Les fausses allergies

Parfois, certains symptômes peuvent faire penser à des allergies mais n’en sont pas et dépendent d’autres mécanismes:

  • La consommation d’aliments riches en tyramine et histamine : comme la fraise, le chocolat, le vin qui peuvent déclencher des réactions du type allergique : urticaire, rougeurs etc.
  • L’intoxication alimentaire : les aliments consommés sont sales ou ont été mal conservés, ce qui a permis une prolifération bactérienne qui résulte en des difficultés digestives, diarrhées, vomissements, déshydratation.
  • L’intoxication à l’histamine : la consommation de poisson mal conservé (rupture de la de froid) est une cause de fausse réaction allergique. Les bactéries transforment l’histidine en histamine en des quantités que le corps ne peut tolérer. Cela peut causer des rougeurs, des maux de tête, des vomissements…
  • Le syndrome d’activation mastocytaire : les mastocytoses sont des maladies rares qui consistent en la prolifération anormale de mastocytaires qui reproduisent des réactions allergiques.
  • Un urticaire lié à une infection virale, parasitaire ou bactérienne.
  • Une diarrhée liée à une infection virale (gastro-entérite liée à un rotavirus, norovirus, adénovirus…)
  • Une colonisation bactérienne de l’intestin grêle ou système digestif, SIBO/ helicobacter pylori ou autre qui peut causer des diarrhées chroniques, de l’anémie, ballonnements, gaz. Une antibiothérapie peut être envisagée. Celles -i peuvent entraîner des allergies.
  • Une réaction à un produit irritant (tabac, produit ménager etc) : la substance est définie comme étant toxique, le corps ne sur réagit pas, il ne fait que réagir.
  • Les MICI et le syndrome du côlon irritable : maladie de crohn et rectocolite hémorragique, ou bien sont-elles des conséquences d’allergies ?

 

Les intolérances

Les symptômes d’intolérances peuvent ressembler à des allergies, mais dépendent d’un mécanisme différent, la carence enzymatique.

  • L’intolérance à l’histamine / déficit en diamine oxydase : c’est une enzyme qui permet de dégrader l’histamine. La consommation d’alcool, conservateurs, aliments et certains médicaments peuvent diminuer son action. Ce déficit peut apparaître n’importe quand au cours de la vie.
  • L’intolérance à l’alcool / déficit en alcool déshydrogénase : c’est un déficit enzymatique génétique souvent retrouvé parmi différentes ethnies originaires d’asie qui ne permet pas de dégrader l’alcool.
  • L’intolérance au lactose / déficit en lactase : le déficit en lactase, une enzyme dont le rôle est de digérer le sucre du lait (donc le lactose) peut causer des douleurs digestives, diarrhées, gaz. A savoir que cette enzyme est censée disparaître et cesser de fonctionner chez l’adulte de manière génétique. En fonction de l’ethnie, elle cesse de fonctionner plus ou moins vite.
  • La galactosémie / Déficit en GALT ou GALE : cette intolérance a des conséquences sévères pour la santé, dès les premiers jours de vie le galactose qui n’est donc pas assimilé, s’accumule et fait dysfonctionner le foie. Elle entraine aussi une des troubles de la croissance et peut mettre en jeu le pronostic vital. Tous types de lait doivent être évités (et cela comprend le lait maternel).
  • L’intolérance aux sucres / le déficit congénital en saccharase isolmatase (DCSI) : il manque des enzymes pour digérer les sucres et cela se manifeste par une malabsorption des oligosaccharides et des disaccharides. Cela suppose la mise en place très stricte d’un régime alimentaire sans sucres.
  • L’intolérance aux fodmaps (fermentable oligosaccharids, disaccharids, monosaccharids and polyols) : elle peut causer des troubles digestifs, ballonnements, flatulences, douleurs. Lorsque la flore digestive est sujette à une fermentation importante, la consommation de certains aliments peut causer de la fermentation au niveau du côlon.
  • Intolérance aux fèves ou favisme / déficit en G6PD : c’est une enzyme qui protège les globules rouges en cas d’agression. Lors de la consommation de fèves, aliments riches en quinine, quantité importante de vitamine C, certains médicaments cela déclenche une crise : malaise, changement du rythme cardiaque, ictère, douleurs…
  • Intolérance au gluten / maladie coeliaque : cette intolérance porte ‘mal’ son nom, car c’est une maladie auto-immune. Lorsque la personne coeliaque consomme du gluten, son propre système immunitaire attaque la paroi digestive et l’abîme. Elle entraîne des carences, troubles de la croissance, difficultés digestives et retentit de manière conséquente sur la santé générale, pouvant aller jusqu’au développement d’une tumeur.

Les intolérances plus en détail : ici.

 

L’hypersensibilité chimique multiple

« L’hypersensibilité chimique multiple (MCS) fut décrite dès les années cinquante par l’allergologue américain Theron G. Randolph, père de la médecine environnementale.

En 1987, le Dr Mark Cullen attribua au syndrome le nom de MCS (Multiple Chimical Sensitivity) et le définit comme “une affection acquise caractérisée par la répétition de symptômes touchant de multiples organes qui surviennent lors de l’exposition à diverses substances chimiques à des concentrations étant bien inférieures à celles connues pour entraîner des effets dans la population.”
Aujourd’hui, la maladie est classée à l’OMS dans le classement international des maladies.
Dans ses formes les plus sévères, le MCS peut mettre en danger la vie des patients. Il affecte leur qualité de vie, les contraignant à l’isolement social ou à l’éviction de certains lieux, en raison de trop fortes agressions chimiques (grandes surfaces, magasins, banques, mairies, etc…). »

Source : https://www.sosmcs.org/quest-que-le-mcs/

Les réactions aux médicaments sont très courantes chez les patients hypersensibles aux produits chimiques. Surveiller l’apparition de symptômes tels que spasmes musculaires, paresthésie, hyperesthésie ou hypoesthésie et agitation. Surveiller également l’apparition de gonflement local, urticaire, syncope, hyperventilation, convulsions, asthme, anaphylaxie sévère, inflammation du site de l’intervention, fatigue intense, aggravation de l’hypersensibilité.

Recommandations en cas de soins pour les personnes atteintes de MCS https://www.sosmcs.org/wp-content/uploads/2017/01/hospitalisation-et-medicaments.pdf?fbclid=IwAR2k_lzS4vBWnQeqhksQLqomKtYj25aLTrWv3bkX0iCVLrUpXbZIRFAj9Uo

 

groupe d’informations : ‘Allergies : bébé, enfant, adulte’  https://www.facebook.com/groups/2406502122782691/

 

 

Bibliographie

– Allergies alimentaires : diagnostic, traitements et perspectives, Dr Habib Chabane, 2017
– L’alimentation personnalisée : allergies et intolérances alimentaires, comment adapter son alimentation grâce au système vasculaire, Dr Raphaël Nogier, 2012
– Les allergies et intolérances alimentaires : Fiches pratiques sur 14 allergènes majeurs, Nathalie Cayot et Philippe Cayot
– L’Homme malade de son environnement, Dr Michel Aubier
– 1001 allergies et intolérances : comment les repérer et les soigner efficacement, Dr Catherine Quéquet
– Vaincre l’asthme et les allergies, Dr Florence Trébuchon
– Les allergies : petit guide visuel, Pr Jocelyne Just
– Asthme et allergies : 100 questions / réponses de médecins, Antoine Magnan
– Mieux vivre avec l’asthme, Pr Pierre Duroux, Pr Michel de Bouchaud, Marie-Dominique Le Borgne
– Rhume des foins et allergies du nez, Dr Denis Vincent et Dr Lucile Bensignor-Clavel
–  Les allergies le nouveau fléau ?, Dr Pierrick Hordé
– Allergie alimentaire chez l’enfant, Dr Fabienne Rancé et Dr Etienne Bidat
– Maladies chroniques et allergies aux sulfites, Bertrand Waterman
–  Se libérer du gluten : le guide de la sensibilité au gluten et de la maladie coeliaque, Dr Alessio Fasano
– Ce lait qui menace les femmes, Dr Raphaël Nogier
– L’alimentation ou la troisième médecine, Dr Seignalet
– Intolérances alimentaires, sensibilités, allergies, Florence Arnaud et Véronique Chazot.

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