Reprendre le travail : comment adoucir la séparation avec bébé allaité?

Ici seront abordées des idées pour adoucir la séparation mais idéalement, la place d’un bébé est auprès de sa mère (ou/et son père, ou tout autre figure d’attachement) et il est plus facile de continuer à allaiter son enfant si l’on ne reprend pas le travail.

En effet, reprendre le travail et faire garder son bébé signifie de la douleur et une perte de repère pour celui-ci qui est alors séparé de sa figure d’attachement, il peut donc faire des grèves et refuser de téter une fois à la maison, ou bien refuser de s’alimenter là où il est gardé, passer de longues heures à pleurer. Ce sont aussi des émotions également difficiles à vivre pour la mère, qui parfois souhaiterait pouvoir faire autrement et peut être prise de crises d’angoisse.

A cela s’ajoute les difficultés pour maintenir l’allaitement (exclusif si pré diversification et non exclusif si le bébé est diversifié). Si l’enfant a moins d’un an ou des difficultés particulières il est nécessaire de tirer son lait pour entretenir celle-ci.

Quelques articles desptitesmainsdabord au sujet de :
– la reprise du travail : ici,
– tirer son lait : ici,
– bébé refuse le lait tiré ici.

Voici des idées pour adoucir la séparation :

  • Trouver un lieu de garde ou une assistante maternelle qui connaissent et pratiquent le maternage et respectent l’allaitement. En effet cela aidera un bébé à trouver de nouveaux repères réconfortants et une routine dans laquelle il est sécurisé car écouté dans ses besoins, et un lien de confiance entre les parents et la/les personne/s qui garde/nt le bébé est fondamental. Feuillet pour donner le lait tiré : ici
  • Verbaliser et préparer son bébé à la séparation, en lui expliquant ce qu’il va se passer, et pourquoi, que cela ne change rien à l’amour qu’on lui porte et que tous les soirs on sera là pour venir le chercher. On peut s’aider de livres.
  • Faire une adaptation sur une ou deux semaines minimum : il est important ne pas laisser immédiatement son bébé des journées entières, mais par petites périodes. Tout d’abord une ou plusieurs heures en restant présent, puis 1h seul un jour, 2h le jour suivant, pour une sieste le jour d’après, puis une demi-journée et/ou un repas. Cela permet à l’enfant de se familiariser avec le lieu, le ou la personne qui le garde, d’instaurer de nouveaux repères.
  • Un doudou : cet objet de transition peut permettre au bébé d’avoir un repère, car il est avec lui à la maison, mais aussi là où il est gardé. Il symbolise la permanence, une notion importante dans le cas de la douleur de l’absence. Le doudou permet de se blottir contre ses souvenirs et des odeurs familières. (ici un article sur le doudou d’allaitement). Certains bébés n’adopteront jamais de doudou. Inutile de les forcer.
  • Instaurer des repères supplémentaires sécurisants dans cette période difficile : des tétées de retrouvailles, des symboles qu’on se dessine sur la main pour se rappeler qu’on est ensemble (comme un bisou), des câlins supplémentaires etc.

 

Ce qui est souvent proposé mais n’aide pas :

  • Sevrer le bébé pour faciliter la reprise : cela ajoute un changement traumatisant pour le bébé dans une période difficile, et rappelons-le être allaité n’est pas un luxe mais un besoin physiologique.
  • Refouler ses émotions et se sentir coupable de sa tristesse : on reproche souvent à la mère de se montrer trop émotive, et d’empêcher son bébé de grandir. Un bébé est connecté avec sa mère. Si elle est triste, il va le sentir. Inutile de le cacher. Accepter ses émotions, en parler, les verbaliser, fait partie du processus. La séparation est un deuil, une étape de la vie. La vivre pleinement aide à en faire du sens.
  • Supprimer des tétées, essayer de donner un rythme à son bébé, lui refuser le sein pour l’endormir : la période d’adaptation est faite pour cela. Pour que le bébé instaure un nouveau rythme et trouve de nouveaux repères sécurisants. Lui refuser des tétées alors qu’on est présente, disponible est extrêmement déstabilisant (en plus d’être inutile) pour le bébé. Il ne comprend pas ce qu’il se passe et pourquoi il ne lui est plus permis d’obtenir du lait maternel et du réconfort. Un bébé n’a de plus pas les notions de temps qu’un adulte a, et il vit dans le présent, le ‘ici et maintenant’. l’assurance d’avoir les tétées à la demande lorsqu’il est avec sa mère est l’un des répères qui va lui permettre de traverser cette période difficile de séparation et de l’adoucir, en quelque sorte un phare dans la tempête.

 

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Doudou d’allaitement : la tétée du renardeau

Le doudou d’allaitement est un concept pensé et conçu par le petit panda à lunettes et @littlebunbao .

Premier en son genre, il m’a séduite pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, son esthétique. Celle-ci est épurée et sobre et donne à cet objet un caractère presque minimaliste qui est séduisant. De plus à la maison, on a un large coup de cœur pour les renards et renardeaux. Il existe aussi une version ours blanc.

 

Ensuite, ce sont les principes derrière ce doudou qui reprennent des valeurs qui me sont chères.

Celui-ci représente des mammifères, donc des animaux qui allaitent, et des bébés allaités. On en revient aux bases. L’allaitement est ‘naturel’, un besoin physiologique et une réalité biologique pour un bébé humain.

Le doudou est composé de trois ‘membres’: la mère (une renarde ou une ourse, et ses deux petits). Les deux petits se clipsent et se déclipsent aux seins de leur mère. Ils portent une inscription (le prénom de l’enfant) ou non en fonction du choix de la personne qui les commande.

Ce système permet au bébé de se rappeler du lien fort qu’il a avec sa maman, de lui représenter l’allaitement comme ‘banal’, de choisir de clipser le petit à sa maman soit lors de prise de lait tiré lorsqu’il est gardé, et/ou également lorsqu’il est réunit avec sa mère.

Téter c’est donc être ensemble, ou le souvenir d’être ensemble, et le lait maternel donné un emblème de ce lien. Maman est présente à travers celui-ci, ou bien elle est présente grâce qu souvenir d’une tétée réconfortante.

A noter qu’il y a plusieurs scénarios possibles:

  • La mère peut éventuellement en conserver un avec elle pour l’aider lors du tirage – les pensées positives et la sécrétion d’ocytocine facilitent le tirage- mais aussi comme un doudou propre pendant que le bébé garde la mère avec lui (doudou de protection)
  • La mère peut garder la maman et le bébé prendre le bébé animal, chacun veillant sur le doudou qui le représente et les émotions de celui-ci (doudou de transfert)
  • Le bébé peut garder la mère et le bébé afin de pouvoir se répresneter la réunion et les tétées même s’il est séparé, par exemple au moment de dormir ou lorsqu’il boit du lait tiré.
  • Le deuxième bébé peut représenter un frère ou une sœur.
  • Le deuxième bébé peut être conserver par la mère si l’enfant conserve de son côté la maman et le bébé doudou.
  • Le deuxième petit peut être utilisé en cas de perte du premier
  • ici le deuxième bébé pourra représenter la grande soeur
  • etc

 

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Utilisations du tire-lait

A la fin de cet article, une liste des utilisations possibles du tire-lait

pour des informations sur le tirage, voici un article très complet : ici

J’ai longtemps haï les tire laits. Pour moi c’était l’antinomie de l’allaitement. Allaiter c’est tenir un bébé vivant et chaud dans ses bras, un échange de câlins et gestes tendres, le partage de lait à toute heure et en tout lieu, sans anticipation quelconque ni matériel nécessaire.

Un tire-lait est une machine, généralement peu attrayante, froide, parfois bruyante. On a pas réellement envie de la serrer dans nos bras. Elle ne cause pas de pics d’ocytocine lorsqu’on la voit. Le contact avec celle-ci n’est pas source de plaisir

Elle peut même être effrayante. Elle nous confronte à notre corps et à nos capacités de production. Va-t-on être capable de tirer ? Quelle quantité ? Assez ? produit-on assez réellement ?

De nombreuses mères confrontées à l’épreuve du tire lait abandonnent l’allaitement. Elles ne parviennent pas à tirer et pensent par conséquent ne pas avoir de lait. Ce n’est pourtant pas le cas. Tous les tire laits ne se valent pas, il est nécessaire d’avoir la bonne taille de téterelles, d’en faire une habitude, et de travailler sur l’environnement pour y arriver. Un article à ce sujet : ici

J’ai eu la chance de pouvoir allaiter mon premier bébé sans y avoir recours, et cela pour une longue période, malgré la reprise du travail et un frein de langue. Je pensais donc pouvoir m’en passer lors de l’allaitement de mon deuxième bébé. J’avais tord.

Si j’avais su je m’en serai servi depuis le début, afin de mettre en place une lactation suffisamment correcte pour les mois d’allaitement à venir, puisque le corps crée sa base de besoins le premier mois. Je l’aurai utilisée pour compenser les difficultés de succion de ce bébé, compenser les tétées manquées.

Apprendre à utiliser un tire lait et m’en servir correctement est l’une des clés qui m’a permise d’éviter le sevrage de mon fils, vers ses 10 mois. Les tétées se faisaient de plus en plus rares et ma lactation s’était tarie. Lorsque le tire lait louéest arrivé chez moi, j’ai ressenti une bouffée d’amour pour celui-ci. Une bouée de secours. J’ai tiré des semaines et ai travaillé à ce que mon fils reprenne le sein, et à le soulager de tensions.

Je n’ai jamais tiré d’énormes quantités, et il m’a fallu chercher la bonne taille de téterelles, tirer 20 minutes en double pompage. Mais cela a fonctionné.

Il a aujourd’hui plus d’un an et est allaité. Et heureusement.

 

Voici une liste de situations dans lesquelles un tire lait est un outil utile, voire indispensable

– lors de naissance prématurée et alimentation à la sonde, tirer son lait permet de nourrir le bébé de lait maternel malgré les difficultés
– un nouveau-né qui ne parvient pas à  téter et une montée de lait retardée. Tirer permet de remplacer la stimulation et de lancer la lactation pour lui le temps de remédier au(x)difficulté(s)
– un bébé qui tète trop peu : le tire lait permet de compenser pour les tétées manquées et maintenir la lactation le temps de trouver une solution à long terme
– un bébé qui a des freins restrictifs, difficultés de succion, tensions : utiliser un tire lait entre les tétées, après celles-ci permet de maintenir une lactation abondante et de lui faciliter le travail (il peut alors boire au lieu de téter)
– lors de douleurs et crevasses pour la mère lors de tétées, et de l’impossibilité de mettre au sein, le tire-lait permet de maintenir la lactation lors de la guérison
– lors de mastite si le bébé refuse de téter, le tire lait peut être utilisé pour drainer le sein
– lors d’abcès du sein, le tire lait est utilisé pour drainé le sein atteint et permettre la guérison
– lors de l’utilisation de bouts de sein, le tire lait permet de finir de drainer le sein correctement et de ne pas faire baisser la lactation le temps de trouver une solution à long terme
– lors de séparation avec la mère, le tire lait permet de maintenir la lactation pour le bébé, le nourrir de lait maternel et d’éviter les engorgements : reprise du travail, garde partagée etc
– lors de prise de médicaments et d’hospitalisation de la mère : le tire lait permet de maintenir la lactation
– lors d’hospitalisation du bébé : le tire lait permet de nourrir un bébé avec son lait
– lors de difficultés mécaniques que la dyade n’arrive pas à surmonter (freins restrictifs, fente palatine, fente labiale, syndrome de pierre robin, malformation), le tire lait permet à la mère de donner son lait à son bébé malgré tout.

 

Cependant, on se doit de toujours donner les outils et moyens à notre disposition pour permettre à la mère d’allaiter au sein lorsque c’est son choix.

Le tire-allaitement exclusif n’est que rarement ce qu’une mère s’était imaginé et son premier choix.

 

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Diversifier quand l’allaitement va mal

bébé mange

L’Organisation mondiale de la santé recommande un allaitement exclusif de 6 mois – c’est à dire sans tétine, sans biberon, sans eau et sans diversification quelconque- et de 2 ans minimum en parallèle avec la diversification pour assurer une santé et un développement optimaux pour le bébé. Ici un article complet sur les recommandations et risques de la diversification précoce.

En effet, le lait maternel reste l’aliment principal jusqu’à 1 an, et un repas de solides ne remplace pas de tétée. Elles restent prioritaires.

Néanmoins, il est courant d’entendre des professionnels de la santé recommander une diversification précoce, c’est à dire à partir des 4 mois de l’enfant, en dépit de ces recommandations qui détaillent pourtant les risques pour la santé. Cette diversification est justifiée par le fait que les recommandations ne s’appliqueraient qu’aux pays du tiers monde, aux ‘pauvres’. A cette diversification précoce, s’allie souvent des conseils allant vers une restriction des tétées, régulation du rythme du bébé.

C’est un mode de pensée erroné puisque notre patrimoine génétique étant semblable, tous les humains tirent les mêmes bénéfices pour la santé à être allaités exclusivement 6 mois plein, peu importe le contexte dans lequel ils vivent. De plus, la production de lait se base sur une demande fréquente et régulière, sans quoi elle se tarie.

Le seul aspect pertinent de cette réflexion est que vivre dans un endroit où il n’y a pas d’accès à l’eau potable ou vivre dans une situation de précarité, sont des facteurs qui augmentent les risques pour la santé si les bébés sont diversifiés avant les 6 mois révolus.

Les conseils visant à diversifier plus tôt sont symptomatiques du manque d’intérêt et de formation en allaitement du personnel médical. La santé optimale du bébé n’est plus alors la priorité et cela est fort préoccupant.

Il arrive également que cela soit dû à un manque cruel de connaissances en la composition du lait maternel et dans le rythme du bébé allaité. On considère que le lait maternel n’est pas assez nourrissant alors que sa composition est inégalable et que puisque le bébé n’espace pas suffisamment les tétées c’est qu’il n’est pas assez nourri alors que des tétées fréquentes sont signes d’un bébé qui sait stimulé la lactation (si excessivement fréquentes, s’intéresser à des difficultés de succion

 

Il est très fréquent qu’une diversification précoce soit conseillé à une mère parce que l’allaitement va mal

– le bébé ne prend pas suffisamment de poids

– un bébé qui a énormément du reflux, régurgite, semble souffrir au sein

 

Dans le cas d’un bébé qui prend trop peu de poids, recommander la diversification ne résout pas le problème. Les purées ou aliments présentés au bébé ne seront pas suffisamment caloriques pour permettre au bébé de grossir. Le lait maternel est liquide et très digeste mais il est également très calorique. Le bébé va donc continuer de perdre du poids, téter moins souvent car la consommation d’aliments solides lui demandera du temps à digérer et lui coupera l’appétit sans pour autant apporter des apports suffisants, et la lactation va diminuer, et parfois provoquer un sevrage. Il sera alors l’heure de donner du lait artificiel suite à ce sevrage précoce !

Dans cette situation, il est plus intéressant de chercher l’origine de cette prise de poids insuffisante, si elle vient d’un souci de production ou de transfert de lait et d’y remédier quand cela est possible.

 

Dans le cas d’un bébé qui ne prend pas assez de poids :  

– des tétées trop espacées du fait d’un manque de connaissance des rythmes : remettre bébé au sein plus souvent et tirer en parallèle pour relancer la lactation et donner son lait et/ou complémenter le temps que la situation se stabilise à nouveau,

– une tétine ou l’usage de bouts de seins : sevrer bébé de ceux-ci, remettre bébé au sein plus souvent et tirer en parallèle pour relancer la lactation et donner son lait et/ou complémenter le temps que la situation se stabilise à nouveau,

– de difficultés de succion : chercher leurs causes (tensions, freins restrictifs) et adopter des techniques de compensation, qui peuvent passer par du tirage et complémentation pour aider bébé à obtenir plus de lait

– un implant contraceptif, stérilet hormonal ou une pilule (même microdosée) peut faire baisser la lactation, donc changer de contraception hormonale en tirant en parallèle et/ou complémentant avec du lait artificiel le temps de relancer la lactation

– des troubles hormonaux chez la mère qui interagissent avec la production de lait : se traiter et tirer (avec complémentation si nécessaire le temps de rétablir la situation)

– une ou des allergies alimentaires : faire une éviction de l’allergène ou des allergènes en cause

– une infection, une pathologie, des carences, des vers intestinaux

etc

 

Dans le cas d’un bébé qui a beaucoup de reflux et régurgite, semble souffrir au sein, a une oesophagite

Le lait maternel reste l’aliment le plus digeste et le moins irritant pour l’œsophage et la paroi intestinale. Il faut donc chercher la cause du reflux. Le lait maternel n’est pas ‘mauvais’ pour bébé il reste l’aliment de choix. La diversification précoce ne fera pas disparaître le reflux mais dans certains cas le rendra moins visible, dans certains cas le fera flamber. Et elle aura bien souvent comme conséquence une baisse de la production de lait maternel.

Causes possibles (liste non exhaustive)

– tensions physiques : utiliser des techniques pour compenser pour les difficultés et voir un chiropracteur

– difficultés de succion, freins de langue et lèvre restrictifs, réflexe d’éjection fort : utiliser des techniques pour compenser pour le bébé, et chercher une prise en charge par des professionnels en cas de freins restrictifs.

–  une ou plusieurs allergies alimentaires et dans ce cas commencer une éviction stricte du ou des allergènes (tenir un journal alimentaire avec les aliments consommés et les réactions du bébé peuvent aider)

– sténose du pilore

– malformation, fente labiale, fente palatine.

 

 

Dans le cas d’un bébé/bambin diversifié qui a plus de 6 mois et mange trop peu, le dr Jack Newman a émis une hypothèse pertinente, qui lierait ce manque d’appétit à un manque de lait. Le bébé concentre ses efforts sur les tétées afin d’abotenir assez de lait, et manque d’intérête pour les solides. En remédiant aux difficultées de production et/ou de transfert de lait, le bébé, qui obtiendra alors plus de lait, mangera davantage.

 

Etre allaité n’est ni un luxe ni un signe de précarité, c’est une nécessité physiologique.

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Recette de fromage au lait maternel

Une maman a réussi à faire du fromage avec son lait, en voici la recette qu’elle partage avec gentillesse.

“Ca sèche tout doucement. .. alors pour faire le fromage je cumule dans un tuppeware le lait de fin de tétée, donc bébé tête et une fois que je suis sûre qu’il a fini je récolte le fond au tire lait ( donc évidemment il n y a pas grand chose) , c est pour ca que c est long et que je n en fait pas souvent – il faut 1L un peu près- ( mais avec du lait “normal” je fais des gâteaux et des crêpes) parce que j’ai essayé avec le lait de quand j’ai les seins pleins mais ça ne marche pas trop, on dirait qu’il n y a pas assez de gras et ça ne coagule pas terrible … enfin soit, une fois ça fait, je laisse dégeler totalement le lait, je mets dans un poêlon ou petite casserole et je fais chauffer jusqu’à ce qu il y ait des toutes petites bulles , attention pas plus pas moins ça peut vite foirer, garder les yeux dessus. Une fois les bulles je mets 1 cuillère à soupe de vinaigre (il fait cailler le lait plus rapidement) , une cuillère à soupe d eau, je mélange une seule fois très rapidement, je retire du feu et je couvre et touche plus rien du tout pendant au moins 15 minutes … après je mets un fin linge que j’ai fait bouillir à l’eau sans savon ni assouplissant (pour le goût) et je laisse égoutter … une fois arrivée la il y a pleins de possibilités, faire un fromage dur, un fromage blanc etc… aujourd’hui je vais faire un type boursin.’

Les étapes suivantes en photo, puis les ingrédients.

   

 

 

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Allaiter après une césarienne

Comment mener à bien son projet d’allaitement à bien après une césarienne?

Merci à A. et D. pour leur participation essentielle à l’article.

Guide de survie pour la maternité : ici

I Quelques informations de base sur la césarienne

II Comment se préparer à la césarienne

III Comment mener à bien son projet d’allaitement après une césarienne

 

I Quelques informations de base sur la césarienne

 

  1. Voici des motifs de césariennes :

Liés à l’utérus : Lorsqu’il y a déjà eu deux césariennes auparavant, ou une seule en fonction de l’hôpital, l’équipe médicale refuse d’envisager une voie basse. Un fibrome utéri, des antécédents de ruptures utérines

Liés à la position du bébé : peut aussi être envisagé une césarienne en fonction d’une position du bébé à naître qui semble compléxifier les conditions de l’accouchement : un siège incomplet, un siège après une radio du bassin/pelvis qui n’est pas bonne, un bébé qui se présente par le front, une présentation de face si le menton est sur le sacrum, un bébé en transverse.

Liés au physique de la maman : une taille en dessous d 1m50, une pointure inférieure ou égale à 34

Liés à une grossesse multiple : une grossesse de triplés ou plus, une grossesse gémellaire dont le J1 est mal présenté

Liés à des pathologies: herpès génital, HIV avec charge virale haute, une pathologie cardiaque ou neurologique qui interdit à la maman de pousser, un placenta praevia recouvrant, un retard de croissance in utéro sévère, une cholestase gravidique avec des sels biliaires qui augmentent, une pré éclampsie avec des enzymes hépatiques trop élevées

Les césariennes en urgences : hémorragie, décollement placentaire, convulsions sur épilepsie ou pré éclampsie, souffrance fœtale aiguë, stagnation de travail, procidence de cordon (le cordon du bébé passe avant lui lors de l’accouchement. Donc cordon comprimé, donc apports en oxygène donc souffrance fœtale aiguë).

  1. Types d’anesthésie

Il y a plusieurs types d’anesthésie et les produits utilisés peuvent être différents. Il est important de se renseigner sur le type de celle-ci pour s’assurer qu’elle est compatible avec un allaitement immédiatement. C’est le cas de la rachi anesthésie. Mais dans d’autres protocoles, les médecins peuvent être en désaccord sur le temps à attendre. Certains assurent que dès que la mère se réveille, d’autres préconisent un délai supplémentaire à attendre.

  1. La plaie

Elle est faite de manière horizontale juste au-dessus du pubis de manière à être cachée par la culotte. Mais dans d’autres pays, la plaie de césarienne est faite de manière verticale, au milieu du ventre, c’est plus facile de voir l’utérus et d’atteindre le bébé de cette façon. Si la césarienne a été faite verticalement, on la refera verticalement pour ne pas faire une autre cicatrice à la maman. À chaque césarienne, on « reprend » la cicatrice précédente, c’est à dire qu’on enlève la cicatrice précédente en coupant un lambeau de peau.

4.Pansement

Il est nécessaire pendant 5 jours, changement tous les jours après la douche

5. Il est possible de se lever  et douche 24h après la césarienne

6. La douleur

  • Des antidouleurs ou/ et anti-inflammatoires sont données. En général ce sont des dérivés morphiniques en fonction de la douleur 24h en intraveineuse puis pas voie orale au moins 4-5 jours.
  • Aussi de manière locale, une poche de glace est appliquée sur la suture ou sur le fond utérin est à changer dès que la glace n’est plus froide.
  • La position semi assise est à favoriser (en surélevant la tête et les jambes pour ne pas que ça tire sur la cicatrice de césarienne)

 

 

II Comment se préparerà la césarienne

  1. Avant la césarienne :
    – penser à acheter des culottes qui soient pratiques . Les culottes filet sont souvent trop désagréables car elles appuient sur la cicatrice douloureuse. Les culottes de grossesse (qui montent bien haut) sont pratiques et soutiennent le ventre juste.

– prévoir des vêtements de grossesse qui seront plus confortables et n’appuieront pas sur la cicatrice.

– prévoir une seringue, pipette, tasse simple, soft cup ou DAL (dispositif d’aide à la lactation) pour la maternité le jour J  au cas où complémentation et si la maman est faible ou si le passage en salle de réveil est un peu long.
– essayer de négocier pour une intervention le matin. Ainsi, même avec le passage en salle de réveil, la maman revient en chambre en journée. Les équipes y sont plus « disponibles » et bienveillantes. De plus, cela veut dire que le papa sera présent en chambre pour aider la maman, et s’occuper de bébé pour que maman dorme quelques minutes / heures en dehors des tétées. Après l’intervention, on est souvent très fatiguée.

– avoir aussi un bain de bouche car pas possible de se lever pour se laver les dents le jour J et le jour suivant .  ou alors avoir une bassine pour pouvoir cracher en se brossant les dents au lit

– avoir un vaporisateur d’eau et  une crème anti grattage car après l’opération , souvent avec le mélange anesthésiants et médicaments , et le fait de devoir rester allongée , on a la peau qui démange.

– avoir des linguettes nettoyantes et rafraîchissantes (surtout si accouchement estival ) car pas possible d’aller se laver les mains

  1. la veille de la césarienne :

– prendre un laxatif peut aider car l’anesthésie et l’opération causent un transit ralenti. Cela peut éviter de l’inconfort et des gaz en post opératoire et on ose pas aller à la selle à cause de la cicatrice.

– Manger ce qu’on aime la veille. Car ensuite, on a souvent droit à un régime sans gras, sans sel, sans goût. On a plus le droit de manger à compter de minuit .
– Dormir
– Pour les cheveux, les tresser s’ils sont longs. Ensuite on n’a pas le temps de s’en occuper ou de les laver.

– se tondre le bas ventre : pour éviter les rasages  en dernière minute. De plus le rasage peut causer des micro lésions qui peuvent être sources d’infection.

  1. Le jour de la césarienne

– avant de partir au bloc opératoire, disposer toutes ses affaires de manière pratique et disponible. Pourquoi ? Car après on ne marchera pas du tout jusqu’au lendemain minimum. Et vu que personne ne sait mieux que nous ou sont telles ou telles affaires, autant tout bien ranger pour éviter de les chercher pendant des heures.

4. Après la césarienne

– il arrive que l’équipe soignante prenne bébé la première nuit afin de forcer maman a récupérer, sauf si le papa a la possibilité de dormir sur place. Mais dans certaines maternités, le bébé reste avec sa mère donc ce n’est pas systématique. Se renseigner au préalable et s’ils prennent le bébé, demander à ce que rien ne lui soit donné et qu’on vous l’apporte quand il réclame. Cela les dérange mais c’est important

– toujours dire aux sages-femmes et infirmières dès qu’on a un petit peu mal. Ne jamais attendre que la douleur soit au maximum car il est trop dur de la faire diminuer ensuite .
– pour le premier levé et la première douche : demander à papa d’être là car ça va être dur.

– demander des laxatifs pour rendre la selle plus molle. Ça aide pour la première fois car on est traumatisée après et on n’ose pas aller aux toilettes.

– boire beaucoup d’eau car le premier jour et la  première nuit avec sonde urinaire. Les urines seront surveillées, boire les rend plus claires.

– demander un suivi thérapeutique lorsque la césarienne a été mal vécue : il y a parfois un deuil à faire et le besoin de reconstruire une relation positive avec son corps et la naissance de son enfant.

III Comment mener à bien son projet d’allaitement après une césarienne

1. Anticiper une complémentation

Exprimer du colostrum manuellement pendant le troisième trimestre de grossesse et se faire un petit stock.

Avec quelques contenants autres que le biberon.

2. Parler de son projet

Faire le point avec l’équipe soignante concernant le souhait d’allaitement exclusif. Expliciter clairement qu’on ne veut pas de complément. Et que si jamais cela s’avère nécessaire malgré tout, que les compléments soient donnés autrement : seringue, dal, soft cup, et que ce soit le colostrum exprimé qui soit donné.  Il faut le dire à l’équipe et le répéter au papa pour que les choses soient claires car il arrive que l’équipe décide de faire autrement et le papa ne sait pas trop quoi dire.

3. Anesthésie et allaitement

Comme évoqué plus haut, le type d’anesthésie est un facteur important à prendre en compte pour la mise en place de l’allaitement et les premiers contacts avec le bébé. La rachi anesthésie permet d’allaiter sans délai, mais ce n’est pas le cas de toutes les anesthésies et il est important de se renseigner sur les produits.

 4. Séparation non vécue

Le bébé est endormi lors d’une césarienne, comme lors d’une anesthésie type péridurale. Il ne vit donc pas l’accouchement et il arrive que certains bébés aient du mal à vivre ce changement de situation qu’ils n’ont pas sentis. Les massages, le peau à peau, voir un chiropracteur formé en pédiatrie post accouchement peut permettre de réactiver les réflexes innés et d’aider le bébé à prendre conscience de sa naissance.

 4. Aspiration

Bébés sont aspirés après une césarienne, ce qui n’est pas le cas par voie basse, car le passage dans le vagin appui sur la cage thoracique et fait ressortir le liquide présent dans les poumons, gorge (sauf dans des cas spécifiques).  L’aspiration peut causer des blocages et difficultés de succion par la suite pour le bébé. Consulter un chiropracteur formé en pédiatrie.

5. Peau à peau

Tant qu’il n’est pas possible avec la maman (il faut une vingtaine de minutes pour recoudre) le faire avec le papa. Puis garder bébé tout le temps

 

6. Eviter les séparations

Plus le bébé est séparé de sa maman, moins il peut enregistrer des informations et se sentir sécuriser. Les contacts physiques lui permettent de trouver des repères et de déclencher des réflexes.

 

6. Placer bébé

Il est important de trouver des positions confortables pour soi pour placer bébé. Ne pas hésiter à demander de l’aide, au papa ou au personnel.

La position ballon de rugby sollicite moins la cicatrice. Essayer d’avoir un appui pour surélever ses jambes lorsqu’on allaite sur une chaise ou fauteuil (circulation sanguine surtout après une opération)

La montée de lait

Elle peut être un peu plus tardive si bébé trop fatigué et qui tète peu dans le cas d’une césarienne en urgence ou trop encombré (pas la même vidange des poumons et de l’estomac que si voie basse). De même si la maman a perdu trop de sang et fait de l’anémie.

Enfin il n’y a pas de recherches sur le sujet, mais les anti-inflammatoires pourraient interférer avec la production de lait, voir la bloquer complètement.

Boire de l’eau et être soutenue aide.

Soutien

Demander de l’aide pour les mises au sein.

Le soutien du papa est très important après la césarienne. On est souvent déprimée avec le tablier suite à l’incision, on a mal, on se sent faible, les hormones s’en vont.

Parfois le bébé dort beaucoup et ne tète pas bien, perd du poids, cause des crevasses.

On se sent particulièrement vulnérables la nuit et c’est là parfois que l’on pense à abandonner. Aussi parce que les équipes de nuit sont moins disposées à aider . Au lieu d’écouter les demandes de la mère, elles donnent parfois un biberon au bébé.  L’équipe de jour est souvent plus disponible.

 

 

Liens :

Exprimer du colostrum pré césarienne

Le guide de survie pour la maternité.

Alternatives au biberon

Compenser pour une succion inefficace

Chiropraxie

Rythmes du bébé allaité

 

 

 

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Candidose ou muguet

Qu’est-ce que c’est ?

Le candida est une levure (ou champignon) présente dans la flore normale du tube digestif et de la muqueuse vaginale. Cette levure peut se transformer en une forme pathogène dans certaines conditions et envahir les muqueuses. A son stade le plus avancé il colonise tout le système digestif et peut être très douloureux.

 

Symptômes

Pour la mère : mamelon rosée, rouge, irrité, la peau qui pèle, une crevasse qui ne cicatrise pas. Cela peut se manifester par une sensation désagréable ou de la douleur, cela peut piquer comme des aiguilles, brûler, gratter, démanger, être comme un coup de poignard. Le frottement des vêtements peut être insupportable ainsi que le contact avec de l’eau. Certaines mères ont l’impression qu’on rape leurs seins avec du papier à verre. La sensation de brûlure peut remonter les canaux lactifères lors que la candidose est à un stade avancé.  En général les deux seins sont atteints, mais il arrive que cela ne soit qu’un seul.

Pour le bébé : langue blanche, points, ronds, zones blanches dans la bouche qui ne partent pas lorsque l’on frotte (si cela part ce sont simplement des dépôts de lait), il peut aussi avoir une apparence jaunâtre, bleutée, grise, marron ou noir. D’autres symptômes sont un refus du sein, des pleurs pendant les tétées, des douleurs intestinales, ballonnements, un érythème fessier, des selles vertes, de la constipation, un reflux qui s’aggrave.

Si un seul des membres de la dyade est traité, les risques de récidives sont très importants.

On peut avoir un seul symptôme, ou le symptôme apparent que chez la mère ou le bébé, des douleurs intermittentes ou permanentes.

La candidose mammaire peut s’installer tout doucement, et sembler disparaître momentanément.

 

Comment la traiter ?

Apporter au docteur le feuillet rédigé par le Jewish Hospital (Québec)

http://www.jgh.ca/uploads/pfrc/candida%20info%20pour%20px2015.pdf

Elle prolifère avec l’humidité et les lésions, donc il est nécessaire d’arrêter les crèmes grasses, laisser les seins séchés à l’air, aider les zones humides à respirer autant que possible. Le traitement est long et complexe, et plus on s’occupe du candida rapidement, plus les chances de guérison rapide et durable augmente. En venir à bout demande de la rigueur.

  • antifongique

Il faut consulter et utiliser un antifongique dans la bouche de bébé et sur ses propres mamelons, 3 à 4 semaines minimum lorsque les symptômes ont disparu. Il est fondamental de traiter la dyade, car sinon le porteur ‘sain’ peut contaminer l’autre à nouveau.

  • Traiter linge et objets

Traiter tout le linge, soutien-gorge, couches lavables à 60° mais aussi un désinfectant textile en trempage (le 60° ne suffit pas seul), stériliser les objets mis en bouche : tétines, tétines de biberon, biberon s’il y a, tasse à bec, dal, tasse, jouets, doudous  à faire bouillir dans une casserole 10mn minimum.

Jeter la tétine qui est une source sans fin de nouvelle contamination et ne pas en racheter.

  • Traiter tire-lait

Faire bouillir les téterelles et tuyaux si on tire son lait.

Le lait tiré peut être consommé pendant le traitement mais plus ensuite car ni la congélation, ni chauffer le lait maternel permet de détruire le candida qui y est présent, et le risque de contamination nouvelle est par conséquent élevé.

Dans le cas de dons de lait au lactarium, le lait est stérilisé donc pas de souci de contamination.

 

En parallèle on peut utiliser :

  • Extrait de pépins de pamplemousse: renforcer le système immunitaire en prenant des gouttes d’extraits de pépins de pamplemousse par voie orale (5 gouttes 3 fois par jour, ou 15 à jeun), nettoyer les mamelons après chaque tétée avec quelques gouttes diluées dans de l’eau, il est cependant contre indiqué lorsque du fluconazole est utilisé pour traiter la candidose.
  • Bicarbonate de soude : nettoyer la bouche de bébé avec du bicarbonate de soude mélangé à de l’eau à l’aide d’un coton tige plusieurs fois par jour, faire des compresses de bicarbonate sur les mamelons, limiter les sucres dans l’alimentation car le candida se nourrit de sucre, compresses de bicarbonate de soude.

 

Si le traitement échoue de première intention échoue ou que le candida a atteint les canaux lactifères, un antifongique par voie orale (fluconazole) peut être prescrit à toute la famille sur plusieurs mois.

 

En cas de doute sur la cause des douleurs et si les antifongiques ne font pas effet après quelques jours, la pommade du Dr Newman permet de traiter l’eczéma et les douleurs temporairement.

Pour écarter une infection bactérienne, il est possible de faire un prélèvement. Les bactéries responsables de ce type d’infection sont généralement des staphylocoques dorés ou streptocoques qui doivent être traités avec des antibiotiques. L’allaitement peut être maintenu avec des antibiotiques compatibles.

 

Qu’est-ce que cela pourrait être d’autre ?

Cela pourrait être un vasospasme, une infection bactérienne, de l’eczéma ou être plusieurs de ces problèmes à la fois, d’où l’intérêt de la pommade Newman.

 

Causes possibles

Mauvaise prise du sein par bébé (tensions, freins serrés) qui occasionne des petites lésions au niveau du sein et facilite la prolifération du champignon qui se surdéveloppe.

Compresses d’allaitement humides gardées trop longtemps

Soins excessifs des mamelons qui enrayent les défenses naturelles et la flore bactérienne

Prise d’antibiotique qui causent un déséquilibre de la flore bactérienne.

Prise de contraception hormonale

Faiblesse immunitaire et fatigue

Diabète

Alimentation riche en sucres, produits laitiers et en levure ou pauvre en vitamines et minéraux

 

 

Pour aller plus loin

La candidose https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=candidose_pm

 

http://dev.bebe-reflux-allergie.org/index.php/alimentation/allaitement/136-mycose-mammaire-et-candidose-digestive

 

http://www.jgh.ca/uploads/pfrc/candida%20info%20pour%20px2015.pdf

 

pommade newman https://www.breastfeedinginc.ca/informations/la-pommade-tout-usage-pour-mamelons/

 

 

Sources :

Le Petit Nourri Source 6e édition

Le Mieux Vivre avec son enfant de la grossesse à deux ans version 2018

 

 

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Vasospasme

 

Qu’est-ce que c’est ?

A la fin d’une tétée, au contact du froid les vaisseaux sanguins se contractent, provoquant un changement de couleur et une sensation douloureuse.

 

Symptômes

Le mamelon change de couleur, il devient blanc, bleu, violacée.

La douleur est lancinante, brûlante, intense, ressembler à un coup de poignard dans le sein, ou comme si le mamelon était pincé très fort.

Il existe différents degrés pour la douleur et des vasospasmes non douloureux.

 

Comment traiter ?

Application de chaleur sèche sur le mamelon : paume de la main, sèche-cheveux, poche chauffante.

Complémentation en calcium et magnésium

Corriger la prise du sein, s’occuper des tensions de la mère et du bébé avec un chiropracteur.

S’installer confortablement dans une pièce chaude.

Traiter la candidose si candidose associée.

 

Causes possibles et facteurs aggravants

Mauvaise prise du sein : tensions, freins serrés etc

Syndrome de raynaud

Carences en calcium, magnésium, etc

Consommation de nicotine, caféine, certains médicaments

Confusion avec des biberons

 

Ce que cela peut être d’autre ?

Une candidose, un syndrome de vasoconstriction .

 

Pour aller plus loin

Maladie de raynaud https://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=maladie_raynaud_pm

Vasospasme http://www.jgh.ca/uploads/pfrc/Breastfeeding%20clinic/Vasospasm%20info%20pour%20patients%202016.pdf

 

Sources :

Le Petit Nourri Source 6e édition

Le Mieux Vivre avec son enfant de la grossesse à deux ans version 2018

 

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Mastite

Qu’est-ce que c’est ?

Une ‘grippe du sein’. Cela peut être une mastite inflammatoire ou une mastite infectieuse.

La mastite inflammatoire arrive lorsque le sein n’a pas été suffisamment drainé et pas assez fréquemment et le surplus de lait retourne vers les alvéoles qui sont surchargées. Cela cause une réaction inflammatoire. Elle apparaît généralement rapidement et peut disparaître rapidement en 24h ou 48h si prise en charge correctement.

Une mastite infectieuse/bactérienne peut découler d’une mastite qui était d’abord inflammatoire et qui s’infecte, ou bien directement d’un canal lactifère bouché qui n’a pas été pris en charge auparavant, ou encore d’une infection (à levures ou champignons). Elle va souvent de pair avec une candidose qui était déjà présente.

 

Symptômes

  • Induration et état grippal

Il y a souvent une plaque chaude, rouge et dure appelée induration sur un sein, associé avec un état grippal : fièvre, maux de tête, mal au dos, frissons, courbatures.

  • Douleur au sein et état grippal

Mais cela peut simplement être une douleur importante à l’un des deux seins accompagnée de symptômes grippaux sans induration car parfois il n’y a pas de plaque rouge visible.

  • Les deux seins

Si les deux seins sont atteints il faut consulter immédiatement, c’est généralement une mastite infectieuse et un traitement antibiotique est requis pour guérir.

Comment traiter

Il est essentiel de faire téter bébé très fréquemment et se reposer. La guérison passe par le drainage. Il est toujours recommandé de prendre un avis médical.

  • Drainer avec les tétées

Varier les positions pour drainer au mieux le sein.

La position de la louve avec le menton de bébé en direction de la zone douloureuse est particulièrement efficace. Le bébé est allongé sur le dos, la maman a 4 pattes au-dessus de lui. La gravité permet un meilleur écoulement du lait.

La position ballon de rugby où le bébé est placé au flanc de la maman, il est allongé sur le dos, et la même force de gravité est utilisé.

  • Drainer autrement

Masser sous l’eau chaude / sous la douche et exprimer du lait manuellement,

Appliquer du chaud pour faciliter l’écoulement du lait, du froid pour calmer l’inflammation.

Utiliser la technique du verre d’eau chaude, remplir un bol ou un verre d’eau tiède et y mettre le sein. Cela déclenche parfois un réflexe d’éjection ?

Utiliser un tire lait si bébé refuse de téter, ou bien la succion d’un volontaire (père ou aîné)

  • Atténuer l’inflammation et la douleur

On peut utiliser des cataplasmes d’argile verte (argile verte mélangée avec de l’eau) pour aider avec l’inflammation,

Feuilles de chou dans le soutien-gorge mais avec modération, cela peut arrêter les montées de lait. Prendre une feuille de chou découper un trou pour le mamelon.

Certains anti-inflammatoires sont compatibles avec l’allaitement. Consulter le site du crat ou e-lactancia pour savoir lesquels (liens au bas de l’article).

  • Autres astuces

La vibration d’une brosse à dents électrique peut parfois permettre de faire bouger le lait qui a séché dans le sein. Appliquer la brosse à dents sur la zone douloureuse.

Prendre des capsules de lécithine de soja pour fluidifier le lait. (4 prises par jour de 1200mg à chaque fois)

  • Consulter si pas d’amélioration rapide

En cas d’un état grippal consulter sous 48h si pas d’amélioration.

Il arrive qu’un traitement antibiotique soit nécessaire (ils sont majoritairement compatibles avec l’allaitement) lorsque cela devient une mastite infectieuse. Il faut continuer à drainer le sein en parallèle et les tétées doivent être maintenues.

 

Ce que cela peut devenir :

Si non pris en charge à temps, un abcès.

 

Causes possibles et facteurs favorisant une mastite

Des tétées trop espacées, un bébé qui ne s’est pas réveillé pour téter

Un mauvais drainage du sein : tétées inefficaces ou téterelles de tire-lait non adaptées

Un problème de succion : frein, tensions, bouche pas assez ouvert

Sein comprimé dans le soutien-gorge

Une mauvaise position la nuit pour dormir

Fatigue et faiblesse immunitaire

Lésions mammaires / crevasses

Candidose

Infection bactérienne : staphylocoque doré, streptocoque

Allergies

Sevrage brutal

Hyperlactation

 

 

Ce que cela peut être d’autre ?

  • Un simple canal lactifère bouché n’occasionne pas de fièvre ou de symptômes grippaux.

 

 

Sources :

Le Petit Nourri Source 6e édition

Le Mieux Vivre avec son enfant de la grossesse à deux ans version 2018

Pour aller plus loin

Le crat https://lecrat.fr/

e-lactancia http://www.e-lactancia.org/

la mastite http://www.allaitement-jumeaux.com/espace-all…/…/mastite.php

feuillet du jewish hospital http://www.jgh.ca/uploads/pfrc/Mastite%20info%20pour%20patients%20Jul2014.pdf

position de la louve https://youtu.be/U4tZtFf4gSk)

technique du verre d’eau (https://youtu.be/OVDx85D5RsI),

appliquer du chaud / froid en fonction de ce qui soulage  http://petits-et-grands.over-blog.com/article-1014633.html,

mastites récidivantes https://www.lllfrance.org/1486-mastite-aigue-ou-lymphangite-mastites-chroniques-et-recidivantes-abces-du-sein

 

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Abcès du sein

 

Qu’est-ce que c’est ?

C’est une mastite qui n’a pas été traité, et l’infection occasionne une poche de pus à l’intérieur du sein qui augmente et est extrêmement douloureuse

Symptômes

Une zone dure, chaude, douloureuse, la présence de pus dans le lait maternel lorsque l’on tire ou que bébé tète. Un liquide épais, jaune ou blanc, qui peut sentir mauvais s’écoule en même temps que le lait maternel.

 

    

Comment traiter ?

Consulter immédiatement pour avoir la prise en charge adéquate.

  • Drainage par les tétées ou au tire-lait : tant que la douleur est supportable, l’allaitement peut être maintenu sur le sein atteint, car le bébé a déjà été exposé aux bactéries, et le pus ne présente pas de risques, les bactéries étant détruites par le système digestif du bébé. Il y a plus de risque à ne pas allaiter qu’à le faire pour le bébé et pour la mère.
  • Traitement antibiotique pour traiter l’infection s’il y a
  • Des anti-inflammatoires pour aider avec la douleur : consulter le site du crat ou e-lactancia pour vérifier la compatibilité des médicaments avec l’allaitement.
  • Une échographie et une biopsie permettent de confirmer le diagnostic
  • Une ponction du sein à l’aiguille peu invasive peut permettre de drainer l’abcès
  • une incision chirurgicale est parfois envisagée pour aspirer la masse de pus lorsque la situation ne s’améliore pas et que la douleur est insupportable. Cela signifie une opération rapide sous anesthésie générale, un pansement, et des soins post opératoires pour continuer le drainage. L’incision doit se faire le plus loin possible du mamelon et être la plus fine possible pour pouvoir maintenir l’allaitement. Elle suppose souvent l’arrêt de l’allaitement le temps des soins du fait des produits utilisés.

 

Causes possibles et facteurs favorisants les abcès

Mastite inflammatoire ou infectieuse non prise en charge.

Infection bactérienne de type staphylocoque doré

Sevrage brutal

Anomalie anatomique : inversion du mamelon, ectasie des canaux galactophores, métaplasie malpighienne des sinus lactifères ou piercing

Diabète, obésité, immunodépression, tabagisme

 

Sources :

Le Petit Nourri Source 6e édition

Le Mieux Vivre avec son enfant de la grossesse à deux ans version 2018

Pour aller plus loin

https://www.revmed.ch/RMS/2010/RMS-268/Abces-du-sein-privilegier-la-ponction-aspiration-echoguidee

https://lecrat.fr/

http://www.e-lactancia.org/

 

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