Le Palais

Le palais est composé de deux parties:

  • Le palais dur / voûte palatine à l’avant de celui-ci: on y trouve des replis muqueux, des papilles incisives, des os maxillaires et palatins.
  • Le palais mou à l’arrière, également appelé voile du palais, constitué de muscles et de membranes. Il est suivi par la luette, et par deux piliers e deux amygddales. Le rôle du voile du palais est d’empêcher le reflux vers les fosses nasales situées à l’arrière du nez).

En se contractant, la luette ferme les fosses nasales et évite la régurgitation d’aliments ou de boissons vers la cavité nasale.  Son mouvement régule le passage de l’air par les fosses nasales.

Le raphé palatin est la ligne située au milieu du palais qui part des papilles incisives et se termine à la luette.

 

Palais large et plat

C’est la forme de palais souhaitable. Cela indique la langue lors des tétées et ou de la déglutition est venue élargie le palais, et qu’elle se place au bon endroit, y compris au repos. Cela permet aux dents d’avoir suffisamment de place et d’être bien disposées. Cela facilite la respiration par le nez puisque le palais est le plancher des fosses nasales. Si celui-ci est plat il y a plus de place pour respirer par le nez. Cela facilite une bonne prise du sein, et la déglutition chez les enfants et les adultes (gestion du bol alimentaire).


un palais plutôt élargi mais légèrement creux

 

Palais creux / profond / en couloir / en V / en bulle

Le palais est haut, allongé, parfois même en forme de V inversé. Cela indique souvent la présence d’un frein de langue restrictif ou langue peu tonique / musclée.

Cela restreint l’espace pour les fosses nasales, donc favorise les inflammations et infections du nez puisque sécrétions et mucus s’évacuent plus difficilement. Cela favorise également une respiration par la bouche, ce qui n’est pas souhaitable car les amygdales sont alors sur sollicitées et gonflent.

De tels palais causent aussi de la malocclusion, et la mâchoire inférieure reste sous développées.

Le palais peut aussi être parfois asymétrique.

L’usage de tétine et biberon peuvent accentuer le problème en causant des tensions et une pression sur le palais dur.


palais en bulle

 


palais creux, étroit et asymétrique

 


palais creux et étroit


palais en ‘V’, creux et particulièrement étroit à l’avant

 

Torus / tori

Traduit de la page du Dr Brian Palmer : http://www.brianpalmerdds.com/tori.htm

L’exostose est un os qui s’épaissit. Un torus (pluriel tori) est une excroissance non pathologique d’os. Certains considèrent qu’elles ont un facteur génétique. (Shafer, Hine, Levy. A Textbook of Oral Pathology, Saunders, 1974:154-157.)

Je crois que le seul facteur génétique impliqué serait que la personnalité des parents pourrait être transmise. Je crois aussi que la personnalité d’un individu peut être la conséquence de vivre dans le même environnement que les parents. J’émet l’hypothèse que les tori sont le résultat de tensions appliquées sur les dents. Qu’un individu transmet ses tensions aux dents en serrant ou écrasant les dents (une force directionnelle) et en grinçant ou écrasant ses dents (plusieurs mouvements). JE crois que les tori sont simplement l’une des conséquences des réactions différentes que le corps peut avoir au stress. L’os est stimulé par la vibration ou l’ionisation à l’intérieur de l’os pour fabriquer plus d’os. C’est la réponse du corps pour essayer d’éviter le frottement des dents en ajoutant davantage d’os pour stabiliser ou soutenir les dents. D’autres réactions à cette force serait d’aplatir, ébrécher ou perdre les dents, ou causer de la sensibilité. Cela pourrait aussi causer de la récession gingivale et osseuse.

 

Liens:

vulgaris médical : ici

carte interactive du palais : ici

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Le pouvoir de la langue – Dr Yue Weng Cheu

Les mots du Dr Yue Weng Cheu qui tient une clinique de linguadontics.

“La cavité buccale se développe à partir du tout premier jour de notre vie. Sa forme se développe même au stade du foetus. Nous dépendons de beaucoup de réflexes pour nous guider lors des premières étapes de la croissance et du développement, avant que nos capacités cognitives arrivent à maturité. Le réflexe des points cardinaux, téter-déglutir- respirer, permet de nous alimenter et survivre, voire même de nous épanouir. La base de ses éléments est ancrée dans le système nerveux, avec des nerfs crâniens qui sont des outils dans la réalisation de ces mouvements. Un simple ‘acte’ du bébé de se tourner et de prendre le sein pour se nourrir est en réalité une entreprise gigantesque de coordination de différentes articulations pour réaliser une action simultanée en une fraction de seconde. Le nerf facial CN VII, le nerf trigeminal CN V, le nerf glossopharygeal CN IX et le nerf vagal CN X, tous collaborant ensemble pour apporter toutes les informations sensorielles venant du visage au nucleus trigeminal, comprenant la position toucher et la température -douleur. Lorsque le nourrisson sent le téton, cela pousse le nerf accessoire CN XI à faire tourner la tête et le coup vers le sein. Le nerf trigeminal CN V, un énorme circuit, fait travailler la mâchoire afin d’obtenir du lait. Cela nécessite que le nerf facial CN VII réalise un sceau sur les côtés et le nerf hypoglossal CN IX et glossopharyngeal CN IX, à activer l’appropriation de ses facilités physiques et faire bouger la langue avec des contractions rythmiques pour presser le sein contre le palais afin d’extraire du lait maternel. Le nerf vagal CN X prend ensuite en charge une déglutition adaptée et active également les systèmes parasympathiques pour inciter les muscles donc à rejoindre le mouvement rythmique qui déplace le contenu de la bouche à l’estomac et ainsi de suite. Dans ce processus, le nerf vagal est aussi en charge des poumons et du coeur pour accorder la séquence de respiration à l’acte de déglutition. La complexité d’une telle interaction des nerfs craniaux pour permettre notre survie au début de notre existence a également des effets à longs termes lors du restant de nos jours.

Peu importe pour quelle raison (frein de langue ou mauvais conditionnement physique) la langue ne s’élève pas pour réaliser cela et n’entre pas en contact avec le palais tout le temps (sauf lorsque l’on mange ou parle) alors une cascade de changement a lieu. L’arche supérieure ne sera pas stimulée pour atteindre son potentiel maximal. La mâchoire inférieure sera restreinte par l’étendue de la partie supérieure de la mâchoire supérieure dans la plupart des cas. Le plafond de la bouche est le plancher du nez. Donc si l’arche supérieure se s’étend pas de manière transversale, la voûte du palais reste profonde comme un dôme dans la bouche. Cela signifie que le voisin du haut a une grosse bosse dans son selon et que l’espace à l’intérieur de celui-ci ne s’élargit pas comme il devrait le faire lors de la croissance. Le septum nasal dans la pièce s’affaisse avec l’aplatissement du dôme à l’intérieur de la bouche et n’importe quel empêchement restreint l’extension voulue et il n’y a une déviation. Cela sera diagnostiqué plus tard par un ORL et attribué à une mauvaise respiration par le nez. La réduction de l’espace dans la bouche causée par une croissance ralentie signifie que la langue se fait évincer et va se retirer vers l’arrière où elle aura une chance de trouver de la place ou bien elle pourra s’étendre sur la surfaceà l’endroit où les dents du bas viennent mordre et exercer une pression non souhaitable sur celles-ci, causant un basculement ou une poussée moindre, et se traduisant par une curve de spee inversée. Cela va compromettre davantage le soutien et aggraver la réduction volumétrique, approfondissant l’occlusion et aggravant le degré de surocclusion. En général, à ce moment-là, la personne respire déjà uniquement par la bouche puisque respirer par le nez devient plus laborieux. Certaines personnes vont uniquement respirer par la bouche parce qu’elles n’ont pas d’autre choix. Les voies nasales deviennent de plus en plus congestionnées et s’infectent parfois. La stagnation du mucus à l’intérieur des conduits tièdes est un terrain propice aux bactéries et sinusites, rhinites, infection de l’oreille moyenne et l’écoulement nasal arrière deviennent bien trop fréquentes. Ce n’est pas une réaction allergique mais un changement fonctionnel qui résulte de la compensation. Les antihistaminiques ou les sprays aux stéroïdes soulagent temporairement et si l’on n’inverse pas la tendance vers une respiration par le nez, cela va être une situation récurrente. Le mucus dans le nez aide à filtrer, réchauffer, humidifier et ralentir l’air quand on respire.
L’alignement nasal produit aussi de l’oxyde nitrique qui peut aider à améliorer la dilatation des vaisseaux sanguins pour augmenter l’échange d’oxygène dans les poumons. Si on se sert de la bouche pour respirer, on passe à côté de toutes les bénéfices de la flore nasale.
Par conséquent, l’air inspiré directement par la bouche va provoquer une réaction importante de la part des centres de défenses et les adénoïdes et amygdales vont gonfler à cause de la charge de travail qui est excessive. L’oxyde nitrique est aussi un agent puissant anti microbien, sa concentration dans les conduits du nez est suffisamment élevée pour détruire les bactéries. L’oxyde nitrique désinfecte l’intérieur du nez pour réduire le risque infectieux.
Avec le nez bouché, la langue en retrait et abaissée, la gorge gonfle, et obtenir de l’air peut devenir difficile. Le corps ne supporte pas le manque d’air. Il peut sauter des repas ou ne pas boire, mais jamais passer une minute sans oxygène.

Il va se contortionner et se distortionner pour obtenir davantage d’air. L’une des adaptations aux problèmes respiratoires est une tête penchée en avant. Lever la tête pour étirer le cou permet d’ouvrir nos voies respiratoires davantage mais cela signifie devoir regarder le ciel.
Mais pour avoir de l’équilibre et nous déplacer, on récupère un regard horizontal en ajustant notre cou, et on finit par avoir la tête en avant. Les muscles du cou sont contraints de porter cette lourde balle de bowling alors qu’elle n’est plus dans l’axe de la colonne vertébrale.
Le trapèze supérieur et les sternocleidomastoides sont les muscles principaux du cou à l’épreuve. Ils sont aidés par le levator scapula et les muscles pectoraux. La tension aura comme conséquence que la partie haute du corps va s’enrouler vers la poitrine, quelque chose qui va ressembler à une silhouette bossue. On l’appelle aussi kyphosis. La langue pas installée avec la quantité de force nécessaire de l’intérieur et l’extérieur et les lèvres ne sont pas capables ensemble, le rideau de force entre l’intérieur et l’extérieur est perdu. Cela a un impact important sur l’alignement des dents et la taille de la mâchoire. Se servir de la bouche pour respirer active aussi le buccinator et cela pousse vers l’intérieur depuis les côtés et restreint encore davantage la mâchoire. Un mauvais alignement des dents peut conduire à de la malocclusion et une occlusion de mauvaise qualité. La mâchoire inférieure peut avoir six axes différents pour se positionner, pitch, yaw, roll, up/down, left/right, front/back. Dans une situation idéale, la mâchoire est égalisée et équilibrée, cela va positionner la tête et le cou dans un alignement équilibré aussi. Mais la plupart d’entre nous si ce n’est pas la totalité sommes mal positionnés dans un degré différent. Si sévère, l’enroulement de la mâchoire causera une inclinaison de la tête au même degré. Cela se verra comme des épaules pas à la même hauteur. Si le lacet de l’occlusion est mauvais, le corps va pivoter avec la mâchoire puisque la tête est connectée avec des muscles du crâne à la colonne vertébrale. Ces axes de compensation inadaptés causent une torsion en 3D de la colonne vertébrale connue sous le nom de scoliose. Le corps essaie de garder l’équilibre, mais avec des parties qui restent neutres, les tensions musculaires s’accumulent et la douleur est inévitable.

Plus tôt, nous avons parler du fait que la langue n’est pas à la bonne position pour guider et aider la croissance.

Un changement de mode d’alimentation tel que donner des biberons, utiliser une tétine, sucer son pouce, un frein de langue contribuent tous au mauvais fonctionnement de la langue. Sans la langue qui monte pour stimuler le palais lorsque l’on respire et déglutit, on ne stimule pas assez le système nerveux parasympathetic, notre système  ‘alimente toi et grandit’ ou ‘repose-toi et nidifie’ .

Cela va se manifester au travers de divers soucis intestinaux tel que le reflux gastrique, le syndrome du colon irritable, indigestion etc. On sait que les bébés  vomissent moins ou on t moins de reflux lorsqu’ils subissent une frénotomie. L’acte de retourner la langue pour stimuler la zone palatine rééquilibre le système nerveux parasympathetic. Il faut apprécier la chorégraphie spectaculaire du contrôle conscient ou inconsciente de la déglutition du système nerveux autonome aux souples mouvements musculaires . l’acte de déglutir est initié par la langue touchant la voûte palatine pour battre la mesure adaptée ou rythme pour le mouvement peristaltique ou ressemblant à une vague de l’intestin pour faire descendre les aliments. Une mauvaise communication a des conséquences. Les bras parasympathetic de système nerveux autonome a un côté antagoniste, le système sympathétique. Il est responsable pour nos réactions ‘combattre ou s’enfuir’. Il va être stimuler quand on ne peut pas respirer correctement. L’incapacité à bien respirer peut se produire et même empirer dans le sommeil. Certains vont ronfler ou même avoir des problèmes d’apnée du sommeil. Les troubles respiratoire du sommeil ont un rôle majeur dans l’érosion des dents, en particulier avec le syndrome d’obstruction des voies aériennes supérieures. La mauvaise respiration à cause de l’obstruction des voies respiratoires va perturber le sommeil et causer une baisse importante du niveau d’oxygène dans le sang. La réaction du corps comprend le raidissement des muscles pour pousser la mâchoire en avant pour dégager les voies respiratoires, cela peut même inclure les coups de pied dans le sommeil. Ces mouvements énergiques sont indispensables à la survie mais détruisent la dentition, les articulations, les muscles. Davantage de disparition de soutien vertical à cause de l’érosion des dents va aggraver le problème des voies respiratoires. Une spirale vicieuse vers le bas apparaît. Le mot de la fin – le : bien être à travers le pouvoir de la langue.

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L’allaitement au Brésil : information et protection

Le Brésil a une politique vis-à-vis de l’allaitement bien différente de la France.

Pour preuve les inscriptions et mises en garde sur les emballages de tétines et biberons en vente et les informations détaillées sur la conduite de l’allaitement données aux familles grâce au carnet de santé brésilien. Le gouvernement a fait un effort remarquable pour protéger l’allaitement et informer. A quand cette politique dans d’autres pays?

Merci beaucoup à Isabel pour les documents et pour les traductions.

Emballages de tétine et biberon

Le Ministère de la santé du Brésil oblige les fabricants de biberons et tétines d’écrire sur leurs emballages que ces deux peuvent porter préjudice à l’allaitement maternel!

Traduction des emballages: “Le ministère de la santé du Brésil prévient: l’enfant qui tète au sein n’a pas besoin de tétine/biberon. L’utilisation d’une tétine ou biberon peut porter préjudice à l’allaitement maternel.”

Carnet de santé et allaitement

                                                             Allaiter votre bébé

Le lait maternel est complet. C’est-à-dire que jusqu’à ses six mois, bébé n’a pas besoin d’autres aliments (thé, jus de fruit, eau ou autre lait). Après ses 6 mois, l’allaitement aura besoin d’être complété avec d’autres aliments. Vous pouvez continuer à allaiter jusqu’à ses 2 ans ou plus.

Plus votre bébé est allaité longtemps et mieux c’est pour vous deux.

Les bénéfices pour le bébé

  • Le lait maternel contient tout ce que bébé a besoin jusqu’à ses 6 mois, y compris l’eau et il est plus facile à digérer que tous les autres laits, car il est fait pour votre bébé.
  • Le lait maternel fonctionne comme un véritable vaccin, car il protège l’enfant contre de nombreuse maladies.
  • De plus, le lait maternel n’est pas contaminé (comme peut l’être l’eau du robinet), il est toujours prêt pour être consommé et à la bonne température.
  • L’allaitement favorise un contact plus intime entre la mère et le bébé.
  • Téter est un excellent exercice pour le développement du visage de l’enfant, il contribue à avoir de belles dents, à développer la parole et à avoir une bonne respiration.

Bénéfices pour la mère :

  • Il aide à réduire son poids après l’accouchement.
  • Il aide l’utérus à revenir à sa taille normale en diminuant le risque d’hémorragie et d’anémie après l’accouchement.
  • Il réduit le risque de diabètes.
  • Il réduit le risque de cancer du sein, des ovaires et de l’utérus.

Il peut être une méthode de contraception naturelle pour éviter une nouvelle grossesse pendant les 6 premiers mois. Pour ça, il faut que la maman allaite exclusivement (l’enfant ne reçois pas d’autres aliments) et à la demande (jour, nuit, à chaque fois que le bébé a envie) et qu’elle n’ait pas eu son retour de couches

 

COMMENT RENDRE L’ALLAITEMENT TRANQUILLE ET AGRÉABLE

 

Les premiers mois, le bébé n’a pas d’heure pour téter. Donnez-lui le sein à chaque fois qu’il le souhaite. Avec le temps, il va faire ses horaires de tétées.

En prenant quelques préventions, l’allaitement ne fait pas mal au sein et c’est plus facile pour bébé d’avoir le lait.

  • La meilleure position pour allaiter est celle dans laquelle vous et votre bébé êtes le plus à l’aise. Ne vous pressez pas, laissez votre bébé sentir le plaisir et le confort du contact avec votre corps.
  • Le bébé doit être tourné vers la maman, bien collé à son corps, bien appuyé et les bras libres.
  • La tête du bébé doit rester en face du sein et le nez bien en face du mamelon. Laissez bébé attraper le sein juste quand il ouvre bien grand sa bouche.
  • Quand le bébé prend bien le sein, le menton est appuyé sur le sein, ses lèvres sont tournées vers l’extérieur de la bouche, le nez est dégagé et on voit l’auréole plus dans la partie supérieure de la bouche que dans l’inférieure.
  • Chaque bébé a son propre rythme pour téter, ce qui doit être respecté. Laissez-le téter jusqu’à ce qu’il soit rassasié. Attendez qu’il vide bien le premier sein et proposez-lui le deuxième s’il le souhaite.
  • Le lait du début de la tétée contient plus d’eau et étanche la soif ; celui de la fin de la tétée a plus de graisse, et pour cette raison rassasie plus le bébé et lui fait prendre plus de poids.
  • Dans le premier sein, le bébé tète avec plus de force car il a plus faim et donc il vide plus ce sein. A cause de ça, il faut toujours commencer la tétée par le sein que bébé avait tété en dernier, pour que le bébé ait l’opportunité de bien vider les deux seins, ce qui est important pour que la maman ait beaucoup de lait.

 

  • Quand vous avez besoin d’enlever le bébé du sein, vous pouvez l’aider en mettant votre petit doigt au coin de sa bouche, entre les gencives, pour qu’il lâche le mamelon sans vous faire mal.
  • Après la tétée, mettez le bébé debout, appuyé sur votre épaule pour qu’il puisse faire son rot.

Attention

  • Il n’y a pas besoin d’utiliser les biberons ni les tétines, car ils peuvent nuire à l’allaitement. De plus, ils peuvent causer des maladies, des problèmes de dentition et d’élocution.
  • Il est important que la maman prenne soin d’elle et qu’elle évite les boissons alcoolisées et les cigarettes.
  • Les médicaments que prend la maman peuvent atteindre l’enfant, donc, elle ne doit pas prendre des médicaments sans avis médical.
  • Si la maman souhaite avoir une contraception pour éviter une nouvelle grossesse, elle doit consulter.
  • Pendant la tétée il est important que la maman parle à son enfant, lui fasse des caresses et lui donne son attention.

 

Si la maman a du lait en excès, elle peut le donner à un lactarium et aider d’autres bébés qui ont besoin du lait humain.

 

Expression manuelle du lait

Le processus manuel est la méthode la plus efficace pour tirer son lait. C’est recommandé pour soulager les seins qui sont trop pleins, maintenir la production du lait quand bébé n’a pas une bonne prise, augmenter sa production, faire du stock de lait à offrir quand la maman est absente et aussi pour donner à un lactarium.

Pour tirer son lait d’une façon manuelle et pour le stocker, la maman doit suivre les étapes suivantes :

La préparation du récipient pour stocker le lait.

  • Choisissez un pot en verre incolore avec un couvercle en plastique, de mayonnaise ou café soluble par exemple.
  • Enlevez l’étiquette et le papier à l’intérieur du couvercle.
  • Lavez les bien avec de l’eau et du savon et après faites bouillir le pot et son couvercle pendant 15 minutes après l’ébullition.
  • Laissez-les refroidir et sécher sur une serviette propre.
  • Après, fermez bien le pot sans toucher avec la main l’intérieur du couvercle.
  • L’idéal est de laisser plusieurs pots prêts, mais au moment de tirer le lait, vous devez écrire sur le pot votre nom, la date et l’heure de la collecte.

L’hygiène personnel avant de commencer la collecte

  • Enlever les bagues, bracelets et montres.
  • Mettez un bonnet ou un foulard sur les cheveux et attacher une serviette/foulard/masque sur la bouche.
  • Lavez-vous bien les mains jusqu’au coude avec beaucoup d’eau potable et du savon.
  • Lavez bien les seins avec de l’eau potable.
  • Séchez vous les mains et les seins avec une serviette/bout de tissu ou du papier absorbant propre et sans laisser des résidus de papier.

L’endroit approprié pour retirer son lait

  • Choisissez un endroit propre et au calme.
  • Couvrez une table avec un tissue propre avant de poser le pot avec son couvercle.
  • Evitez de parler pendant le tirage du lait, pour éviter de contaminer le lait avec la salive.

 

Comment tirer le lait à la main

  • Massez les seins avec le bout des doigts en faisant des mouvements circulaires de la partie foncée (auréole) vers le corps.
  • Positionnez le pouce au-dessus de l’auréole et l‘index et le majeur en-dessous de l’auréole.
  • Maintenez vos doigts en position et poussez les vers l’arrière en direction du corps.
  • Appuyer le pouce contre les autres doigts jusqu’à ce que le lait sorte. Ne laissez pas vos doigts glisser sur la peau.

Appliquez la pression et relâchez, appliquez la pression et relâchez de nombreuses fois. Le geste ne doit pas être douloureux s’il est effectué avec une bonne technique. Au début, le débit du lait peut être faible, mais après avoir appliqué la pression quelques fois, le lait commence à sortir avec plus de facilité

 

  • Jetez les premiers jets ou gouttes.
  • Ensuite, ouvrez le récipient et mettez le couvercle sur une serviette propre sur la table avec l’ouverture vers le haut.
  • Colletez le lait dans le récipient en le mettant sous l’auréole.
  • Changez la position des doigts tout autour de l’auréole pour bien vider le sein.
  • Changer de sein quand le flux de lait diminue et répétez le massage et alterner les seins plusieurs fois.
  • Rappelez-vous que tirer son lait correctement prend plus au moins 20 ou 30 minutes pour chaque sein et particulièrement pendant les premiers jours.
  • Vous pouvez tirer le lait des 2 seins au même temp.
  • Une fois le tirage terminé, fermez bien le récipient.

Comment conserver le lait

  • Une fois le tirage du lait terminé, mettez le récipient immédiatement au frigo ou au congélateur en position vertical.
  • Si le récipient n’est pas rempli, vous pouvez le compléter pendant la journée en laissant toujours un espace de 2 doigts entre l’ouverture du récipient et le lait. Le lendemain, commencez avec un autre récipient.
  • Le lait cru (non pasteurisé) peut être gardé au frigo pendant 12h et au congélateur pendant 15 jours.

Comment donner le lait tiré à l’enfant

  • Le lait doit être donné en utilisant un verre, une tasse ou une cuiller.
  • Pour donner le lait congeler il faut le faire chauffer au bain marie.
  • Chauffez le lait en bain marie (’eau chaude et feu éteint) en agitant le récipient pour mélanger le lait jusqu’à ce qu’il ne reste plus de morceaux de congelés.
  • Pour conserver ses nutriments le lait ne doit pas être bouilli ni réchauffé aux four micro-ondes.
  • Chauffez juste ce que bébé va consommer. Le lait réchauffé restant doit être jeté. Le reste du lait décongelé mais pas réchauffé peut être conservé sur la premier étagère du frigo et utilisé dans les 12h qui suivent la décongélation.

 

Comment prévenir les problèmes de l’allaitement

Certaines précautions peuvent empêcher des problèmes comme les crevasses, les engorgements ou autres. C’est pour cela qu’il est important que :

  • Le bébé prenne le sein correctement.
  • Vous laviez les seins juste avec de l’eau et pas du savon, crèmes ou pommades. Il n’est pas nécessaire de se laver les seins avant chaque tétée.
  • Vous tiriez un peu de lait pour assouplir l’auréole (la partie foncée du sein) avant la tétée si le sein est trop tendu.
  • Parliez avec d’autres femmes (amies, voisines, famille, etc.) qui ont bien allaité pendant longtemps leurs bébés.

 

Difficultés pendant l’allaitement

Crevasses

  • Les crevasses peuvent être un signe d’un besoin d’améliorer la prise du bébé.
  • Si le sein a des fissures, la mère peut passer son lait sur la fissure.
  • S’il n’y a pas d’amélioration, cherchez de l’aide médicale.

Sein engorgé

  • Quand ça arrive, il est nécessaire de bien vider les deux seins.
  • N’arrêtez pas d’allaiter, au contraire, allaitez fréquemment, sans horaires fixes, aussi pendant la nuit.
  • Tirez un peu de lait avant de donner la tétée pour faciliter la prise au sein pour le bébé.
  • S’il y a une aggravation, cherchez de l’aide médicale.

Peu de lait

  • Pour toujours maintenir une bonne quantité de lait, allaitez fréquemment en laissant le bébé bien vider les seins à chaque tétée. Plus le bébé tète et plus la maman aura de lait.
  • Il est important de donner le temps au bébé pour qu’il puisse bien vider le sein à chaque tétée.
  • Si le bébé dort bien et prend bien du poids, c’est qu’il y a suffisant de lait.
  • Si la mère trouve qu’elle n’a pas assez de lait, elle doit s’orienter vers les services de santé.

Lait peu nourrissant:

  • Il n’existe pas de lait peu nourrissant ! Tous les laits maternels sont bons et nourrissant. La couleur du lait peut varier, mais il n’est jamais peu nourrissant.
  • Tous les pleurs de bébé ne sont pas causés par la faim, l’enfant pleure quand il veut du réconfort, ou quand il a quelque chose qui le gêne. Ayez cela en tête et ne laissez pas des idées reçues nuire à votre

Il est important de croire que la mère est capable d’allaiter son enfant durant ses 6 premiers mois uniquement avec son lait.

 

DIX ETAPES POUR UNE ALIMENTATION SAINE POUR LES ENFANT PLUS PETITS QUE 2 ANS

 

ETAPE 1 – Donnez seulement du lait maternel pendant les 6 premiers mois, sans offrir d’eau, de thé ou d’autres aliments.

ETAPE 2 – À partir de 6 mois, offrir d’une façon lente et progressive d’autres aliments en continuant l’allaitement maternel jusque l’âge de 2 ans ou plus.

(les autres ne concernent pas l’allaitement)

 

Des conseils pour l’hygiène bucco-dentaire.

A partir de la sortie de la première dent il est indispensable d’utiliser une petite brosse à dents souple, avec une petite quantité (moins qu’un grain de riz) de dentifrice avec du fluor. Tant que l’enfant a seulement des dents de lait, il est suffisant de lui brosser les dents avec un dentifrice deux fois par jours, et il faut faire attention pour qu’il n’avale pas la mousse pendant le brossage. Le dentifrice doit être conserver hors de porté des enfants.

L’utilisation du fil dentaire est recommandée une fois par jour lorsque les dents sont serrées, sans espace entre elles.

Les parents ou personnes qui s’occupent de l’enfant doivent lui brosser les dents jusqu’à ce qu’il sache le faire tout seul

 

Conseils importants

  1. Téter au sein, depuis la naissance, permet au bébé de grandir en pleine santé et de favoriser le développement de la musculature des os et du visage, en prévenant aussi les problèmes de positionnement des dents.
  2. Evitez les tétines et biberon, car ils peuvent induire une mauvaise position des dents et porter préjudice à la mastication, la déglutition, la parole, la respiration et au développement du visage.
  3. Après les tétées et après les repas ou utilisation de médicaments (qui ont des sucres ajouté) faites le nettoyage des dents et ceci indépendamment de l’heure de la journée.
  4. Evitez d’ajouter le sucre dans les aliments offerts au bébé car il augmente le risque de carie.
  5. L’utilisation du fluor aide à prévenir les caries.

 

L’enfant: une personne en développement qui a des droits

Chaque enfant est unique et doit être compris, soigné et respecté. Tout comme les adultes, les enfants ont le droit d’avoir leur dignité et leur intégrité physique, mentale et morale.

Au début de leur vie, les enfants communiquent en pleurant. C’est une façon d’exprimer leurs gênes : faim, froid, chaud ; coliques/douleur, fatigue et besoin d’être rassuré.

Il est important que les parents ou les personnes en charge de l’enfant essaient de comprendre ce qui se passe pour résoudre chaque situation en prêtant attention et parlant à l’enfant ainsi qu’en le protégeant avec affection.  Petit à petit les parents ou les personnes en charge de l’enfant perçoivent et reconnaissent les besoins et la façon d’être de leurs enfants.

à mesure que l’enfant grandit, il est nécessaire qu’il apprenne ce qu’il peut et ce qu’il ne peut pas faire et aussi à identifier les situations de danger. C’est pour ça que les limites doivent être enseignées avec amour et affection. Mordre, donner des coups de pieds et frapper sont des comportements fréquents pendant les premières années de l’enfant, c’est pour cela qu’il est nécessaire d’en parler avec l’enfant à chaque fois qu’il agit de manière agressive et ce dès le plus jeune âge.

La crise de colère et la désobéissance sont des marques de confrontation et font partie du développement de l’enfant ; cependant les parents ou les autres personnes qui gardent l’enfant ne doivent pas céder à leurs caprices.

L’éducation de l’enfant requière de l’affection, du respect et de la patience. Pour les éduquer vous NE DEVEZ PAS leur infliger quelconque douleur ou sentiment de peur, comme donner des fessées ou les punir de manière humiliante ou dégradante.

Il est très important de respecter l’enfant pour qu’il apprenne à respecter les autres. Retenez que montrer l’exemple est le meilleur des apprentissages.

N’exigez pas de votre enfant ce dont il n’est pas capable de comprendre et de réaliser.

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Position de la langue et développement de la bouche

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Éviction du gluten

un point ici sur les allergies et les intolérances alimentaires.

 

Qu’est ce qu’est que le gluten ?

Il y a environ 10 000 ans, l’agriculture fait son apparition, les populations deviennent sédentaires et commencent à cultiver des céréales et élever du bétail. Jusque là l’homme ne consommait pas de blé mais il devient une richesse puisque c’est une ressource durable, non périssable. 

Le gluten est une partie des protéines de blé ou d’autres céréales qui est indivisible. En particulier la gliadine et la glutéine, qui donnent de l’élasticité à la pâte et permettent de la faire lever. Quand on parle du gluten, on parle essentiellement de la gliadine du blé, de la sécaline du seigle et de l’hordéine de l’orge.

Le mot glu vient du latin ‘colle’. Il peut être utilisé dans les colles notamment des enveloppes et timbres. Il est présent aussi dans des produits cosmétiques. Les pâtes à modeler contiennent aussi du gluten pouvant entrainer une réaction allergique chez les enfants cœliaques.

Pourcentage de prolamines par rapport aux protéines totales présente dans chaque céréale

Céréales Prolamines Taux (%) sur les protéines totales
Avoine Avénine 16
Blé Alpha gliadine 69
Maïs Zéine 55
Millet Panicine 40
Orge Hordéine 46_52
Riz Orzénine 5
Seigle sécaline 30-50

 

 

Quels sont les différents types de réactions possibles au gluten ?

 

  • Une allergie au gluten : réaction immunitaire du corps au gluten qui est considéré comme du poison. Cela peut aller jusqu’au choc anaphylactique. Il y a donc un risque mortel à consommer du gluten.

 

  • L’intolérance au gluten / maladie coeliaque

L’intolérance au gluten cause la maladie coeliaque, lors de l’ingestion de gluten, certains anticorps vont attaquer les cellules de l’intestin du malade et le détruire progressivement.  Puisque le système immunitaire s’attaque lui même, on parle de maladie auto – immune. Voici quelques patholodies associées : dermatites herpétiformes, mauvaise minéralisation dentaire, ostéropose etc.

Symptômes possibles : diarrhees, ballonements,, crampes, douleurs abdominales, constipation chronique, , trouble de la concentration, dépression,  trouble de l’attention, hyperactivité TDAH, anémie, eczéma, douleurs articulaires, ostéoropose, engourdissement des membres inférieurs etc.

  • Une sensibilité / hypersensibilité au gluten :

Les symptômes sont les mêmes que dans le cas de la maladie coéliaque mais les villosités de l’intestin grêle ne sont pas attaquées, et les taux de transaminases tissulaires (tTG) non concluants. Lors d’une éviction le patient voit une amélioration des symptômes, mais il reste à déterminer si le corps réagit aux mêmes protéines présentes dans le blé que dans le cas de la maladie coeliaque.

 

  • Une étude a démontré que la gliadine (une composante du gluten) augmentait la porosité de l’intestin des personnes sensibles au gluten mais aussi de celles qui ne l’étaient pas – Effet of gliadin on permeability of intestinal biopsy explants from celiac disease patients and patients with non-celiac gluten sensitivity – Hollon J et al. Nutrients. 2015.

 

Tableau extrait de Allergies et intolérances alimentaires : Fiches pratiques sur les 14 allergènes majeurs, Nathalie et Philippe Cayot, 2016

 

Histoire de la maladie coeliaque/ l’intolérance au gluten

200 ans après Jésus Christ,  le médecin grec Aretaée de Cappadoce parle de symptômes chroniques de malabsorption. Il utilise le mot grec ‘Koeliakos’ : qui appartient aux intestins/abdomen.

En 1888, Samuel Gee, un pédiatre anglais ‘découvre’ la maladie qui est d’après lui « une maladie infantile chronique et souvent mortelle» avec diarrhées, lassitude et perte de poids.

En 1950, le pédiatre hollandais Willem K Dicke rédige une une thèse sur le sujet et le lien entre consommation de céréales et des diarrhées chroniques.

Il avait observé pendant la guerre et la pénurie de blé (pain notamment) que les symptômes de ses patients (des enfants) s’étaient amélioré, mais qu’ils étaient réapparu à la fin de celle-ci.

La recherche récente démontre qu’aucune partie du monde est épargnée par la maladie coeliaque. Dans les pays nordiques la proportion serait de 1 personne sur 100 atteinte de la maladie, et de 1 personne sur 300 dans le monde.

 

Qu’est-ce que c’est que la maladie coeliaque ?

C’est une maladie auto-immune, où le système de défense du corps s’attaque au corps lui-même. La maladie peut se déclarer à n’importe quel moment de la vie et aurait une prédisposition génétique.

Le gluten consommé provoque une réaction immunitaire et les anticorps de la personne s’attaque à sa propre paroi intestinale détruisant les villosités de l’intestin grêle.

Par conséquent, à chaque fois que le patient consomme du gluten, la paroi de l’intestin grêle est endommagée et perd de sa capacité à absorber les nutriments essentiels tels que graisses, protéines, glucides, minéraux, vitamines. Des carences s’installent donc progressivement et vont se manifester dans le dysfonctionnement d’autres organes tel que le cerveau, les yeux etc. Une tumeur peut aussi se développer au niveau du système digestif.

Chez les nourrissons et bébés, les symptômes sont généralement flagrants. On observe des diarrhées chroniques, un abdomen ballonné, un bébé apathique, triste, et un ralentissement de la croissance et de la prise de poids.

Chez les enfants, les symptômes peuvent être moins importants : anémie chronique, anomalie de l’émail dentaire, douleurs articulaires etc.

Chez les adultes, les symptômes peuvent être très différents en fonction des carences développées (sphère orl, yeux, musculaires, articulaires etc). Ils peuvent être aussi inexistants.

 

Comment se pose le diagnostic ?

Il ne faut pas avoir commencé d’éviction avant de faire les examens, afin que les résultats ne soient pas faussés.Si un régime d’éviction est entrepris avant les examens, le diagnostic pourra ne pas aboutir et donner un faux négatif : le taux de transaminases pourrait être non concluant, les villosités de l’intestin grêle dans un état correct.

  • Une prise de sang pour doser les transaminases tissulaires (tTG) : anti gliadine, anti-réculine, anti-endomysium
  • Une biopsie de l’intestin grêle pour évaluer l’atrophie des villosités de la paroi intestinale
  • Une éviction qui fait disparaître les symptômes

 

Traitement :

Le seul traitement de la maladie coéliaque une fois le diagnostic posé est l’éviction du gluten du régime alimentaire. L’éviction soulage aussi les cas de sensibilités.

En cas d’allergie, il faut nécessairement un suivi avec un allergologue.
Chez un petit enfant, les effets de l’éviction sont généralement rapides voir spectaculaires et rassurent les parents sur les bienfaits de celle-ci.
Pour un adolescent et un adulte, les effets de l’éviction sont plus longs à être visibles (de quelques semaines à quelques mois).
Chez un adulte on estime qu’il faut 18 mois à 2 ans d’éviction stricte pour que les villosités se régénèrent correctement.
Chaque nouvelle consommation de gluten relance l’inflammation et l’action délétère sur l’intestin grêle des anticorps.

 

Maladie coeliaque et maladies mentales

Les chercheurs font aujourd’hui des liens entre la maladie coeliaque et la maladie d’Alzheimer, et les troubles du spectre autistique. Des régimes sans gluten ont permis d’améliorer le cas de certains patients, en changeant la donne au niveau microbiote intestinale. Cela permettrait de mettre fin à la malabsorption vitaminique et alimentaire.

«  Dans les cas d’enfants autistes, la malabsorption est le résultat d’une dégradation de la flore intestinale par prolifération microbienne (candidose, bactéries, infections virales) et perméabilité de la muqueuse intestinale » Philippe Barraqué, chercheur et universitaire

 

Comment se nourrir ?

Lorsque le diagnostic est posé, la solution la plus fiable et durable est de cuisiner le plus soi-même ses repas à partir de matières premières et d’aliments non transformés. Ainsi on est certain de la composition et on évite les accidents dans le régime alimentaire.

Il est nécessaire de lire avec attention chaque étiquette et de ne pas prendre comme acquis que le produit ne contient pas de gluten.

Aujourd’hui il existe de plus en plus de préparations industrielles sans gluten, les marques ayant saisi le ‘filon’. Cela permet certaines fois de se simplifier la vie ou de participer à la vie de collectivité sans se démarquer, mais ces produits ne sont pas plus ‘sains’. Pour remplacer le gluten, les fabricants ont souvent besoin de plusieurs additifs, et récemment des études ont montré que le pain sans gluten par exemple contenaient très peu de protéines mais beaucoup de sucres et de gras.

Donc une personne non coeliaque ou sensible au gluten n’a aucun intérêt à consommer des produits sans gluten. Il vaut mieux équilibrer la part de blé dans son alimentation et la varier davantage, plutôt que d’acheter des produits coûteux et mauvais pour la santé.

Concernant les coeliaques et sensibles au gluten, il vaut mieux cuisiner, et ne se servir de ces produits qu’en dépannage.

Il existe de nombreux sites, pages, et groupes facebook avec des idées de recettes.

 

Aliments interdits

Blé (qui contient du gluten) et farine de blé
Orge (qui contient de l’hordéine) et farine d’orge
Seigle (qui contient de la sécaline) et farine de seigle
Froment et farine de froment
Epeautre et farine d’épautre : engrain (petit épautre), grand épautre
Méteil (mélange de blé et de seigle)
Blé khorasan ou kamut
Champart (mélange de blé, seigle et orge)
Triticale et farine de triticale
Dûrûm et farine de dûrûm
Boulgour de blé ou dérivé
Semoule de blé ou dérivés
Germe de blé
Son de blé
Levure de bière
Malt d’orge et extrait de malt d’orge
Seitan,
sauce soja ‘shoyu’
Panure
Bière (qui contient de l’orge)
avoine et farine d’avoine (car souvent contaminée par le blé)

amidon, , flocons, chapelure, galettes, épaisissants, gruau, liants protéiniques fabriqués à partir des céréales cité au dessus : par exemple amidon de blé ou amidon modifié de blé, amidonnier, protéines de blé hydrolysées, agents anti agglomérants, matières amylacéesn malt, panure, maltitol

par conséquent : les pâtes alimentaires, le pain, les biscuits sucrés e salés, les gâtaux, les préparations pannées, avec chapelure ne doivent pas être consommés

Le cas du malt (d’orge):

Il est possible de dissimuler le malt sous l’appellation arôme naturelle. Si un produit contient du malt, de l’arôme de malt, du sirop de malt ou de l’extrait de malt, il n’est pas un produit sans gluten. Maltodextrine, isomalt, maltose ne contiennent pas de malt, c’est un sucre ou alcool hautement transformé sans gluten.

SABOTEK : seigle, avoine, blé, orgre, tritical, épautre, kamut

SABOTEK est un moyen mémo technique pour se rappeler des noms de céréales ‘interdits’ mais il en manque certains, plus rares.

L’avoine contient de l’avenine  et en dehors qu’elle peut déclencher des réactions du type du gluten, c’est une céréale qui est souvent sous traitée et donc contaminée par le blé (mêmes ateliers).

 

Exemples d’aliments achetés en commerce interdits car contenant du gluten

Pâtes, raviolis, gnocchis,
Pain, pain de mie, pain complet, biscotte, chapelure, pain d’épices.
Toutes les pâtisseries commerciales (biscuits salés et sucrés), pâtes à tarte, quiche, pizza, tourtes, pâtés, crêpes, purée en flocons, pommes dauphines, céréales.
Certaines préparations industrielles à base de lait : flans, crèmes, laits gélifiés.
Certains fromages à tartiner.
Certains laitages allégés
Préparation panée, en beignet, en croûte, plats cuisinés, pâtés et galantines, saucissons secs, cuits à l’ail, salami, cervelas, chorizo, boudin noir et blanc. Purée, mousse de foie gras. Farces industrielles.
Quenelles de viandes ou de poissons.
Figues farinées.
Nougat, dragées, chocolat , poudres chocolatées, sucre glace.
Beurre allégé, crème allégée, margarine.
Poivre moulu, épices moulues, moutarde
Bière, panaché, boissons et tisanes/infusions en poudre.
Levure chimique
Pain azyme, hosties

Attention !

les médicaments, vitamines et compléments alimentaires peuvent contenir du gluten, ainsi que des cosmétiques. Il est nécessaire de rester vigilant et de demander/utiliser une alternative. L’amidon de blé entre dans la composition de nombreux produits insoupçonnés.

 

Pour remplacer

Pain des galettes de riz, des pains des fleurs en magasin bio / naturalia : il existe différentes variantes (châtaigne, sarrazin, riz-millet-sarrazin, coco, cacao..)
Céréales du petit déjeuner Céréales sucrées à base de maïs ou riz (Miel pop, Rice krispies au chocolat …)
gâteaux Faire des gâteaux soi –même avec de la farine de sarrasin, châtaigne, maïzena (farine de maïs)
Pâtes les pâtes chinoises, faites avec de la farine de riz

pâtes à la farine de sarrasin, maïs, lentilles etc

 

 

Céréales, farineux, légumineuses et oléagineux permis (si non contaminé)

Maïs et farine de maïs
Riz et farine de riz
Riz complet et farine de riz complet
Riz sauvage, riz noir, riz gluant
Soja et farine de soja
Sarrasin et farine de sarrasin
Quinoa et farine de quinoa
Millet et farine de millet
Châtaignes et farine de châtaigne
Fruits à coque et farine de fruits à coque
Manioc et farine de manioc
Sorgho
Arrowroot
Amarante
Igname
Sagou
Teff
Sésame
Graines de lin
Ainsi que les dérivés des aliments ci dessus : amidon, , fécule, crème, semoule, grains, galettes, pop corn, polenta, pâtes

Pommes de terre fraîches, fécule de pomme de terre, pois chiches, lentilles et autres légumineuses

Les mentions :

  • Dextrose de blé, Glucose de blé = Autorisé
  • Arome malte d’orge = Autorisé
  • Amidon (sans autre précision) n’est jamais du blé = autorisé (s’il s’agit de blé la précision est obligatoire)

Certains malades coeliaques tolèrent l’avoine qui n’a pas été contaminée par du gluten

Exemple de recette de farine à tout usage
Pour 1 kg de farine
420g de farine de riz complet ou de pois chiches douce (70%)
280g de farine au choix : châtaigne, millet, maïs, quinoa, amande
300g de fécule de tapioca ou pomme de terre ou amidon de maïs ou autre fécule

 

 

Sources :

Association française des intolérants au gluten http://www.afdiag.fr

Et si c’était le gluten ? Tout savoir sur l’intolérance au gluten, Philippe Barraqué, 2005

Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies : comprendre (et vivre avec), Florence Arnaud et Véronique Chazot, 2016

Allergies et intolérances alimentaires : Fiches pratiques sur les 14 allergènes majeurs, Nathalie et Philippe Cayot, 2016

Se libérer du gluten : le guide de la sensibilité au gluten et de la maladie coeliaque, Dr Alesso Fasano, 2014-2017

Etude sur la gliadine qui augmente la porosité de l’intestin chez les coeliaques et non coeliaques ici

 

 

 

 

 

 

 

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Allergies et intolérances

Quelques lignes pour clarifier la différence entre allergie et intolérance.

 

Allergie

Ce serait une réponse immunitaire du corps. Il y a une production d’immunoglobulines et une réaction inflammatoire au contact de l’allergène. L’aliment ingéré est considéré comme un poison peu importe la quantité. La réaction est instantanée et peut entraîner la mort (œdème de Quincke et choc anaphylactique). Une fois la réaction passée il n’y a aucune séquelle pour la santé.

Les signes précurseurs d’un choc anaphylactique sont :

  • Des douleurs au niveau de la poitrine
  • Un gonflement au niveau de la gorge
  • Une accélération du rythme cardiaque
  • Des difficultés pour respirer
  • Une peau de couleur bleu pâle
  • Des vertiges ou évanouissements

 

Autres symptômes allergiques

Peau et muqueuses : gonflements, rougeurs, érythème, urticaire, eczéma, cernes violacés

Au niveau du cœur : tension qui augmente ou baisse

Respiration : obstruction nasale/congestion, toux, étouffement, asthme, infection de la sphère orl récurrentes (otites, rhumes, angines etc)

Système digestif : vomissements, diarrhées, constipation, sang dans les selles

Cerveau : angoisse, vertiges, perte de connaissance, convulsions

 

 

Intolérance

Ce serait l’incapacité qui peut devenir définitive d’un organisme à considérer comme bénéfique tout ou une partie d’un aliment en principe non toxique et/ ou à le digérer. Cela pourrait être causé par un manque d’enzymes qui ont le rôle de casser les aliments pour faciliter la digestion. Il n’y a pas de symptômes immédiats, ils peuvent apparaître plusieurs jours après ingestion, et l’état inflammatoire s’installerait au fur et à mesure. La santé est impactée de manière récurrente, le système digestif étant incapable de fonctionner correctement et la qualité de vie se dégrade progressivement. C’est un peu comme mourir à petit feu, mais le pronostic vital n’est pas engagé de manière immédiate comme avec une allergie.

Les symptômes sont les mêmes que ceux d’une allergie (à l’exception de l’œdème de Quincke et du choc anaphylactique) et on parle des fois d’une allergie retardée.

 

Le cas de l’intolérance au gluten : dans le cas de la maladie cœliaque, certaines protéines du corps du malade, appelées ‘anticorps’ vont attaquer les cellules de l’intestin du malade lui-même. C’est une maladie auto-immune.

 

Sources :

Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies : comprendre (et vivre avec), Florence Arnaud et Véronique Chazot, 2016

Allergies et intolérances alimentaires : Fiches pratiques sur les 14 allergènes majeurs, Nathalie et Philippe Cayot, 2016

 

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Envisager et préparer une frénotomie

Diagnostiquer des freins serrés ne signifie pas réaliser une frénotomie immédiatement. Une frénotomie requiert de la planification et une prise en compte de toutes les facteurs. Elle seule n’améliore pas la fonctionnalité de la langue, ou peu. Elle enlève la membrane qui a restreint la langue. Celle-ci a été immobilisée pendant des mois. De l’aide spécialisée est nécessaire pour améliorer les mouvements et la fonctionnalité de la langue. Les changements profonds des fonctions orales du bébé se font progressivement, par des petits changements qui s’additionnent, au fil des heures, des jours, des mois.

Une frénotomie demande 3 à 6 semaines pour que des améliorations notables soient visibles. De nouvelles connexions cérébrales doivent se mettre en place, les muscles doivent apprendre une nouvelle variété de mouvements la posture, la tête et le cou changent de support, les postures de la langue changent.

Raisons possibles pour une frénotomie qui n’améliore pas les symptômes

  • Les parents et le bébé ne sont pas suffisamment préparés
  • Un bébé avec des tensions considérables et des postures asymétriques qui a besoin de davantage de thérapie manuelle
  • Un praticien qui manque d’expérience et de technique
  • des allergies qui jouent sur la cicatrisation
  • Pas de soins de la plaie ni d’étirements et d’exercices post frénotomie

Chiropraxie et thérapie cranio-sacrale / cranio sacrée

La chiropraxie et la thérapie cranio-sacrale sont les approches par excellence pour tenter de rétablir une harmonie au niveau du corps et du système nerveux en cas de freins restrictifs. Elles traitent le corps et son fonctionnement en son entier et vont chercher à recréer un équilibre qui permet d’optimiser les fonctions de celui-ci. Elles travaillent en profondeur et le temps est leur allié.La patience et la persévérance sont par conséquent des clés de la rééducation du corps. La frénotomie n’est qu’un outil que la chiropraxie utilise pour rééquilibrer la force vitale. Sans chiropraxie, la frénotomie est inutile. Après une frénotomie qui va relâcher les tensions physiques, le corps peut reconstruire un autre fonctionnement et installer les changements durablement.

 

Que faire quand son bébé a les symptômes d’un frein restrictif?

Pendant que le problème perdure:

  • aider bébé à téter avec plusieurs stratégies et compenser pour sa succion inefficace
  • Lui faire passer du temps à plat ventre : pour muscler thorax, cou et langue
  • traiter les douleurs de la mère
  • Tirer pour maintenir sa lactation s’il ne stimule pas suffisamment.
  • Le complémenter s’il n’obtient pas assez de lait
  • Chercher du soutien et des infos sur le groupe ‘frénotomie et freins : https://www.facebook.com/groups/688846051316769/

S’occuper des tensions et écarter d’autres pistes :

  • voir un chiropracteur formé en pédiatrie pour travailler sur la colonne vertébrale, le système nerveux, le crâne, la déglutition. Les freins restrictifs supposent un système de compensation et des cervicales hyper sollicitées. Parfois un travail sur celles-ci permet de stabiliser la situation.
  • Voir une consultante IBCLC formée en freins

Évaluer la restriction une fois les tensions traitées et après avoir écarté d’autres pistes:

  • est-il toujours contraignant?
  • Restreint-il la mobilité de manière pénalisante (fonctions importantes : téter, déglutir, respirer dans le sommeil, parler, dentition)

Établir un projet et un objectif:

  • quelles fonctions souhaite-t-on ‘rendre’ à la langue? Mobilité pour téter, manger, parler, respiration
  • se renseigner : lire
  • Quels outils?
  • Quels professionnels?
  • Quel laps de temps ? prendre conscience que le facteur temps est important. La patience est nécessaire pour voir des résultats.

Rassembler une équipe pour la rééducation:

  • chiropracteur : il va permettre un suivi des tensions et va réajuster les cervicales lorsque nécessaire. Une séance minimum pré frénotomie et une post frénotomie dans les 10 jours. Mais le plus est le mieux.
  • Consultante ibclc formée : pour voir quels systèmes de compensation mettre en place, comment améliorer la prise du sein.
  • Orthophoniste : pour muscler la langue avec des exercices

Envisager une frénotomie pour diminuer la restriction physique:

  • Anticiper l’intervention et comprendre qu’elle seule ne résout pas le problème et que de la patience peut être nécessaire pour voir de grosses améliorations. La frénotomie n’est pas magique, le frein restrictif est présent depuis longtemps ainsi que les tensions, le système de compensation et les réflexes. Si on ne se sent pas prêt à entreprendre la rééducation et à préparer la frénotomie, autant ne pas la faire.
  • Se renseigner sur les contre-indications à une frénotomie : microsomie craniofacialle (petite tête), une mandibule micrognatique , une craniosténose, une craniosynostose syndromique, syndrome de Pierre Robin, le syndrome de Treacher Collins. Couper le frein de langue va réduire encore davantage les voies respiratoires et peut causer des problèmes majeurs pour s’alimenter et respirer dans ces cas-là.
  • Traiter le syndrome de KISS s’il y en a en simultané pour éviter le ré attachement ou réformation du frein.
  • Réfléchir aux conséquences émotionnelles et physiques : la frénotomie peut causer du stress, de la tristesse, de la colère au bébé (ou personne) qui la vit. De même, réaliser que les soins post frénotomie (massages, étirements) a un coût moral. Avoir un malaise ou s’évanouir lors des soins de la plaie est possible (il y a un lien avec le nerf vagal). Une seule frénotomie par maison à la fois est donc préférable.
  • Élaborer un planning post frénotomie : comment soulager bébé de la douleur, des tensions, s’assurer de pouvoir être présent et disponible en permanence pendant cette période.
  • Choisir un praticien qui ne fait pas d’entaille dans le frein, mais le coupe suffisamment pour que les tensions soient libérées. Celui-ci va prendre le temps de couper toutes les ‘cordes’ qui compose le frein et laisse une grande plaie en forme de losange. Si la plaie est une entaille, le frein se réattache et redevient restrictif très rapidement, sans que rien ne puisse être fait, même avec des soins post intervention.
  • Choisir un chiropracteur : ne pas planifier de frénotomie sans séances chez le chiropracteur au préalable et par la suite. La chiropraxie pré frénotomie permet de faciliter l’intervention en rendant le frein davantage symétrique, et de faciliter l’intervention en travaillant sur la détente du système de compensation autour du frein restrictif. Les muscles sont davantage relâchés, les cervicales, et la chiropraxie post frénotomie permet de soulager les tensions qui explosent. Dans un premier temps, elles disparaissent puis réapparaissent lors du processus de cicatrisation. Pour soulager le corps, rééquilibrer l’énergie et éviter une cicatrisation restrictive. Plusieurs séances avant et après ne sont pas un luxe.
  • Réaliser des étirements de la langue et massage de la plaie pour éviter une cicatrisation restrictive ou un réattachement pendant un mois post frénotomie minimum.
  • Faire des exercices pour muscler la langue avant la frénotomie et après celle-ci au moins deux mois, voir un thérapeute manuel qui pratique la technique myofaciale ou s’entraîner avec des exercices sur youtube (myofacial therapy). Supprimer la restriction n’est pas suffisant, il faut ensuite muscler la langue pour lui rendre ses fonctions.

Une frénotomie – lorsqu’est pratiquée une division du frein et que la membrane est coupée pour être assouplie.
Une frénoctomie –  lorsqu’il y a une ablation du frein. Il est complètement enlevé .

Le déroulement de l’intervention

Le praticien vous reçoit et sont évoqués les symptômes qui posent problème dans l’allaitement. Ensuite il vérifie la présence de freins et leur souplesse, et cela si besoin pour les freins postérieurs avec une sonde cannelée. S’il l’estime nécessaire il les coupe au ciseau/ brûle au laser après avoir immobilisé le bébé,  qui est maintenu.
En fonction de l’âge, divers possibilités d’anesthésies sont envisagées.
La plaie de la frénotomie doit avoir la forme d’un losange.
Cela se fait au laser ou ciseau, ce qui est le plus important est l’expertise du praticien non pas son outil pour réaliser la frénotomie.

En pré-opératoire, pour les petits bébés, pas de préparation nécessaire.
En post- frenotomie, le bébé peut reprendre le sein immédiatement, et en fonction de son état et de sa douleur, on peut lui donner un antalgique.

Risque de réattachement et reformation

Il arrive qu’un frein se réattache, soit parce qu’il n’a pas été assez coupé, ou mal coupé, qu’aucun exercice post frénotomie a été réalisé, ou bien en raison d’un blocage des cervicales (tel que le syndrome de kiss).

Et après ? Cicatrisation, rééducation et soutien

Massage pour la cicatrisation

La douleur et la cicatrisation dépendent de l’âge du bébé et de l’épaisseur du frein. Plus il est jeune, plus l’opération est ‘facile’, la douleur moindre et la cicatrisation rapide.
Les orl et les IBCLC recommandent de masser les zones opérées pour faciliter la cicatrisation optimale. Il faut donc passer très régulièrement sur la plaie avec des doigts lavés ou bien des gants, mais aucun autre objet (risque infectieux) pour permettre d’obtenir une cicatrisation souple, faire des étirements de la langue en passant les deux doigts sous celles-ci, comme recommandés notamment par l’ORL Ghaheri (pour plus d’informations voir le ‘pour aller plus loin en fin’ de livre)

Exercices de remobilisation

Il y a aussi des exercices à effectuer pour que le bébé remobilise les muscles de son visage et de sa langue correctement. Il a en effet pris des réflexes musculaires qu’il doit désapprendre. La durée sur laquelle pratiquer ces exercices varie en fonction de son âge et du type du frein. Un nouveau-né aura beaucoup moins tété qu’un bébé de 2 mois donc le réapprentissage d’une succion correcte sera beaucoup plus rapide, mais il ne faut pas oublier qu’un bébé commence à téter et à mobiliser sa langue (ou non) dans le ventre de sa mère. En général, on dit que la rééducation d’un bébé prend de 3 semaines à plusieurs mois.

Soutien

On peut croire en effet que le problème va se résoudre immédiatement après l’intervention. Cela peut être le cas, mais dans la majorité des situations cela ne l’est pas. Le bébé va téter très bien immédiatement pour ensuite retrouver ses habitudes, voire téter encore plus mal, glisser sur le sein, causer de nouvelles crevasses. Et cette situation peut être déstabilisante pour la maman, qui s’attendait à des progrès immédiats et qui a les mêmes douleurs qu’auparavant et un bébé qui ne sait pas téter. Lors de cette phase, le soutien, d’autres mamans passées par là, de spécialistes de l’allaitement telles que des IBCLC, d’amis, de connaissances est crucial. Car une maman avec un bébé qui a des freins vient parfois déjà de loin lorsque son bébé se les fait couper. Lors de cette phase de réapprentissage et de rééducation, elle a besoin d’être rassurée et d’avoir l’espoir de récupérer un ‘bébé ventouse’ qui saura téter.

 

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Langue, palais et respiration

 

La respiration nasale est fondamentale pour la santé générale.
Une respiration nasale de bonne qualité dépend de la forme du palais qui est le plancher des fosses nasales. Si le palais est large et aplati les fosses nasales peuvent être larges, si palais creux elles sont plus étroites.

Si les fosses nasales sont plus étroites, la respiration devient plus fastidieuse, l’oxygénation moins bonne.  On prend l’habitude de respirer par la bouche, pour combler le manque d’air et les difficultés, et la posture de la tête et du cou sont impactées.

On s’incline en avant pour obtenir davantage d’air et libérer les voies respiratoires.

La respiration pendant le sommeil est aussi impactée et on peut faire de l’apnée.

De plus, si l’on respire par la bouche, l’air n’est plus filtré par le nez, et les amygdales et végétations forcées à faire le travail du nez et donc sur sollicitées et elles s’inflamment plus facilement.

La forme du palais dépend de la mobilité de la langue, qui est censée venir l’aplatir et l’élargir, lors des tétées, de mouvements de déglutition, au repos.  Un frein de langue restrictif empêche la langue d’élargir et aplatir le palais.

Les tétines et pouces interagissent également avec le travail de la langue et peuvent participer à sa forme ogivale. Ils ont donc l’effet inverse de celui souhaité.

 

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Tummy Time et Guppy : exercices de détente et musculation

Tummy time /  Temps sur le ventre

Passer du temps sur le ventre permet de :

  • Muscler la langue, le cou, le thorax
  • Acquérir de l’amplitude de mouvements pour la langue
  • Acquérier de l’autonomie motrice
  • Régulater du système nerveux
  • Optimiser le tonus du nerf vagal
  • Calmer et détendre les tensions
  • Déplier le corps de sa position fœtale
  • Limiter la plagiocéphalie / tête plate
  • Aider avec le reflux, gaz et la motilité gastrique
  • Une meilleure prise du sein

Comment

  • 3 – 4 sessions par jour
  • 5-15 minutes par session
  • nu (préférable) ou habillé
  • augmenter la fréquence et durée avec le temps
  • rester présent
  • s’allonger avec bébé et garder le contact visuel
  • jouer, faire des sons, mimiques, utiliser des jouets

Pourquoi un bébé peut ne pas aimer le temps sur le ventre ?

  • Torticolis
  • Plagiocéphalie / tête aplatie
  • Freins de langue, lèvre, buccaux restrictifs
  • Pas l’habitude d’être sur le ventre
  • Sensible aux mouvements ou bruits
  • Tensions dans le cou ou le tronc

Dans ce cas consulter un chiropracteur formé en pédiatrie      

source : Michelle Emanuel

 

La position Guppy

 

S’asseoir confortablement avec bébé allongé sur le dos sur ses jambes, la tête en arrière légèrement

Cela aide :

  • A muscler le cou, le thorax et la langue
  • A détendre le cou, la langue et la mâchoire.
  • A améliorer le traitement sensoriel
  • A améliorer l’élévation de la langue et la forme du palais
  • La formation du crâne
  • A atténuer les réflexes innés encore présents qui auraient dû disparaître
  • A activer les réflexes innés enfouis qui devraient être présents
  • La posture
  • La coordination visuelle et moteure
  • Avec le reflux et la mobitité gastrique
  • Les voies respiratoires
  • La circulation
  • A une meilleure prise du sein
  • Les torticolis et asymmétrie

C’est ludique, calmant et relaxant.

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Palais creux

Le palais creux est causé par une langue qui reste en position basse car la langue est ce qui permettrait d’élargir le palais.

Une langue en position basse peut être causée par des freins restrictifs, le dysfonctionnement des nerfs craniens.

Une mobilité restreinte de la langue est associée avec un rétrecisssement du palais dur et un allongement du palais mou. Ces découvertes suggèrents que la mobilité de la langue peut affecter le développement maxillo facial.  Yoon AJ, et al. Orthod Craniofac Res, 2017

 

Le palais creux n’a pas besoin d’être désensibilisé.

La bouche très sensible du bébé a besoin de :

  • prendre des forces,
  • augmenter les contacts entre langue et palais,
  • gérer la salive,
  • prendre le sein correctement,
  • s’élargir.

Pour agrandir un palais creux pendant l’enfance :

  • Une position de la langue optimale au repos
  • Une succion autonome
  • Des mouvements de tout le corps
  • Repartition du poids et gravité
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