCLC car Hamaury s’énerve au sein. Il le prend, le recrache et pleure tout en se tortillant. Elle me rassure, me conseille et me redonne confiance en moi. Mais les problèmes ne sont pas résolus… Je suis donc les conseils du groupe d’allaitement sur lequel je suis sur Facebook. L’éviction aux plv (protéines de lait de vache). C’est parti pour 6 semaines d’éviction. Hamaury semble mieux les 3 premières semaines. Puis rebelote, il s’énerve, se tortille. Mince, que ce passe-t-il ? Avec l’aide de mes copines mamallaitantes, je réalise que je consomme des galactogènes qui favorisent mon REF (reflex d’éjection fort). Je dois alors supprimer les céréales aux 4 noix, le lait d’avoine et d’amande ect.

Aujourd’hui, Hamaury est encore gêné par ce rgo interne. Parfois il vomit en quantité et commence à casser légèrement sa courbe. Nous allons rencontrer un pédiatre allergologue pour essayer de trouver ce qui dérange mon petit chou.

Nous avons un parcours difficile et qui n’est pas terminé mais j’aime tellement allaiter mon petit ange. Nous avons créé une relation unique et la tétée est un moment tellement privilégié pour tous les deux. Je voulais allaiter que 3 mois, puis 6 mois, puis 1 an. Aujourd’hui, je parle de sevrage naturel. Battez-vous pour votre allaitement et surtout, entourez-vous des bonnes personnes, c’est important. Et surtout, accrochez-vous car même si c’est parfois dur, ce regard qui vous dit « merci maman pour ce délicieux repas », mon dieu je ne veux jamais le perdre.

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J’ai un petit garçon de 5 mois presque et demi.

Mon fils est allaité exclusivement et n’est pas encore diversifié (je souhaite attendre ses 6 mois).

Je me suis battue pour réussir mon allaitement qui n’était pas gagné au début.

J’ai une petite fille de 3 ans que malheureusement je n’ai allaité que 1 mois et demi exclusivement faute de conseils et de connaissances j’ai cru que je n’avais pas assez de lait et suite aux conseils de ma sage-femme de l’époque, je la faisais patienter deux heures minimum entre chaque tétée donc elle pleurait tout le temps. Bref j’ai intégré deux bibis de LA ce qui a mis fin à mon allaitement au bout de 15 jours.

Aujourd’hui j’ai eu un petit garçon le 30 avril dernier. Bien décidé à réussir cette fois ci mon allaitement!

Tout se passait très bien jusqu’à la visite des 1mois. Il est né a 38s avec un petit poids de 2,630kg et sortie de la mat a 2,4kg. A un mois il n’avait pris que 200g par rapport a son poids de naissance soit 2,840kg. Mon pédiatre m’alerte sur son poids et me dit de donner des compléments. Je ressors dépitée. Perdue j’appelle ma sage-femme qui me conforte dans mon idée de ne pas écouter le pédiatre. Elle me prescrit la location d’un tire lait. Je le fais assidûment mais j’ai fait l’erreur de donner ce que je tirais au bibi donc il accepte beaucoup moins le seins donc petit à petit je ne lui donnais plus le sein mais uniquement le biberon. Seulement impossible de tirer assez… Donc j’ai dû compléter le midi et le soir par un bibi de LA. J’ai fait ça un petit mois. Au rdv des deux mois il avait pris 1,2kg et était donc a 4,050kg! Le pédiatre me félicite.

Mais moi J’en pouvais plus de passer ma journée à tirer et honnêtement ça ne me convenait pas. Je n’avais pas le lien avec mon bébé ce qui me rendait extrêmement malheureuse. D’autant plus que le tire lait était très douloureux pour moi.

J’ai donc pris une décision : soit je réussissais à remettre bébé exclusivement au sein soit je passais au LA.

Mon conjoint et mon entourage étaient septiques et me demandait pourquoi je m’acharnais…. Mais j’ai tenu et après 3 jours de pleurs d’énervement et de mise au sein non stop victoire! Bébé a repris le sein comme un chef! Fini le LA et fini le bibi!

A la visite des 4 mois il faisait 5.7kg.

Fin août j’ai dû reprendre le travail.

Petit à petit cet été j’avais réussi à me constituer un bon stock de LM au congélateur en vue de son entrée en crèche. Oui car à ce moment-là il faisait ses nuits donc chaque nuit j’étais réveillée par la montée de lait et j’arrivais a tirer 200ml.

Aujourd’hui à la crèche il prend un biberon de 200ml le matin, moi je le récupère entre 12h et 14h et il reprend 200ml l’après-midi et moi je le récupère à 17h15.

je dois donc fournir 400ml à la crèche par jour.

Malgré mon acharnement je n’arrive pas à tirer 400ml/jour et je puise donc dans ma réserve qui diminue fortement… Depuis son entrée en crèche, il ne fait plus ses nuits et se réveille entre 2 et 3 fois par nuit. Malgré tout je tire un sein en lui donnant l’autre mais rien à faire.

Je tire aussi le midi à 12h30 et 13h30, le soir quand je rentre, la nuit (au début je m’étais même mon réveil pour tirer avant qu’il se réveille)… bref je m’épuise et malgré cela je n’arrive pas à 400ml/jour.

Je tire environ 250/jrs. Ce qui fait que chaque jour il a un sachet de 200ml de lait frais de la veille et un sachet congelé. Le week end j’arrive à faire environ 3x200ml que je congèle afin de renouveler mon stock mais ce n’est pas suffisant…

Aujourd’hui je suis perdue car plus ça va moins je tire. Je me mets une pression d’enfer pour réussir à continuer mon allaitement exclusif. J’y tiens énormément.

Je bois 1.5L de tisane d’allaitement/jrs, je prends tous les matins un cachet de levure de bière. Mais rien n’y fait…

Du coup à contre-coeur depuis quelques jours il a un biberon de LA par jour donné a la tasse a bec. Mais je suis vraiment fière de notre parcours !!! Et j’espère pouvoir continuer encore !!!

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J’ai toujours souhaité allaiter et pour y arriver en temps voulu je me suis énormément renseignée et ce bien avant ma grossesse. Lorsque l’on a su qu’elles seraient deux ça n’a pas entaché ma motivation.

Mes jumelles sont nées par césarienne programmée à 37+1sa, Callie pesait 2,5kg et Emma 1,790kg.

Nous avions préparé un projet de naissance qui a volé en éclat, pas de tétée de bienvenue, pas de peau à peau pour nous. Pire encore nous avons été séparées.

Je suis remontée en chambre sans mes bébés. Immédiatement j’ai demandé un tire-lait pour pouvoir lancer la lactation. Tout ce que je réussissais à tirer était fourni en priorité à Emma qui en avait vraiment besoin, autrement elle était complémentée par sonde au lait de femme. Callie, elle, a reçu des biberons de préparation commerciale pour nourrissons, chose que je ne souhaitais pas mais nous avons été prises de court par cette séparation inattendue.

16h après leur naissance j’ai pu récupérer Callie en chambre avec moi, et nous avons immédiatement commencé l’allaitement au sein sans encombre majeur si ce n’est qu’elle n’arrivait pas à prendre le sein droit. L’auxiliaire puéricultrice nous a plusieurs fois conseillé l’emploi d’un bout de sein, ce qu’on s’est empressé d’aller acheter. Je n’ai jamais réussi à le mettre et, finalement, en essayant plusieurs positions nous avons réussi à ce qu’elle prenne les deux seins. J’ai continué à tirer mon lait pour Emma en parallèle, Callie tétait et je tirais mon lait ensuite. J’aurais bien aimé que l’on me dise et que l’on me montre que je pouvais tirer un sein pendant que Callie prenait l’autre… j’y aurais gagné en temps de sommeil et sûrement en quantité recueillie.

Montée de lait à J3, après pesée Callie a perdu 10% de son poids, on me somme de la complémenter, chose que je ne veux pas. Mais après des menaces des auxiliaires puéricultrices “vous voulez qu’elle retourne avec sa soeur en neonat?”  je lui donne finalement un peu de complément à la seringue, bien que l’on m’ai dit que “maintenant qu’elle prenait bien le sein je pouvais lui donner au biberon, le risque de confusion étant nul…” Puis on ajoute “vous savez allaiter des jumeaux exclusivement c’est quasiment impossible!” mais je m’y risque pas. 5, 10, 15 ml, déjà trop pour moi. Mais cela n’y changera rien. En fait elle a la jaunisse et cela lui prend énormément d’énergie, surtout cette luminothérapie qui l’énerve. Une fois traitée elle reprend doucement du poids et on commence à me laisser tranquille.

Entre temps Emma est toujours en néonatalogie. Elle y restera 7 jours en couveuse, étant en chaise roulante car dans l’impossibilité de me déplacer jusque là bas de moi-meme, je n’ai pu la voir que 48h après sa naissance, quelques minutes… Le lendemain je peux m’y rendre seule, personne ne me propose de la prendre ni de la mettre au sein, je n’en prend pas non plus l’initiative, je reste choquée devant tout ces équipements qui lui sont reliés.

Maintenant elle boit au biberon, toujours mon lait en mixte avec du lait de femme du lactarium, 50ml/3h, c’est une goulue qui réclame souvent avant l’heure. Une nuit, à J5, une super auxiliaire adepte du maternage et que je ne reverrais malheureusement plus, me propose de la mettre en peau à peau et d’essayer de lui donner le sein, sans succès, elle n’arrive pas à le prendre même avec un bout de sein (dont je ne connaissais pas la nocivité a l’époque!), elle se fatigue vite. Je décide de les laisser gérer son alimentation et on reprendra tout du début lorsque nous pourrons rentrer à la maison.

Une semaine après leur naissance, pour notre plus grand bonheur, nous avons droit à une chambre mère-enfant, en effet elle vient de se libérer et Emma n’a plus besoin ni de couveuse ni de lit chauffant. Mais nous allons vite déchanter. Callie qui est considérée sortante est ré-hospitalisée pour que l’on puisse rester toutes les trois. Emma voit ses rations changer, désormais elle est en mixte de mon lait tiré et de PCN 70ml/4h, elle hurle de faim 1h avant l’heure. Et Callie? Elle peut être allaitée bien sûr! Mais il faut que cela soit chaque 4h également et elle sera pesée avant et après chaque tétée, et prendra la différence de grammes en ml de PCN (si elle prend 20gr après la tétée elle prendra donc 50ml de PCN en complément). Je m’insurge! Elle ne peut pas passer d’un allaitement à la demande à un allaitement toutes les 4h et surtout les compléments et le biberon vont mettre en péril la production de lait. Je pleure, je négocie. On me dit qu’un bébé ne tète pas forcément pour se nourrir et qu’à force elle ne pourra pas digérer. Je leur répond que le lait maternel se digère très rapidement! Je leur demande également comment ils peuvent savoir qu’elle a pris tant de ml si elle a pris 20gr, pour eux cela est évident que c’est équivalent. Pourtant moi quand je mange un plat 250g de pâtes je ne prends pas 250g en sortant de table. On me dit qu’elle doit grossir, je leur répond qu’avec une tétée toutes les 4h c’est certain qu’on y arrivera pas.

Je suis abasourdie de tant de manque de formation dans un service de pédiatrie quand on nous rabâche au quotidien que le lait maternel c’est de l’or et qu’il faut persévérer!

Je reviens en chambre, je suis perdue, j’ai peur. Peur qu’on nous garde en otage indéfiniment si je me braque sur cet allaitement. Je suis le protocole à contre coeur…

Je tire toujours mon lait et il y en a si peu, je ne sais plus quoi faire, je suis en pleurs, pour moi passer à côté de cet allaitement est impossible, j’en ai besoin autant qu’elles. Mes amies me poussent à lui donner le sein en cachette, j’hésite quelques heures, j’ai besoin de parler à une personne compétente en allaitement, j’appelle la maternité pour rester anonyme et demande à parler à une conseillère en allaitement, on me répondra que le personnel soignant a été formé par une conseillère en allaitement et est apte à répondre à mes questions… Si je n’étais pas si mal je rigolerais vraiment. J’appelle une animatrice de la LLL qui essaye de me réconforter et trouver des parades pour au moins arrêter les compléments. J’avais besoin de m’entendre dire que je n’étais pas folle et que je faisais bien. Callie reprend l’allaitement exclusif, sans séquelles heureusement. Lorsqu’on toque à la porte j’arrête immédiatement la tétée et baisse mon t shirt, cela passe pour un câlin… Nous passons en mode “parents modèles”: on ne dit plus rien, on suit le protocole, on maintient toujours la tétée aux 4h avec le complément qui fini dans l’évier une fois qu’on reste seules, Callie prend du poids elle n’en a clairement pas besoin.

Emma reçoit toujours des biberons même si cette solution ne nous plaît pas, surtout elle prend beaucoup de poids un jour puis en perd au lieu d’en prendre le lendemain et ça ne leur plaît pas, ils la gavent comme une oie “on est pas en mode câlin on est en mode…” gavage on a compris… (parole d’auxiliaire puer!)

Les jours passent et je perd un peu plus patience, je veux rentrer et m’occuper de mes bébés tranquillement.

12 jours après leur naissance c’est le cas. Callie pèse 2,5kg et Emma 2,100kg.

Mais nous sommes perdues. Nous passons d’un protocole strict a une liberté totale, nous avons peur qu’elles ne prennent pas assez de poids surtout…

Notre sage-femme libérale passe le lendemain, elles ont bien pris, elle me rassure, on va essayer de lancer l’allaitement pour Emma. On essaye mais elle me regarde de ses grands yeux l’air de dire “Que veux-tu que je fasse avec ça?” La voilà la belle confusion sein-tétine!

Elle m’a ramené un biberon calma et un DAL de medela. On utilise le calma la nuit surtout, il a l’avantage de lui demander plus d’efforts et surtout de la patience puisque le débit est plus lent que ce qu’elle a eu l’habitude d’avoir (cf: le mode gavage) mais je ne le recommande pas pour autant dans un autre cas que le nôtre.

Nous lui donnons le DAL la journée toujours avec mon lait tiré puis complément de PCN, d’abord au doigt pour rééduquer sa succion, puis en alternance doigt/sein. Un jour elle ne veut pas boire à la paille doigt, mais la prend volontiers au sein, chaque étape qui nous rapproche de l’allaitement au sein est une victoire!

Nous resterons ainsi plusieurs semaines, faisant beaucoup de peau à peau et de co-tétées avec sa sœur pour activer le réflexe d’éjection et que cela ne lui demande pas trop d’efforts. Les compléments diminuent doucement, mais psychologiquement j’ai beaucoup de mal à arrêter les compléments tant qu’elle ne fait pas 3kg, puis c’est le cas et maintenant il faut se lancer. Elles ont 9 semaines et ma compagne reprend le boulot, je ne me vois pas gérer un allaitement exclusif au sein et un autre au DAL au sein, je décide de tout arrêter, de nous faire confiance et de lui proposer le sein nu. Mais la réalité nous rattrape, elle se réveille et hurle de faim, n’arrive pas à prendre le sein, j’imagine que cela ne va pas assez vite pour elle. Je lui prépare 60ml de PCN (préparation commerciale pour nourrisson, un autre terme pour lait artificiel) que je lui donne au DAL au sein, elle en prend 30, repousse la sonde et fini au sein le reste de la journée. Idem le lendemain, elle prend 20ml… et n’aura plus jamais de PCN depuis….

C’est tombé sur un pic de croissance et je trouvais cela bien que cela ajuste la production de lait pour deux bébés directement, mais c’est un pic qui a duré 2 longues semaines, avec tout autant de crevasses, mes seins n’ayant pas l’habitude d’une telle sollicitation, et puis j’ai quelques fois eu du mal à bien les positionner seule en ballon de rugby…

Après une pesée nous nous rendons compte qu’Emma n’a pris que 40gr sur les 15 derniers jours, le médecin ne s’en offusque pas, ça me rassure et je me dis que ce pic de croissance a été rude et le fait qu’elle n’ai pas beaucoup pu accéder au lait gras explique cette petite prise de poids. 2 semaines plus tard j’en fais part à ma SF qui la pèse. Elle a repris 500gr.

À partir de cet instant, soit 13 semaines après leur naissance, l’allaitement devient vraiment un plaisir. Je n’ai plus besoin de tirer mon lait, plus besoin de me lever pour donner des compléments, plus besoin de me bagarrer avec le DAL, plus besoin de m’inquiéter pour leur prise de poids. Je n’ai plus qu’à profiter de tout les bienfaits, car cet allaitement a aussi permis de réparer cette longue séparation avec Emma.

Aujourd’hui elles ont 16 mois et sont toujours allaitées! Nous ne nous sommes pas donné de date de fin, j’imagine qu’on est bien parties pour un sevrage naturel.

Je n’ai aucun regret sur le déroulement de cet allaitement malgré ses difficultés je n’en ressort que plus fière de nous, de notre persévérance et avec la preuve que l’amour peut déplacer des montagnes !

Et je ne remercierais jamais assez ma compagne pour son soutien infaillible, la bienveillance et l’accompagnement de ma sage-femme et le soutien de mes amies.

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Après 2 ans d’essais en 2012 miracle grâce à l’induction (premier niveau de la PMA)… Mon corps ne m’appartient plus Mais Elle est là… la seule chose dont je suis certaine : je VEUX la nourrir… lors de ma préparation à l’accouchement je harcèle ma SF De questions. On ne parle qu’allaitement…
1 mois avant Mon accouchement a un rdv elle me dit “Mais on parle d’allaitement mais vous avez les ovaires micropolykystiques! Vous ne pourrez pas allaiter! C’est hormonal!!”
Mon gynéco me dit que c’est faux….
Mon accouchement a été plutôt top 🙂 6 jours à la maternité à attendre la montée de lait… à me faire tripoter comme un animal….
J’ai des crevasses… on teste tout… argile verte en cataplasme… smecta + bepenthen… ma petite Anghjulina a besoin de succion… on lui met une tétine dans la bouche…
au bout de 6 jours on rentre à la maison… je donne le sein++++ j’ai l’impression de ne pas arrêter… Ca fait mal mais ça va passer….
RDV SF 4 jours après le retour… ma boulette d’amour a perdu 300g… Elle est à 35,9 De température…
la SF me Dit que ce n’est pas top… faudrait instaurer un DAL…. Pour aider à reprendre du poids….
Le soir j’avais entendu parler de la LLL j’appelle une consultante en lactation qui me répond je suis désolée Mais au vue de ce que vous me racontez… le seul conseil est d’appeler la maternité et d’y retourner rapidement…
Ce que je fais…. hospitalisation… Madame votre fille est malnutrie et déshydratée… les pires mots pour une Maman… je ne suis pas capable de nourrir mon enfant….
On stoppe de suite l’allaitement!!!
J’arrive à faire accepter le tirage en plus des bibs…
Vous voyez bien!!! Vous ne tirez que 30ml en 45 min!!!
J’ai continué un peu à la maison… Et j’ai fini par arrêter… je ne me suis jamais remise de cet arrêt…..

2eme grossesse SPONTANÉE première chose à laquelle je pense : Pas d’ovaires micropolykystiques!! JE VAIS ALLAITER!!
Cette fois je refuse de faire une préparation à l’accouchement! Je ne veux entendre personne!!
Je prends juste un rdv avec une SF pour discuter allaitement… Elle me donne de supers tuyaux !! Je suis reboostée à fond!!
Accouchement magique, sans péri… bébé au sein de suite… un bonheur…
Puis début des crevasses mais bébé grossi super bien donc on sort en 3 jours…
Retour à la maison les crevasses font mal… je mets de la lansinoh…
3 jours après le retour contrôle SF… prise de poids : 20g!!
Je suis pleine de lait… je coule de partout… c’est pas possible!! Qu’est-ce qu’il se passe!!
Nouveau contrôle 2 jours plus tard +20g!! Elle ne perd pas mais ne prend pas!! 2 jours plus tard… PAREIL!!
Ma SF me dit qu’elle est arrivée à sa limite de compétence… Elle ne comprend pas.. bébé tète bien… j’ai du lait…
Elle me conseille une conseillère…
qui va prendre du temps.. beaucoup de temps pour écouter mes craintes… ma première histoire….
Elle se demande Si je n’ai pas une candidose… on traite… on rectifie la position…
la crevasse à droite me fait de plus en plus mal et mon sein est vraiment moche…
Je prends en TL électrique que j’utilise à fond pour tirer au max… je rouvre ma crevasse encore plus….
Ma consultante décide de faire un prélèvement sur mon sein droit… pendant ce temps j’ai quand même contacté la pédiatre De ma grande qui nous connaît bien…
Elle nous fait confiance quelques jours en espérant que bébé va reprendre parce qu’elle sait que stopper l’allaitement serait une catastrophe pour moi.. Et elle voit que j’ai du lait…Elle fait quand même un prélèvement de selles… Comme Ca…
Et elle me demande de faire une éviction De PLV… pour voir…
Un matin pour un contrôle de poids j’y vais trop fière… Lisandrina a pris du poids je le sais ma balance à la maison me l’a dit!!!
Arrivés à l’hôpital c’est formidable elle a pris!!! Mais on a aussi le retour de la coproculture : rotavirus….
Hospitalisation….

Mais comment c’est possible!!! J’ai déclenché des TOCS après les hospitalisations de la grande (Et ma nouvelle formation d’infirmière) personne ne touche bébé, je me lave les mains 50 fois par jour….
Un rotavirus !!!

En même temps je reçois les résultats de mon prélèvement… staphylocoque doré (Et une entero bactérie dont j’ai oublié le nom)…
Je cours en maternité pour avoir un traitement où les SF me disent que c’est sûrement la fin de l’allaitement (Elles me connaissent bien depuis mon accouchement elles m’ont reçu plusieurs fois pour me conseiller tellement j’avais peur).
Le gynéco me met sous antibio et me dit de ne surtout pas arrêter de donner le sein!!
L’équipe de jour en pédiatrie est géniale.. je dois donner des compléments… Pour le rotavirus… j’accepte mais à la pipette et après la tétée… Elle prend 2ml du coup apres je dis que j’ai donné sans le faire…
L’équipe de nuit arrive et là, catastrophe!!
Mais vous avez mal!! On donne un bib!!
Non je ne veux pas de bib!! Alors Elle me met une tétine de bib Sur le sein pour atténuer la douleur que je refuse aussi!!
“Bien madame si vous voulez pleurer en donnant le sein alors soyons clair ne m’appelez pas je ne viendrais pas vous y aider”…
2 nuits avec cette équipe!!
Le 2e soir elle a tenté de faire donner le bib par papa pendant ma douche!! Heureusement papa est génial Et a refusé en disant que oui bébé pleurait Mais que j’allais arriver pour lui donner le sein pas d’inquiétude!!
Le lendemain la petite ayant repris du poids depuis 2 jours j’ai dit au pédiatre que je rentrais chez moi “oui mais madame vous êtes réticente au biberon et vous savez un rotavirus peut être très dangereux pour un bébé”
(Ah Bon? Ah mais si elle a besoin je vais la laisser sans manger bien sûr… Avec un rota elle prenait 20g quand même!! Dire Comme je ne la nourrissais pas!!)
On est rentré, on a vu 3 fois l’ostéo…
j’ai acheté des coquillages d’allaitement!! La dame a été formidable et m’a trouvé pile ma taille….
On a eu des contrôles de poids… la pédiatre a été formidable… Elle nous a laissé du temps… l’infirmière puer qui était avec Elle lui disait “attends… Ca va marcher… ne lui donne pas de compléments… elles vont y arriver…!”

3 Mois De cicatrisation à droite…. Mais ça y est… on y est!!
5 Mois Et demi d’allaitement!! Exclusif!!! Quelle fierté!!
Oui y a un RGO, oui j’ai un REF, oui on ne peut pas allaiter allongé ça augmente le RGO Mais c’est des détails ça….  quand la pédiatre écrit LM exclusif Sur le dossier ❤️

Mais l’angoisse est toujours là : faire attention, surveiller mes seins, attention à la candidose car si candidose on ne peut pas conserver le lait et donc à la reprise du boulot obligée de donner du LA…
je ne sais pas jusqu’où on va aller… je ne veux pas aller au sevrage naturel… Mais 12mois… 18 Mois…. je ne sais pas…
Si seulement j’avais eu des groupes pour me soutenir en 2012!! J’aurais réussi aussi c’est Sur…en tout cas maintenant je serais capable de conseiller mes copines et jamais je n’entendrais un “j’ai arrêté car je n’avais pas de lait” “Mon lait n’est pas assez nourrissant”….
Alors je ne me sens pas “allaitante”… j’ai été “biberonnante” en 2012 Et Ca me poursuivra toute ma vie Mais je suis “nourrissante” Et Ca c’est ma victoire!!notre victoire!!

Cette petite main qui me caresse… ces petits yeux dans les miens… ce petit corps collé à Moi…je n’ai même pas de mots….

FB a du mauvais mais il a aussi ce bon… d’avoir été un soutien au moment où je me disais j’en peux plus… j’ai trop mal…. j’aurai tellement de gens à remercier….toutes ces mamans qui partagent… soutiennent…

 

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Je suis Céline, 30 ans, maman de Aline 2 mois et demi toujours allaitée. Pour nous, les débuts non pas été compliqués niveau prise au sein et crevasses, car Aline a tout de suite bien pris le sein et elle a su me guider dans les positions où elle était elle-même à l’aise. Notre souci c’était mon REF. Elle le gère beaucoup mieux depuis un moment. Sa technique à elle, c’est de lâcher mon sein dès que les jets apparaissent. Je prépare toujours un bavoir pour vite rattraper ça et ne pas en mettre partout. Ça lui provoquait des coliques et du reflux, je lui fais donc souvent faire des rots pendant la tétée (tétée qui durait au début entre 2 a 3 minutes et maintenant entre 7 à 8 minutes). J’essaye d’éviter les galactogènes et je tire parfois mon lait pour que mes seins soient moins remplis et qu’il y ait moins de pression.

 

 

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J’ai allaite bébé 3 31mois du coup je pensais que tout irait comme sur des roulettes pour bébé 4 mais voilà diabète gestationnel (j’ai 44 ans) et utérus bien dilaté 4 grossesses donc beaucoup de liquide amniotique qui donne une piscine olympique à bébé qui reste en transverse donc césarienne d’urgence mal digérée par maman (je voulais un dernier accouchement naturel comme les autres) du coup tout va bien malgré un biberon pour commencer car bébé en peau a peau avec papa car je  dois rester en salle de réveil mes jambes ne se réveillent pas pffff.

Je remonte enfin et tétée ok pour bébé je souffle mais au bout de deux jours douleurs qui font penser à une candidose donc pas de soucis je fais ce qu’ il faut mais rien n’y fait le mercredi j’en pleure douleur et les sages-femmes ne me comprennent pas quand je veux tout de même continuer (j’ai foiré mon accouchement je veux allaiter) mais bébé ne prend pas de poids ma sage-femme perso je lui envoie des textos et elle me répond et peau a peau bébé reprend du poids ouffff je passe au tire lait car bébé me fait trop mal et je rentre enfin à la maison. Deux jours après les seins sont en sang et comme si je les avais passé à la ponceuse au papier de verre et là obligée de passer au biberon de LA je suis désespérée mais impossible pour moi de tirer et mettre la bouche de mon bébé sur les seins en sang c’est juste pas possible tellement ils sont moches et “dégoûtants” je trouve le tel d’un dermatologue qui me reçoit en urgence et là le verdict eczéma et staphylocoque doré (dû au choc de la césarienne d’urgence) solution sur trois semaines de traitement avec possibilité  de faire tétou bébé un jour sur deux sur la troisième semaine. Bébé était fait pour téter le biberon il s’en mettait de partout lol. Du coup j’en suis a 4semaines sans tetou bébé a 6 semaines plus de lait dans les seins bébé veut pas téter et sur les conseils de ma sage-femme : pas de tire lait car mes seins sont encore trop sensibles. Je mets bébé au sein en peau a peau et quand il a trop faim je fais tout de même un bibi de LA et la nuit aussi en parallèle je prends des galactogènes (amandes, barres ovomaltine, bière sans alcool, homéopathie ricinus, des tisanes weleda) et bébé en peau a peau ++++++ période pleine de doutes et difficile car j’ai deux autres enfants avec nous de 8ans et 3ans. Je suis épuisée mais d’un coup bébé prend de plus en plus de lait il déglutit bien et ne pleure plus de faim en deux semaines mon allaitement est en route bébé prend du poids et mes seins se mettent même à couler seuls car ils débordent si bébé tête pas 4fois par nuit lol Aujourd’hui bébé va avoir 11mois il fait presque 10kg (3,420kg a la naissance) commence à peine la diversification et tête toujours à la demande.

Je suis fière de nous et je dois aussi dire que j’ai un mari qui m’a soutenue et me soutient encore …..

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Le 31 août dernier, j’ai donné naissance à mon premier bébé. Ma petite Érynna. Depuis le début de ma grossesse, il était clair que je voulais allaiter. J’avais si hâte mais je n’étais pas bien préparé. Les femmes de ma famille n’allaitent pas donc je n’avais pas de soutien.

Dès les premières minutes de vie de ma fille, je l’ai mise aux seins. La première tétée ne sait pas passé comme prévu. Mon bébé n’avait pas de réflexes de succion. J’ai commençé à lieu donner le colustrum avec un gobelet et des seringue tout en continuant à la faire tétée pour qu’elle s’améliore.

Au fil des jours, elle tétait super bien. Une énorme amélioration. Mais un autre problème surgit. Érynna avait perdu plus de 10% de son poids de naissance en moins de 2 jours. Le personnel médical voulait absolument que je lui donne des préparations commerciales pour qu’elle prenne du poids. Je lui ai donc donné une seringue de préparation. Je me sentais si mal, je tenais à mon allaitement mais je ne voulais pas que son poid diminue encore plus, par ma faute. Malgré tout, je ne lui ai plus jamais redonner de préparation. Je me suis fait confiance. Je nous ait fait confiance à toutes les deux.

À ce jour, j’allaite toujours exclusivement depuis sa naissance soit depuis 6 semaines déjà. Je suis si fière de nous. Mon objectif actuel est d’allaiter ma fille jusqu’à ses 6 mois minimum. J’adore tout ces petits moments de bonheur lactée!

 

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J’ai 2 filles, une de 7 ans le 20 novembre et la deuxième de 10 mois (11 mois le 24 octobre). Pour ma première fille, j’ai eu un accouchement très traumatisant pour moi et bébé. Le travail n’a duré que 3h à la maternité. Au bout de 3h, bébé s’est retrouvé en détresse respiratoire et moi, l’aide soignante n’arrêtait pas de me crier dessus en me disant que je poussais de travers et que maintenant bébé était coincé. La gynécologue est arrivée en urgence et j’ai eu une anesthésie générale, une grosse épisiotomie et elle a été cherché bébé avec ses mains. Après avoir été recousue, on m’a rendu bébé et le papa et tout le monde est parti. Donc je n’ai eu aucune aide pour une première mise au sein, la fameuse tétée d’accueil. Mais j’ai laissé faire ma fille qui a trouvé le chemin mais sans téter car trop de fatigue. Les 2 jours qui ont suivi, j’ai mis bébé au sein +++ et je n’avais toujours pas de monté de lait. Le 3ème jour, le gynécologue vient me voir et m’explique que je fais une hémorragie et qu’il faut me transfuser et me redescendre au bloc pour me réopérer et suturer la veine. Pendant qu j’étais au bloc, le personnel de la maternité a donné un biberon à ma fille car il fallait qu’elle mange. La nuit qui a suivi, j’avais tellement mal (et cette fois le personnel m’a cru), j’ai eu droit à une poche de morphine même en allaitant. J’ai dû compléter ma fille car je n’avais toujours pas de monté de lait et qu’elle serait longue à venir suite à l’hémorragie. Mais personne ne m’a parlé de confusion et j’ai complété au biberon mais je m’étais imposée une règle: ce n’était pas moi qui donnais le biberon, c’était le papa. Pendant 1 mois, j’ai complété, jusqu’à ce que ma lactation se mette bien en place et que je me remette psychologiquement de cet accouchement. Lors de la visite des 1 mois à la PMI, la pédiatre me dit que je peux arrêter l’allaitement puisque je suis obligée de compléter. Je me suis fâchée et j’ai rencontré la psychologue de la PMI qui a su m’écouter et me conseiller de faire ce qui me semble le mieux pour moi et pour bébé et de changer de pédiatre. A partir de ce moment-là, j’ai eu du lait à profusion, j’ai arrêté les compléments et j’ai voulu faire des dons au lactarium. Et là encore une grande déception, on ne prend pas le lait d’une personne transfusée. Je me suis mise à paniquer puisque j’allaitais toujours ma fille et je ne comprenais pas. La personne du lactarium me répond alors que pour ma fille ce n’est pas grave mais que je ne peux en donner à personne d’autre. J’ai créé une relation forte avec ma fille. Je ne voulais pas la laisser et l’allaitement était un bon prétexte. Même si depuis la sortie de la maternité, elle dormait 10h la nuit et pour éviter les engorgement, je tirais mon lait (bien sûr je n’étais pas informée!). A la reprise du travail, j’ai eu de la chance que ma fille n’ait jamais fait de confusion car n’étant toujours pas plus informée, nous donnions le biberon. Malgré tout ça, j’ai allaité ma fille jusqu’à son anniversaire de 2 ans et là, c’est elle qui m’a dit “maman, je veux plus téter!”, j’ai répondu “d’accord” et ce fut la fin de ma première expérience avec ma fille Mélissa. (je n’ai pas de photos de l’allaitement quand elle est grande)

Pour ma deuxième (Coralie), j’ai eu un accouchement souhaité à toute future maman et pourtant c’était un siège. Elle est sortie en 7 min et aucun soucis particulier. Le personnel m’a aidé pour la tétée d’accueil, m’a bien dit de ne surtout pas donner de sucette et est venu vérifier que me fille ouvrait bien grand la bouche. Personne ne s’est inquiété de la perte de poids de départ et je n’ai eu que des encouragements. Le personnel m’a parlé des tétées groupées du soir, des pics de croissance à 3 semaines et à 3 mois, en me disant de ne pas m’inquiéter et qu’il fallait juste stimuler davantage sur ces moments-là en mettant bébé au sein le plus souvent. A ses 3 jours, on voit à l’échographie qu’elle a une luxation de la hanche et là direction les spécialistes et port du lange-câlin. La spécialiste m’explique que l’allaitement reste le meilleur mais que pour la position cela sera compliqué et que je risque d’avoir mal et elle me conseille aussi le portage intensif en écharpe et en passant les pans entre les jambes. Effectivement, elle demandait toutes les 1h, 1h30 et les positions, enfin LA position n’était pas top, elle devait trouver la tête pour téter. Cela a duré 3 mois et maintenant, ses hanches sont à leur place, nous avons vu un ostéopathe pour éviter les torticolis et tout est rentré dans l’ordre. Puis vient la reprise du travail et n’étant pas informée du risque de confusion, nous avons fait comme pour la première, nous avons donné des biberons. Et là, j’ai eu droit à une confusion, c’était des hurlements tous les soirs et je donnais des biberons puis j’ai connu le groupe “allaiter son bébé” et j’ai compris ce qui se passait. J’ai arrêté les biberons mais la nounou ne voulait pas vraiment s’embêter, elle trouvait que c’était trop compliqué les autres contenants. Je passais donc 2 jours affreux à essayer de contrer les effets de la confusion. Il faut savoir que dans les petits villages de 700 habitants, ce n’est pas facile et nous n’avons pas de choix avec les assistantes maternelles. Heureusement, j’ai un mari en or, qui a expliqué gentiment et doucement à bébé, que la vie n’est pas simple comme un biberon, et qu’il faut fournir beaucoup d’effort pour avoir ce qu’on veut et qu’elle peut y arriver. En surfant sur internet, j’ai trouvé le biberon cuillère et ce fut mon sauveur, la nounou a adhéré et ce fut la fin de la confusion qui avait duré 2 mois. Aujourd’hui, je continue l’allaitement, 6 tétées environs par jours, mais ça reste à la demande et elle est très bien diversifiée et prend beaucoup de plaisir à manger de tout et à téter dans toutes les positions possibles (elle teste toutes les positions qu’on ne pouvait pas faire avant!)

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J’avais vraiment beaucoup de colostrum avant mon accouchement, ça coulait +++.
Accouchement déclenché à 41sa pour pré éclampsie, synto puis RAPE puis péri mais accouchement dans l heure, rapide +++, bébé en postérieur.
Mise au sein 43min après sa naissance TB mais douloureuse. Je remarque une fois remontée dans la chambre qu’il a un frein, il ne déglutit quasiment pas et est au sein non stop sans jamais sembler satisfait. À son J1 je demande au pédiatre de garde à ce qu’il coupe son frein de langue : il dit qu’il n’y en a pas 😡 (il ne sait pas avancer la langue, il tire la langue en cœur, il ne déglutit pas, il me fait vraiment mal, je sens mon sa gencive intérieure qui râpe littéralement mon mamelon). Heureusement, après son passage j’ai ma pédiatre qui passe et elle reconnaît qu’il a un frein, le coupe une 1ère fois en 1seconde, pas de saignement, je le mets au sein l’instant d’après et magie : il fait une belle tétée de 20min en déglutissant non stop, sans décrocher et lâche enfin repu ❤️
Les tétées d’après ont été bien plus efficaces, avec un bébé enfin satisfait, MAIS il claquait toujours un peu sa langue en tétant. Au J4 j’ai demandé à ce qu’on lui recoupe une deuxième fois. Cette fois, ça a saigné un petit peu et ma pédiatre m’a conseillé de le mettre au sein pour arrêter le saignement, ce que j’ai fait 😉

 

 

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Jessica

 

#crevasses #boutsdesein #tétonsplats #mastite #lymphagite #abcès #confusion #tétine #baissedelait #ref #reflux #manquedeconnaissance

 

Le 26/10/2014 j’ai mis au monde une jolie petite puce et j’ai décidé de l’allaiter. Mais dès le début j’ai enchaîné les difficultés. Première difficulté le petit poids de ma puce (2kg230 à 37sa) ensuite les tétons qui ne ressortent pas on me propose d’utiliser le bout de sein. J’ignorais à ce moment-là que ça pouvait réduire la lactation et que c’était très contraignant. J’utilise donc les bouts de sein mais également un tire lait kittet (ben oui bébé petit poids) pour tirer et compléter au gobelet après les tétées.  De retour à la maison je continue de tirer mon lait mais très vite d énorme crevasse (je ne savais pas non plus que c’était des crevasses). Une sage-femme m’aide à les soigner sur les conseils de ma belle soeur. Oui j’avais tellement mal que je craignais les tétées et je donnais mon lait au bib  (j’en pleurais je ne voulais pas de biberons je n’étais pas prête). Mes crevasses se soignent je continue l’allaitement et supprime les bibs et les compléments. Mais voilà début décembre un autre problème mon sein me fait mal une boule se forme sur le haut de mon sein droit je tire elle s’en va puis revient. Je laisse traîner pensant que c’est normal mais non sa empire la zone devient dur rouge et chaude . Je consulte la sage-femme et la gynéco un mardi je crois et résultat se serait une lymphangite donc Antibio di pas de changement en 48h j’essaye aussi le cataplasme d’argile mais rien. Je n’ai pas pris les antibios enfin je crois je n’en suis plus sure. C’est de pire en pire j’ai tellement mal que je n’arrive presque plus à porter ma fille. Le lundi matin c etait le 15 décembre 2014 j appel la sage-femme et lui dit que c’est horrible mon sein devient bleu la zone dur est comme brûlé. Elle me dit d’aller consulter à l hôpital. Je rencontre la conseillère en lactation. Elle regarde mon sein et à un doute elle pense à l’abcès mais n’est pas sûre. Ma puce a faim je sors le bout de sein je lui donne droite puis gauche et me dit on va tirer pour analyser le lait on ne tire que quelques gouttes. Elle m’envoie ensuite faire une écho et on y voit très bien l’abcès. Donc on décide de percer l’abcès. On me pique une aiguille et on y vide une seringue remplie de pue. On me dit que ça ira mieux maintenant mais qu’il faut bien drainer.  Je retourne voir la conseillère je reçois des antibio 3 semaines et un autre tire lait. Elle me dit en partant n’arrêtez pas d’allaiter continuer. Je lui dis que je vise 4-6mois donc je vais continuer. J’ai lu tellement sur Internet que sa pouvais revenir que du coup je reportais l échéance pour stopper l’allaitement. Si je devais Continuer vers 5mois et demi j’ai réussi à me débarrasser des bouts de sein. J’ai perduré mon allaitement malgré qu’ elle ne prenais pas suffisamment de poids, malgré les remarques : tu allaites encore, tu as encore assez de lait, j’ai passé le cap des pics de croissance très difficiles, d’une baisse de lactation (tétine donnée lors du pic de 6semaines) malgré des pleurs et des erreurs j’ai quand même allaitée 27,5mois. Ma seconde grossesse m’a fait stopper. J’étais très mal informé à l’époque je ne connaissais pas la confusion sein-tétine, et autre.

 

Aujourd’hui j’ai une seconde puce de 4 mois qui est allaitée aussi mais a d’autres soucis un reflux et moi un Réf mais ceci est une autre histoire. Je vise un allaitement aussi long que la première je sais qu’on y arrivera.

 

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Le 9 juin 2017, je mettais au monde ma petite merveille. La question de l’allaitement ne se posait pas car avec le papa on a décidé de donner le meilleur pour notre fille. A j+1 Je n’ai pas été assez soutenu par les puéricultrices et j’ai failli craqué à vouloir tout arrêter car la douleur été vraiment horrible, elles m’ont conseillé de tirer mon lait et de lui donner avec du complément de lait maternelle au biberon *chose que j’ai faite en ne sachant pas les risques liés à la confusion. Elles m’avaient parler de bout de sein (Je ne connaissais toujours pas les risques) donc mon conjoint est parti m’en acheter et youpi ma fille a réussi donc je ne m’inquiétais pas plus que ça mais la sage-femme qui est venu me voir ma expliquer les risques et je n’ai toujours pas réussi à la faire tétée sans car mademoiselle est trop habitué… par magie je lis beaucoup votre page et de là je vois à plusieurs reprise le syndrome de kiss, je me renseigne je contacte une conseillère en lactation ibclc qui me dit que ma fille est vraiment bloqué et qu’elle doit voir un chiropracteur car l’ostéopathe n’est pas assez formé. Chose que je fais et effectivement elle est bien bloquée, en 3 séances tout est réglé mais elle n’accepte toujours pas sans dans le bout de sein donc j’essaie encore tous les jours en attendant d’y arriver. En plus de ça ma fille a un rgo qui n’est pas facile à gérer comme mon réf qui persiste malgré toutes les recommandations lues. L’allaitement c’est donné le meilleur de soi-même en étant soutenu que ce soit par la famille même si ce n’est pas facile d’entendre des grandes bêtises mais aussi par des vrais professionnels tout en sachant qu’il y a certaines difficultés mais qu’on oublie vite en voyant le regard de notre enfant

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J’ai accouché le 27 février d’une petite fille prévue pour le 22 mars (2ème enfant). Elle est arrivée comme une fusée en 3h de temps.
Déjà cela commençait mal car j’étais choquée de l’accouchement rapide et sans péridurale, les SF ont posé ma fille sur moi (sur la blouse) et m’ont laissé… j’étais perdue et pas de têtée de bienvenue de suite… j’ai repris mes esprits et j’ai essayé…
Mon séjour à la maternité était absolument stressant et fatiguant.
Pendant ma grossesse j’étais super confiante quant à l’allaitement car mon fils a été allaité 25 mois et sans aide, sans trop de problème (à part quelques crevasses au début et du muguet) mais je ne me prenais aucunement la tête et tout s’est bien passé)
J’étais loin de me douter que pour le 2ème bébé j’aurais eu autant de mal, de doute, de douleur et d’angoisse.
Ma fille est née avec 2,690kg un petit poids comme ils disent à la maternité, elle était faible et dormait beaucoup.
Le 1er jour, les SF sont revenues avec elle après quelques soins et m’ont direct dit “on lui a donné un complément pour la rebooster”
Ça commençait mal, sans mon accord, je l’ai eu mauvaise.
Bébé ne tétait pas bien, pas assez, pas souvent… pleurait beaucoup.
Une SF m’a dit “donnez-lui une tétine ça ira mieux”, avec la fatigue le stress et ces pleurs de bébé que je ne comprenais pas, j’ai craqué et lui ai donné…
je suis restée 5j à l’hôpital, je ne pouvais pas sortir au bout du 4e jour car bébé ne prenait pas assez de poids, elle en perdait même !! J’étais surveillée… et on m’a incité à lui donner des compléments (2/3 par jour) et on m’a fait culpabiliser “pas assez de lait Madame, votre bébé tête mal Madame, ne faites pas de peau à peau, et de cododo c’est dangereux vous pouvez le laisser tomber… faut le nourrir votre bébé, vous ne pourrez pas sortir si bébé ne prend pas de poids” j’étais en train de laisser mourir mon bébé ! En pleurs, en crise d’angoisse pendant 5j…
Punaise quand bébé était au sein, les SF arrivaient et essayaient de lui faire prendre le sein. Certaines délicatement mais d’autres, avec de la force, les mains froides, les mains imprégnées de l’odeur de cigarette, lui tournant la tête fortement et sans aucune patience, m’appuyant sur le sein pour voir si du lait sortait, je détestais ces façons de faire mais je me taisais, j’étais terrorisée et me sentais impuissante.
Ma montée de lait est arrivée le 3e jour, les seins durent comme du béton, bébé tétant tjrs aussi mal, ne prenait pas le mamelon, juste le téton, les crevasses sont apparues… Bébé avait sa tétine et ses biberons de complément, il les buvait bien, même trop vite, était rassasié et moi j’avais le coeur déchiré, car quand il avait faim, moi j’étais incapable de la nourrir correctement…
Ce qui m’a sauvé, c’est de savoir que j’ai allaité mon fils pendant 25 mois, donc j’ai du lait, je sais allaiter, je n’ai aucun problème, je suis une bonne maman et au diable les SF et pédiatre !!! Ils étaient fort étonnés que j’ai pu allaiter mon 1er bébé pendant 25 mois et du coup quand je le leur disais (je le disais à chaque personne qui mettait en doute mon allaitement), toutes étaient super étonnées, et c’est ce qui m’a permis entre guillemet qu’on me laisse une chance et de tenir bon.
Elles ont fini par me donner un tire-lait pour pouvoir dégonfler mes seins, tellement ils étaient douloureux mais je me connais, je n’aime pas cet appareil et je tire presque rien. Et voilà encore des remarques avec mes 10/20 malheureux ml…une angoisse supplémentaire !! “mais vous avez pas de lait !!!! Mais elle ne tire rien du tout celle-là !!!” J’étais complément déprimée… elles sont allées jusqu’à peser ma fille avant la tétée et juste après la tétée pour voir combien elle prenait et si elles pouvaient me laisser allaiter…
J’avais perdu toute confiance en moi… du coup en sortant de l’hôpital j’ai couru louer le même tire-lait en me disant que c’est la seule façon de nourrir mon bébé.
Je tirais 10 fois par jour/nuit, cela m’épuisait beaucoup, pendant 2/3j je lui ai donné que le biberon avec mon lait et pour arrêter ses pleurs, la tétine…
Mais mon coeur de maman me disait que ce n’est pas ce que je voulais pour mon bébé et j’ai commencé à chercher de l’aide sur les
Forums et auprès de la LLL…
Une consultante (ou experte en allaitement) est venue me rendre visite la semaine suivante et pendant 3h m’a tout expliqué… le positionnement, la tétée de bienvenue (qui dans mon cas a été un peu loupée), le peau à peau, le DAL… avec les crevasses, j’avais une hantise de mettre mon bébé au sein…
j’ai continué avec le DAL mais avec le tire lait, j’avais peu de lait malheureusement…
Au bout de 10j à la maison, j’en ai eu marre et j’ai viré tire lait, biberon et DAL et me suis dit au moins comme ça je ne serai plus tentée et on y va ! toutes les 2, on va y arriver !
Dur dur, bébé ne prenait que le téton, pinçait fort le téton, crevasses sur crevasses, pleurs de douleur, hantise de la mettre au sein, compresse de lait (mais ensuite je ne tirai plus donc plus de lait à part une goutte de mes tétons après la tétée), pommade, sein à l’air libre… bébé prenait tjrs mal le sein, je le repositionnais pour qu’elle ouvre grand la bouche, au bout de 15/20mn elle y arrivait (parfois 45mn) mais après 2/3mn de tétée elle reprenait sa mauvaise habitude…
On a fait beaucoup de portage dans l’écharpe, de peau à peau, de siestes ensemble bébé sur moi avec le bandeau peau à peau, je suis restée 4/5 mois à ne pas faire grand chose chez moi, heureusement que mon mari a tout géré à la maison et avec mon grand. Ca n’a pas tjrs été facile, pas de douche (juste le soir), pas de possibilité d’aller aux toilettes (mdr), pas de ménage, des prises de tête avec mon mari du au stress à la fatigue et à la nouvelle organisation à la maison… bref c’était bébé et moi !
Les nuits ont été extrêmement difficiles, bébé se réveillant plusieurs fois mais ne s’endormant qu’après 2 à 3h de temps, après de longues tétées ou de pleurs et pour bien la positionner.

Après quelques recherches sur Facebook, j’ai découvert le groupe Allaiter son bébé (et maintenant allaiter en maternant) vers les 2 mois de ma fille et on m’a conseillé aussitôt, pour arrêter les crevasses et bien positionner la bouche de bébé, de jeter la tétine car la fille faisait une confusion sein-tétine, terme que je ne connaissais pas du tout, surtout que mon fils, lui, avait une tétine depuis le début et qu’il n’a jamais fait cette confusion mais voilà j’ai eu de la chance avec lui mais pas du tout avec ma fille !!

J’ai donc viré la tétine et me voilà sans filet (plus de biberon, plus de tire-lait, plus de tétine…) !!!

… bébé a eu du mal à bien prendre le sein pendant les semaines suivantes et j’avais encore des crevasses mais quand elle pleurait et bien je lui donnais mon sein au lieu de la tétine… même si je ne pouvais plus rien faire à la maison, je voulais sauver mon allaitement… elle était plus calme, plus sereine et elle a commencé à mieux prendre le sein.

Les crevasses ont diminué le mois d’après, je mettais de moins en moins de pommade… au bout de 4,5mois d’allaitement, tout est rentré dans l’ordre. Donc 2,5 mois après avoir jeté la tétine !!
4,5 mois de douleur, de doute mais d’acharnement. Je n’ai pas baissé les bras, je voulais allaiter mon amour de bébé et ne pas lui donner de lait infantile, je ne le pouvais pas, je suis une maman allaitante, je suis faite pour ça…
Aujourd’hui je suis à presque 8 mois d’allaitement, ça se passe super bien ! Elle tête encore beaucoup, je fais toujours à la demande. Elle est gardée 4j par semaine par une assistante maternelle qui lui donne mon lait dans un biberon-cuillère. Je ne veux pas qu’elle reprenne le biberon, trop peur de revenir en arrière et de souffrir et que mon allaitement se termine…
Tout se passe bien chez la nounou, ma fille dort bien sans mon sein, elle a un teeshirt avec mon odeur, elle joue, elle rit, elle mange super bien et attend patiemment la tétée de 16h30 quand elle rentre à la maison. Par contre les nuits sont encore difficile elle a bcp besoin de me sentir, et de tétée mais si c’est pour la réconforter et non la nourrir…
Aujourd’hui je suis fière de tout ce chemin aussi laborieux fut-il… ma fille  grandit bien, prend le sein assise, couchée, à l’envers, sur le côté… nous sommes heureuses toutes les 2… et pour mon 3ème car j’aimerais avoir un 3ème bébé (mais pas tout de suite), il n’y aura ni tétine ni biberon et je me ferai entièrement confiance !!!

 

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Quand j’ai appris que j’étais enceinte, l’allaitement était pour moi une évidence. Lors des préparatifs de l’arrivée de notre premier bébé, nous en avions discuté et je voulais allaiter longtemps. Nous n’avions même pas pensé que ça ne serait peut-être pas possible.

J’ai accouché un 14 juillet, ambiance décontracté, avec une péridurale du tonnerre. Quand on m’a posé mon tout petit sur moi, c’est le plus beau jour ma vie. Enfin, après 9 mois d’attente. Pendant les 2 heures dans la salle de naissance, on ne m’a même pas demandé si je voulais l’allaiter ou non. Ma mère était déjà la quand je suis arrivée dans ma chambre. Heureusement qu’elle était là pour m’accompagner lors de la première mise au sein. Elle m’a donné de très bons conseils. Je n’ai pas du tout reçu d’aide du personnel médical. Juste de ma super maman qui a allaité un de mes frères pendant 2 ans et demi. Les jours à la maternité étaient difficile, je n’ai pas pu marcher pendant 2 jours. Mon bébé pleurait et personne ne venait me le mettre dans mes bras pour que je le nourrisse. Encore une fois, c’était ma mère qui était la, qui travaille dans un service de l’hôpital où j’ai accouché. C’est elle qui m’aidait pour les bains, les mises au sein, les changes et les soins, ça aide d’avoir une maman auxiliaire de puériculture.

Dès le retour à la maison, j’ai vite remarqué les besoins importants d’Ismaël, fort besoin d’être tout contre maman. Pendant les 3 premiers mois, j’ai eu beaucoup de doute sur cet allaitement, j’étais épuisée. Je n’ai pas eu de crevasses, juste des petits engorgements et un REF.

Depuis sa naissance, on dort en cododo, il s’endort exclusivement au sein. Le papa voulait qu’il dorme avec nous maximum 6 mois. Il a 15 mois a aujourd’hui. Pour mon plus grand bonheur déjà 15 mois d’allaitement.

Le lendemain de ses 1 an, il refusait le sein, il avait du mal à dormir, il arrêtait pas de pleurer. Nous avons fêté son anniversaire, son état était pire qu’au matin. Il commençait à avoir du mal à respirer. Il buvait énormément d’eau. Nous sommes allés aux urgences, il était en détresse respiratoire. Le diagnostic est vite tombé avec 5g de sucre dans le sang, ils nous ont annoncé qu’il était diabétique, que cela c’était déclaré suite à une infection. Dans cette salle d’examen, tout s’écroulait autour de moi, les soins m’ont effondré, les perfusions aux deux jugulaires, les diverses électrodes qu’on lui place un peu partout, l’ ECG, … Ensuite on m’annonce que mon fils va devoir aller en réanimation pédiatrique, qu’il va devoir rester seule le temps qu’on l’installe, et que seulement moi et son papa allons pouvoir le voir. J’étais au bout, je n’en pouvais plus, il était 4h du matin. C’était trop, j’avais tellement mal de le voir dans cet état, dans cet hôpital (dans lequel je travaille)… j’étais anéantie, je voudrais tellement être malade à sa place… Il n’a pas pu téter pendant 2 jours, tirer mon lait dans cette salle d’allaitement était horrible, sans mon fils, en me retenant de pas fondre en larmes. Le personnel médical m’a dit que ça serait peut-être le moment de le sevrer, que ça serait plus simple. Mais il en était hors de question, je me suis retrouvé au même endroit un an plus tôt en donnant la vie, en commençant cette magnifique aventure de maman allaitante. Des que nous sommes sorti de réanimation, le plus dur était de faire comprendre à la diététicienne et au médecin que mon fils avait encore besoin de téter la nuit. Après avoir demandé de l’aide sur le groupe de soutien avec d’autres mamans allaitantes, elles m’ont conseillés des articles et aussi d’envoyer un message au Dr Newman, qui m’a confirmé que mon fils pouvait continuer à avoir le meilleur malgré sa maladie, qu’il fait seulement adapter son traitement en fonction de l’allaitement. Et c’est ce qu’ils ont fait, on a rajouté les tétées de nuit qui était pas possibles selon eux. Après 10 jours d’hospitalisation, nous sommes rentrés à la maison, nous poursuivons notre belle aventure lactée, en jonglant entre les hypo et hyperglycémie, avec certaines difficultés, et je suis confiante aujourd’hui, mon fils est tellement heureux, sa joie de vivre me rend tellement forte.

Ne baissez jamais les bras, n’écoutez pas les détracteurs qui ne croient pas en vous et votre enfant.

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Mes jumeaux sont nés avec 6 semaines d’avance.

La question concernant l’allaitement ne se posait même pas dans ma tête c’était une évidence.

Depuis des générations chaque femme allaite son enfant chez nous. sans exception.

Malgré les beaux discours de la maternité à me dire qu’on allaite pas des jumeaux (Trop compliqué, trop de contraintes et je n’y arriverai pas et de toute façon je ne tiendrai pas le coup…. Et J’en passe). Moi dans ma tête c’était claire jumeaux ou pas c’est allaitement. Et mon homme me soutenait là-dessus (lui même avait été allaité par sa maman et dans sa famille les femmes elles allaitaient).

J’étais déterminée mais loin de me douter que ça allait être aussi compliqué, si chaotique.

J’avais vu toutes les femmes de la famille allaiter mais jamais je m’étais imaginé que la mise en place pouvait être aussi long et aussi difficile. Je n’avais pas fait attention aux éventuels difficultés et personne ne m’en avait parlé lors de la grossesse. Personne ne m’avait prévenu de quoi que ce soit. Et pourtant c’était une grossesse très suivie par toute une équipe médicale.

Souvent dans ma tête je m’imaginais à la naissance où je mettrai mes enfants au sein et ça roulerait comme sur des roulettes. […]

Sûrement pour certaines ça se passait comme ça…mais pour d’autres, comme moi, c’était autrement.

Mes bébés sont nés le 14 février 2017 par césarienne d’urgence.

Du fait de leur prématurité je n’ai eu droit qu’à un petit bisous rapide à chacun avant qu’on me les enlève et qu’on les emmène en néonat pour une prise en charge immédiate.

Leur papa a pu les suivre et rester avec eux.

Moi je n’ai pu les revoir que 24h plus tard.

Je n’étais pas du tout informée sur comment se déroule la montée de lait et comment allait se passer la mise en place de mon allaitement par rapport à notre situation.

Pendant la grossesse j’avais fait savoir à ma sage-femme que je souhaitais allaiter mais on n’ avait pas échangé plus que ça sur le sujet, malgré le fait qu’on avait beaucoup échangé sur la prématurité (J’étais en MAP depuis la fin de mon 5e mois).

À la maternité après mon accouchement on m’a donc donner une ordonnance pour aller chercher un tire lait puisque mes bébés devaient restés en couveuse.

J’avais accouché un Mardi.

Il fallait que je stimule, m’a t’on dit, pour permettre la montée de lait.

J’ai donc commencé à stimuler le jeudi. Toutes les 2-3h je faisais d’une durée de 20min sur chaque sein.

J’avais mal. Ça me brûlait les tétons mais je ne me plaignais pas. Je le faisais pour mes petits amours. Je pensais à eux. Quel qu’en soit la douleur je voulais supporter. Parce que je tenais à les nourrir avec mon lait.

Le vendredi soir je ne me sentais pas bien. J’avais des sueurs froides. Des tremblements.

On me dit c’est peut-être la montée de lait qui n’allait pas tarder. Il fallait se reposer.

En effet le samedi matin au réveil J’avais deux énormes pierres à la place des nichons. Et ils avaient triplé de volume. Voir plus.

Je n’avais pas pris énormément de poitrine durant la grossesse donc je n’avais pas investi dans des soutiens gorge mais là plus aucun ne pouvait les contenir. Ils étaient énormes! Même mon homme en avait peur LOL (le pauvre il avait l’habitude de mon 85B, d’ailleurs c’est lui qui était allé me chercher mes premiers soutien-gorge d’allaitement le lendemain).

Et ça me lançait dans tout les sens. J’avais l’impression de ressentir des douleurs dans chaque canal.

Je monte voir mes bébés et tirer mon lait à l’étage où ils étaient placés.

Enfin quelques gouttes sont sorties. Quelques gouttes de lait de couleur or. Le colostrum.

J’avais un gros pincement au coeur que mes bébés ne puissent pas les boire directement.

Je ne pouvais pas les mettre au sein pour le moment.

On avait même pas eu de peau à peau encore depuis leur naissance. J’attendais Ça avec impatience.

La maternité récoltait mon lait (le peu que je pouvais tirer) et le conservait jusqu’à 48h maximum.

C’était donné aux bébés par une sonde.

Je continuais à stimuler mais impossible de faire diminuer le volume de mes seins.

Et plus le temps passe et plus ils gonflaient et plus j’avais mal.

Et au bout d’un moment le tire lait était devenu mon ennemi. Plus rien ne voulait sortir. Je ne savais plus quoi faire.

Les canaux étaient bouchés, m’a-t-on dit.

Des grosses boules douloureuses s’étaient formées sous mes aisselles.

Il fallait faire une extraction manuelle, m’a-t-on dit.

Je n’étais pas très à l’aise et je n’y arrivais tout simplement pas car cela me faisait horriblement mal de le faire moi-même.

Mon conjoint a essayé de le faire mais me voyant pleurer de douleurs il n’osait plus me toucher les seins.

Je ne m’attendais pas à autant de douleurs. Je ne pensais pas souffrir autant en voulant donner le meilleur à mes enfants.

Je devais supporter dans tous les cas. Quoi qu’il en soit.

Donc une sage-femme est venue masser mes seins sous la douche d’eau chaude.

(Au bout d’un moment on oublie d’être pudique quand on souffre).

Tout ce que je voulais c’était être soulagée. J’étais sur les nerfs. Je n’arrivais plus à tirer. Le tire lait m’avait englouti les tétons qui étaient complètement en sang (Les téterelles n’étaient pas à la bonne taille mais ça je ne le savais pas).

La sage-femme avait réussi à faire sortir quelques gouttes seulement après une bonne vingtaine de minutes. J’étais désespérée de douleurs. J’avais envie de pleurer mais je ne voulais pas craquer. Je devais rester forte pour mes bébés.

Après ça une des puéricultrices m’a parlé de la technique de verre d’eau chaude.

On a donc essayé un verre d’eau chaude et une puéricultrice sur chaque sein.

Ça soulageait un peu mais ce n’était pas fameux dans mon cas.

Puis enfin j’ai pu prendre mes bébés dans les bras….et là miracle !!!!….. mes seins se sont mis à couler comme une vraie fontaine sans qu’on fasse quoi que ce soit. Ce soulagement!!!!

Il fallait donc ce contact avec mes amours, on en avait besoin tous les trois. Tous mes maux se sont envolés sur le moment.

J’avais compris donc l’astuce engorgement = faire du peau à peau ++++ aux loulous et c’était magique à chaque fois, ils étaient devenus mon remède.

Par contre mes problèmes de crevasses étaient toujours là parce que j’avais un rythme assez soutenu de tirage (toutes les 2h et y compris la nuit). Je mettais des réveils la nuit pour également tirer et ensuite le lendemain je dépose tout à l’hôpital.

Lorsque je ne tirais pas je mettais des compresses de mon lait dans du film plastique. Puis je laissais ensuite les seins à l’air le plus possible (dans la maison on pouvait me suivre comme le petit poucet avec mes petites gouttes de lait partout sur le carrelage. Ça faisait rire mon homme quand il passait la serpillière).

Oui car moi j’étais dans ma bulle allaitement + bobo aux seins + bébés & maternage… que le reste à côté n’existait pas.

Heureusement j’ai un homme en or qui gérait tout le reste à côté lorsqu’il était là.

Car oui mesdames dans les difficultés on a besoin de soutien et en premier lieu de notre homme qui nous ramène à boire ou à manger pendant qu’on a les mains occupées à tenir les téterelles ou à donner la tété.

Les crevasses partaient et revenaient sans arrêt (jusqu’au jour où ils sont rentrés à la maison je n’ai plus du tout eu ni crevasses ni engorgement).

Petit à petit j’ai pu mettre les bébés au sein car leur état leur permettait d’être hors de la couveuse. Mais ils n’arrivaient pas vraiment à prendre le sein et ils s’endormaient au bout de 5min.

Une des infirmières m’a filé des bouts de sein (elle a toujours des réserves pour les mamans qui galèrent m’a-t-elle dit).

Mais avec les bouts de sein c’était encore pire mes bébés refusaient le sein. Et ils arrivaient encore moins à téter.

Moi j’étais patiente, je pouvais les garder dans mes bras toute la journée si nécessaire et d’essayer autant de fois que nécessaire.  Mais ce n’était pas le cas de l’équipe médicale, “il fallait que les choses avancent”. Ils avaient besoin de libérer les places.

Et c’est ainsi que par soucis de place on leur a donné des biberons pendant mon absence. Lorsque je rentrais à la maison on donnait mon lait dans du biberon. Et la tétine pour les endormir.

C’est pour accélérer leur sortie, m’a-t-on dit ensuite.

“Il fallait qu’ils prennent du poids rapidement”

“De toute façon comment vous allez faire pour donner le sein si les deux réclament ?”

“Comment vous allez gérer les deux au moment de leur repas?”

“Ils sont en état de sortir mais il y a juste la mise en place de la nutrition qui retardé, ainsi deux places pourraient se libérer”

(Quand je pense à toute cette pression que j’avais à ce moment-là, quand j’y repense je bouillonne en moi).

Et pour me justifier la tétine on m’a dit qu’ils avaient un fort besoin de succion à combler.

Je n’étais pas vraiment informée du risque de confusion. Chez nous les bébés ne prenaient pas de tétines et très rarement les biberons donc les conséquences je n’étais pas au courant.

Mais de plus en plus, même lorsque j’étais là on privilégiait les biberons. Les infirmières me donnaient un délai de 10min pour mettre bébés au sein. Après les 10min on passe au biberon s’ils n’avaient pas pris du poids lors des tétés/pesés.

En effet au bout de 10min on les pèse. Ils ont à peine pris 10g. Voir rien du tout. “vos enfants sont flemmards et ne veulent pas téter. Pour qu’ils sortent au plus vite et puissent rentrer chez vous il faut qu’ils prennent du poids. Donc la seule solution c’est les nourrir au biberon ça ira plus vite”

Comme mes bébés avaient du mal avec le bout de sein, je décide donc de ne pas le mettre systématiquement mais du coup lorsque les bébés ne prenaient que 10g “c’est parce que vous n’avez pas mis les bouts de sein. Ils n’arrivent pas à bien téter ” (Alors que je n’ai aucun souci de tétons ombiliqués ou autre).

J’étais face aux doute, avec la fatigue des tirages, les crevasses et engorgements à répétition. J’étais frustrée. Ce n’était pas l’idée que je m’étais faite de l’allaitement.

Je voulais tellement mes bébés au sein.

Mais bon après tout autant qu’ils prennent du poids et qu’ils rentrent auprès de moi et là je pourrai prendre les choses en main au niveau de mon allaitement.

En effet ils ont pu sortir une semaine plus tard (au bout de 6 semaines d’hospitalisation en tout)

À leur sortie je pensais donc les mettre au sein petit à petit.

Évidemment un des deux me refusait le sein du coup. Dès que je lui proposais le sein il hurlait. Très agité. Il voulait le biberon et seulement après il acceptait mon sein, que lorsque son ventre était bien plein, il “tétait” pour s’endormir. Il me faisait une confusion/ préférence biberon. Et de plus il me pinçait le téton lorsqu’il tétait.

Le 2e il voulait mais il ne prenait que lorsque je ne mettais pas de bout de sein. Mais du coup je stresse. Et s’il ne prenait pas de poids sans le bout de sein ?? J’étais dans l’angoisse sur leur prise de poids donc je préférais tirer et donner dans le biberon finalement.

Le rythme devenait lourd pour moi.

Il fallait gérer deux bébés, donc tirer mon lait aussi régulièrement qu’avant je ne pouvais plus. Je n’avais plus le temps.  Et puis laver les biberons. Stocker le lait tiré. Jamais j’allais m’en sortir !!!

Même si mon homme m’aidait dans tout (lorsqu’il  n’était pas en déplacement professionnel).

On a finalement acheté du lait en poudre (que la clinique m’avait recommandé à la sortie).

J’avais donc gardé le rythme qu’on m’avait enseigné à la clinique (d’abord donner le biberon soit de mon lait ou de LA et ensuite s’ils ont toujours faim on donne un peu de sein.

Et À respecter impérativement le délai de 3h entre chaque tété. Et on les réveille pour manger si au bout de 4h ils ne réclament pas).

Réveiller un bébé je ne voulais pas.

Parce que moi même quand je suis endormie et qu’on me présente à manger devant moi j’ai l’estomac noué et fermé donc je ne voulais pas imposer ça à mes bébés).

Je commençais à ne plus avoir du temps pour tirer donc Ça me déprimait de plus en plus.

C’est ainsi que j’ai décidé de contacter une conseillère en lactation qui s’est déplacé à la maison.

On a retravaillé la mise au sein. Elle est venue plusieurs fois jusqu’à ce qu’elle a senti que je n’avais plus besoin.

Elle m’a donné tout pleins d’infos et conseils qui m’ont redonné espoir (au fond de moi j’étais toujours déterminée mais avec le rythme soutenu je ne savais pas comment m’y prendre et comment m’en sortir).

C’est ainsi que je me suis procuré d’un DAL pour relancer ma lactation. Je mettais les bébés au sein toute la journée avec le DAL.

Très vite J1 a pu se passer du biberon.

Et c’est ainsi que la nuit j’ai pu revivre.

Le cododo. Tété allongé dans le lit. C’est si reposant. Et bien plus plaisant qu’un réveil à 3h du mat à réchauffer un bib (surtout en double pour moi).

J2 avait toujours du mal au niveau de la prise au sein. Il me pinçait toujours.

La conseillère m’avait orienté vers un ostéopathe qui avait l’habitude avec ce genre de problème. Mais elle était sans espoir pour la confusion.

J2 avait un “réflexe nauséeux (comme une déformation du palais. C’est à dire que lorsque le sein va un peu trop loin dans la bouche il a ce réflexe qui se déclenche et moi qui pensais que mon sein le dégoûtait, on a fait 2 séances d’ostéopathe et le problème était réglé).

À partir de là à la maison c’était “Open Nibar”

Je ne comptais pas les heures passées les seins à l’air et en peau à peau avec mes bébés. Des journées entières.

Merci à mon homme de m’avoir nourri pendant ce temps-là.  Et de s’être occupé du reste.

C’est ainsi que petit à petit on a pu supprimer les compléments pour les deux Jujus.

Je suis passée en allaitement exclusif ensuite. D’abord pour J1 et deux semaines plus tard pour J2.

Un réel bonheur. Avec mes 85B oui je pouvais nourrir deux bébés. Assez de lait pour des jumeaux. Les doutes s’estompaient au fil des jours.

Je suis passée par des difficultés mais j’ai aussi la chance d’avoir un entourage qui ne m’a jamais mis la pression et à toujours suivi mon envie et mon besoin d’allaiter mes bébés. C’est ce qui m’a permis sûrement de tenir car c’était galère pendant quelques mois.

Ne jamais lâcher.

Chaque problème a sa solution.

Ne pas culpabiliser de délaisser le reste.

Il faut de la patience et de la persévérance. Et ne pas hésiter à faire appel à des gens compétents pour nous aider. Et surtout ne pas croire tout ce que le corps médical veut nous faite avaler.

Aujourd’hui ils ont 8 mois et on est pas prêt de s’arrêter.

To be continued

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Alice, Agathange (mon fils) Maximilien (je mentionne mon mari, vu qu’il s’est beaucoup et longtemps investi et qu’il m’a soutenu sans faille dans les pires moments).

Agathange est né le 1er janvier 2016. Je l’ai allaité pendant 16/17 mois.

Cinq jours de lutte à la mater pour qu’on arrive à mettre en place les tétées. Mon plus gros enjeu car j’avais pris 6 mois de congés pour pouvoir allaiter complètement.

Freins non détectés à la naissance, coupés un peu tard au laser, a nécessité une rééducation. Faible prise de poids de départ, changement de mauvais pédiatres (en PMI et cabinet), la véritable épreuve de mon allaitement aura été la récurrence des mastites. La 1ère après 1 mois 1/2, la seconde 1 mois plus tard, j’ai passé tout le reste de mon allaitement à drainer mon lait (mauvais réflexe d’éjection, inflammation, surproduction et blocages) quasi quotidiennement avec mon mari après la tétée du soir de 11 à 17 mois environ.

Seul point positif, j’ai pu faire de gros stocks en vue de ma reprise et Loulou a bien profité !

C’était très dur par moments, mais rien comparé au bonheur de partager tout cet amour et de constater à quel point il était reçu goulûment.

Je ne regrette rien et recommencerais demain si cela était possible.

Allaiter est la plus belle chose que j’aie pu faire de toute ma vie.

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Petit L est né, notre deuxième trésor, pour sa grande sœur malgré l’envie,  les convictions,  la volonté… le manque de soutien et les conseils plus que néfastes ont eu raison de son allaitement,  qui pourtant, avec le recul,  se passait sous les meilleurs hospices (surtout quand je compare avec l’allaitement de son frère ou j’ai enchaîné les complications)

Donc petit L arrive, de manière douce, à la maison dans l’eau, la mise au sein se fait dans l’heure après sa naissance, il prend un peu, sous le regard de notre sage-femme, mais la fatigue aidant il peine à ouvrir la bouche,  et s’endort.
Les premières tétées se passent ni bien ni mal, il y a toujours cette difficulté à bien saisir le sein, mais il semble prendre ce qu’il lui faut,  le poids remonte bien,  ma sage-femme vérifie la position quand elle passe nous voir,  mais j’ai quelques douleurs qui commencent en fin de journée,  nous sommes à j3, ça s’intensifie durant les tétées suivantes, puis en dehors des tétées,  puis jusque dans l’omoplate et parfois sous l’aisselle,  un coup de fil à ma sage-femme qui me pose des questions pour me dire que ça ressemble à une candidose,  je vais passer la journée à écumer les pharmacie, ils brilleront tous par leur ignorance en allaitement,  entre celle qui me dit de faire une pause le temps que ça guérisse,  celui qui ne connaît même pas la candidose mammaire et ne comprend pas où est le problème,  et impossible de me procurer du violet de gentiane…
Sur ces entre-faits les tétées sont super douloureuses,  les crevasses sont importantes,  rdv ostéopathe pour aider bébé à bien ouvrir la mâchoire car c’est un peu serré,  on parle des douleurs par chance pour moi mon ostéo a eu une candidose durant son allaitement,  elle a dû violet de gentiane, elle me le donnera, je suis soulagée,  elle travaille bien sur mon fils,  me montre la position biological nurturing qui m’aidera bien par la suite.
Dans la foulée je vois ma sage-femme qui travaille dans le même cabinet,  elles me parlèrent du frein de langue bien serré type 1 avec la langue en cœur,  que c’est cela qui cause vraisemblablement les crevasses.
OK j’ai une piste. Je reprends espoir car les tétées sont hard, mon homme doit m’aider à chaque fois, car j’appréhende la douleur donc je me recule,  ce qui est pire car bébé attrape juste le bout,  lâche, reprend… Je pleure,  je serre les dents,  les poings,  c’est dur mais la frénectomie va nous aider.

Rdv orl le lendemain matin,  bébé a 7jours.  Frein sectionné. Je constate qu’il y a du mieux, la candidose semble guérie,  petit L ouvre mieux la bouche,  on exerce sa langue,  il faut qu’il désapprenne sa façon de tétée acquise pendant des mois in utéro…

J’ai toujours bien mal mais je tiens car ça va vite passer,  normalement…

J11 les douleurs sont toujours là,  sans cesse,  je redoute chaque tétées,  je guette le moindre signe d’éveil,  je vis mal de donner la tétée à contre cœur,  j’y vais à reculons,  et serre les dents jusqu’à ce qu’il termine,  impossible de parler,  de lire,  je ne peux me concentrer sur rien tant je suis clouée par la douleur.
Une amie longue allaitante m’appelle,  je raconte,  elle me met en contact tout de suite avec son ibclc, celle-ci me reçoit 2h plus tard, je suis confiante,  j’en attends beaucoup,  peut-être trop.  Elle observe une tétée, position visiblement ok, elle me prescrit une crème (melectis) me fait une séance d’indiba pour aider à la cicatrisation.  Bébé réclame donc on va voir la mise au sein, là je vais un peu déchanter, elle va me faire m’installer de manière très confortable certes mais me disant que bébé peut attendre l’important c’est que je sois à l’aise (je n’approuve pas… Et clairement chez moi je ne peux pas m’installer ainsi à chaque fois) résultat petit L impatient saisit le sein comme jamais, je bondis et elle nous maintient quelques secondes avant de me dire d’arrêter. J’ai super mal.
Elle me donne un bout de sein.  Je ne veux pas franchement l’utiliser, je connais les risques de confusion ma grande en ayant fait les frais avec le biberon, et je ne veux pas ne plus pouvoir me dépêtrer de ces machins par la suite.  Mais elle me dit que non c’est juste le temps de la cicatrisation.
Soit, je repars déçue et allégée de 110euros.
Je pleure un bon moment dans ma voiture, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais,  je ne veux pas utiliser de bout de sein.
Bébé va téter, je n’en peux plus de cette douleur et je mets ce fichu truc en plastique entre lui et moi.
Alors oui, force et de constater que ça calme la douleur, un peu. Sur le coup ça me permet de donner le sein sans pleurer même si j’ai toujours un peu mal, car bébé pince.  Je cicatrise en une semaine  Bébé reste longtemps au sein, s’endort, réclame, dort beaucoup… J’enlève les bds, en 3 tétées les crevasses sont de retour, et les douleurs en puissance.

Bébé a 3semaines, retour chez notre super ostéo,  mon fils pince,  ne se ventouse pas comme il faudrait et donc se maintient au sein en serrant les gencives,  et là clairement les bouts de seins n’ont pas aidé. Il aspire le téton au lieu d’ouvrir grand,  les douleurs sans bout de sein sont affreuses,  je commence à vraiment désespérer d’avoir si mal, même avec les bout de sein c’est guère mieux et bébé qui reste de plus en plus longtemps au sein.
Mais le coup de grâce va être à la pesée, cassure dans la courbe de poids, bébé a perdu. et là après questions de ma sage-femme sur l’allaitement ces derniers jours,  j’apprends que les bds ne permettent pas une bonne stimulation,  que bébé reçoit à peine 50%,  et que donc il va rester plus au sein,  réclamer plus pour avoir au final le minimum, et que de ce fait ma lactation va nettement baisser. Je vais devoir compléter au dal, il faut qu’il reprenne du poids,  je dois tirer mon lait pour relancer ma lactation,  bébé est non stop avec moi au sein ou endormi sur moi, je suis fatiguée,  vidée de ce mois de galère, j’ai peur du complément que ça induise un sevrage avec une confusion entre le débit avec et sans le dal,  je suis anéantie, les douleurs sont toujours là aussitôt que j’enlève les téterelles rebelote les crevasses.
Je suis à bout, tout le monde hormis mon homme,  me dit d’arrêter,  de la passer au biberon, que je m’acharne, que je suis égoïste de lui faire subir tout ça (c’est vrai moi je ne subis pas depuis 1mois).
Un soir ma sage-femme m’appelle et me parle frein de lèvre,  je regarde ça me semble cohérent,  je cherche des informations sur le sujet,  ça correspond,  douleurs,  bébé qui ne ventouse pas, pince. Allé j’appelle l’orl, vacances, le rdv sera fixé 12jours plus tard.
Bébé approche des 2mois,  toujours les douleurs, je ne sais pas comment mais je tiens bon, les crevasses qui craquent dès que j’enlève les téterelles.
L’entourage qui se permet 36 conseils, avis, jugement.  J’en ai marre, mais tant pis,  je ne suis plus à ça près.
Jour J, Elle coupe. Je sens tout de suite un mieux dans sa prise, même s’il pince encore.

Je veux virer les bout de seins absolument ! maintenant que les freins sont coupés je pense qu’on a trouvé la cause du problème et donc plus besoin de panser le problème (car clairement les bouts de seins sont juste un pansement,  ils ne règlent pas le fond de la chose)
Moi je veux me passer de ces trucs, mais petit L ne l’entend pas de cette oreille maintenant,  il ne veut plus du sein nu,  et hurle dès que je lui propose le sein sans les téterelles,  je me retrouve désemparée face à mon fils qui refuse le sein, je fais quoi,  je capitule et remet le bout de sein,  au risque de ne jamais pouvoir m’en passer ? Je m’obstine ?
Vont commencer les plus longs jours de cet allaitement,  proposer aux premiers signes,  tout le temps même s’il refuse,  tirer pour stimuler,  donner ce que j’ai tiré au dal,  puis compléter aussi,  proposer encore et encore,  ainsi de suite pendant 10 jours jusqu’à ce qu’il accepte de reprendre le sein systématiquement sans pleurer.

Je suis passé à deux doigts de l’arrêt pur et simple de l’allaitement à cause de ces bout de seins.
Et dans tout ça l’ibclc m’a juste laissée me dépêtrer avec ça,  ne m’ayant jamais expliqué les risques,  ni comment s’en passer une fois qu’on avait commencé. N’ayant à aucun moment cherché la cause des douleurs. Car si j’avais su cela à l’avance, le temps que ça allait prendre, ce que ça allait engendrer à côté, j’aurai opté pour tout sauf pour les bouts de sein !
Au final j’aurai eu quasiment 3mois de galères totales,  maintenant bébé a 3mois et demi,  les tétées ne sont plus douloureuses,  mais ma lactation a pris une grosse claque,  et je travaille encore à bien la lancer, et la maintenir.
Petit L est toujours allaité à la demande, la courbe a repris sa course.  Nos tétées ont de longs jours devant elles maintenant, et fort heureusement, vu ce qu’on a traversés je ne suis pas prête d’arrêter maintenant !
Aurore maman de L. 3mois et demi d’allaitement,  non sans mal, et toujours en cours !!!

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Ça fait aujourd’hui 4 mois que j’allaite ma fille. Avec des débuts compliqués. A la mater j’ai était plutôt bien renseigné mais malheureusement j’ai eu des crevasses. Une aide-soignante m’avait alors donné des bouts de sein, pour “laisser le temps de cicatriser”. Au bout de 2 jours une autre est venue me voir, et m’a fait réessayer sans, me disant qu’avec les crevasses les deux trois 1ere succion j’aurais mal mais il fait tenir bon si bébé a une bonne position ça ne doit pas me faire mal tout au long de la tétée. Alors j’ai lâché les bouts de seins. Suite à Ça, une infection s’est déclaré, crevasse jusqu’au sang sur le sein gauche, très douloureux… Et vient mon rdv à la pmi. L’infirmière me dit qu’il fait que je me repose beaucoup, et que si la douleur persiste il faut que je consulte.

Le soir même je monte à 38.8 de température. Et je me rend compte également que j’ai une petite infection vaginal. Ça me pique, me brûle. . Et mes glaires sont épaisse et jaunâtre. Je décide donc d’aller chez mon médecin, mais celui ne peut le recevoir avant 3 jours. Alors c’est un autre médecin qui me reçois.

Catastrophe, même mon conjoint a gueulé. Elle me dit que c’est sûrement juste un engorgement et que je ne dois pas m’inquiéter. Hors J’avais vu sur le groupe certain témoignage ou je me retrouvais … Et on m’avait conseillé de consulté rapidement si jamais il y avait apparition de fièvre. Mais ce médecin, qui entre nous n’est pas du tout pour l’allaitement me conseille d’arrêter de faire téter bébé et quelle ne voit pas le rapport entre un souci vaginal et une mastite. . enfin je ressort avec juste du doliprane et une crème vulgaire. ..

Le lendemain c’était pire, j’ai une énorme boule au sein qui ne part pas à la tétée et qui me fait horriblement mal. En tirant j’ai l’impression d’avoir du pus qui sort. J’appelle donc ma sage-femme et lui expose mon souci elle me dis qu’il ne fait pas attendre et me prend rdv avec le médecin de son cabinet l’après-midi même.

Résultat Super médecin !!! Elle palpe mon sein, le masse et fait sortir du lait qu’elle met sur du coton. C’était du sang puis du pu qui en sortait…. aussitôt sous antibiotique pendant 10 jours . Elle me dit qu’un abcès c’est formé sûrement du a un canal bouché mais il a dû se percer tout seul et s’évacue. En 2 jours la douleur avait plus que diminué ! Et la tétée redevenait agréable.

J’ai mis bébé au sein ++ en position de la louve pour bien déboucher les canaux et éviter encore des soucis. En tout, les douleurs et les galères ont durée presque 3 semaines. 3 semaine ou je souffrais tellement que j’ai voulu abandonner tous les jours. Mais j’ai tenue bon et surtout j’ai pas lâché au niveau des médecins.

Après pour couronner le tout comme si ça n’était pas suffisant, au 2 mois de Bébé, j’ai dû m’absenter 2 jours pour une hospitalisé, et ma belle-mère a acheté un biberon et a donné mon lait dans un biberon, car soit disant la tasse à bec c’est “galère”. Résultat quand je suis rentré ma fille ne voulait plus de mon sein. J’ai passé une semaine en enfer. Avec des hurlements surtout le soir. Mais c’est pareil grâce aux conseils du groupe j’ai pas lâché. J’ai proposé le sein dans les moment calme quand elle n’avait pas trop faim. Peau a peau ++ et lune de miel avec bébé. Ça nous a permis de nous retrouver.  Aujourd’hui tout se passe a merveille. Bébé tète très bien, adieux les douleurs, adieux l’exaspération, ce ne sont que des moments magiques !! Ma fille grandit très bien et grossit bien. C’est nos moments a nous, notre complicité 😉
Mon objectif était d’aller jusqu’à 4 mois, les 4 mois ont étaient atteint le 9 octobre et prochain objectif 1 an 😉

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Donc mon témoignage… il faut savoir que mon conjoint et moi désirions un enfant depuis plusieurs années… tous les mois j’étais déçue et je tombais peu à peu dans une genre de dépression… puis un couple d’amis nous a envoyé chez un spécialiste de l’infertilité conjugale et c’est avec les résultats que nous avons découvert que mon conjoint était à la limite de la stérilité… Apres 3 inséminations ma princesse s’était installée dans mon ventre enfin ! Arrive le mois de Janvier, j’étais a 6 mois de grossesse, j’ai failli perdre ma fille à cause d’une fissure de la poche, alitée jusqu’à la fin, j’ai tenu jusqu’à 39sa… j’ai toujours dit que j’allaiterai ma fille, mais une fois qu’elle était née. La puéricultrice qui m’as mise Anna au sein la première fois a été très brute et au final ma fille a mal tété dès ce moment là… j’avais les mamelons à vif… je me suis résignée, voila le baby blues qui arrive ! Je n’arrêtais pas de pleuré car je ne pouvais pas allaiter ma princesse… une fois rentrée à la maison je n’avais plus aucune douleur, la sage-femme est venu à la Maison pour voir ma fille et pour la peser et bon je lui ai demandé si elle pouvait me mettre Anna au sein vu que je n’avais plus mal… et là c’était le début d’une magnifique aventure qui commençait ! Chaque mise au sein est un pur bonheur, j’aime tellement quand elle tète et me sourît en même temps.

 

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Je me présente, (je m’appelle henri.. lol) Shaimae 23 ans et maman de Safiya née le 17 mars 2017. Je vous explique un peu le contexte dans lequel est née ma fille. C’était une grossesse à risque, j’ai eu des contractions à partir du 4ieme mois en chopant l’uréaplasma et j’ai donc accouché avant terme en étant hospitalisée pour faire mâturer les poumons. Ma fille s’est donc retrouvée en néonatalogie parce que ses poumons ne se sont pas déployés à la naissance. La première chose que son estomac a dû digérer était du sucre donné à la seringue car hypoglycémie oblige. Je n’ai pas réussi à faire la tétée de bienvenue parce que ma fille ne savait pas ouvrir la bouche ( j’ai tenté +- 4 h après la naissance mais échec). Il faut savoir que j’étais dans un hôpital dit “ami des bébés” et donc qu’ils sont pro-allaitement. Le souci c’est que je n’ai eu aucune aide pour la mise au sein. Tout le monde était occupé en néonat et on me donnait ma fille en main et je devais me débrouiller. Je n’y arrivais pas du tout du tout (j’avais des crevasses à sang). Le téton lui glissait de la bouche et elle suçait le bout ce qui fait qu’au bout de +- 24h, une sage-femme m’a dit écoutez il faut mettre des tèterelles parce que vous avez le téton pas assez long pour qu’elle puisse l’attraper. Les tèterelles, je les posais et je donnais le sein ce qui faisait que le téton frottait les parois et là, la descente aux enfers commençait. J’ai eu des crevasses mais des crevasses … je suis rentrée chez moi, j’ai tenue 12jours comme ça à tenter de soigner mes crevasses avec des compresses au lait maternel, du mepilex, flammatule, lanolin .. mais en allant consulter aux urgences parce que je n’en pouvais plus la dame me dit vous avec une mycose à cause du fait que cette zone était toujours humide et les plaies ouvertes. Donc traitement au fucidin et j’ai commencé à tirer et à donner à bébé à la seringue… j’ai fini avec un engorgement qui s’est terminé en mastite.. j’ai passé des journées entières à masser sous la douche et la technique du verre chaud). Après avoir soigné un peu mes crevasses, je remets bébé au sein et là……. PAFFF j’ai mon petit bout de téton qui saute . J’ai perdu un bout du téton, je suis marquée à vie. On pourra dire qui j’y ai donné corps et âme!!!!! Après les crevasses, ça allait mais j’avais toujours mal quand elle tétait et hors tétée c’était atroce et mes tétons étaient mauves/ gris je sais pas. J’ai pris rendez-vous avec une conseillère en lactation. Et elle me dit madame vous avez une candidose (je me disais rho punaise on sait enfin pourquoi j’ai autant mal je vais pouvoir me reposer après le traitement). Là je suis sous Diflucan avec une dose charge et puis la dose quotidienne..finalement ça passe. J’ai vu 5 ostéopathes qui sont tous catégorique ma fille à la mâchoire déviée et doit être suivi par un chirurgien maxillo-facial. Apparemment faut attendre qu’elle grandisse pour voir si c’est opérable. En attendant les tétées ca va toujours pas. À côté de la douleur physique, il y a cette douleur psychologique que je n’arrivais pas à gérer. Ma fille était super difficile. Elle pleurait sans cesse et poussait comme si elle était constipée à longueur de journées. Elle a du reflux et est intolérante au protéine de lait de vache (analyse par prise de sang et je suis en éviction stricte). Je n’arrivais pas à me reposer et bien sûr ne pouvais compter sur monsieur qui bosse dur jusqu’au soir. Je ne sais pas si c’est le début de parcours chaotique ou alors c’est vraiment pas mon truc. Mais je déteste allaiter . Paradoxal diriez-vous puisqu’en j’en suis à 7mois. Je suis agacée quand je donne le sein, je veux vite terminer la tétée. Je ne ressens pas cette explosion d’amour en lui donnant le sein. Pour moi c’est vraiment “je lui donne à manger et voilà quoi.” Alors je me force parce que je sais que c’est ce qu’il y a de meilleur pour ma fille Alors je voulais dire à toutes les mamans qui allaitent que c’est naturel mais ça s’apprend. Et parfois c’est pas tout beau tout rose mais le jeu en vaut la chandelle. J’espère que ca se passera mieux pour toutes les mamans et je vous souhaite bien du courage pour cette folle aventure qu’est l’allaitement

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6 mois d’allaitement dans une semaine. Les difficultés ? La fatigue la nuit et ne pas pouvoir se faire remplacer… c’est tout !!! Des douleurs les deux premières semaines mais c’est tout. Sommeil entrecoupé , réveils jamais aux mêmes heures donc pas possible de s’habituer, difficulté de se rendormir une fois levée… J’ai essayé le cododo mais c’est pire je n’arrive pas du tout à dormir…! Et comme j’ai dis, avec l’allaitement on peut pas passer le relais… Sinon que du bonheur.

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Je n’avais jamais pensé à l’allaitement avant d’être enceinte. Mais dès que j’ai su que je portais la vie, c’est devenu une évidence.
J’ai essayé de me renseigner sur internet, mais je trouvais les informations assez sommaires.
L’entourage me disait : “Oh la la, tu verras c’est fatigant !!!!”, ou “Tu vas avoir mal au moins pendant un mois ! Bon courage pour les crevasses !”,
“Je connais machin, elle a pas réussi à allaiter” etc. C’était pas très encourageant, et je me demandais pourquoi autant de femmes n’arrivaient pas à faire
la chose la plus naturelle du monde : nourrir son enfant au sein ?!
Malgré ça, je me disais “On verra bien”.

Pour remettre les choses dans son contexte, mon petit Maël est né par césarienne le 17 avril 2017 à 14h51, il aura 6 mois demain (déjà !).
J’ai très mal vécu cet accouchement, car pour moi je n’ai pas accouché.
Tout se passait très bien, mais au bout de 8h de travail et après m’avoir fait pousser 3 fois, on me dit “il descend pas, hop césarienne”.
Bébé et moi n’étions pas en danger, et je me demande encore si c’était pas une césarienne de convenance (pour eux).
Bref revenons à nos moutons !

Après 2h passée en salle de réveil où j’étais incapable de parler, incapable de bouger et toute tremblante à cause du traumatisme que mon corps avait subi, on m’emmène enfin dans une chambre de soins… où il y avait déjà une patiente ainsi que sa famille…
Shootée, fatiguée, désorientée, je n’avais envie que d’une chose…: voir mon bébé.
Aucune infirmière, personne pour me donner mon bébé, personne pour me le mettre au sein. Rien.
Mon chéri me le dépose dans les bras. Qu’il est beau…
C’est bien plus tard, en rentrant chez moi que j’ai compris que ça n’était pas normal. Pas de mise au sein, pas de tétée de bienvenue…
La première tétée s’est faite à 1h du matin dans la pénombre par une puéricultrice qui est restée 2 minutes. Le temps de mettre bébé au sein, et de m’entendre dire
qu’on avait remarqué avec papa que bébé avait un frein de langue. “Ah bon ? Bah faudra voir ça avec une sage-femme” et elle est partie.
Forcément, Maël avait lâché le sein à peine elle avait passé la porte… J’ai essayé tant bien que mal de le remettre au sein et
finalement le lendemain matin j’avais déjà des gerçures. L’infirmière me dit : “c’est normal, dans le noir votre bébé était mal mis”.

J’avais très mal à la cicatrice, et durant notre séjour à la maternité, je n’arrivais pas à me lever et me coucher seule, et encore moins
prendre Maël dans les bras toute seule… Il a donc passé 4 nuits sur 5 à la nurserie et les puéricultrices me l’emmenaient lorsqu’il avait faim.
La plupart du personnel soignant était inutile et antipathique. Ils minimisaient ma douleur, nous faisaient sentir
qu’on les dérangeait, et me faisait culpabiliser d’avoir aussi mal. Ce n’était pas normal de ne pas être sur pieds !

Le deuxième jour, j’avais des crevasses et un bébé qui pleure. Je ne savais pas quoi faire. J’avais mal… et j’étais épuisée.
La tétine et les compléments sont entrés en jeu… #heartbreaking
Les compléments ont été donné juste une nuit pour que je me repose, et que je soigne ma poitrine. J’avais des cloques, des croûtes… Beurk !

Au bout du compte, Maël avait perdu 10% de son poids mais nous avons quand-même pu rentrer chez nous le 5ème jour.
Le moral allait mieux, et papa toujours prêt à m’aider afin de mettre notre fils au sein.
Pendant de nombreuses semaines, j’avais mal aux mamelons, et j’appréhendais chaque mise au sein. Mais… à force d’entendre que l’allaitement faisait mal, je trouvais ça normal.

Finalement, un jour de juin, je tombe sur un groupe Facebook spécialisé dans l’allaitement.
J’y apprends énormément de choses en très peu de temps grâce aux témoignages de mamans.
Confusion ? Allaitement à la demande ? Hein… quoi ? Crevasses, mastites, RGO…
Bah dis donc, il en existe des choses.
Ni une ni deux, adieu la tétine, et nichons à volonté.
J’ai eu de la chance, Maël n’a jamais réclamé cette satanée sucette, et n’a pas fait de confusion.

 

A ses 3 mois, Maël a commencé à nous faire des vomito en jet… Pour le pédiatre c’était normal. Ok pourquoi pas.
Sauf que ça a continué… A la visite des 4 mois, il me dit la même chose… Comme Maël avait toujours des périodes de “JETsetter” j’ai décidé de faire une éviction des
PLV. Et ça s’est calmé ! A la visite des 5 mois, le pédiatre nous dit “Au fait, vous m’aviez dit qu’il ne régurgitait pas beaucoup hein ?”. On a failli avoir un fou rire !
Quel clown !

Il y a aussi un côté de l’allaitement dont je n’ai pas pu profiter tout de suite à cause de la césarienne (rétablissement assez long autant physique que psychologique..),
c’est le cododo ! Hé oui, je n’arrivais pas à me coucher sur le côté sans ressentir de fortes douleurs.
C’est finalement, aux alentours de ses 4 mois que j’ai pu réellement nous en faire profiter ! Si on enlève le mal de dos, bah c’est vraiment que du bonheur de pouvoir dormir avec son bébé.
J’adore voire ce petit être blotti contre moi, et ça m’arrange de ne plus avoir à me lever !!

Comme beaucoup de mamans, j’ai eu mon lot de remarques et de perles.
“Machin a de gros seins donc elle aura plus de lait”
“T’as pas pris beaucoup de seins, t’as assez de lait ??”
“T’as encore du lait ??”
“Il a encore faim ?”
“Il est encore au sein ? Il dort ? Il mange ?” Non il danse la macarena
A un repas de famille, bébé dans les bras presque tout l’après-midi (Ca ne m’étonne pas trop, il y a plein de monde, et perso je préfère ça que de le voir passer de bras en bras
comme s’il s’agissait d’une peluche.), on me demande comment je fais pour SUPPORTER ça.
Il y a aussi le faaaameux biberon d’eau, ou d’eau sucrée. Je parle même pas du pédiatre sponsorisé par Novallac, pour qui tout est de la faute du lait maternel
(selles vertes et glaireuses, vomissements etc.)
Ah et l’une des pires remarques/perles : après un an c’est malsain. Et allaiter un enfant de 3 ans pourrait avoir des conséquences sur sa santé mentale.

Pour moi, le plus dur dans l’allaitement ce sont les autres. Les mauvais conseils, les légendes urbaines, les remarques déplacées, voire blessantes… Parfois j’ai l’impression qu’on cherche à me culpabiliser
de trop le porter, trop l’avoir avec moi, trop le mettre au sein, être TROP présente.

Cependant, je ne suis pas prête d’arrêter car j’adore allaiter mon bébé. J’aime ce moment de partage, j’aime lui donner le meilleur, j’aime quand il me regarde en souriant.
J’aime quand son papa nous regarde d’un air attendri. Et puis c’est tellement pratique !
Le plus important, faire confiance à son bébé, avoir confiance en soi (au moins en ce qui concerne l’allaitement) et avoir quelques personnes qui nous soutient.
Merci à mon bébé, et son papa de me faire confiance !

Aussi, je tiens à remercier toutes les mamans d’un groupe de soutien sur facebook. Vous avez sauvé de nombreux allaitements, et je me demande tous les jours comment vous faites pour tout concilier, et aider toutes les mamans qui ont besoin de vous ! Vous êtes de super mamans.

 

 

 

 

 

 

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Savoir pour pouvoir – guide des galères d’allaitement

C’est un très long article, je n’ai pas pu faire plus court. Il est accompagné de photos de mamans qui ont elles-mêmes traversées des difficultés, et soulignent à quel point allaiter est merveilleux, mais pas toujours simple.

Je les remercie du fond du cœur pour leur participation. Il sera publié sous peu un album photo regroupant les photos et un article avec leur superbes témoignages.

I Perte de la culture d’allaitement, causes et conséquences

II Les cinq catégories d’obstacles rencontrés

III Le démarrage de l’allaitement : une épreuve de force

IV Savoir pour pouvoir : Les problèmes mécaniques

V Les mythes

VI Où, comment chercher de l’aide

Glossaire

 

 

 

I Perte de la culture d’allaitement, causes et conséquences

Dans nos sociétés d’aujourd’hui, l’allaitement, la norme biologique, est beaucoup moins pratiqué qu’il l’a été. Peu de bébés sont allaités jusqu’au sevrage naturel, peu de femmes décident d’allaiter à la naissance de leurs enfants et continuent à le faire.

Mais il y a des femmes qui désirent allaiter, et le font. Et qui sont souvent découragées dans leur projet d’allaitement et rencontrent de nombreux obstacles sans obtenir l’aide nécessaire. Pourquoi ?

Il y a une perte flagrante de la culture d’allaitement.

On connaît peu de femmes voire aucune qui n’ont allaité.

On ne reçoit pas de soutien des professionnels de la santé, ou très rarement.

Lorsqu’ on a un problème d’allaitement, on n’a personne vers qui se tourner.

Personne ou presque ne sait nous aider, on ne sait pas où aller chercher de l’aide.

On se sent seule. Face à une montagne insurmontable.

J’ai déjà vu une femme qui pensait que la leche league était un mythe et n’existait pas vraiment. Pour de vrai.

Mais aujourd’hui, il y a des femmes qui n’ont jamais vu un bébé qui tête.

ELLES NE SAVENT PAS CE QUE C’EST.

On en est rendu à ce point-là.

On ne connaît plus la norme biologique.

Pourtant, allaiter en général ce n’est pas si simple, à quelques exceptions près. ET on a besoin d’aide et d’être rassurée.

Allaiter c’est un véritable parcours qui peut être semé d’embûches.

Et allaiter, pouvoir allaiter dans de bonnes conditions est important.

Beaucoup de mamans, contrairement à ce que l’on pense, sont prêtes à le faire malgré les difficultés éventuelles. Il faut les aider au lieu de leur dire qu’elles n’ont qu’à renoncer et donner un biberon de lait artificiel. Il faut leur dire que oui, il y a des solutions. Que oui qu’elles peuvent continuer. Que oui, on va les aider. Que oui, elles ne sont pas seules, d’autres sont passées par là et s’en sont sorties.

Pourquoi la perte de cette culture de l’allaitement ?

C’est le long et efficace travail des lobbies, qui ont un seul objectif. Vendre. Pour cela il faut convaincre les populations des cinq continents que leur poudre vaut le lait maternel, voire le surpasse. C’est tout simplement scientifiquement faux.

Mais aussi convaincre les mamans que l’allaitement fait d’elles des esclaves de leurs bébés. Qu’allaiter c’est trop d’efforts pour pas grand chose.

Et détruire peu à peu les ressources et l’aide dont elles ont besoin, dont elles devraient pouvoir bénéficier, au même titre qu’une consultation chez un docteur.

Que plus personne ne soit formé correctement dans les hôpitaux.

Rendre difficile et coûteux l’accès à un professionnel qui a de réelles qualifications en allaitement.

Pire. Que plus personne ne s’intéresse vraiment à l’allaitement.

De faire croire qu’allaiter est obsolète. Du luxe. Une lubie passagère. Un truc pour les hippies.

Ils y parviennent très bien.

Et vendent. Leur poudre et les accessoires qui vont avec, biberons, tétine.

Allaiter n’est pas gratuit. Cela demande un investissement considérable et du temps de la part de la mère. Mais ce n’est pas profitable pour eux.

On ne sait plus aider les mamans. On pense que les accompagner dans leur projet est une perte de temps. On pense qu’elles sont capricieuses et s’acharnent.  On ne veut plus les aider. On les laisse seules face aux interrogations et aux difficultés. Et pourtant.

Allaiter est important. Crucial.

Pour la santé de la mère et de l’enfant,

Pour l’équilibre psychique et émotionnel des deux,

Pour le développement cérébral,

Pour le lien d’attachement,

Pour le développement du lien de ce nouveau noyau familial comprenant le papa et la fratrie,

Pour la société.

Un bébé demande à être allaité, c’est un besoin.

Cela l’aide à devenir un citoyen de ce monde.

 

Pourquoi parler des difficultés ? parce que les connaître, être informée ne décourage pas les mamans qui ont à cœur d’allaiter. Cela les arme et les prépare aux différentes éventualités. Les rassure et leur permettent de savoir où chercher de l’aide. D’être patientes. De s’en sortir. De continuer à allaiter, et cela dans de bonnes/meilleures conditions.

Pourquoi avoir peur d’informer ? C’est le manque de connaissances qui fait échouer. Lorsque l’on sait, on peut s’accrocher davantage. Les femmes et les mères ne sont pas des personnes faibles, mais elles sont dotées de courage et d’une incroyable résilience. 

La perte de la culture de l’allaitement signifie :

  1. Ne pas savoir quels sont les difficultés techniques de l’allaitement, et comment y remédier, donc une difficulté supplémentaire pour la maman.
  2. Un manque de soutien et de l’incompréhension
  3. Un manque d’aide de qualité de la part des professionnels, lors du démarrage et de problèmes
  4. Des représentation complètement déformées de ce qu’est allaiter dans la société en général.

Rappel : comment est fabriqué le lait maternel  http://kidiscience.cafe-sciences.org/articles/comment-le-lait-arrive-dans-les-seins-des-mamans/

 

II Les cinq catégories d’obstacles rencontrées

Ces catégories s’entremêlent et se peuvent se cumuler

  1. Les problèmes mécaniques qui gênent le transfert ou la production de lait
  2. Les représentations qu’à la mère de l’allaitement et sa confiance en elle
  3. Le cercle proche : amis, famille, collègues qui entretiennent les mythes, se permettent des réflexions
  4. Le cercle médical : tous les professionnels accompagnant mamans et bébés non formés, qui ne savent pas comment apporter de l’aide et/ou s’opposent à l’allaitement et/ou entretiennent les mythes.
  5. L’inconscient collectif présent dans la société : où se trouve la norme, ce qui est accepté/toléré en public ou non (exemple : donner le sein est choquant, donner un biberon ne fait réagir personne)

Donc vous avez les problèmes ‘mécaniques’ de la maman louve et du louveteau (malformation, blocage physiques, gueule pas assez ouverte), ce qu’il se passe dans la tête de la louve (j’ai assez de lait, etc), l’idéologie de la meute, et le soutien ou non des loups-médecine censés apporter de l’aide médicale, amener la guérison et qui sont considérés avec respect par le reste de la meute. Et la culture de la meute. Ce qui est considéré comme pratique normale ou non à l’intérieur de celle-ci.

J’ai choisi les loups car ce sont des mammifères, et ils vivent en meute, comme nous.

C’est une erreur de penser que l’on peut survivre sans les autres. Ce qu’ils font (ou pas), ce qu’ils pensent ou non, leur idéologie a un impact sur notre vie, petit ou grand, mais un impact. Une mère qui allaite a besoin de soutien. Elle a besoin de l’aide de la meute pour le faire sereinement, en particulier en cas de problème.

 

A partir de maintenant, je ne vais parler que du pire qu’il puisse arriver.

Il est possible que la mère soit ‘bien’ entourée, c’est à dire qu’elle ait un entourage qui la soutienne et de bons conseils au sujet de l’allaitement, qu’à la maternité on l’encourage et l’aide à mettre en place l’allaitement, qu’elle rencontre des professionnels favorables à celui-ci et formés, qu’elle ne rencontre aucun. Cela arrive, mais croyez-moi, c’est plutôt rare.

C’est le pourquoi de cet article.

C’en est assez de la mise en miettes de ces mamans qui veulent allaiter.

III Le démarrage de l’allaitement : une épreuve de force

Avant l’allaitement

Avant même d’avoir commencé à allaiter, la maman peut avoir des

  • Des causes ‘mécaniques’ qui l’empêcheraient d’allaiter sur le long terme : dépression, problème de thyroïde non traité, hypoplasie mammaire – mais ces cas sont rares.
  • Des craintes par rapport à ses capacités et le regard des autres : souvent la mère craint de ne pas réussir et ses craintes se basent sur des mythes : de trop petits seins, les douleurs, de ne pas avoir de lait, allaiter est fatigant, la difficulté d’allaiter en public, la peur du regard des autres et les commentaires. Elle fait donc le choix de ne pas allaiter alors qu’elle le souhaite.
  • Des réflexions de la part du cercle proche, qui peuvent renforcer ses craintes et le manque de confiance : tu n’y arriveras pas, t’as pas assez de poitrine, j’avais pas de lait, toi aussi tu n’en auras pas, ça abîme la poitrine
  • Un père qui s’oppose à l’allaitement car il ne souhaite pas que sa femme se serve de ses seins dans leur fonction biologique, et estime qu’ils lui appartiennent. Ou bien parce qu’il est inquiet et pense que cela va le priver de son rôle de père. Ou encore il espère secrètement que l’allaitement échouera, et que sa femme se résoudra à sevrer, pour pouvoir donner des biberons ou bien ne pas partager le corps de sa femme avec bébé.

Une attitude fort curieuse car les seins appartiennent à la maman, à personne d’autre et que c’est à elle de décider ce qu’elle souhaite faire de son corps, et se servir des seins pour allaiter est la fonction biologique de ceux-ci, ni plus ni moins. Cela nous renvoie  à cette absence de culture d’allaitement et à la manière dont le corps de la femme est perçu comme un objet, qui n’appartient plus à celle-ci mais est la propriété des autres, et complètement dénaturé.

Un texte pour les papas : http://mamanlune.com/index.php/2016/09/19/et-le-pere-dans-tout-ca-2/

La meilleure chose qu’elle puisse faire pour pouvoir allaiter c’est prendre soin d’elle, se reposer, se renseigner sur l’allaitement pour savoir reconnaître les mythes et prendre confiance en elle. Elle peut également s’entourer de personnes compétentes qui pourront l’épauler en cas de difficultés, une consultante ibclc, des réunions de la leche league, des organisations de soutien à l’allaitement avec des mamans expérimentées, les groupes d’aide à l’allaitement sur les réseaux sociaux.

On comprend donc qu’une maman peut, avant même d’avoir donné naissance à son enfant, se décourager et renoncer à l’allaitement. Ou partir avec beaucoup de doutes et incertitudes.

 

A la maternité

C’est souvent un moment crucial de l’allaitement et là où malheureusement beaucoup de mamans vont perdre le plus de confiance en elles, et passer à de l’allaitement mixte, ou tirer exclusivement voire sevrer leur bébé. Pourtant, même si ces quelques jours se passent très mal, l’allaitement est rattrapable.

Que peut-il se passer de si terrible donc ? C’est simple. Il est très rare que les équipes de professionnels (sages-femmes, puéricultrices, gynécologue, auxiliaire de puériculture, infirmières, conseillères en lactation) soient formées en allaitement, et il arrive de se retrouver face à une équipe qui n’est pas favorable à l’allaitement en plus de ne rien y connaître. Ils opèrent donc à contre-courant du projet de naissance pour que la mère renonce à l’allaitement, en donnant des conseils menant au sevrage. Et dans cette ambiance anxiogène la maman est facilement découragée.

Les premiers jours post partum sont une période très particulière pour la mère, du fait des changements hormonaux,  et qui peuvent la plonger dans un état d’hyper –émotivité, de fragilité voire de dépression. Tous les changements, la fatigue et les hormones la font se sentir ‘vulnérable ‘ et elle a du mal à s’affirmer face au personnel.

Concrètement comment cela se passe-t-il ?

  •  Des conditions compliquées / mécaniques qui retardent la mise en place de l’allaitement : comme un accouchement qui ne se passe pas comme prévu, une séparation de la mère et de l’enfant, une hypotonie du bébé, des problèmes de succion, une naissance prématurée….Dans ces cas là, comme les autres, il est important d’être entourée et soutenue, et si possible suivie par une consultante ibclc.
  • Les représentations de la mère et le cercle proche : Une maman qui découvre tout ce qu’est l’allaitement et qui reçoit des visites alors qu’elle a besoin de calme et de s’installer avec son bébé pour pouvoir diriger son énergie vers celui-ci. Avec beaucoup de visites, un bébé qui va dormir plus pour se protéger des stimulations ou téter moins, ou être très agité et refuser de téter. De plus la maman ne se sent pas forcément à l’aise d’allaiter lors des visites.
  • Le cercle médical : Une équipe peu favorable à l’allaitement ou pas formée qui pense bien faire mais dont les interventions interfèrent avec l’allaitement. Des conseils contradictoires vont pleuvoir, ils déstabilisent la maman qui essaie d’écouter les besoins de son bébé, nuisent à l’allaitement. Et des pratiques complètement inefficaces seront utilisées pour évaluer l’allaitement.

 

L’équipe va

–  dire restreindre les tétées pour ne pas ‘gaver’ le bébé,

– dire  de limiter la durée des tétées

– dire de donner une tétine pour combler le besoin de succion, alors que le besoin de succion est ce qui va permettre à la montée de lait de se faire justement,

– appuyer sur le sein pour vérifier s’il y a du lait ( ?!?)

– dire de tirer pour vérifier qu’il y a du lait ( ?!?)

– dire que bébé pleure de faim alors qu’il y a du colostrum et q’un bébé peut pleurer pour beaucoup de raisons différentes

– dire que s’il y a des douleurs c’est normal

– donner des bouts de sein pour aider bébé à prendre le sein au lieu de corriger la position

– dire que si les seins sont plats ou petits la mère ne va pas pouvoir allaiter

– pousser la tête de bébé sur le sein, causant un blocage psychologique pour celui-ci

–  proposer un biberon pour ‘soulager’ la mère

– imposer un biberon

– culpabiliser la mère et le père et leur forcer la main pour donner du lait

– parler de sevrage

 

L’équipe ne va pas

– regarder comment bébé ouvre la bouche et les freins,

– dire qu’il faut garder bébé contre soi, faire du peau à peau et le laisser téter

– que s’installer confortablement est important

– que caresser la lèvre supérieure de bébé avec le téton lui fait ouvrir la bouche

– qu’il faut anticiper la faim et proposer le sein sans attendre de l’agitation et des pleurs

– qu’un bébé qui n’a pas faim ne tète pas, s’il tète c’est qu’il a faim

– il n’y a aucun risque de gaver un bébé

– qu’il a un besoin intense de sa maman et de succion, et que c’est parfaitement normal. Ces réflexes l’apaisent et assurent sa survie physique et affective

– dire que bébé pleure aussi pour d’autres raisons que la faim

– expliquer que la montée de lait peut mettre du temps à arriver

– expliquer comment soulager l’engorgement

– aider la maman à positionner bébé pour soulager les crevasses

– dire qu’une tétine et des biberons interfèrent avec le réflexe de succion et l’arrivée de la montée de lait

– dire que la perte de poids est physiologique

– rassurer la maman et l’encourager

– expliquer que seulement dans de rares cas, il est réellement nécessaire de donner des compléments et que ceux-ci peuvent être donner autrement qu’au biberons, et que la maman peut donner son lait si elle arrive à l’exprimer.

La maman est alors livrée à elle-même, voire pire, induite en erreur quant à la conduite de l’allaitement, et dépossédée de sa relation avec son bébé, de sa confiance en elle.

Pourtant il est très rare qu’elle manque de lait.

Il suffit de la rassurer et de lui expliquer que c’est un processus, que bébé risque de beaucoup dormir ou d’être très agité, qu’il va pleurer parce qu’il a besoin de contact, de calme et d’extérioriser l’expérience qu’il vient de vivre. Qu’il faut le laisser au sein autant qu’il le souhaite, faire du peau à peau, qu’il y a des techniques pour positionner bébé et calmer les douleurs de crevasses ou d’engorgement, que d’être perdue est normal, qu’un tire lait ou appuyer sur le sein n’est pas un outil de mesure, que bébé va perdre du poids puis en reprendre à son rythme, qu’un frein gênant se coupe. Que ce n’est que dans de très rares situations qu’il peut être nécessaire de complémenter mais cela après avoir évalué avec attention l’allaitement, et en proposant des systèmes qui évitent la confusion, et permettent à la maman de donner son lait.

Que voir un chiropracteur ou ostéopathe très rapidement peut permettre à bébé de retrouver un équilibre physique important pour pouvoir téter.

Il est rare d’avoir la chance d’être entourée par du personnel formé. Pour savoir si c’est le cas, ce n’est guère compliqué. La mère n’entendra pas de remarques désobligeantes, mais quelqu’un viendra venir s’asseoir à côté d’elle, regarder comment bébé tète, parler, donner des astuces pour repositionner, regarder la bouche du bébé. Aider ne signifie pas proposer une alternative avant même d’avoir évalué comment se passe l’allaitement et d’avoir essayé d’en améliorer les conditions, notamment en rassurant la maman.

Si personne ne s’assure que bébé peut téter correctement, c’est que personne n’est compétent en la matière.

Ils sont parfois convaincus de bien faire mais c’est parce qu’ils n’ont aucune idée de l’étendue de leur ignorance. C’est le cas avec toutes les personnes qui, lorsqu’il y a un problème d’allaitement proposent les bouts de sein, biberons et tétine. Ils ne savent pas quelles sont les conséquences de ceux-ci sur l’allaitement, ou cela ne les intéresse en aucune manière.

Pourquoi ne sont-ils pas formés ? A qui cela profite-t-il ? Pas aux mères c’est sûr.

Les lobbies. Ceux qui vendent et ne profitent pas de l’allaitement.

Ceux qui ont déconstruit jour par jour, la culture de l’allaitement et veulent faire croire à tous que ne pas allaiter n’est pas un problème, car leur poudre vaut le lait maternel. Ils ne veulent pas de personnels qui sachent aider les mamans. Plus d’allaitements, moins de vente, moins de profits.  Convaincre de manière insidieuse la société de l’inutilité de l’allaitement. Que tous voient l’allaitement comme contraignant, restreignant les libertés de la femme, et inutile pour bébé.

Quelques liens utiles pour démarrer

partir du bon pied https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-du-dr-newman/946-feuillet-1-newman-debuts-allaitement

perte de poids de plus de 10% http://mamanlune.com/index.php/2017/05/07/la-perte-de-poids-de-10-a-la-maternite-et-lallaitement-dr-jack-newman/

difficultés de début d’allaitement http://mamanlune.com/index.php/2017/03/23/les-difficultes-des-debuts-de-lallaitement-dr-jack-newman/

prendre assez de lait https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/videos/1253-quatre-videos-reconnaitre-assez-lait

prise du sein asymétrique http://mamanlune.com/index.php/2017/09/01/teter-efficacement-la-prise-asymetrique/

mise au sein https://www.youtube.com/watch?v=2X668Oeg5GE / https://www.youtube.com/watch?v=2X668Oeg5GE

la position biological nurturing

Une fois l’épreuve de la maternité passée, ce n’est pas terminé.

Néanmoins, il y a des maternités où il y a un accompagnement de l’allaitement. Un vrai.

Et je tiens à saluer les merveilleuses équipes qui ont à cœur d’accompagner les mamans dans leur projet, les soutiennent, les encouragent, les informent.

Les premiers mois

La mère rentre à la maison avec son bébé et pleine d’interrogations et possiblement d’angoisses elle va se retrouver à gérer de nombreuses situations ‘seule’

On ne lui aura pas forcément fourni les informations nécessaires pour évaluer si son allaitement se passe bien, rassurer sur ses compétences et elle peut à la fois rencontrer des problèmes techniques, douter d’elle, et recevoir de son entourage des réflexions et remarques qui peuvent conduire au sevrage, ainsi que des professionnels de santé.

  • Problèmes ‘mécaniques’ : son bébé peut avoir des freins, du reflux, des difficultés à ouvrir la bouche, pincer, causer des crevasses, pleurer beaucoup, s’énerver au sein, s’endormir trop vite, avoir mal au ventre, ne pas réussir à prendre le lait gras, espacer de plus en plus les tétées, être allergique… et avoir besoin de juste un petit peu d’aide pour que ça aille mieux. La maman peut avoir un réflexe déjection fort qui peut énerver le bébé, des difficultés à le mettre au sein, mal au dos, rater les signes d’éveil, des engorgements, une candidose, des mastites… qui sont toutes soignables à condition de savoir comment le faire.
  • Les doutes : avec le manque de sommeil et le peu d’informations, la mère va se demander si elle fait bien. Et pourtant elle fait de son mieux. Mais cela lui pèse car elle se sent responsable de tout ce qui lui semble ne pas aller, alors que ce n’est pas le cas. Elle peut penser alors que donner un biberon règlerait ses problèmes et lui enlèverait ce poids. Mais elle est en train d’initier la danse de l’allaitement, dans laquelle elle va trouver petit à petit des marques avec son bébé, de l’aide si elle sait où aller en chercher, et partager de plus en plus de moments de complicité avec son bébé
  • Le cercle proche : le père, la famille peut devenir insistant et réclamer à donner des biberons, introduire une tétine pour ‘calmer’ les pleurs, essayer de convaincre la maman de se séparer de son bébé quelques heures, de se reposer, ou dire que si bébé pleure c’est forcément qu’il a faim, que s’il tète souvent c’est que le lait n’est pas assez nourrissant. Et cela au lieu, de l’aider réellement en la déchargeant des tâches de la maison et d’aller chercher de l’aide et du soutien auprès de quelqu’un de compétent.
  • Le cercle médical : les visites chez le médecin et la pmi (ou tout système semblable) peut être particulièrement éprouvant. On va évaluer si l’allaitement fonctionne. Si c’est le cas, malgré tout, on peut faire des réflexions à la maman en lui disant que son bébé tète trop, qu’il faut espacer. Si l’allaitement ne fonctionne pas bien, on ne lui proposera aucune solution et ne la dirigera pas vers quelqu’un de compétent. On lui dira simplement de donner des biberons de lait artificiel, quitte à en rajouter une couche en la culpabilisant et en lui disant qu’elle affame son bébé.

Allaiter est s’apprivoiser mutuellement avec son bébé, une danse constante, une écoute intense des besoins de ce petit être. Qu’un bébé apaisé au sein est bon signe, que les urines et selles permettent de se rassurer sur la quantité de lait absorbé, qu’un bébé ne pleure pas que de faim mais de peur, d’énervement, de décharge, de besoin de contact. Qu’un sein en libre accès et le remède a bien des mots.

Que souvent la mère a l’impression que cela ne se passe pas bien et que ce n’est pas le cas.

Que lorsque l’allaitement ne fonctionne réellement pas, on il y a de nombreuses choses à passer en revue, notamment si quelque chose interfère avec le transfert de lait et la production de lait, et quelle est la conduite de l’allaitement en place. Que si cela ne va pas il y a de vraies solutions et de vrais professionnels qui seront à l’écoute et de bons conseils.

(un bel exemple de la position ballon de rugby)

IV Savoir pour pouvoir : problèmes mécaniques  

Savoir c’est pouvoir. Pouvoir comprendre ce qu’il se passe, où chercher des solutions et pouvoir remédier aux problèmes. Je ne pense pas que la connaissance doive effrayer. Elle permet au contraire d’agir de manière approprier. Et puisqu’il faudra malheureusement parfois être la personne qui explique ce qu’il se passe au médecin et lui dit quoi prescrire pour que ça aille mieux, autant être informée au maximum.

L’idéal étant de voir une consultante en lactation ibclc compétente. Et toujours de consulter pour avoir un avis médical.

Engorgement : lorsque les seins se remplissent d’une grosse quantité de lait et qu’ils deviennent douloureux ou sensibles. Bébé a du mal à s’accrocher s’il a quelques jours. Dans ce cas appliquer la technique de contre pression pour renvoyer un peu de lait loin de l’aréole. On peut également soulager l’engorgement avec des massages sous l’eau chaude sous la douche, et la technique du verre d’eau qui marche pour certaines femmes. La solution par excellence restant les tétées. Les feuilles de chou dans le soutien-gorge aident à calmer l’inflammation mais peuvent couper le lait donc à utiliser avec modération.

Assouplissement par contre pression https://www.lllfrance.org/1261-assouplissement-par-contre-pression

Technique du verre d’eau https://www.youtube.com/watch?v=OVDx85D5RsI

Feuilles de chou https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-du-dr-newman/980-feuillet-24-chou-herbes-lecithine

Canal lactifère bouché : on s’en rend compte à cause d’une douleur et/ou masse dans le sein. Les tétées ou tirage n’ont pas été efficaces, la position d’allaitement n’est pas idéale et du lait est resté coincé dans le canal et stagne. Il faut masser avec du chaud (sous la douche par exemple), varier les positions d’allaitement. La position ballon de rugby et de la louve permettent un bon drainage. Faire téter bébé en positon de la louve avec le menton en direction de la zone bouchée. Et drainer, drainer pour pas que cela ne se transforme en autre chose. Par la suite pour éviter que cela ne se reproduise pas surveiller la fatigue, éviter les soutiens gorges qui compriment, s’assurer que bébé ouvre assez grand la bouche et tète efficacement. Le maître mot : des tétées efficaces. Et le drainage.

https://www.lllfrance.org/1475-canal-lactifere-bouche-mastite-abces

Mastite : on l’appelle aussi ‘grippe du sein’ ou lymphagite. Il y a deux types de mastites, la première pouvant se transformer en la seconde. La mastite inflammatoire et la mastite infectieuse.  La mastite est l’étape supérieure du canal bouché. Ce canal est resté bouché un peu trop longtemps et s’enflamme, ou bien il est infecté. Généralement la mastite est facilement identifiable à cause de la fièvre, mais elle peut arriver sans fièvre. On se sent soudainement très mal, dans un état grippal, avec ou sans fièvre, mal à la tête, mal au dos, des courbatures, des frissons. Il y a une zone dure et/ou chaude et/ou rouge sur le sein qu’on appelle induration. Il faut se reposer et encore une fois faire téter bébé. Le drainage est ce qui guérit la mastite. Donc tétées en positon de la louve (avec le menton en direction de l’induration) ou ballon de rugby, autant que possible, massage chaud/froid, beaucoup de repos, et consulter si en 48h la situation ne s’est pas améliorée. Il faudra prendre un traitement antibiotique compatible avec et maintenir les tétées.

Pour les éviter, c’est le même principe que le canal engorgé, et le maître mot est : tétées efficaces et très fréquentes. Sans drainage approprié pas de guérison.

Un lien qui explique beaucoup de choses, très bien http://www.allaitement-jumeaux.com/espace-allaitement/seins/mastite.php

Un autre https://www.lllfrance.org/1475-canal-lactifere-bouche-mastite-abces

Abcès : c’est une mastite qui s’aggrave. Au lieu de continuer à faire téter son bébé, la maman met fin à l’allaitement. Le sein n’est pas drainé, l’infection et la douleur augmente. Du pus sort du mamaleon. Malgré le pus, le bébé peut téter. L’abcès est confirmé par une échographie, un prélèvement qui permet d’identifier la bactérie en cause. Il y a différentes manières de le traiter, antibiotiques, drainage chirugical, aspiration.

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-des-referents-medicaux/1486

Ampoule de lait : un petit point blanc extrêmement douloureux qui se forme au bout du téton à cause d’une mauvaise prise du sein, canal lactifère bouché, seins comprimés, candidose, crevasses. Pour s’en débarrasser il est possible de l’assouplir avec des crèmes grasses, et de laisser bébé téter et l’ouvrir, ou d’utiliser des cataplasmes d’argile verte pour qu’elle se résorbe, ou encore de la percer avec une aiguille stérilisée. Une fois qu’elle est percée, bien extraire le lait qui peut avoir la consistance de pate de dentifrice et désinfecter avec de l’extrait de pépin de pamplemousse par exemple.  http://tetoublog.canalblog.com/archives/2010/03/28/17394346.html

Crevasses : elles n’ont rien d’obligatoire et sont causées par une mauvaise position de bébé au sein qui n’ouvre pas assez la bouche à cause de blocages, de freins, ou d’un manque d’habitude. Il faut l’aider à se repositionner et une crevasse qui ne cicatrise pas peut être signe d’une infection.

http://mamanlune.com/index.php/2017/06/24/les-crevasses-allaitement-et-douleurs/

Candidose

C’est un champignon qui peut se développer dans la bouche de bébé et sur le sein, et à l’intérieur du sein. Il est présent sur la peau, mais se multiplie à outrance en cas de lésions, faiblesse immunitaire. On voit parfois des petites tâches blanches apparaître mais pas toujours, et il est parfois simplement présent sous forme de sensations désagréables ou douleurs : bébé a mal à la bouche et refuse de téter, la maman a des démangeaisons, sensations d’aiguilles qui piquent, comme des brûlures. La candidose peut être dans la bouche de bébé, sur le mamelon, dans le sein car elle ’contamine’ le lait et remonte dans les canaux lactifères. Elle peut aussi lorsqu’elle n’est pas traitée atteindre tout le système digestif et causer un érythème fessier. En cas de candidose, on traite la mère et le bébé avec un antifongique, les objets mis en bouche y compris tétine), le linge et les soutiens gorges sont lavés, on lave soigneusement les mains. Les compresses de bicarbonate de soude peuvent soulager les douleurs (c’est par ailleurs un bon test pour vérifier si c’est ça), et permettre de nettoyer la bouche de bébé. Les traitements possibles sont le violet de gentiane, un antifongique classique, et l’extrait de pépins de pamplemousse pour nettoyer et aider le système immunitaire à faire son travail.

La candidose comme le reste ne nécessite absolument pas l’arrêt de l’allaitement mais une fois la candidose terminée, le lait tiré auparavant doit être jeté, comme la tétine qui aura dû être stérilisée au cours du traitement à plusieurs reprises. Il faut toujours suivre le traitement jusqu’au bout et ne pas l’arrêter lorsque les symptômes disparaissent au risque de récidive. A savoir qu’une alimentation trop riche en sucre facilite le développement de la candidose.

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1169-57-candidose

traitement de la candidose https://www.allaitement-toutunart.org/accompagnement/les-feuillets-du-dr-newman/traitement-du-candida/

violet de gentiane https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-du-dr-newman/962-feuillet-6-uttilisation-violet-gentiane

pommade du docteur newman https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/1576-da-82-pommade-tous-usages-et-traitement-de-la-candidose

Autres infections du sein : des crevasses qui ne cicatrisent pas, des douleurs au sein et dans les canaux lactifères peuvent également venir d’autres infections, autres que la candidose, du type staphylocoque ou streptocoque. Dans ces cas là il est nécessaire de faire un prélèvement pour pouvoir donner le traitement qui correspond le mieux à l’infection.

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/dossiers-de-l-allaitement/1790-da-82-candidoses-du-mamelon-questions-et-doutes

Vasospasme : ce sont des douleurs intenses que peuvent ressentir les mamans en cours de tétées et encore après dû à la contraction de vaisseaux sanguins. Le mamaleon change de couleur et est sensible au froid. Il faut corriger la positon, vérifier les freins, appliquer de la chaleur sèche immédiatement après la tétée, faire une cure de magnésium et calcium, réduire la consommation de nicotine et caféine. http://www.jgh.ca/documents/95/Vasospasm%20info%20pour%20patients%202016.pdf

Ref : Réflexe d’éjection fort. Le lait sort en fontaine, et va chatouiller le palais de bébé, ce qui va l’énerver considérablement pendant la tétée. Ce débit élevé peut causer des rots, gaz, difficultés digestives en plus de tétées ‘énervées’, une faible prise du lait gras de fin de tétée. Il y a plusieurs manières d’aider bébé à le gérer tant qu’il n’y arrive pas seul. Eviter les galactogènes (fenugrec, malte, amandes, fenouil etc) la position biological nurturing, exprimer les premiers jets, redonner plusieurs fois le même sein de suite en n’oubliant pas de vider l’autre pour ne pas faire d’engorgement et parfois réduire les produits laitiers. Les méthodes doivent être ajustée à chaque ref, car il y a des intensités différentes

https://www.lllfrance.org/1306-aa-78-trop-de-lait-trop-vite

Tétons plats ou ombiliqués : on va dire aux mamans dans les deux cas qu’allaiter sera difficile voir impossible. Ce n’est pas vrai. Oui le démarrage peut être un peu plus compliqué, mais c’est possible. Dans le cas de tétons plats, à force de téter, ils vont se modifier. Il faut aider bébé à ouvrir grand la bouche pour prendre une partie de l’aréole. Dans le cas de tétons ombiliqués, il y en a toujours un qui l’est souvent moins que l’autre. Le froid, tirer son lait, des niplettes peuvent aider. Ce qui est important c’est de se faire aider par quelqu’un de compétent pour réussir la mise au sein.

Freins : les freins sont des membranes situées dans la bouche de bébé qui peuvent l’empêcher de l’ouvrir suffisamment grand et de téter correctement, donc de bien stimuler le sein. Il y a plusieurs années, les freins étaient systématiquement vérifiés à la maternité et coupés. Aujourd’hui malheureusement ce n’est plus le cas, et souvent la maman s’aperçoit qu’il y a des freins car elle a des crevasses qui ne partent pas, un bébé qui ne prend pas de poids, et qui fatigue  http://mamanlune.com/index.php/2017/09/11/les-freins-et-lallaitement-le-bebe-qui-ne-savait-pas-teter/

Blocage de la mâchoire et cervicales : suite à la grossesse et au condition de la naissance un bébé peut avoir d’importants blocages au niveau de la mâchoire ou des cervicales et cela peut le gêner pour téter, le faire repousser le sein. Voir un chiropracteur pédiatrique, un ostéopathe spécialisé.

Syndrome de kiss : une sorte de torticolis très mportant qui se répercute sur tous les corps et cause des blocages importants, des douleurs et de l’inconfort pour bébé. Les chiropracteurs et ostéopathes formés le traitent.

https://www.lllfrance.org/1828-une-cause-de-souffrances-meconnue-le-syndrome-de-kiss

RGO / reflux interne : un bébé qui a des remontées acides visibles ou non et qui hurle lors des moments de digestion, régurgite en jet et en grosses quantités, ne prend pas correctement du poids. Ce n’est pas lié au lait maternel, mais peut être lié à l’immaturité du système digestif et du clapet (cela s’améliore en grandissant), des malformations, sténose du pylore (opération nécessaire) ou des allergies alimentaires (éviction nécessaire). On le remarque à l’agitation du bébé, et lorsqu’il est interne au fait que bébé ne supporte pas d’être sur le dos, semble encombré, ronfle…

Allergies : les bébés allaités sont sensibilisés aux allergènes au travers du lait maternel, en particulier aux protéines (lait de vache, soja, fruits secs etc). Du reflux, un rgo, une mauvaise prise de poids, des problèmes digestifs, diarrhée, constipation, infections de la sphère orl récurrente, un bébé qui pleure constamment peuvent être les symptômes d’un bébé allergique. Dans ce cas il faut trouver l’aliment en cause et faire une éviction.

Un bébé qui tète peu : et bien non ce n’est pas bon signe, les rares exceptions sont dans le cas de mamans qui ont de grosses capacités de stockage. Un bébé a besoin de téter très souvent, afin de s’assurer la bonne production. Un bébé ne tète que s’il a faim et ne se force jamais car téter demande un réel effort. Donc un bébé trop fatigué, qui n’arrive pas à téter efficacement peut se mettre en veille et réclamer de moins en moins car il n’en a plus la force. Il faut donc être vigilant. Des tétées fréquences sont signe de vitalité ! (avec l’âge, la fréquence évolue cependant). Cela est valable à moins d’avoir une grosse capacité de stockage et un bébé qui prend bien du poids.

Confusion : le seul endroit où le risque de confusion est de zéro est le sein. En donnant des biberons ou tétine, ou en utilisant des bouts de sein, on interfère avec la stimulation du sein, la production de lait et donc l’allaitement.

La confusion : mieux la comprendre et pistes pour y remédier

Biberon : l’introduction de biberon présente une conséquence inévitable et un risque important de confusion. La conséquence immédiate est la baisse de lait. Bébé va automatiquement moins stimulé le sein, moins téter et donc la production ne sera plus la même. Et du fait du mécanisme de succion, plus simple, avec un débit beaucoup plus élevé qu’un sein, un bébé peut se mettre à refuser de téter, car cela lui demande trop d’efforts. La baisse de lait, la fatigue, une période difficile avec la maman, des difficultés de succion favorise la confusion. Le biberon du soir est le premier pas vers le sevrage.

http://mamanlune.com/index.php/2017/05/25/le-biberon-la-tetine-les-bouts-de-sein-et-lallaitement-au-sein/

alternatives au biberon  

Tétine : l’introduction d’une tétine interfère avec le transfert de lait, la stimulation et la production. Bébé tète moins, moins de lait est produit. Toutes les tétées sont utiles. Un bébé peut aussi oublier de réclamer car c’est comme s’il continuait à mâcher un chewing gum. L’utilisation d’une tétine augmente de 2,5 fois le risque de sevrage avant 6 mois et est symptomatique d’un allaitement qui ne fonctionne pas (pas à la demande, reflux, inconfort chez le bébé…). On passe à côté de problème qu’à le bébé en pensant le ‘soigner’ avec la tétine qui ne fait que le rendre ‘silencieux’ mais ne le soulage pas (reflux, besoin de contact, faim…)

http://mamanlune.com/index.php/2017/05/25/le-biberon-la-tetine-les-bouts-de-sein-et-lallaitement-au-sein/

Bouts de sein : ils sont très souvent proposés lorsque la maman rencontre des difficultés, et souvent avec de bonnes intentions, les bouts de sein empêchent au bébé d’apprendre à ouvrir la bouche assez grand pour téter, peuvent causer une confusion, et puisque cela stimule moins bien le sein, des problèmes de prise de poids et un sevrage prématuré avec une production de lait qui diminue. Les bouts de sein favorisent également le développement de champignons comme le candida et en retardent la guérison. Mais aussi des problèmes liés au draine : canal lactifère bouché, mastite et abcès. De plus on passe à côté des problèmes qu’à le bébé (freins, blocage).

L’allaitement et la confusion sein-tétine : causes et alternatives

http://mamanlune.com/index.php/2017/03/23/les-bouts-de-sein-jack-newman

Red : réflexe d’éjection dysphorique. Il se peut que chez certaines mamans, lors de l’éjection de lait, elles aient des sensations désagréables et se sentent mal. C’est hormonal et elles n’y sont pour rien. Savoir qu’elles ne sont pas seules et que cela s’explique peut les aider.

https://www.lllfrance.org/1702-le-reflexe-dejection-dysphorique

Les règles : avoir ses cycles pendant l’allaitement (oui allaiter n’empêche pas toujours d’être réglée) peut causer une baisse de la production comme lors d’une nouvelle grossesse et une sensibilité accrue des mamelons. Mais celle-ci reste momentanée. Il suffit de laisser bébé au sein

 

Quelques pistes pour un bébé qui refuse le sein ou s’énerve/pleure au sein  

– Un blocage physique, au niveau des cervicales (torticolis) ou de la mâchoire par exemple peuvent gêner bébé pour téter. Dans ce cas essayer diverses positions et voir un chiropracteur ou ostéopathe. Un bébé manipulé à la naissance fait souvent les frais de blocage, mais c’est parfois la position qu’il avait in utéro qui en est la source.

– Un blocage psychologique peut causer un refus du sein, quelqu’un lui a appuyé derrière la tête pour le forcer à téter à la maternité, ou quelqu’un de la famille. Ou bien une réaction trop violente de la part de la maman lors d’une tétée. Dans ce cas l’encourager à reprendre le sein en le laissant lui-même gérer la situation en s’allongeant à côté de lui et en faisant du peau à peau.

– Des freins, de langue, de lèvre qui empêchent bébé d’ouvrir la bouche assez grand et rendent la tétée frustrante et fatigante.

– Une infection ou maladie (otite par exemple)  qui le perturbe ou qui cause des douleurs au niveau de la gorge peut causer un refus du sein. Donc le soigner et si possible lui proposer du lait tiré à la tasse.

– Un rot coincé, le faire roter

– un ref (réflexe d’éjection fort) qui l’énerve. Utiliser les méthodes pour atténuer le ref.

– du reflux

– Le dédoublement des gencives et le perçage des dents qui modifient ses sensations au niveau de la bouche également.

– Du muguet qui devient douloureux et douleurs à l’intérieur de la bouche,

– un événement qui l’a perturbé

– la confusion : suite à la prise de biberons, un débit est trop faible au sein et le bébé refuse de faire l’effort de téter.

– la fatigue

– un lait qui a changé de goût : à cause d’un engorgement, mastite le lait peut devenir plus salé et le débit moins important. C’est aussi le cas lors de certains changements hormonaux comme pendant les règles ou lors d’une nouvelle grossesse/

– l’absence de faim

Les difficultés du tirage

Toute maman en est pas une autre, et il n’est pas toujours facile d’arriver à tirer bien que l’on soit capable d’allaiter sans difficultés.

Du côté technique il faut s’assurer avoir un tire lait performant et qui nous convient (les tire laits de la marque kitett sont à éviter, comme ça c’est dit) et il est possible de se procurer via les sites grandir nature et suckle des tire laits performants remboursés intégralement par la sécurité sociale et la mutuelle si on est en France.

Il faut ensuite s’assurer d’avoir la bonne taille de téterelles, et parfois on peut changer de taille en cours de tirage, en fonction de l’état du mamelon. Attention de bien demander un tire lait qui a une puissance de tirage importante, et de s ‘assurer de la taille de téterelle avant de commander un kit au hasard et de devoir en racheter par la suite. En fonction du modèle, ils ont ou non certaines tailles.

Il faut ‘entraîner son corps’ à produire en plus, donc établir une demande fixe et régulière, et avoir de la patience. S’attacher à son tire lait et se détendre compte. L’ocytocine, hormone de l’amour est celle qui permet l’éjection du lait. Tirer en même temps que bébé tète sur l’autre sein, ou devant un film, à chaque maman sa méthode.

Il arrive que le lait de certaines mamans se prédigère. Il reste bon à la consommation mais change d’odeur et bébé peut le refuser. Dans ce cas après tirer il faut le faire chauffer à 60° (l’enlever du feu au moment où les bulles apparaissent), avant de le mettre au frigo ou de le congéler.

Le lait peut changer de couleur sans poser de problème.  https://www.lllfrance.org/1782-les-aspects-du-lait-humain

Lait prédigéré / lipases http://www.lactissima.com/a-tire-d-ailes/lait-predigere/

 

VI Les mythes qui perdurent

Ces réflexions vont venir du papa parfois, de l’entourage, la famille, les amis, les collègues. Mais aussi de manière surprenante du milieu médical !

‘Il ne veut pas téter’, ‘il ne veut plus de ton sein’ (bis)

– Un blocage physique, au niveau des cervicales (torticolis) ou de la mâchoire par exemple peuvent gêner bébé pour téter. Dans ce cas essayer diverses positions et voir un chiropracteur ou ostéopathe. Un bébé manipulé à la naissance fait souvent les frais de blocage, mais c’est parfois la position qu’il avait in utéro qui en est la source.

– Un blocage psychologique peut causer un refus du sein, quelqu’un lui a appuyé derrière la tête pour le forcer à téter à la maternité, ou quelqu’un de la famille. Ou bien une réaction trop violente de la part de la maman lors d’une tétée. Dans ce cas l’encourager à reprendre le sein en le laissant lui-même gérer la situation en s’allongeant à côté de lui et en faisant du peau à peau.

– Des freins, de langue, de lèvre qui empêchent bébé d’ouvrir la bouche assez grand et rendent la tétée frustrante et fatigante.

– Une infection ou maladie (otite par exemple) qui le perturbe ou qui cause des douleurs au niveau de la gorge peut causer un refus du sein. Donc le soigner et si possible lui proposer du lait tiré à la tasse.

– Un rot coincé, le faire roter

– un ref (réflexe d’éjection fort) qui l’énerve. Utiliser les méthodes pour atténuer le ref.

– Le dédoublement des gencives et le perçage des dents qui modifient ses sensations au niveau de la bouche également.

– Du muguet qui devient douloureux et douleurs à l’intérieur de la bouche,

– un événement qui l’a perturbé

– la confusion : suite à la prise de biberons, un débit est trop faible au sein et le bébé refuse de faire l’effort de téter.

– la fatigue

– un lait qui a changé de goût : à cause d’un engorgement, mastite le lait peut devenir plus salé et le débit moins important. C’est aussi le cas lors de certains changements hormonaux comme pendant les règles ou lors d’une nouvelle grossesse/

– l’absence de faim

‘Tu n’as pas assez de lait’

On ne peut pas vraiment manquer de lait, si l’allaitement à la demande est respecté et qu’il n’y a pas d’interférence. On peut s’assurer que bébé obtient assez en contrôlant le nombre de couches mouillées.

Peut-on vraiment manquer de lait quand on allaite : http://www.claude-didierjean-jouveau.fr/2017/02/21/peut-on-manquer-de-lait/

‘S’il ne prend pas assez de poids c’est parce que ton lait n’est pas assez nourrissant’

Le lait maternel est ce qui a été prévu par la biologie pour assurer la survie de l’espèce. S’il n’était pas assez nourrissant, nous ne serions donc pas là. Un lait pas nourrissant n’existe pas. Le corps va chercher dans ses réserves qu’il a fait tout au long de la vie, pour fournir le meilleur au bébé. Il est important pour la santé de la mère et pour qu’elle ne soit pas en carence elle-même de bien s’alimenter, et de manière variée.

‘Il est tout le temps au sein’, ‘Il tète trop souvent’,

Les seins sont des capitalistes. Pour avoir assez de lait, c’est la loi de l’offre et de la demande. Tout au long de l’allaitement.

Un bébé allaité va passer par des jours de pointe, où il va téter sans relâche, s’énerver au sein, avoir besoin d’un contact constant, avoir des difficultés à dormir, malgré qu’il continue d’obtenir suffisamment de lait. Il traverse simplement une période intense de croissance mentale, et peut avoir besoin de calibrer à nouveau la production en fonction de ses besoins. La mère va penser manquer de lait mais il n’en est rien. Ce sont des phases normales de l’allaitement.

Un bébé allaité peut aussi faire des tétées groupées, c’est à dire un moment de la journée où bébé va téter sans cesse, et c’est une phase normale. Il faut lui faire confiance et le laisser faire. Il ajuste la production à ses besoins et se rassure.

Dans des situations inconnues et à d’autres moments bébé a besoin de se rassurer aussi, et le meilleur endroit pour le faire, c’est le sein.

https://www.lllfrance.org/1624-da-80-quand-la-connaissance-des-rythmes-peut-lever-des-obstacles

‘Tu vois comment il pleure, c’est qu’il a faim’

Un bébé n’est pas qu’un tube digestif. Un bébé a besoin de se décharger et lorsqu’il est trop stimulé au cours de la journée comme par des voyages, sorties, visites, évènements, il va extérioriser les tensions après coup, une fois au calme, de retour dans un environnement familier, auprès des personnes qui lui sont familières. Et il va pleurer de manière intense pour pouvoir se libérer de ses angoisses. Le bercer, se promener avec lui, accompagner ses pleurs.

‘Il faut supprimer les tétées câlins’

‘Il prend ton sein pour une tétine’

‘Enlève-le du sein après 10mn’

Il n’y a pas de tétées inutiles, à restreindre ou à couper, elles sont toutes les unes aussi importantes les unes que les autres. C’est bébé que l’on doit écouter et suivre.

http://www.magicmaman.com/,tetee-nutritive-et-tetee-de-confort-comment-savoir-si-bebe-a-besoin-de-teter,3374373.asp

‘Tu ne vas jamais réussir à allaiter des jumeaux’

l’offre s’adapte à la demande. S’il y a deux bébés qui tètent, le corps va produire la quantité nécessaire pour les deux, ni plus, ni moins.

https://www.lllfrance.org/1459-allaiter-des-jumeaux-triples

‘L’endormir au sein c’est une mauvaise habitude’

Un bébé a un besoin de contact et de proximité physique avec sa maman pour se sentir en sécurité. Le besoin de réconfort est aussi important que le besoin de manger. Et au sein, il trouve nourriture et réconfort. De plus dans le lait maternel, et lors de l’éjection du lait est produite une hormone qui facilite l’endormissement pour le bébé et la maman. Biologiquement, un bébé est fait pour s’endormir au sein, et la sécurité affective dont il a pu se remplir aujourd’hui fera de lui un adulte plein d’assurance et autonome demain.

L’endormir au sein, c’est l’évidence et profitable à tous.

https://parents-naturellement.com/mauvaises-habitudes/

http://iamunemaman.blogspot.fr/2014/02/juste-un-peu-damour.html

‘Il n’a plus besoin de téter la nuit’

Les tétées nocturnes sont normales, puisque la nuit est un moment de croissance cérébrale, un temps calme ou bébé n’est pas stimulé et qu’elles permettent de maintenir une bonne production et de sécuriser bébé et cela tout au long de l’allaitement, et ces besoins sont aussi importants les uns que les autres. Non, à partir d’un certain poids bébé a toujours besoin de se nourrir la nuit. C’est un moment de croissance intense. Le cododo sécuritaire (grand lit, parents qui n’ont pas bu, consommé de médicaments ou drogues, pas d’objets dans le lit et ni de couverture et d’oreiller autour de bébé) permet de dormir autant que possible.

http://mamanlune.com/index.php/2017/06/01/nuitdunbebe/

 

‘S’il ne fait pas ses nuits, c’est à cause de l’allaitement’

Les réveils nocturnes, sont une réalité physiologique chez les bébés et ne sont pas liés au mode d’alimentation, ni à la faim mais à la capacité du cerveau à enchaîner les cycles de sommeil. Et supprimer les tétées ne signifie pas que bébé va arrêter de se réveiller, alors qu’elles permettent justement de le rendormir rapidement. Laisser pleurer ne signifie pas rendre bébé autonome mais lui apprendre qu’il ne peut pas compter sur ses parents.

Encore une fois le cododo sécuritaire (grand lit, parents qui n’ont pas bu, consommé de médicaments ou drogues, pas d’objets dans le lit et ni de couverture et d’oreiller autour de bébé) sauve des vies.

Un article à ce sujet : http://mamanlune.com/index.php/2017/06/01/nuitdunbebe/

Laisser pleurer : http://llwynrt.legtux.org/laisserpleurer.pdf

 

‘La confusion est un mythe, un biberon / la tétine ne changera rien’

Tout au long de l’allaitement, le risque de confusion existe. Les tétines (biberons, tétines, bouts de sein, interfèrent avec le réflexe de succion et peuvent amener à un sevrage progressif (diminution de lait, douleurs pour la maman) ou brutal (refus du sein).

Il suffit d’un biberon pour induire un sevrage.

http://mamanlune.com/index.php/2017/05/25/le-biberon-la-tetine-les-bouts-de-sein-et-lallaitement-au-sein/

http://lesptitesmainsdabord.fr/2017/03/la-confusion-seintetine-mythe-ou-realite/

 

‘Ne mange pas ça, ni ça, cela va perturber bébé’

Que la maman peut manger de tout, à moins que son bébé soit allergique et c’est rare.

Elle n’a pas besoin de suivre de ‘régime particulier pour que son bébé pusse bénéficier d’un lait nourrissant

http://lesptitesmainsdabord.fr/2017/09/201709201709les-aliments-interdits-ou-recommandes-quand-on-allaite/

alcool et allaitement https://www.allaitement-toutunart.org/accompagnement/nos-articles/l-alcool-et-l-allaitement/

 

‘Tu es malade tu dois arrêter d’allaiter car ton lait n’est plus bon’

‘Il est malade, ton lait n’est pas bon pour lui, donne-lui du lait artificiel

Que lorsque la mère est malade, ou son bébé, l’allaitement doit être continué.

Le lait maternel s’adapte aux besoins spécifiques du bébé malade et lui apporte des anticorps nécessaires à sa guérison. Il est également une source de réhydratation.

https://www.lllfrance.org/vous-informer/actualites/1803-allaitement-et-gastro

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/allaiter-aujourd-hui-extraits/1110-29-vous-pouvez-allaiter-meme-si

 

‘Tu ne peux pas prendre de médicaments car tu allaites’

‘Tu ne peux pas aller chez le dentiste’

C’est complètement faux. La majorité des traitements sont compatibles. Il suffit de regarder sur le site du crat, compilé par des docteurs de l’hôpital trousseau, ou sur e-lactancia en anglais ou espagnol pour vérifier la compatibilité du médicament avec l’allaitement ou trouver un équivalent.

https://lecrat.fr/

http://www.e-lactancia.org/

huiles essentielles http://www.danielefesty.com/2009/05/huiles-essentielles-et-grossesse—les-listes.html

 

‘Ton bébé est allergique, il faut le sevrer et lui donner du lait pour bébé allergique. ‘

‘Ton bébé a un rgo, il faut arrêter l’allaitement’

C’est l’inverse. Un bébé allergique a encore plus besoin d’être allaité qu’un bébé sans allergie. Le lait maternel lui permet de développer au mieux sa flore intestinale et d’éviter les inflammations. Dans ce cas, il faut mettre ne place une éviction (supprimer l’aliment de son régime alimentaire). L’allergie aux protéines de lait de vache est la plus courante, et est liée à 40% des cas de rgo (reflux gastro oesophagien).

Eviction plv http://allergieetrgo.canalblog.com/archives/2014/02/08/29151481.html

Allaiter un bébé rgo https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/dossiers-de-l-allaitement/1401-da-41-allaiter-un-bebe-souffrant-d-un-reflux-gastro-oesophagien

 

‘Tu n’arrives pas à tirer, tu n’as pas de lait’

Une maman n’en est pas une autre, et le tire lait n’est en aucun cas un bon outil de mesure. Beaucoup de facteurs font qu’une femme capable d’allaiter sans problème aura des difficultés à tirer son lait. Et il faut parfois le temps que le corps s’habitue à la demande pour réussir.

https://jaichoisidallaiter.wordpress.com/2016/11/30/ne-croyez-pas-votre-tire-lait/

 

‘Il faut lui donner de l’eau, il a soif’

Tant qu’un bébé n’est pas diversifier, lui donner de l’eau est inutile et remplit son ventre sans apporter de calories, alors que le lait maternel est très hydratant. Le faire boire de l’eau fait également disparaître des tétées et peut donc faire baisser la production de lait et entraîner une prise de poids insuffisantes. Pas de tisanes pour un bébé allaité.

Dans certains endroits, l’eau pouvant être contaminée, en donner à bébé peut entraîner de graves conséquences et mettre en jeu sa santé.

Recommandations de l’OMS http://www.who.int/features/qa/breastfeeding/fr/

http://mamanlune.com/index.php/2017/06/19/faut-il-donner-de-leau-a-un-bebe-exclusivement-allaite-ou-allaite/

 

‘Il faut le diversifier’ – ‘Il ne prend pas assez de poids il faut le diversifier’

‘tu le prives de nourriture’

Un bébé allaité n’a pas besoin d’être diversifié avant 6 mois. Le lait est un excellent aliment, parfaitement adapté à ses besoins, et qui continue de l’être au delà la diversification. Si on vous dit autrement c’est que l’on souhaite vous vendre quelque chose, et vous rendre consommateur. Que si la prise de poids n’est pas optimale ce n’est pas parce que le lait maternel n’est pas nourrissant mais parce qu’il y a une interférence avec le transfert de lait, la production de celui-ci ou son assimilation. Que la diversification ne fait pas grossir bébé, mais que c’est le moment de voir un professionnel (un vrai) de l’allaitement.

De plus le lait étant fabriqué à partir de ce que la maman consomme, c’est un aliment riche et varié, donc la saveur change.

un article sur la diversification qui reprend les recommandations officielles de l’OMS, l’INPES et l’UNICEF.

http://lesptitesmainsdabord.fr/2017/03/a-quel-age-commencer-la-diversification/

le fer http://allaitement-jumeaux.com/espace-allaitement/allaitement-et-sante/fer-bebe-allaite.php

 

‘Il faut le sevrer à la reprise du travail’

La reprise du travail est souvent un facteur (à tort) de sevrage. Il est possible de tirer son lait, et la loi le prévoit, après la reprise du travail. Cela demande de la discipline et de l’investissement mais cela est possible. Les tire allaitantes à temps plein ou partiel sont de véritables guerrières qui se battent pour continuer de fournir de l’or liquide à leurs bébés.

Reprendre le travail http://lesptitesmainsdabord.fr/2016/06/reprendre-le-travail-en-allaitant/

Choisir un tire lait http://lesptitesmainsdabord.fr/2017/08/quel-tire-lait-choisir/

Quantité de lait  http://www.lactissima.com/a-tire-d-ailes/quantite-de-lait-bue-par-un-bebe/

Sites pour louer un tire lait :  grandir nature et suckle

 

‘Il ne faut pas l’habituer aux bras, à dormir au sein, comment va-t-il faire après ?’

Un bébé s’adapte, et il est insensé de lui refuser d’être sa mère dans le but de l’habituer à l’après ou à l’absence de celle-ci. Cela va à l’encontre du principe de l’attachement et de toute logique.

https://lesprosdelapetiteenfance.fr/bebes-enfants/psycho-pedagogie/fiches-pratiques/il-veut-toujours-les-bras

 

‘Ton lait n’est pas bon, il a une drôle de couleur’

C’est faux. Lorsqu’on tire son lait on s’aperçoit qu’il peut changer de couleur, de texture et d’opacité, même d’odeur ! Il reste très bon.

https://www.lllfrance.org/1782-les-aspects-du-lait-humain

 

Cela ne laisse pas de place au père.

Si le père veut une place, il la trouvera. Pour cela il est nécessaire de s’occuper de son bébé, de passer du temps avec celui-ci, de le câliner, de le bercer, de participer aux tâches. Il est d’un grand soutien pour la maman et l’allaitement exclusif qui n’est qu’une période de 6 mois ne nuit en rien à sa relation avec son bébé.

Groupe les papallaitants https://www.facebook.com/papallaitantsbreastfeedingdads/

http://mamanlune.com/index.php/2016/09/19/et-le-pere-dans-tout-ca-2/

 

Ton bébé va trop s’attacher à toi

C’est ce qu’il est censé faire pour se construire, un lien d’attachement secure est l’un des besoins fondamentaux de croissance. Ainsi bébé développe de la confiance et un équilibre émotionnel qui lui permette de grandir et de s’épanouir. Il se sent en sécurité et s’ouvre à son rythme sur le monde pour devenir un adulte posé et indépendant.

https://parents-naturellement.com/attachement/

 

Tu as des seins trop petits

La taille des seins n’indique en rien leur capacité de production. Les tailles diffèrent en fonction de la proportion de gras. Mais ce n’est pas le gras qui produit le lait mais les glandes mammaires.

 

‘Il faut lui imposer un rythme’

Qu’il n’y a aucune raison de ne pas maintenir les tétées à la demande lorsque la mère et le bébé sont ensemble, un bébé n’a pas les mêmes besoins de croissance et de réconfort qu’un adulte, il se construit à une vitesse fulgurante. La réussite de l’allaitement se fait par le respect de l’allaitement à la demande.

https://www.lllfrance.org/998-allaitement-aux-signes-deveil-allaitement-a-la-demande

 

‘Allaiter devant les autres est malaisant’

Qu’allaiter ‘en public’ ce n’est rien d’autre que nourrir son bébé. Ce n’est pas un spectacle, et allaiter jusqu’au sevrage naturel est la norme physiologique, bien oubliée dans nos société.

 

‘Tu es une tétine’

La tétine a été inventée pour remplacer le sein. Le besoin de succion est un réflexe archaïque qui permet au bébé d’assurer sa survie, en lui permettan d’obtenir une quantité de lait adaptée à ses besoins et de s’assurer de la proximité de sa mère. C’est aussi un moyen physiologique de dénouer des tensions physiques (et mentales ?).

 

‘Allaiter un bambin est malsain’

Que le sevrage naturel est entre 2,5 ans et 7 ans.

Et que c’est la norme biologique. Ce n’est pas malsain.

L’OMS et l’INPES recommandent 6 mois d’allaitement exclusif et au moins 2 ans d’allaitement en parallèle avec la diversification

Plus l’allaitement dure, plus il est bénéfique pour la santé de la mère et du bébé, et le lait maternel est nécessaire au développement de celui-ci en tous points de vue.

Quelques liens sur les bienfaits de l’allaitement ‘non écourté’

http://www.who.int/nutrition/topics/infantfeeding_recommendation/fr/

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-du-dr-newman/978-feuillet-21-allaiter-bambin

http://lemondeetnous.cafe-sciences.org/2012/03/sevrage-naturel-de-quoi-parle-t-on/

http://parents-naturellement.com/allaitement-long/

 

‘Allaiter pendant la grossesse n’est pas possible’

‘Tu dois sevrer ton bébé, ton lait n’est plus bon’

A moins d’avoir un utérus contractile et d’avoir été interdite de rapports sexuels pendant la grossesse, ça l’est. Oui les tétées provoquent des mini-contractions, comme un orgasme.

Mais en dehors de ce cas-là il n’y a pas de contre-indication. Le fœtus ne sera privé de rien, et le bébé qui tète ne risque rien. En revanche, les tétées peuvent devenir désagréables pour la mère, du fait de la sensibilité des mamelons, elle peut ressentir le besoin de repousser son ‘grand’, la production de lait peut se tarir, et au troisième trimestre le lait est remplacé par du colostrum, donc plus salé et en moindre quantité. Pour ces raisons, il est possible que le bébé se sèvre, où que la mère entame un sevrage.

http://www.grandirautrement.com/fr/296-a-lire-et-a-voir-allaiter-enceinte—une-aventure-pleine-d-imprevus.html

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-de-lll-france/1007-co-allaitement-allaitement-pendant-la-grossesse

 

Co-allaiter deux enfants ?

C’est possible. Le lait maternel sera adapté aux besoins du plus petit, et les deux enfants obtiendront suffisamment de lait puisque la production s’adapte à la demande.

https://www.lllfrance.org/vous-informer/fonds-documentaire/feuillets-de-lll-france/1007-co-allaitement-allaitement-pendant-la-grossesse

 

 

VI Où, comment demander de l’aide ?

 

Se renseigner, et s’informer avec des sources différentes.

Se trouver du soutien dans son entourage.

Se trouver des professionnels compétents : un pédiatre ou généraliste, une consultante ibclc, un chiropracteur pédiatrique, un ostéopathe, un orl qui s’y connaît en freins, une sage femme. Attention, ils ne le sont pas tous.

Poser toutes les questions nécessaires, ne pas s’isoler avec les difficultés.

Se former soi-même et se faire confiance pour reconnaître les discours de personnes incompétentes et/ou ignorantes, il y en a parmi les professionnels.

Vous connaissez votre bébé. Ecoutez-le.

 

Qu’est ce que c’est qu’une consultante en lactation ?

Une réponse simple : un professionnel de l’allaitement qui a suivi une formation et reçu un diplôme. Comme dans toutes les professions, il y en a des meilleurs que d’autres, mais l’expert de l’allaitement est une consultante et non une conseillère en lactation.

http://consultants-lactation.org/

Annuaire des consultantes en lactation ibclc  http://consultants-lactation.org/annuaire-des-ibclc/

 

Les associations

La Leche League https://www.lllfrance.org/

ATUA L’allaitement Tout Un Art https://www.allaitement-toutunart.org/

Solidarilait http://www.solidarilait.org/

Information pour l’allaitement maternel http://info-allaitement.org/

La WABA en anglais http://waba.org.my/

Jack Newman – la personne ressource

Le docteur Jack Newman est Canadien. Il a ouvert une clinique dédiée à l’allaitement. Aider, informer, soutenir l’allaitement est sa carrière (sa vie?). Il répond en moins d 24h aux questions qui lui sont posées via ce lien. Le formulaire est en anglais mais on peut y répondre en français, il le comprend. https://ibconline.ca/ask-a-breastfeeding-question/

Les livres

‘The Breastfeeding Guide’ de Jack Newman

‘L’allaitement’ de Marie Thirion

‘L’art de l’allaitement maternel’ de la Leche League

‘Le problème avec l’allaitement’ de James Akre

‘Serre-moi fort’ de Carlos Gonzalez

‘Mon enfant ne mange pas’ de Carlos Gonzalez

 

Les groupes d’aide sur les réseaux sociaux.

 

Glossaire

 

Ibclc : international board of certified lactation consultant (diplôme international après formation et examen)

Diulham : diplôme inter universitaire en lactation et allaitement maternel

Ref : réflexe d’éjection

Red : réflexe d’éjection dysphorique

Aplv : allergie aux protéines de lait de vache (retardée ou immédiate)

Iplv : intolérance aux protéines de lait de vache (allergie retardée souvent)

Plv : protéines de lait de vache

TL : tire lait

TAE : tire allaitement exclusif

RGO : reflux gastro oesophagien

Reflux interne : reflux sans régurgitation apparente

Bds : bouts de sein, téterelles

 

 

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L’emeibaby, le préformé physiologique adapté aux petits bébés

Avec un bébé de 2 mois et demi bien en poids, du trajet à pied pour emmener la grande soeur à l’école, et un dos qui disjoncte, il me fallait une solution portage.

J’avais usé et abusé du sling, mais le portage asymétrique n’était plus une option. L’écharpe à noeuds, c’est génial, mais pas assez pour moi quand il faut partir (vite) à l’école.

Mais un préformé qui respecte la physiologie d’un tout petit bébé ça n’existe pas. Pourquoi?

Un bébé doit avoir le dos arrondi et bien soutenu dans le porte bébé car la colonne vertébrale est encore fragile et il faut éviter qu’il se redresse et fasse des efforts pour se maintenir ‘droit’.

Il ne faut faut pas qu’il puisse s’appuyer sur ses pieds, ce qui est le cas dans les inserts spéciales nourrissons, car par réflexe (tous les bébés le font), il va  s’en servir et se redresser et est alors en hyper-extension. Cette position est  non physiologique, il se fatigue et raidit sa colonne vertébrale

Dans les portes bébé non physiologiques, en plus de tout ça, l’assise est trop étroite et bébé est suspendu par ses parties génitales. Niveau confort, on fait mieux!

Envie d’aller chez l’ostéo ou le chiropracteur pour un blocage des cervicales de bébé? Des lgrosses décharges d’inconfort le soir? Non!

L’emeibaby

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Parlons de l’emeibaby, fabriqué en Allemagne. C’est un hybride écharpe – préformé. L’écharpe est le moyen de portage par excellence, lorsque maîtrisé, et pour se faire, le mieux est de prendre des cours avec une monitrice pour respecter la physiologie de bébé.

Dans l’écharpe, son dos est soutenu, bébé est en position grenouille, les genoux remontés, et pas en hypertension car rien ne lui permet d’appuyer ses pieds quelque part. Le poids est réparti de manière équitable pour le porteur.

Avec ce porte bébé :

Grâce au dossier souple et ajustable, le petit bébé est bien en position grenouille et a le dos arrondi. Il peut se laisser aller sans se raidir. Les anneaux permettent de tendre le tissu et de l’ajuster comme sur une écharpe.

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Comme les anneaux qui permettent d’ajuster à la taille Une poche de tissu à l’intérieur du porte bébé permet de surélever le petit bébé pour l’installer en position ‘grenouille’ les genoux plus hauts que les fesses.

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Grâce à son design, les pieds sont libérés, donc pas d’hyper-extension possible.

Très rapide et simple à mettre, le poids est réparti sur les épaules et sur les hanches pour le porteur.

Il existe beaucoup de modèles différents, très colorés ou très sobres.

Idéal pour les petits bébés quand on ne maîtrise pas l’écharpe, qu’on est pressé et que l’on souhaite que bébé soit à l’aise. 

Je recommande vivement l’emeibaby. Il a sauvé mon dos, nos trajets, et surtout mon bébé qui s’endort bienheureux.

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(la bretelle de gauche mal positionnée)

Je verrais dans le temps avec bébé qui grandit si le dossier lui convient toujours.

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Témoignage d’une mère de lait

Voici le témoignage bouleversant d’une maman qui a tire-allaité le bébé de son amie gravement malade jusqu’à la diversification pendant 5 mois, en parallèle avec l’allaitement de son propre bébé.

Faisant de ce garçon et de cette fille, des frère et sœur de lait.

C’est ce que j’appelle une amie de lait, une mère de lait.

Quand on a le cœur grand comme le soleil ainsi, on rayonne sur la terre entière.

« Toute petite déjà, alors que personne dans ma famille ou mon entourage n’avait allaité son bébé, je mettais mes poupées sur mon sein et j’étais persuadée que quand j’aurais des enfants, je les allaiterais.
Les années ont passées, j’ai fait mes études de sage-femme durant lesquelles je me suis fait une proche amie. A la fin de notre 3eme année, elle a appris qu’elle était atteinte de la sclérose en plaques.
Nous avons fini nos études et avons été diplômées ensemble. Par chance, nous avions postulé dans le même hôpital et avons été prises toutes les deux pour travailler dans le service de maternité !
Six années plus tard, nous voilà enceintes en même temps ! Ma DPA était pour le 15 janvier et elle pour le 6 !
Elle était déjà maman d’un petit garçon qu’elle avait dû sevrer à 1mois de vie pour reprendre son traitement contre la SEP car en pleine poussée.
Nous accompagnons des mamans dans leur allaitement tous les jours dans notre travail. Cela avait été extrêmement douloureux pour elle de devoir mettre un terme à son allaitement et la douleur était d’autant plus grande d’avoir dû lui donner du LA (lait artificiel).
Pendant cette seconde grossesse, elle a fait beaucoup de poussées de SEP et sa neurologue ne voulait même pas qu’elle allaite un seul jour, mais elle a quand même voulu retenter l’expérience.
Pendant nos grossesses, elle m’a demandé si je pourrais lui fournir du lait pour son bébé si elle était amenée à devoir sevrer tôt, nos DPA étant si proches. J’étais enchantée, honorée ! Qu’elle ait osé me le demander, parce que de mon côté, l’idée avait déjà germé dans ma tête mais je n’avais pas encore osé lui proposer, ne sachant pas comment elle allait réagir ! J’ai évidemment dit que je ferais tout mon possible pour que ça fonctionne et toute ma grossesse je me suis conditionnée à allaiter deux bébés, mentalement et physiquement (j’ai stimulé progressivement manuellement mes seins chaque jour en surveillant que ça n’ait pas de lien avec mes contractions).
J’ai accouché 17 jours après elle, et elle a pu allaiter un peu plus d’un mois. Dès la naissance de mon bébé, une fois ma montée de lait bien installée, j’ai commencé à tirer pour faire des réserves pour le moment où elle n’aurait plus “le droit” (pour sa propre santé) de nourrir son bébé avec son lait. Je tirais avant chaque tétée de mon bébé (soit toutes les 2-3h), heureusement j’ai une grosse capacité de stockage, ce qui me permettait de tirer 150 à 200ml par sein en 5 min, maximum 10 avec le tire lait Medela Swing en simple pompage.
Je congelais dans des sacs de conservation pour lait maternel et je lui apportais le tout dans une glacière. Le jour de la “livraison”, je lui apportais un biberon de lait maternel frais, pour qu’elle n’ait pas toujours du congelé.
C’est ainsi que j’ai pu lui fournir du lait jusqu’à ce que son bébé soit diversifiée. J’ai alors dû arrêter mon tirage intensif avec grand regret et me concentrer sur mon bébé car il était (est !) très demandeur et en y ajoutant le tire lait j’étais à plat physiquement…
Je suis heureuse que mon amie m’ait fait confiance et qu’elle ait osé me le demander.
Mon bébé a une sœur de lait et je serai contente de lui raconter cette histoire plus tard.” Amélie

Une des livraisons                                                     22047319_10155744726062402_691251260_o

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Les freins et l’allaitement : le bébé qui ne savait pas téter

Un bébé qui ne sait pas téter, cela existe-t-il vraiment ?

Malheureusement oui.

 Les freins, encore méconnus et auxquels peu s’intéressent, peuvent être la cause de douleurs et crevasses pour la maman allaitante et d’un bébé qui se fatigue au sein, n’arrive pas à le garder en bouche et à prendre du poids correctement.

Important :  1. seul un spécialiste des freins peut poser un diagnostique.  2. Cet article est amené à être révisé régulièrement au fur et à mesure que j’avance dans mes recherches et que mes connaissances sur la question se développent, les freins étant un problème complexe.

 

I Un point sur les freins

  1. Qu’est-ce que c’est ?

Un frein est une attache dans la bouche fait de muqueuse qui peut réduire la mobilité de la langue ou de la lèvre. On l’appelle aussi ankyloglossie lorsque le frein est gênant. Il peut attacher la langue à la mâchoire inférieure, la lèvre supérieure à la gencive, la lèvre inférieure à la gencive, l’intérieur de la joue à la gencive. Il y a 7 types de frein.

  1. Statistiques

D’après un orl renommé il y a 10% de bébés qui naissent avec des freins, et dans 3 ou 4 % d’entre eux des freins gênants. Lorsqu’il y a un frein de lèvre supérieur, dans 90% des cas il y a un frein de lèvre.

  1. Histoire

Les freins sont connus depuis longtemps, et Elizabeth Coryllos, une IBCLC spécialiste des freins cite un texte japonais écrit 1025 avant JC qui mentionne l’importance de couper les freins. Elle explique aussi qu’en Grèce Antique il était question d’une sorcière jaune qui coupait avec son ongle le frein des bébés qui ne prenaient pas assez de poids, tétaient peu et développaient un ictère important.

Mais pourquoi alors si peu de monde s’y intéresse aujourd’hui ? En effet, les sages-femmes pouvaient les couper autrefois, mais elles n’ont plus le droit de le faire aujourd’hui, et rares sont les orl formés à détecter et couper les freins, en particulier les freins de lèvre postérieurs.

Une hypothèse ? on considère que le lait artificiel est un équivalent du lait maternel, et que pouvoir allaiter un bébé (dans de bonnes conditions qui plus est) n’est pas important, puisqu’il suffirait de renoncer à l’allaitement et de donner un biberon.

  1. Problèmes pour l’allaitement

Pendant les premiers mois de l’allaitement la production de la mère est abondante et le réflexe d’éjection fort peuvent compenser pour les freins. Mais si le bébé ne draine pas correctement les seins, la production va diminuer et le bébé va cesser de gagner suffisamment de poids. Il peut aussi être excessivement fatigué de l’effort à fournir. A cause des crevasses et douleurs lors des tétées, la maman peut aussi décider de sevrer son bébé.

  1. Autres conséquences

Les freins gênants n’affectent pas que le déroulement de l’allaitement mais touche à de nombreux domaine : l’alimentation en général, la digestion, l’hygiène dentaire, la parole…

En effet ils peuvent gêner le développement de la mâchoire, du palais et des dents, la respiration, la mastication, la déglutition, la digestion. Ils peuvent causer du reflux, des étouffements, vomissements, caries, salivation en excès. Ils peuvent poser des problèmes de développement du langage : difficultés à articuler en chuchotant, parlant fort) et l’impossibilité de prononcer de certains sons.

  1. Pourquoi a-t-on alors des freins ?

Ce serait dans la plupart des cas une malformation génétique donc héréditaire.

 

 

II Les freins en détails: types de freins, symptômes, critères visuels

  1. Types de freins

Il y a sept types de freins :

– 4 freins de langue (dit frein lingual)

– 2 freins de lèvre (dit frein labial) : frein de lèvre supérieure et frein de lèvre inférieur,

– 1 frein joignant gencive et intérieur de la joue.

  1. Les deux types de freins labiaux

exemple d’un frein labial supérieur

frein labial

  1. Les 4 types de freins de langue :

Freins antérieurs

Type 1 : le frein est attaché à la pointe de la langue et lui donne une forme en coeur

Type 2 : le frein est attaché un peu en retrait par rapport à la pointe de la langue.

Freins postérieurs

Type 3 : le frein va du milieu de la langue au plancher buccal, il est souvent serré et peu élastique

Type 4 : le frein est attaché à la base de la langue, derrière le muscle. Il est d’aspect brillant, souvent plus épais et moins élastique que les autres types de freins.

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Les freins de type 1 et 2 sont plus faciles à détecter, les types 3 et 4 passant souvent inaperçus. Un bébé peut avoir tous les types frein de lèvre, langue et joue, mais on peut également trouver des bébés qui ont deux freins linguaux : un frein antérieur de type 1 ou 2 et un frein postérieur de type 3 ou 4.

 

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succion sans frein                                                  succion avec un frein de lèvre postérieur

Pour détecter le frein lingual postérieur voici un lien avec la méthode ‘Murphy Maneuver’. Pour faire la même chose il est possible d’utiliser une sonde cannelée plutôt que la main

https://www.youtube.com/watch?v=5opSbXvL7yQ

 

  1. Symptômes possibles

Pour la maman :

– crevasses et douleurs lors des tétées

– candidoses à répétition, autres infections (tétons blessés)

– canal lactifère bouché

– mastite

– mauvais drainage du sein et mauvaise stimulation

– baisse de la lactation

Pour le bébé

– un bébé qui glisse sur le sein, n’arrive pas à le garder en bouche : pas d’effet ventouse

– s’énerve au sein

– claquement lors de la tétée

– petite ouverture de bouche

– pince le sein

– prise de lait insuffisante au cours de la tétée

– tétées très fréquentes et insatisfaction

– s’étouffe au sein

– s’endort au sein

– coliques

– fatigue

– tremblement du menton ou d’autres muscles du visage

– rots / rgo (reflux gastro oesophagien)

–  prise de poids insuffisante

Pour permettre à bébé d’obtenir plus de lait : le faire téter très fréquemment, lui faire prendre le sein en position asymétrique, l’aider à garder le sein en bouche avec la technique du sandwich et faire de la compression du sein pour augmenter le débit.

Pour réduire la douleur : essayer différents positions pour voir celle qui est la plus confortable, insister sur l’ouverture de la bouche, essayer les crèmes grasses: lansinoh, melectis ou compresses de lait maternel (sauf si candidose) et éviter les bouts de sein qui maintiennent voire empirent le problème.

  1. Critères visuels pour détecter un frein gênant

Quelque fois il est facile d’identifier un frein de langue grâce la forme de cœur étant évidente, mais parfois ce n’est pas le cas. En général, on note une langue ronde, qui ne s’élève pas très haut dans le palais, un palais creux…mais parfois, même avec un frein on est capable de tirer la langue…

Elévation : Est-ce que lorsqu’il pleure sa langue dépasse le milieu de la bouche ?

Latéralisation : Est-ce que lorsque que vous caressez les gencives du doigt votre bébé le suit avec la langue

Extension : si vous appuyez délicatement sur le menton et la lèvre inférieure de votre bébé tire-t-il la langue ?

Coloration blanche : est-ce que lorsque bébé lève la langue vous voyez une membrane qui blanchie à cause de la tension sous la langue ?

Touche le nez : pouvez-vous à retrousser la lèvre supérieure jusqu’à ce qu’elle touche le nez sans que le frein blanchisse ?

Est-ce que les côtés de la langue se soulève mais au milieu de la langue il y a comme un trou ?

 

III Quelle démarche pour faire détecter et couper un/des freins gênants ?

  1. Les spécialistes

Les personnes compétentes pour détecter des freins gênants sont les ORL, les stomatologues, et les consultantes IBCLC. Certaines animatrices de la Leche League peuvent le faire également.

Les ORL, stomatologues et parfois les dentistes les coupent.

En général, lors d’une consultation avec une IBCLC, les freins sont détectés et par la suite les parents prennent rendez-vous avec un ORL.

Le souci est qu’en France, dans les maternités, les pédiatres refusent de couper les freins, ou ne détectent que les freins de langue antérieurs en forme de cœur, qui sont très évident.

De même, la majorité des ORL refusent de couper les freins, en disant que cela ne se fait plus, que ce n’est pas nécessaire, qu’ils ne sont pas gênants. Parfois même, ils ne sont pas capables d’identifier un frein postérieur car ils ne sont pas formés ni pour le voir, ni pour le couper.

Il est donc difficile de trouver un spécialiste compétent et volontaire pour couper un frein gênant et c’est pourtant une situation extrêmement problématique quand il y en a un, ou deux, ou même trois de gênants. Le bébé ne peut pas ouvrir assez grand la bouche, se servir de sa langue. Les tétées sont douloureuses, inefficaces, donc bébé stimule peu et n’obtient pas assez de lait. A savoir que le frein de lèvre est tout aussi gênant que le frein de langue. Il restreint l’ouverture de la bouche et cause de la fatigue pour le bébé, qui doit exercer davantage de pression, et des douleurs/crevasses pour la maman.

  1. Faut-il couper ou non ?

Tous les freins apparents ne sont pas gênants. Il arrive que la membrane soit suffisamment élastique et n’empêche pas la mobilité de la langue ou l’ouverture de la bouche. Pour qu’un frein soit considéré gênant il doit y avoir des symptômes associés tels que listés ci-dessus.

  1. Comment l’intervention se passe-t-elle ?

Une freinetomie – lorsqu’est pratiquée une incision à l’aide de ciseau et que la membrane superflue est coupée pour être assouplie.

Une freinéctomie –  lorsqu’il y a une ablation du frein. Il est complètement supprimé avec le laser .

Le praticien vous reçoit et sont évoqués les symptômes qui posent problème dans l’allaitement. Ensuite il vérifie la présence de freins et leur élasticité, et cela si besoin pour les freins postérieurs avec une sonde cannelée. S’il l’estime nécessaire il les coupe / brûle au laser après avoir immobilisé le bébé, souvent maintenu dans les bras de la maman. Cela dure quelques secondes et ne nécessite pas d’anesthésie. Lorsque le bébé est plus grand (vers 2 ans), on a recours à une anesthésie.

Cela se fait au laser ou ciseau, les avantages du laser sont :

– Moins de risque que le frein se reforme

– Moins de risques d’infection

-Moins de saignement et gonflement

– Presque pas douleur pendant l’intervention et après

– Plus de précision

– Cicatrisation plus rapide

En pré-opératoire, pour les petits bébés, pas de préparation nécessaire.

En post- freinéctomie, le bébé peut reprendre le sein immédiatement, et en fonction de son état et de sa douleur, on peut lui donner un antalgique.

Risque de formation à nouveau du frein, syndrome de kiss, cervicales bloquées

Il arrive qu’un frein se reforme, soit parce qu’il n’a pas été assez coupé, ou mal coupé, qu’aucun exercice post freinectomie a été réalisé, ou bien en raison d’un blocage des cervicales (tel que le syndrome de kiss). Un orl formé en freins recommande de traiter le syndrome avant de couper les freins, pour limiter le risque de reformation.

 

  1. Et après ? Cicatrisation, rééducation et soutien

Massage pour la cicatrisation

La douleur et la cicatrisation dépendent de l’âge du bébé et de l’épaisseur du frein. Plus il est jeune, plus l’opération est ‘facile’, la douleur moindre et la cicatrisation rapide.

Les orl et les IBCLC recommandent de masser les zones opérées pour faciliter la cicatrisation avec de l’huile de coco. Il faut donc masser 3 fois par jour avec un doigt propre et un peu d’huile de coco les plaies ce qui permet aussi de désinfecter, d’éviter que le frein se rattache.

massage pour la cicatrisation https://www.youtube.com/watch?v=62pZw0LqYv8

Exercices de remobilisation

Il y a aussi des exercices (voir plus bas) à effectuer pour que le bébé remobilise les muscles de son visage et de sa langue correctement. Il a en effet pris des réflexes musculaires qu’il doit désapprendre. La durée sur laquelle pratiquer ces exercices varie en fonction de son âge et du type du frein. Un nouveau-né aura beaucoup moins tété qu’un bébé de 2 mois donc le réapprentissage d’une succion correcte sera beaucoup plus rapide, mais il ne faut pas oublier qu’un bébé commence à téter et à mobiliser sa langue (ou non) dans le ventre de sa mère. En général, on dit que la rééducation d’un bébé prend de 3 semaines à 15 semaines. Cela varie en fonction de chaque bébé, et il est recommandé dans la semaine qui suit l’opération de voir un chiropracteur afin de soulager les tensions le frein a engendré.

 

exercices https://www.youtube.com/watch?v=-llmAhDoKno

https://www.youtube.com/watch?v=q9Io3Ush-S4

https://www.youtube.com/watch?v=R_qnkhlwl84

 

Aider bébé à recevoir du lait

Avant que le frein soit coupé, et à la suite de la freinétomie/freinectomie, il y a deux techniques de compensation pour optimiser la quantité de lait que reçoit le bébé :

–  la prise du sein asymétrique : bébé a la bouche grande ouverte, le menton dans le sein, et le nez bien dégagé. Il stimule ainsi au maximum et obtient une quantité importante de lait.

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–  la compression du sein : pour augmenter le débit de lait

et comme dit plus haut, mettre bébé au sein le plus souvent possible

Soutien

J’insiste sur cette période cruciale. On peut croire en effet que le problème va se résoudre immédiatement après l’intervention. Cela peut être le cas, mais dans la majorité des situations cela ne l’est pas. Le bébé va téter très bien immédiatement pour ensuite retrouver ses habitudes, voire téter encore plus mal, glisser sur le sein, causer de nouvelles crevasses. Et cette situation peut être déstabilisante pour la maman, qui s’attendait à des progrès immédiats et qui a les mêmes douleurs qu’auparavant et un bébé qui ne sait pas téter. Lors de cette phase, le soutien, d’autres mamans passées par là, de spécialistes de l’allaitement telles que des IBCLC, d’amis, de connaissances est crucial. Car une maman avec un bébé qui a des freins vient parfois déjà de loin lorsque son bébé se les fait couper. Lors de cette phase de réapprentissage et de rééducation, elle a besoin d’être rassurée et d’avoir l’espoir de récupérer un ‘bébé ventouse’ qui saura téter.

 

Témoignage d’une maman dont le bébé a eu une freinétomie au laser à 18 mois https://www.youtube.com/watch?v=FD0QwD2KsPY

 

Sources

En français :

https://www.lllfrance.org/1679-aa-95-freins-de-langue-freins-de-levre-des-freins-a-lallaitement

http://www.asklenore.info/breastfeeding/pdf/fr_limpact_de_lankyloglossie.pdf

https://www.orthodontisteenligne.com/enfants/frenectomie-frenotomie-et-frein-lingual/

 

en anglais :

https://themilkmeg.com/when-unexplained-breastfeeding-pain-is-an-indicator-of-tongue-and-lip-ties/

http://pediatrics.aappublications.org/content/110/5/e63

http://feedthebabyllc.com/tongue-and-lip-tie/

https://www.breastfeedingbasics.com/articles/tongue-tie

https://breastfeedingusa.org/content/article/tell-me-about-tongue-ties

http://santabarbaralactation.com/blog/tongue-tie-what-do-parents-need-know

 

 

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Téter efficacement : la prise asymétrique

On parle souvent de position au sein. La bouche grande ouverte, bébé qui prend le mamelon…

Mais pourquoi insiste-t-on tellement sur la position?

Cela semble être un détail mais ça n’est pas un. C’est l’une des clés de la réussite pour un allaitement qui dure, avec l’allaitement à la demande et la vérification que rien n’interfère avec le transfert et la production de lait.

Le docteur Jack Newman dit que c’est l’une des premières choses qu’ils apprennent aux mamans dans sa clinique d’allaitement au Canada : comment positionner bébé en prise asymétrique pour qu’il fasse des tétées les plus efficaces possibles et comment réaliser une compression du sein; (vidéo sur la compression https://www.youtube.com/watch?v=0v67plR-Q0U ).

(N.B : le docteur Newman dit aussi que la première chose qu’on devrait vérifier à la naissance sont les freins. Ils peuvent empêcher de manière physique bébé de téter correctement et restreindre l’ouverture de sa bouche)

Pourquoi cette manière de prendre le sein est-elle importante?

  • elle permet de stimuler le mamelon de manière efficace donc la production de lait future
  • Elle permet au bébé d’obtenir le maximum de lait possible au cours de la tétée
  • Elle évite les crevasses et douleurs aux mamelons pour la maman

La prise asymétrique donc, qu’est ce que c’est?

  • bébé a le menton enfoui dans le mamelon
  • Bébé a le nez complètement dégagé
  • La mâchoire est complètement ouverte
  • Les lèvres sont retroussées.

Des images :

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Une vidéo où l’on voit bien le nez dégagé en prise asymétrique (position ballon de rugby et chevauchant) : https://www.youtube.com/watch?v=rV_Iy-NwEpU&t=9s

Si bébé a le nez enfoui dans le sein, pour le repositionner, appuyer sur le bas de son dos, ses fesses, changer l’inclination de son corps, ou reprendre depuis le début, en lui présentant le mamelon par le bas.

Les positions ballon de rugby, biological nurturing et à califourchon aident à atteindre cette amplitude maximale de la mâchoire puisque le bébé prend le sein ‘par en bas’

Si bébé n’y arrive pas

  • s’entraîner en mode zen en s’assurant d’être installée confortablement (vidéo pour l’installation plus bas)
  • essayer en installant bébé en écharpe
  • faire vérifier les freins par un ORL compétent /consultante IBCLC / stomatologue ( un orl ou stomatologue coupera, quelquefois un dentiste, la consultante IBCLC peut les détecter).
  • Vérifier qu’il n’y a pas de blocage au niveau de la mâchoire avec un ostéopathe.
  • Une consultante IBCLC peut également aider

Maintenant on comprend en quoi le biberon, la tétine et les bouts de sein sont plus que contre productifs. Ils apprennent et maintiennent un réflexe physique et musculaire qui est à l’opposé de ce qu’il faut faire au sein pour obtenir beaucoup de lait, le maximum de lait possible, et maintenir une production adaptée.

Lien vers l’article du Dr Jack Newman en anglais : http://ibconline.ca/the-asymmetric-latch/

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