Reprendre le travail : comment adoucir la séparation avec bébé allaité?

Ici seront abordées des idées pour adoucir la séparation mais idéalement, la place d’un bébé est auprès de sa mère (ou/et son père, ou tout autre figure d’attachement) et il est plus facile de continuer à allaiter son enfant si l’on ne reprend pas le travail.

En effet, reprendre le travail et faire garder son bébé signifie de la douleur et une perte de repère pour celui-ci qui est alors séparé de sa figure d’attachement, il peut donc faire des grèves et refuser de téter une fois à la maison, ou bien refuser de s’alimenter là où il est gardé, passer de longues heures à pleurer. Ce sont aussi des émotions également difficiles à vivre pour la mère, qui parfois souhaiterait pouvoir faire autrement et peut être prise de crises d’angoisse.

A cela s’ajoute les difficultés pour maintenir l’allaitement (exclusif si pré diversification et non exclusif si le bébé est diversifié). Si l’enfant a moins d’un an ou des difficultés particulières il est nécessaire de tirer son lait pour entretenir celle-ci.

Quelques articles desptitesmainsdabord au sujet de :
– la reprise du travail : ici,
– tirer son lait : ici,
– bébé refuse le lait tiré ici.

Voici des idées pour adoucir la séparation :

  • Trouver un lieu de garde ou une assistante maternelle qui connaissent et pratiquent le maternage et respectent l’allaitement. En effet cela aidera un bébé à trouver de nouveaux repères réconfortants et une routine dans laquelle il est sécurisé car écouté dans ses besoins, et un lien de confiance entre les parents et la/les personne/s qui garde/nt le bébé est fondamental. Feuillet pour donner le lait tiré : ici
  • Verbaliser et préparer son bébé à la séparation, en lui expliquant ce qu’il va se passer, et pourquoi, que cela ne change rien à l’amour qu’on lui porte et que tous les soirs on sera là pour venir le chercher. On peut s’aider de livres.
  • Faire une adaptation sur une ou deux semaines minimum : il est important ne pas laisser immédiatement son bébé des journées entières, mais par petites périodes. Tout d’abord une ou plusieurs heures en restant présent, puis 1h seul un jour, 2h le jour suivant, pour une sieste le jour d’après, puis une demi-journée et/ou un repas. Cela permet à l’enfant de se familiariser avec le lieu, le ou la personne qui le garde, d’instaurer de nouveaux repères.
  • Un doudou : cet objet de transition peut permettre au bébé d’avoir un repère, car il est avec lui à la maison, mais aussi là où il est gardé. Il symbolise la permanence, une notion importante dans le cas de la douleur de l’absence. Le doudou permet de se blottir contre ses souvenirs et des odeurs familières. (ici un article sur le doudou d’allaitement). Certains bébés n’adopteront jamais de doudou. Inutile de les forcer.
  • Instaurer des repères supplémentaires sécurisants dans cette période difficile : des tétées de retrouvailles, des symboles qu’on se dessine sur la main pour se rappeler qu’on est ensemble (comme un bisou), des câlins supplémentaires etc.

 

Ce qui est souvent proposé mais n’aide pas :

  • Sevrer le bébé pour faciliter la reprise : cela ajoute un changement traumatisant pour le bébé dans une période difficile, et rappelons-le être allaité n’est pas un luxe mais un besoin physiologique.
  • Refouler ses émotions et se sentir coupable de sa tristesse : on reproche souvent à la mère de se montrer trop émotive, et d’empêcher son bébé de grandir. Un bébé est connecté avec sa mère. Si elle est triste, il va le sentir. Inutile de le cacher. Accepter ses émotions, en parler, les verbaliser, fait partie du processus. La séparation est un deuil, une étape de la vie. La vivre pleinement aide à en faire du sens.
  • Supprimer des tétées, essayer de donner un rythme à son bébé, lui refuser le sein pour l’endormir : la période d’adaptation est faite pour cela. Pour que le bébé instaure un nouveau rythme et trouve de nouveaux repères sécurisants. Lui refuser des tétées alors qu’on est présente, disponible est extrêmement déstabilisant (en plus d’être inutile) pour le bébé. Il ne comprend pas ce qu’il se passe et pourquoi il ne lui est plus permis d’obtenir du lait maternel et du réconfort. Un bébé n’a de plus pas les notions de temps qu’un adulte a, et il vit dans le présent, le ‘ici et maintenant’. l’assurance d’avoir les tétées à la demande lorsqu’il est avec sa mère est l’un des répères qui va lui permettre de traverser cette période difficile de séparation et de l’adoucir, en quelque sorte un phare dans la tempête.

 

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