Réflexes palmaire et plantaire

A quoi cela correspond ? Quel est son rôle ?

Lorsque l’on caresse la paume ou le pied il y a un réflexe automatique, la main se ferme comme pour s’agripper, les doigts de pieds s’écartent. C’est un réflexe de préhension. Intégrer ce réflexe permet de pincer et à chaque doigt de contacter individuellement le pouce. Si le réflexe n’est pas intégré les enfants ont une mauvaise écriture, et de la difficulté à lettre sur le papier leurs idées.  Il est probablement originaire d’une mémoire ancestrale de notre nature de mammifère : s’accrocher pour être porté, ne pas tomber.

 

Période d’activation et comment faire pour aider l’intégration ?

Réflexe palmaire : Emergence : 11 semaines in utéro    Intégration : 2-3 mois / La pince pouce-index à 3 ans.

Réflexe plantaire :  Emergence : 11 semaines in utéro   Intégration : 7-9 mois

Pour aider l’intégration : Massages doux des mains et des pieds. Bercement ventral actif.

Pour le réflexe palmaire :  Prendre et lâcher un objet avec la main. Mouvement indépendant du pouce qui va toucher un à un les doigts. Des exercices des doigts avec une seule main puis en joignant les mains.

 

Effets positifs de l’intégration

Capacité à avoir des idées. Capacité à lâcher prise. Capacité à s’adapter.

Contrôle des gestes futurs de la main : manipulation d’objets, coordination, motricité fine, écriture.

Bonne tenue du stylo. Progrès en langage. Capacité à communiquer. Capacité à s’exprimer.

 

Conséquences possibles de la non intégration

Difficulté à poser le pied à plat par terre. Difficulté à tenir un crayon. Faible capacité à réaliser des mouvements fins avec les doigts et maladresse. Une tenue du stylo et écriture inadaptées. Une posture inadaptée en jouant du piano ou en travaillant avec les mains.

Une difficulté à écrire ses idées sur papiers ou à taper au clavier. Une posture inadaptée et/ou des douleurs au dos en travaillant à l’ordinateur ou au bureau. Des difficultés à épeler ou à écrire. Paumes hypersensibles. Mouvements de la bouche/langue quand on écrit.

 

Références et liens :

Reflexes, Learning and Behavior – A Window Into the Child’s Behavior de Sally Goddard (2002)
Retained Neonatal Reflexes Les Réflexes Néonataux Retenus – Une approche révolutionnaire pour la prise en chage ‘enfants souffrant de troubles du comportement et de difficultés d’apprentissage –  Livret d’accompagnement des Patients de Susan Walker (2013)
Maman, papa, j’y arrive pas ! comprendre et agir sur les causes physiologiques des difficultés scolaires et comportementales de son enfant de Marie-Claude Maisonneuve (2008)
Le Pouvoir des Réflexes à l’école – pourquoi nos enfants n’y arrivent pas, comment les aider de Emanuelle Sutherland (2019)
Brain Gym – le mouvement, clé de l’apprentissage de Paul Dennison et Gail Dennison (2010)
Kinésiologie pour enfants de Paul et Gail Dennison (1985)

Le site réflexes/ IMP https://www.reflexes.org/
Association français de réflexes et mouvements http://afrem.org/
Chiropracteurs formés aux réflexes https://www.retainedneonatalreflexes.com.au/fr/

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Réflexe de Babkin

A quoi cela correspond ? Quel est son rôle ? 

Lorsqu’on appuie fort sur la paume de la main, le bébé ouvre la bouche.

 

Comment aider l’intégration

Bercement ventral actif. Mouvement d’activation du bras (brain gym)

 

Effets positifs de l’intégration

Autonomie. Assurance. Stabilité. Capacité à se faire des amis, établir des relations durables. Capacité à respecter l’espace personnel des autres. Capacité à bien se positionner dans ses relations. Pondération. Capacité à se servir de ses mains. Maitriser l’ouverture et la fermeture de ses mains.

Amélioration de la motricité fine. Langage et débit de parole raisonnable. Capacité à communiquer. Débit de parole adapté. Meilleures capacité langagière. Amélioration écriture, langage.

 

Conséquences possibles de la non intégration

Ouverture ou fermeture de la bouche de l’enfant quand il utilise des ciseaux.
Des enfants mordant les autres. Des difficultés à utiliser des ustensiles.
Une forte tension dans les mains lors de l’écriture.
Des tensions dans les muscles du visage qui affectent l’expression du visage et qui peuvent influencer le bégaiement.
Un serrage des mâchoires lorsque les mains sont posées sur le volant.

 

 

Références et liens :

Reflexes, Learning and Behavior – A Window Into the Child’s Behavior de Sally Goddard (2002)
Retained Neonatal Reflexes Les Réflexes Néonataux Retenus – Une approche révolutionnaire pour la prise en chage ‘enfants souffrant de troubles du comportement et de difficultés d’apprentissage –  Livret d’accompagnement des Patients de Susan Walker (2013)
Maman, papa, j’y arrive pas ! comprendre et agir sur les causes physiologiques des difficultés scolaires et comportementales de son enfant de Marie-Claude Maisonneuve (2008)
Le Pouvoir des Réflexes à l’école – pourquoi nos enfants n’y arrivent pas, comment les aider de Emanuelle Sutherland (2019)
Brain Gym – le mouvement, clé de l’apprentissage de Paul Dennison et Gail Dennison (2010)
Kinésiologie pour enfants de Paul et Gail Dennison (1985)

Le site réflexes/ IMP https://www.reflexes.org/
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Chiropracteurs formés aux réflexes https://www.retainedneonatalreflexes.com.au/fr/

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Réflexes des points cardinaux

A quoi cela correspond ? Quel est son rôle ?

Lorsque l’on caresse la joue de bébé avec le doit en allant vers le bord des lèvres, le bébé va tourner la tête de ce côté et ouvrir la bouche, sa langue bouger comme pour téter.

Il ouvre la bouche en grand pour se nourrir.

Ce réflexe est présent à son maximum les heures qui suivent la naissance, mais s’il n’est pas récompensé rapidement il s’affaiblit (Michel Odent) C’est un souci pour les bébés prématurés en couveuse.

 

Effets positifs de l’intégration

Déglutition mature. Bonne occlusion dentaire. Mâchoire suffisamment large. Meilleure respiration. Bonne digestion. Prise de parole aisée.

 

Conséquences possibles de la non intégration

Tendance à baver.
Des problèmes d’élocution.
Hypersensibilité autour de la bouche et des lèvres.
Difficultés à passer à une déglutition mature.
Une langue qui repose trop en avant.
Des difficultés à parler et mâcher en effectuant des tâches manuelles en même temps.
Des déséquilibres hormonaux.

 

 

Références et liens :

Reflexes, Learning and Behavior – A Window Into the Child’s Behavior de Sally Goddard (2002)
Retained Neonatal Reflexes Les Réflexes Néonataux Retenus – Une approche révolutionnaire pour la prise en chage ‘enfants souffrant de troubles du comportement et de difficultés d’apprentissage –  Livret d’accompagnement des Patients de Susan Walker (2013)
Maman, papa, j’y arrive pas ! comprendre et agir sur les causes physiologiques des difficultés scolaires et comportementales de son enfant de Marie-Claude Maisonneuve (2008)
Le Pouvoir des Réflexes à l’école – pourquoi nos enfants n’y arrivent pas, comment les aider de Emanuelle Sutherland (2019)
Brain Gym – le mouvement, clé de l’apprentissage de Paul Dennison et Gail Dennison (2010)
Kinésiologie pour enfants de Paul et Gail Dennison (1985)

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Réflexe de succion

A quoi cela correspond ? Quel est son rôle ?

C’est un réflexe pour assurer la survie du bébé, être capable de s’alimenter, et de téter le sein. C’est un mouvement rythmique et apaisant. Dans le cadre de la déglutition infantile, la langue se place en avant pour maintenir le mamelon contre le palais et téter. Dans le cadre de la déglutition adulte, la langue part en arrière pour pousser les aliments dans l’œsophage. Le réflexe est présent chez les personnes qui continuent à sucer le pouce tard.

 

Période d’activité et que faire pour aider l’intégration ?

Emergence : 24-28 semaines in utéro         Intégration : 3-4 mois

Pour aider l’intégration

Exercice : boire avec une paille magique (en plastique) pour muscler autour de la bouche.

 

Effets positifs de l’intégration

Déglutition mature. Bonne occlusion dentaire. Mâchoire suffisamment large. Meilleure respiration. Bonne digestion. Prise de parole aisée.

 

Conséquences possibles de la non intégration

Si le réflexe n’est pas intégré, la langue continue d’aller vers l’avant et pousse les dents en avant. Cela cause une étroitesse du palais et des dents supérieures en avant (crossbite). Difficultés pour parler et articuler.

Difficultés pour avaler et mâcher. Difficultés pour parler, mâcher et faire des tâches manuelles en même temps.

Des mouvements involontaires de la langue ou des lèvres en écrivant ou dessinant.

 

Références et liens :

Reflexes, Learning and Behavior – A Window Into the Child’s Behavior de Sally Goddard (2002)
Retained Neonatal Reflexes Les Réflexes Néonataux Retenus – Une approche révolutionnaire pour la prise en chage ‘enfants souffrant de troubles du comportement et de difficultés d’apprentissage –  Livret d’accompagnement des Patients de Susan Walker (2013)
Maman, papa, j’y arrive pas ! comprendre et agir sur les causes physiologiques des difficultés scolaires et comportementales de son enfant de Marie-Claude Maisonneuve (2008)
Le Pouvoir des Réflexes à l’école – pourquoi nos enfants n’y arrivent pas, comment les aider de Emanuelle Sutherland (2019)
Brain Gym – le mouvement, clé de l’apprentissage de Paul Dennison et Gail Dennison (2010)
Kinésiologie pour enfants de Paul et Gail Dennison (1985)

Le site réflexes/ IMP https://www.reflexes.org/
Association français de réflexes et mouvements http://afrem.org/
Chiropracteurs formés aux réflexes https://www.retainedneonatalreflexes.com.au/fr/

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Réflexe de Moro

 

A quoi cela correspond ? Quel est son rôle ?

Le réflexe de Moro apparaît aux 9 semaines de gestation in utéro, il suit le réflexe de retrait. Ce réflexe est déclenché par une information excessive et subite de n’importe quel sens du bébé (bruit, lumière, toucher, perte d’équilibre). Il est présent sous la forme d’une extension brusque des bras et des jambes, la tête se renverse en arrière, puis les membres reviennent et se plient sur le corps, le bébé inspire et puis crie. Il y a deux phases, une phase d’ouverture et une phase de fermeture. C’est la forme primaire de la réponse adrénergique : fuir ou combattre.  Il y a une sécrétion de cortisol et adrénaline (les hormones du stress), augmentation des battements du cœur, de la pression artérielle, la peau rougit.  Ceci est une réponse involontaire à une menace. Le bébé n’est pas encore capable de savoir si la menace est réelle ou non.  Il est souvent présent à la première inspiration, il l’aide à avoir lieu. Il protège le bébé de l’étouffement et suffocation. Cela correspond à être alerte, réveillé, demander de l’assistance. C’est aussi une protection contre la mort subite du nourrisson.

 

Période d’activité – que faire pour aider l’intégration ?

Emergence : 9-12 semaines in utéro              Intégration : 2- 4 mois

Il faut que le bébé puisse exprimer sa frayeur et être sécurisé à chaque fois qu’il le fait, pris dans les bras, être en contact avec le corps de ses parents pour que son système nerveux puisse s’apaiser. Ce réflexe devrait disparaître et être remplacé par le réflexe de Strauss ou réflexe de sursaut.  It consiste en un mouvement des épaules qui se soulèvent et le visage qui se tourne en direction du signal pour évaluer s’il y a une menace réelle ou non.

Pour aider l’intégration

Apporter un cadre sécurisant.  Bercements par les pieds. Mouvement les pieds sur terre (brain gym)
Thérapie sensorielle : stimulation des sens, utilisation de sons et de musique.

 

Effets positifs de l’intégration

Personne sûre d’elle. Capacité à gérer les émotions. Capacité à aller de l’avant. Capacité d’adaptation face à de nouvelles situations. Capacité à faire face aux changements. Confiante dans ses relations. Capacité de faire des choix. Bonne qualité de sommeil. Bonne respiration.  Capacité à mémoriser, se concentrer. Créativité.

 

Conséquences possibles de la non intégration

Si non intégré ce réflexe entraine de l’hypersensibilité. La personne ‘sur-réagit’ et est dans un état d’hyper vigilance constante.  Il agit sous l’effet des hormones du stress. On peut devenir soit peureux et timide pour se protéger (fuite) soit hyperactif (agression). L’adrénaline et le cortisol sont les deux hormones des allergies et infection, si elles sont mobilisées en défense de manière constante, elles ne peuvent jouer leur rôle de manière appropriés. Comme les glandes surrénales contribuent au système immunitaire, si elles sont stimulées en permanence cela peut fatiguer l’organe et provoquer asthme, allergies, maladies chroniques Mauvaise équilibre.  Difficultés avec la nouveauté.  Facilité à être distrait / faire attention à tout. Anxiété dans l’anticipation. Comportement inapproprié. Immaturité sociale et émotionnelle.

 

Références et liens :

Reflexes, Learning and Behavior – A Window Into the Child’s Behavior de Sally Goddard (2002)
Retained Neonatal Reflexes Les Réflexes Néonataux Retenus – Une approche révolutionnaire pour la prise en chage ‘enfants souffrant de troubles du comportement et de difficultés d’apprentissage –  Livret d’accompagnement des Patients de Susan Walker (2013)
Maman, papa, j’y arrive pas ! comprendre et agir sur les causes physiologiques des difficultés scolaires et comportementales de son enfant de Marie-Claude Maisonneuve (2008)
Le Pouvoir des Réflexes à l’école – pourquoi nos enfants n’y arrivent pas, comment les aider de Emanuelle Sutherland (2019)
Brain Gym – le mouvement, clé de l’apprentissage de Paul Dennison et Gail Dennison (2010)
Kinésiologie pour enfants de Paul et Gail Dennison (1985)

Le site réflexes/ IMP https://www.reflexes.org/
Association français de réflexes et mouvements http://afrem.org/
Chiropracteurs formés aux réflexes https://www.retainedneonatalreflexes.com.au/fr/

 

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Réflexe de peur paralysant ou de retrait (RPP)

A quoi cela correspond ? Quel est son rôle ?

C’est un réflexe de retrait qui se manifeste par une sensibilité tactile au niveau de la bouche, puis progressivement s’étend à tout le corps.
Ce réflexe induit un arrêt temporaire des mouvements de l’enfant si la mère est menacée.
Le bébé se met dans un état d’économie pour se protéger.

 

Période d’activité
Emergence : 5-7 semaines in utéro
Intégration : 9-32 semaines in utéro

Effets positifs de l’intégration
Confiance. Adaptabilité. Réflexion. Sociabilité.

Conséquences possibles de la non intégration
On se sent agressé en permanence. Faible tolérance au stress. Hypersensibilité au toucher, sons, changements dans le champ visuel.
Aversion aux changements et surprises. Faible capacité d’adaptation. Fatigue. Phénomènes d’apnée. Peur de la honte en public. Insécurité/manque de confiance en soi. Demande d’affection ou incapacité à accepter ou faire preuve d’affection facilement. Caractère compulsif / troubles compulsifs. Attitude défaitiste ou négative. Incapacité à entreprendre de nouvelles activités.
Paralysie motrice en cas de stress (impossible de bouger et penser en même temps). Attitude de repli.

 

 

Références et liens :

Reflexes, Learning and Behavior – A Window Into the Child’s Behavior de Sally Goddard (2002)
Retained Neonatal Reflexes Les Réflexes Néonataux Retenus – Une approche révolutionnaire pour la prise en chage ‘enfants souffrant de troubles du comportement et de difficultés d’apprentissage –  Livret d’accompagnement des Patients de Susan Walker (2013)
Maman, papa, j’y arrive pas ! comprendre et agir sur les causes physiologiques des difficultés scolaires et comportementales de son enfant de Marie-Claude Maisonneuve (2008)
Le Pouvoir des Réflexes à l’école – pourquoi nos enfants n’y arrivent pas, comment les aider de Emanuelle Sutherland (2019)
Brain Gym – le mouvement, clé de l’apprentissage de Paul Dennison et Gail Dennison (2010)
Kinésiologie pour enfants de Paul et Gail Dennison (1985)

Le site réflexes/ IMP https://www.reflexes.org/
Association français de réflexes et mouvements http://afrem.org/
Chiropracteurs formés aux réflexes https://www.retainedneonatalreflexes.com.au/fr/

 

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Réflexes archaïques ou innés

On parle parfois de réflexes, archaïques, innés, primitifs. A quoi correspondent-ils ? Quel est leur rôle dans la vie du bébé ? de l’enfant ? quand doivent-ils être actifs ? intégrés ? quelles sont les conséquences de leur non intégration ? Comment permettre ou aider l’intégration ?

Par souci de clarté sera utilisé le terme de ‘réflexes innés’ tout au long de l’article, il évoque le lien avec la période pré natal et post natal, mais les termes archaïques et primitifs sont des équivalents.

 

La découverte du concept des réflexes innés et historique

Jean-Pierre Changeux, un neurobiologiste français, remarqua que les embryons de poussins faisaient des mouvements réflexes pendant la période de gestation. Alors qu’ils étaient encore dans l’œuf il utilisa une aiguille fine et paralysa leurs muscles avec du curare, pour que les mouvements de réflexes soient inactivés. Quand les poussins sortaient de l’œuf, il examina leur cerveau et ceux-ci présentaient des anormalités.

Dans les années 1970, des professeurs d’université et ergothérapeutes réalisèrent des études en formant des groupes d’enfants avec difficultés scolaires, et un groupe d’enfants sans difficultés scolaires, et testèrent la présence de réflexes innés. Chez le groupe d’enfants en difficultés les réflexes étaient dominants.

EN 1994, Wilkinson à l’université de Newcastle upon Tyne reproduit l‘étude de Rider de 1971, et il retrouve un lien entre les difficultés d’apprentissage et les réflexes (Moro, Réflexe tonique du labyrinthe)

En 1997, O’Dell et Cook qui ont fondé the Bender Institute à Indianapolis, constatent que les exercices de Miriam Bender pour intégrer le réflexe tonique symétrique aident à atténuer l’hyperactivité.

En 1998, Goddard et Hyland reprennent les questionnaires de Blythe et McGlown et établissent qu’il faut 7 critères ou plus de présents pour parler de retard de développement

En 2001, Goddard présente un rapport qui établit que dans un groupe de 54 enfants étant dyslexiques. La totalité avait un réflexe tonique asymétrique du cou non intégré et un réflexe tonique du labyrinthe non intégré. Présence d’autres réflexes non intégré : réflexe de Moro (81%), Réflexe tonique symétrique du cou (72%), réflexe Spinal Galant (65%), Réflexe Palmaire (55%).

Plusieurs études ont également été réalisées entre les années 80 et 2000.

 

Le rôle des réflexes innés

Les réflexes innés sont des réflexes présents dès la vie in utéro. Le bébé passe d’un monde où la gravité était atténuée, le besoin de se nourrir comblé et sans effort, le besoin de se protéger de menaces extérieurs quasiment inexistant. Le jour de sa naissance, il doit faire face à un autre monde et les réflexes sont là pour l’accompagner.

Les réflexes sont ‘automatiques’, stéréotypés. Ils viennent de cellules nerveuses et du tronc cérébral et n’impliquent pas l’intervention du cortex, qui est la partie du cerveau en charge des actes volontaires et dits ‘conscients’. Les réflexes innés permettent au bébé de venir au monde et s’alimenter et de s’adapter à son environnement à la naissance. Ils permettent sa survie du bébé, sa naissance et son développement pendant ses premiers mois.

Ils doivent laisser place à des réflexes ‘ponts’ intermédiaires puis à des réflexes posturaux qui sont contrôlés par le cortex donc volontaires et conscients.  Voici des exemples de réflexes posturaux de vie que l’on acquiert par la suite : réflexe tendineux de protection, réflexe de gravité, réflexe d’enracinement. Nous sommes censés les conserver à vie.

13 réflexes en détails
réflexe de peur paralysant / retrait
réflexe de Moro
réflexe de succion
réflexes des points cardinaux
réflexe de babkin
réflexe palmaire et plantaire
réflexe de babinski
réflexe de talonnage et pointage
réflexe tonique asymétrique du cou
réflexe Tonique symétrique du cou
réflexe spinal de galant
réflexe tonique du labyrinthe
réflexe de parachute

 

Réflexes non intégrés et apprentissage

Ces réflexes se développent dans un ordre bien précis, et lorsque le réflexe est complètement développé et actif, il peut ensuite être intégré et il ‘disparaît’. Le corps reconnait qu’il a fini d’apprendre quelque chose et il passe à un nouvel apprentissage.

De la naissance au 4 mois, le bébé utilise la partie de son cerveau appelé tronc cérébral qui suppose des réactions involontaires, de 4 mois à 1 an s’ajoute le contrôle du cerveau mésencephale (hypophyse / hypothalamus) qui suppose une réponse métabolique et hormonale, puis à maturation le troisième ‘niveau’ cérébral qui intervient est le cortex : il est en charge d’une réponse volontaire et plus complexe.

Si les réflexes ne sont pas intégrés et donc non  sous le contrôle du cortex mais encore du tronc cérébral, ils empêchent le développement de réflexes posturaux qui permettent à l’enfant d’évoluer et d’interagir avec son environnement de manière efficace. En effet, si les réflexes innés restent actifs, cela cause une mauvaise organisation nerveuse et peut affecter la motricité, grosse ou fine, mais aussi les perceptions sensorielles, la connaissance, les modes d’expression.  « L’équipement pour l’apprentissage sera endommagé malgré une capacité intellectuelle adaptée à l’apprentissage. » (Sally Goddard)

Information sensorielle et apprentissages : ici

Intégrer les réflexes et remédier aux difficultés d’apprentissage : ici

Les causes de non intégration

Les réflexes innés sont sensés vivre, c’est à émerger, s’activer puis être intégrés. Mais des traumatismes, des étapes de développement qui ont été sautées peuvent empêcher l’activation et l’intégration des réflexes. On parle alors de rémanence, le réflexe n’est pas intégré et les phases suivantes de développement ne peuvent se réaliser correctement. Puisqu’ils sont étroitement liés, il y a souvent plusieurs réflexes non intégrés ensemble.

 

Voici quelques causes de non intégration des réflexes innés :

  • Stress et infections : grossesse compliquée, état de stress répétés, souffrance physique ou morale
  • Absence de mouvement : immobilité de la mère pendant la grossesse (alitée) et/ou la naissance
  • Intervention extérieure lors de la naissance : naissance médicalisée, césarienne, utilisation de péridurale, instruments : forceps, ventouse etc
  • Complications à la naissance : prématurité, travail très rapide, long, séparation du bébé et de la mère dans les premières heures après la naissance
  • Chutes, accidents, traumatismes qui peuvent les réactiver à tout âge de la vie.

 

 

 

Références et liens :

Reflexes, Learning and Behavior – A Window Into the Child’s Behavior de Sally Goddard (2002)
Retained Neonatal Reflexes Les Réflexes Néonataux Retenus – Une approche révolutionnaire pour la prise en chage ‘enfants souffrant de troubles du comportement et de difficultés d’apprentissage –  Livret d’accompagnement des Patients de Susan Walker (2013)
Maman, papa, j’y arrive pas ! comprendre et agir sur les causes physiologiques des difficultés scolaires et comportementales de son enfant de Marie-Claude Maisonneuve (2008)
Le Pouvoir des Réflexes à l’école – pourquoi nos enfants n’y arrivent pas, comment les aider de Emanuelle Sutherland (2019)
Brain Gym – le mouvement, clé de l’apprentissage de Paul Dennison et Gail Dennison (2010)
Kinésiologie pour enfants de Paul et Gail Dennison (1985)

Le site réflexes/ IMP https://www.reflexes.org/
Association français de réflexes et mouvements http://afrem.org/
Chiropracteurs formés aux réflexes https://www.retainedneonatalreflexes.com.au/fr/

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Comment se débarrasser du pouce

Tétine et pouce posent des problèmes pour l’allaitement et pour la formation de la bouche.

Concernant l’allaitement, Ils font sauter des tétées et la succion non nutritive qui leurre l’estomac de bébé va supposer une diminution des tétées donc moins de lait obtenu par bébé, et une baisse de la lactation sur le long terme.

De plus le pouce cause, comme la tétine, une pression sur le palais et sur les dents, et maintient la langue en bas alors qu’elle devrait être collée contre le palais.
Cela peut avoir comme conséquence de la malocclusion (dents mal alignées,  qui poussent de travers ou partent vers l’avant/arrière), un palais étroit et profond, donc une bouche qui se déforme progressivement et des voies respiratoires qui comme avec la tétine ou un frein de langue restrictif deviennent étroites.

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Leur usage sont significatifs de difficultés.
La prise du pouce (ou de doigts) par le bébé est une problématique qui a des similitudes avec la tétine mais aussi des différences.

Les spécificités du pouce sont que bébé va le prendre seul. Contrairement à la tétine il n’a pas besoin d’intervention extérieure et cela rend la tâche particulièrement complexe car il n’est pas possible de lui enlever. Il est à disposition en permanence.

1. Transfert de lait et baisse de la lactation

Lorsque le bébé prend son pouce ou un doigt dans la bouche, le (re) mettre au sein est une occasion pour augmenter ses chances d’obtenir plus de lait. C’est en effet souvent une manière de manifester de la faim, qu’il est plus que temps pour lui de téter, ou bien qu’il aurait besoin de plus de lait que ce qu’il vient de prendre.
Dans ce cas, il est possible d’augmenter la fréquence des tétées, toujours proposer les deux seins à chaque tétée, pratiquer de l’hyperalternance et de la compression du sein. Cela permet d’augmenter le transfert. Dans certaines situations l’utilisation d’un tire lait sera judicieuse, ainsi qu’une évaluation approfondie des causes de la baisse de la lactation pour y remédier. S’il prend le pouce mais refuse le sein, cela n’écarte pas la faim mais surtout cela confirme les tensions et/ou reflux.

2. Tensions, freins et difficultés de succion

Ce qui peut causer une baisse ou un mauvais transfert de lait est une succion inefficace au sein. Cette succion qui me permet pas au bébé d’obtenir assez de lait et de stimuler correctement la production peut être causée par des freins restrictifs, des tensions physiques. Voir un chiropracteur formé en pédiatrie peut permettre de soulager des tensions liées à l’accouchement et/ou la grossesse, ainsi que des massages, et on peut faire évaluer les freins. Encore une fois un tire lait peut être d’une aide précieuse.
Sans prendre en considération l’allaitement,  un bébé peut avoir des tensions considérables suite à sa naissance, l’utilisation d’instruments, sa position in utéro, du reflux. Ce point de pression dans la bouche aiderait à soulager la dure mère/ la suture palatine, et les tensions craniennes ou liées à des chocs physiques ou émotionnels. On comprend alors l’importance de la prise en charge de l’inconfort physique de l’enfant pour pouvoir se débarrasser du pouce.
Chiropraxie http://mamanlune.com/index.php/2017/11/22/la-chiropraxie-et-ses-benefices-pour-les-bebes-allaites/
Liste de chiropracteurs : http://mamanlune.com/index.php/2019/02/04/liste-de-chiropracteurs-formes-en-pediatrie/
Groupe Frénotomie et Freins : Info et Support International

3. Reflux allergique

Le reflux, en particulier quand il est important, peut brûler le bébé. Le mouvement de la langue et la déglutition permettent de maintenir un mouvement dans l’oesophage et d’atténuer la sensation de brûlures. Et le reflux peut être causé par une ou des allergies alimentaires. Déterminer les allergènes en cause et faire une éviction de ceux-ci peut considérablement soulager le bébé qui aura moins besoin de ‘succion’.
Groupe Allergie Alimentaire Support Information et Entraide

4. Proximité et sécurité

Prendre le pouce comme la tétine est aussi un substitut pour se sécuriser. La tétée avec le sein dans la bouche n’a pas qu’un rôle nutritif. Le contact physique avec la mère, la chaleur des bras, les câlins, le mouvement de la langue ont un rôle apaisant, qui permet au cerveau de se myéliniser, de développer de nouvelles connexions.
Pour remplir ce besoin, on peut porter son bébé, faire du cododo, le câliner, faire des activités avec lui. Sécurisé il oubliera son pouce.

5. Activités et rituels

Le pouce faisant partie de la main, occuper les deux mains de l’enfant par des activités manuelles, des tâches, des jeux, peut aider à le détourner du pouce.
Aussi trouver des rituels sécurisants pour remplacer ses habitudes de succion.

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Diversification et allaitement

Quel équilibre trouver entre l’allaitement et la diversification ?
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Quand commencer la diversification? Quelles recommandations?
Les institutions de santé mondiales et françaises (OMS, UNICEF, INPES) recommandent un allaitement exclusif de 6 mois, et 2 ans au minimum en parallèle avec la diversification, qui est une découverte à partir des 6 mois. Ces recommandations ne concernent pas que les pays du tiers monde mais bel et biens tous les bébés humains.
Elles se basent sur des études portant sur le microbiote intestinal, les conséquences d’une diversification précoce sur la santé. Il a été constaté que cela transforme la flore intestinale définitivement et augmente les risques d’infections. Les seuls à prétendre le contraire sont les industriels qui ont à cœur de vendre des produits spéciaux pour bébé, et augmenter les ventes de laits artificiels (ou autrement dit préparations commerciales pour nourrissons). Ils n’ont pas à cœur la santé des enfants.
Diversifier à 6 mois, pas avant et pas après?
Avant comme établi au dessus est trop tôt pour le système digestif de bébé et peut nuire à sa santé et à l’allaitement.
Mais il arrive aussi qu’à 6 mois ce soit encore trop tôt pour certains bébés, et qu’ils aient besoin de plus de temps encore.
C’est particulièrement vrai pour les bébés allergiques qui seront parfois diversifiés bien plus tard, pour protéger la flore intestinale, éviter des réactions trop fortes à un trop jeune âge. Constipation, reflux, apparition d’eczéma sont des signes que le bébé a besoin de temps encore, et oriente vers des allergies potentielles.
Diversification et industriels
Pour rappel, allaiter permet à la famille de ne pas s’inscrire dans un schéma de consommation de produits alimentaires pour le petit bébé dans notre société largement marquée par le capitalisme. Les industriels perçoivent cela comme un potentiel manque à gagner et transformer ce petit bébé en consommateur aussi tôt que possible est un véritable enjeu financier.
Qualité et quantité de lait maternel
Il n’y a pas d’intérêt à diversifier avant 6 mois. Le lait maternel apporte tous les nutriments nécessaires à la croissance de bébé et lui permet de grandir. Le bébé est également sensibilisé de manière optimale aux allergènes, au travers du lait maternel donc ses réactions s’il y a seront atténuées et ne mettront pas sa vie en danger.
Aussi le lait maternel reste l’aliment principal jusqu’à 1 an. L’INPES fait état de 750ml de lait nécessaire en moyenne par jour jusqu’à 1 an, puis de 500ml par jour de 1 an à 3 ans. Cela représente un minimum de 10 tétées par jour entre 0 et 1 an, et 8 tétées par jour entre 1 an et 3 ans, une tétée représentant 60 à 90ml de lait maternel en moyenne. (Ces valeurs sont données à titre indicatif pour donner un ordre d’idée, il est inutile de mesurer quelle quantité précise vous produisez, un bébé est plus efficace au sein qu’un tire lait). La diversification ne vient pas remplacer de tétées mais s’ajoutent à celles ci, la base restant le lait. Par conséquent les tétées restent prioritaires aux repas, et apportent davantage au bébé en pleine croissance.
La diversification est initiée comme une découverte et l’eau peut être introduite mais en petite quantité pour ne pas remplacer le lait qui lui apporte des calories.
Par ailleurs il est inutile d’introduire du lait de vache ou des produits laitiers avec un bébé allaité. Il obtient son apport nécessaire via le lait maternel, et les produits laitiers peuvent causer une diminution de tétées et un sevrage.
Diversifier quand l’allaitement va mal
Il n’y a donc pas de bénéfices à diversifier bébé trop tôt, cela fragilise le système digestif de bébé et peut précipiter une baisse de la lactation. Il arrive qu’on recommande aux parents dont le bébé ne prend pas assez de poids de les diversifier. Or la diversification ne fait pas grossir et ne résout en rien les problèmes de l’allaitement. Il vaut mieux chercher pourquoi le bébé ne reçoit pas assez de lait et/ou les allergies, et/ou causes de reflux pour y remédier. Augmenter les tétées, supprimer la tétine, relancer la lactation au tire lait, éliminer les interférences, travailler sur la succion de bébé, supprimer les allergènes, mettre en place des choses pour le reflux, et complémenter avec le lait maternel tiré, et le cas échéant des compléments le temps de faire repartir la production. Tout cela dans l’intérêt de la santé de l’enfant.
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Pourquoi ne pas diversifier trop tôt ? ici
Pourquoi ne pas diversifier quand l’allaitement va mal ? ici
Qu’en est il de donner d’autres laits au bébé? ici
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Frénectomies en Belgique – Interview de la dentiste Van Belle

Voici l’interview de la dentiste Charlotte Van Belle qui réalise des frénectomies à Gand, en Belgique, dans son cabinet médical Respire qui se focalise sur les voies respiratoires, donc une approche non pas orthodontique qui s’intéresse à l’esthétisme, mais plutôt orthotropics, c’est à dire à la physiologie et donc la qualité de vie. Un point sur orthotropics et orthodontique ici.

Les freins restrictifs ont en effet un impact sur la respiration et la bonne oxygénation du cerveau et du corps.  Pour comprendre comment cela fonctionne : ici, ici et ici

Un interview en 17 questions ! et ici un témoignage de frénectomie dans son cabinet.

  1. Qu’est ce qui vous a fait vous intéresser aux freins?

J’avais des problèmes de respiration moi-même. Ma recherche pour des solutions m’a emmené en Amérique du Nord pour une formation sur la thérapie myofonctionelle. La seconde partie de la formation était sur les freins restrictifs. Je ne comprenais pas comment on pourrait parler de freins restrictifs pendant 3 jours. Honnêtement, j’avais à peine entendu parler des freins restrictifs.

Ces 3 jours, et les 4 jours sur la thérapie myofonctionelle, ont changé ma vie privée et professionnelle.

 

  1. Comment vous êtes-vous formée?

Après cette première formation j’ai commencé à faire des frénectomies chez les adultes et les enfants. Je voyais de plus en plus de bébés autour de moi avec des problèmes d’allaitement et d’autres problèmes. J’ai essayé de trouver des docteurs à qui je pouvais référer ces bébés mais je ne trouvais personne. J’ai rencontré Michelle Price Emanuel ( ergothérapeute qui se trouve sur instagram @tonguetiebabies @tummytimemethod) à une autre formation sur la respiration et les comorbidités des troubles oro-myofonctionels. Elle m’a convaincu de venir à Boston avec elle pour suivre une formation sur les frénectomies au laser chez les bébés. Après elle m’a mise en contact par Facebook avec Caroline De Ville ( www.auseinendouceur.com , IBCLC et médecin de famille) et quelques semaines plus tard, Caroline m’a aidé avec ma première frenectomie.

 

  1. Depuis quand pratiquez-vous?

Je suis dentiste depuis 2010, je fais des frénectomies depuis 2 ans.

 

  1. Pour le matériel comment avez-vous choisi?

Pour les premières frénectomies chez les adultes et les enfants j’utilisais le Biolase Epic diode laser. C’est un laser très économique et efficace. Par contre, pour moi, trop lent pour traiter des bébés. À Boston, nous avons eu l’oportunité de tester une dizaine de différents lasers. J’ai décidé d’acheter le Waterlase, parce qu’il est très précis. Il ne ‘coupe’ que jusqu’à 1mm de la pointe. Le risque d’endommager d’autres tissues est minimale.

 

  1. D’après vous quelle tranche d’âge est la plus favorable à la frénotomie?

Le plus tôt possible. Après cela dépend de plusieurs facteurs bien sur. Quels sont les symptômes, est ce que les parents sont forts motivés, est ce que le bébé a déjà été traité par un ostéopathe, chiropracteur, ou eu du travail énergétique,… personnellement je trouve que cela devient bien plus compliqué après 10 mois.

 

  1. Réalisez vous aussi des frénotomies chez les enfants? Chez les adultes?

Oui, j’essaie d’éviter l’âge de 1 à 4 ans parce que c’est plus désagréable pour l’enfant, il se rend déjà plus compte de ce qu’il lui arrive, et bonne chance à demander à un enfant de 2 ans d’ouvrier la bouche et ne pas bouger. En plus les exercices après sont difficiles à faire donc il y a plus de chance de rattachement.

 

  1. Combien de patients avez-vous vu depuis le début de votre pratique?

Je n’en ai absolument aucune idée! Peut être une centaine de bébés et le double d’adultes? J’apprends encore toujours quelque chose de nouveau après chaque frenectomie.

 

  1. Qu’est ce qui fait que la frénotomie fonctionne? Qu’elle ne fonctionne pas?

La préparation, les soins après, la motivation des parents et de leur entourage et la prise en charge multidisciplinaire.

Et bien sur les capacités (médicales et humaines) du docteur et son équipe.

 

  1. Quels soins recommandez-vous avant et après la frénotomie?

Beaucoup de peau à peau, le tummy time, sleeping tongue posture hold ( YouTube: Sleeping tongue posture hold ), les massages, des exercices de stretching, voir un ostéopathe, chiropracteur, ergothérapeute, thérapeute énergétique, une consultante en lactation,… c’est énormément de travail et il est important d’expliquer au parents avant que ce n’est pas facile mais que cela vaut la peine. La frenectomie n’est pas une thérapie miracle, elle ne traite que la partie anatomique. Après c’est la rééducation de la langue, de l’allaitement, du corps total du bébé , des parents, … qui fait le résultat.

Imaginons que la fonction de la langue est une locomotive et le but de la frenectomie est de donner plus de puissance a cette locomotive pour aller plus vite. Maintenant imaginons qu’une grossesse difficile, un accouchement difficile, des tensions dans le corps du bébé, la manque de temps sur le ventre, une posture bouche ouverte, une respiration buccale, une mauvaise technique pour l’allaitement, une langue qui ne bouge pas du tout, etcétéra sont des wagons. Donner plus de puissance à cette locomotive aura bien plus d’effet quand on enlève d’abord quelques wagons.

 

  1. Que trouvez-vous le plus facile dans la réalisation d’une frénotomie? Le plus dur?

Le plus difficile est de savoir quel est le bon moment de réaliser la frenectomie. Bien sûr que souvent les parents quand ils viennent me voir veulent le faire le plus vite possible, mais comme je l’ai déjà expliqué, parfois il faut d’abord enlever quelques wagons.

Le plus facile c’est de recevoir la nouvelle que le bébé va mieux après.

 

  1. En cas de deuxième frénotomie pour un même patient, appliquez-vous les mêmes tarifs?

D’habitude non, mais cela dépend vraiment d’un cas à l’autre. J’essaie tout d’abord de comprendre pourquoi : est ce que ma frenectomie n’était pas complète? Est-ce que les parents ont suivi mes conseils? Est ce qu’il y a d’autres problèmes (plus de wagons) qu’il faut résoudre avant de tenter une deuxième frenectomie,…

 

  1. D’après vous pourquoi parle-t-on si peu des freins?

Je pense que c’est surtout un manque d’éducation sur le sujet et le fait de ne pas encore avoir intégré un système multidisciplinaire pour traiter les bébés qui fait qu’on a pas toujours le résultat désiré. Quand on coupe les freins sans préparation et sans soins après on voit souvent pas de résultat. Cela confirme alors ce que les professionnels qui ne ‘croient pas aux freins’ disent et la frenectomie récupère une mauvaise réputation au passage.

 

  1. Quels sont les objectifs de ‘Respire’?

Traiter chaque personne d’une façon multidisciplinaire, personnelle et surtout avec un grand accent préventif.

 

  1. Qui fait partie de votre équipe?

Tout d’abord mon partenaire Mathias qui s’occupe de la organisation journalière. Sans lui il n’y aurait pas Respire. Nous travaillons aussi avec deux IBCLC’s qui sont spécialisées en freins restrictifs. En externe nous travaillons avec des ostéopathes, chiropracteurs, thérapeutes énergétiques, médecins naturels, logopèdes, sage-femmes, doulas, consultantes en lactation, psychologues,… nous espérons un jour avoir chaqu’un de de ces spécialistes dans notre clinique.

 

  1. Quels professionnels faut-t-il rassembler autour de la frenotomie?

Tout ceux donc je parlais ci-dessus et les docteurs, pédiatres et ORLs.

 

  1. Quels sont les tarifs pour une frenotomie chez vous?

350€ n’importe le nombre de freins et 25€ pour la consultation de contrôle après une semaine. On veut éviter que les parents doivent ´choisir’ quels freins on va couper pour des raisons financières.

 

  1. Est-ce que vous avez beaucoup de retours de parents? Vous les revoyez une fois après?

D’habitude on fait un contrôle une semaine après l’intervention. Si ils viennent de loin et sont référé par quelqu’un spécialisé en freins, parfois c’est cette personne qui fait le contrôle et m’envoie des photos et un compte-rendu. Si il y a un doute que le frein soit réformé, ou si il y a des problèmes qui persistent je les vois plus souvent.

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