Connaître, comprendre et remédier à la confusion

 

Lorsqu’on souhaite allaiter, mener à bien son projet d’allaitement et allaiter dans de bonnes conditions, il est nécessaire de connaître et comprendre le risque de confusion, et d’avoir des pistes pour y remédier.

Elle peut avoir lieu n’importe quand lors de l’allaitement, avec des biberons, tétine, pouce, bouts de sein, et parfois avec d’autres contenants avec certains bébés.

 

I Confusion et manque d’information

II La confusion et ses déclinaisons

III Des pistes pour remédier à la confusion

 

 

 I Confusion et manque d’information    

On vous dira qu’il y a deux types de risques de confusion en fonction de comment cela se déroule

1) le bébé qui prend le sein mais ne sait plus téter :

On vous dira que c’est un risque uniquement lors des premières semaines alors que bébé n’a pas encore mis en place ses réflexes. Sauf que malheureusement personne ne réalise de diagnostics anticipés de problèmes de succion chez les bébés et de leurs stratégies de compensation dues à des freins serrés, tensions, blocages articulaires ou autre. Donc cette difficulté à téter et à réaliser une séquence de succion peut durer tout l’allaitement sans avoir été identifiée.

2) le bébé qui refuse et hurle au sein mais accepte le biberon

On vous dira que c’est une préférence pas une confusion et que le bébé ‘choisit’ le débit le plus élevé. Cela sous-entend qu’il a décidé que le débit au sein devait être réduit et que la production de lait devait baisser ? Qu’il a décidé lui-même d’espacer des tétées ou d’être séparé de sa mère ?  Il va vers le moins difficile à cause d’un réflexe instinctif. De nombreux facteurs externes le poussent à opter pour sa survie, et il y est contraint.

On oublie que ces deux ‘types’ peuvent se mêler et complexifier la tâche, que la confusion peut être le résultat de plusieurs facteurs, qu’il faut explorer un à un : problème de succion, tensions musculaires, baisse de la production, séparation et grève etc. La confusion peut être causée en partie par une baisse de la lactation ou entièrement, mais elle-même cause souvent une baisse de lactation. C’est donc un cercle vicieux qui peut conduire au sevrage. De plus, elle peut être irrémédiable ou extrêmement dure à ‘récupérer’ si on n’en comprend pas les causes et que notre entourage ne soutient pas notre projet d’allaitement.

Connaître et comprendre la confusion est terriblement important quand on souhaite allaiter.

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II La confusion et ses déclinaisons    

Confusion de succion : (biberon, tétine, bouts de sein) le bébé veut prendre le sein mais ne sait plus comment faire pour téter, n’arrive pas à se servir de sa langue. C’est valable avec les petits bébés qui n’ont pas encore pu établir la séquence de succion, les bébés qui compensent pour des tensions ou blocages, les bébés avec des freins serrés, les bébés prématurés et d’autres encore. Bébé peut faire mal, causer des crevasses, pincer, s’énerver au sein, ou bien rester passif et ne pas faire venir la deuxième montée de lait. La prise de poids peut être freinée et les divers problèmes ne seront pas pris en charge. La mère peut se mettre à craindre les tétées et les espacer, développer une candidose.

Confusion de vitesse de débit : (biberon) quand le bébé se jette en arrière, hurle au sein et accepte le biberon, l’un des facteurs évident est la baisse de lait.  Mais il peut aussi rester passif au sein, ne pas faire les efforts pour la montée de lait, se détourner du sein, recracher le lait. Refus total et brutal du sein possible.

Confusion de téton-tétine : (biberon, tétine, bout de sein) la tétine du biberon ou de la tétine et plus facile à prendre que le sein à cause de la taille ou de la forme du sein.

Confusion hormonale et de non nutrition : (tétine, pouce, doigts doudou) lorsque le bébé tète la tétine, il place sa langue différemment et n’utilise pas les mêmes réflexes qu’au sein. Cela peut lui désapprendre à téter. Mais le met aussi au régime. Téter fait secréter des endorphines à son cerveau, que cela soit au sein ou une tétine. Ces endorphines l’apaisent et l’endorment. Au sein il sera en train de stimuler et/ou se nourrir en même temps. A la tétine, ni l’un ni l’autre. Il sera calme, mais ni nourri ni aura pu passer la commande pour les repas suivants. C’est encore plus trompeur avec un bébé en économie d’énergie, qui n’a plus la force de réclamer des tétées et va perdre ainsi de plus en plus de forces et se réfugier dans le sommeil. Les tétées de ‘réconfort’ stimulent la production, même quand le bébé ne déglutit pas activement. Le simple contact avec le mamelon envoie des signaux aux glandes mammaires et au cerveau, qui sécrète par la suite des hormones relançant la production de lait.

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III  Pistes pour remédier à la confusion

Pour le biberon, le supprimer et essayer d’éviter les séparations dans la mesure du possible, et sinon utiliser des contenants qui demandent plus d’efforts (dal, tasse simple, biberon cuillère, seringue, pipette etc.). Faire évaluer la succion et les blocages éventuels par une consultante IBCLC et un chiropracteur formé en pédiatrie. Relancer la production avec du maternage intensif (bébé collé au sein) et/ou en tirant.

Pour la tétine, la supprimer et chercher la raison pour laquelle elle a été donnée : norme culturelle, reflux, tensions, douleurs au sein. Anticiper les moments de faim et proposer le sein (valable avec le pouce). Evaluer si baisse dans la production.  Un bébé qui tète beaucoup peut compenser pour une succion inefficace, apaiser ses brûlures dues au reflux (causes possibles : allergie et/ou frein et/ou blocage et/ou ref), chercher la sécurité et la proximité de sa mère suite à une naissance traumatisante. Une mère qui donne la tétine pour éviter des tétées douloureuses ou désagréables peut envisager la piste de freins, tensions, candidose, infection bactérienne, et traiter la cause pour retrouver un allaitement serein et allaiter sans tétine.

Pour les bouts de sein, faire évaluer la succion et les blocages éventuels par une consultante IBCLC et un chiropracteur formé en pédiatrie, essayer sans la nuit et en cours de tétée, réactiver les réflexes archaïques avec la posture biological nurturing. Utiliser des techniques manuelles pour essayer de faire ressortir les mamelons s’ils sont plats ou invertis (nipple nudge, assouplissement de contre pression, technique du tacos / sandwich). Un bébé ne tète pas le téton mais une partie du mamelon et il peut avec sa succion former le sein (sauf dans certains cas particuliers). Évaluer si baisse de la production.

Dans tous les cas augmenter le temps de moments privilégiés avec son bébé, se consacrer à lui, faire peau à peau, du portage, des promenades, siestes, bains, chant, jeux, et activer les réflexes archaïques. Prendre le temps de se reconnecter avec lui et la patience sont des clés.

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 article sur les alternatives au biberon

Le seul endroit où le risque de confusion est nul est au sein.

Les dispositifs suivants minimisent le risque.

la manière de donner le lait est importante, bébé doit être actif, il faut faire des pauses, tous les contenants de toutes les marques ne se valent pas (débit qualité du plastique)

 

sur le site des ptitesmainsdabord : Témoignages de confusion

Chiropraxie et chiropracteurs

Consultantes IBCLC : l’annuaire

 

 

 

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